Nombres complexes partie 2, 2e Bac PC/SVT : forme exponentielle, Moivre, Euler, équation du second degré, rotation et homothétie, 9 exercices corrigés.
Dans la partie 1, tu as appris à manipuler la forme algébrique et la forme trigonométrique. Ici, une notation plus compacte, eiθ, rend les calculs de produits et de puissances presque immédiats. Elle sert ensuite à résoudre des équations, à linéariser des puissances de cosinus et de sinus, et à écrire les transformations du plan.
1. Notation exponentielle
Tout nombre complexe non nul de module r et d'argument θ s'écrit donc :
z=r(cosθ+isinθ)=reiθ
C'est la forme exponentielle de z (avec r>0).
Valeurs à connaître : ei0=1, ei2π=i, eiπ=−1, e−i2π=−i, ei3π=21+i23, ei4π=22+i22.
Ces règles sont celles des puissances : c'est tout l'intérêt de la notation. Par exemple reiθ×r′eiθ′=rr′ei(θ+θ′).
2. Formule de Moivre
Deux usages principaux :
calculer une puissance : si z=reiθ, alors zn=rneinθ ;
exprimer cos(nθ) et sin(nθ) en fonction de cosθ et sinθ, en développant le membre de gauche puis en identifiant parties réelles et imaginaires.
Pour n=2, on retrouve cos2θ=cos2θ−sin2θ et sin2θ=2sinθcosθ. Pour n=3, on obtient (voir l'exercice 5) :
cos3θ=4cos3θ−3cosθsin3θ=3sinθ−4sin3θ
3. Formules d'Euler et linéarisation
Linéariser une expression comme cos3x, c'est l'écrire comme une somme de termes du type cos(kx) ou sin(kx), sans puissance. C'est très utile pour dériver, chercher une primitive ou calculer une valeur exacte. Résultats à connaître :
cos2x=21+cos2xsin2x=21−cos2x
cos3x=4cos3x+3cosxsin3x=43sinx−sin3x
4. Équation du second degré à coefficients réels
On considère l'équation az2+bz+c=0 avec a, b, créels et a=0, et son discriminant Δ=b2−4ac.
Dans tous les cas (avec z1=z2=z0 si Δ=0) : az2+bz+c=a(z−z1)(z−z2), z1+z2=−ab et z1z2=ac. Ces deux dernières relations te permettent de vérifier tes solutions en quelques secondes.
5. Transformations du plan et écriture complexe
Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). Une transformation associe à tout point M(z) un point M′(z′). Son écriture complexe exprime z′ en fonction de z.
Lecture géométrique de la rotation : si M=Ω, alors ΩM′=ΩM et (ΩM,ΩM′)≡θ[2π]. Le centre Ω est le seul point invariant (si θ≡0[2π]).
Pour a=1, le centre s'obtient en cherchant le point invariant : ω=aω+b⟺ω=1−ab. En soustrayant membre à membre z′=az+b et ω=aω+b, on obtient z′−ω=a(z−ω) : c'est exactement l'écriture d'une homothétie de centre Ω (si a est réel) ou d'une rotation de centre Ω (si a=eiθ). Cette justification suffit à reconnaître la transformation.
6. Caractérisations géométriques utiles
Pour trois points A, B, C distincts :
ABC est équilatéral direct (équilatéral avec (AB,AC)≡3π[2π]) ⟺zC−zA=ei3π(zB−zA) : C est l'image de B par la rotation de centre A et d'angle 3π.
ABC est rectangle isocèle en A⟺zC−zA=ei2π(zB−zA) ou zC−zA=e−i2π(zB−zA), c'est-à-dire zB−zAzC−zA=±i.
Plus généralement, zB−zAzC−zA=ABACeiα où α est une mesure de (AB,AC).
Méthodes
Méthode 1 : Calculer une puissance avec la forme exponentielle
Écris z sous la forme reiθ (module, puis argument avec cosinus et sinus).
Applique Moivre : zn=rneinθ.
Réduis l'angle nθ modulo 2π pour le ramener dans ]−π;π].
Reviens à la forme algébrique si on te la demande.
Exemple. Calculer (−1+i)6. On a ∣−1+i∣=2 et −1+i=2(−22+i22)=2ei43π. Donc :
(−1+i)6=(2)6ei418π=8ei29π=8ei2π=8i
car 29π=4π+2π.
Méthode 2 : Linéariser avec les formules d'Euler
Remplace chaque cosx par 2eix+e−ix et chaque sinx par 2ieix−e−ix.
Développe (binôme : coefficients 1,2,1 puis 1,3,3,1 puis 1,4,6,4,1).
Regroupe les termes deux à deux : eikx+e−ikx=2cos(kx) et eikx−e−ikx=2isin(kx).
Méthode 5 : Reconnaître une transformation à partir de z' = az + b
Regarde a : a=1 (translation), a réel différent de 1 (homothétie), ∣a∣=1 avec a=1 (rotation).
Pour une homothétie ou une rotation, calcule le centre ω=1−ab.
Le rapport est a (homothétie) ; l'angle est arg(a) (rotation).
Vérifie que aω+b=ω, puis justifie en écrivant z′−ω=a(z−ω).
Exemple 1.z′=iz+1−i : ∣i∣=1, donc rotation d'angle 2π et de centre ω=1−i1−i=1. Contrôle : i×1+1−i=1.
Exemple 2.z′=3z−4i : a=3 est réel, donc homothétie de rapport 3 et de centre ω=1−3−4i=2i. Contrôle : 3×2i−4i=2i.
Méthode 6 : Utiliser la technique de l'angle moitié
Factorise par ei2θ : 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ.
Étudie le signe de cos(2θ) sur l'intervalle donné.
S'il est strictement positif : module 2cos(2θ) et argument 2θ.
S'il est strictement négatif : module −2cos(2θ) et argument 2θ+π.
Exemple.1+ei3π=2cos(6π)ei6π=3ei6π. Contrôle algébrique : 1+21+i23=23+i23, et 3(23+2i) donne bien la même chose.
Exercices corrigés
Exercice 1 : Formes exponentielles
Facile
On donne z1=1+i, z2=−23+2i et z3=−5i.
Écris z1, z2 et z3 sous forme exponentielle.
Déduis-en la forme exponentielle de z2, de z1z2, de z1z2 et de z1z3.
Voir le corrigé
1.
∣z1∣=2 et z1=2(22+i22), donc z1=2ei4π.
∣z2∣=12+4=4 et z2=4(−23+21i) : cosinus négatif, sinus positif, donc z2=4ei65π.
z3=5×(−i), donc z3=5e−i2π.
2. On applique les règles de calcul sur les exponentielles.
z2=4e−i65π.
z1z2=42ei(4π+65π)=42ei1213π=42e−i1211π (on retire 2π).
z1z2=24ei(65π−4π)=22ei127π.
z1z3=52ei(4π−2π)=52e−i4π.
Exercice 2 : Puissances avec Moivre
Facile
Calcule sous forme algébrique : (1+i)8, (1−i3)6 et (3+i)7.
Voir le corrigé
1+i=2ei4π, donc (1+i)8=(2)8ei48π=16e2iπ=16.
1−i3=2(21−i23)=2e−i3π, donc (1−i3)6=26e−2iπ=64.
3+i=2ei6π, donc (3+i)7=27ei67π=128(−23−21i)=−643−64i.
Développer ces puissances avec le binôme serait beaucoup plus long : dès que l'exposant dépasse 3, pense à la forme exponentielle.
Exercice 3 : Équations du second degré
Facile
Résous dans C les équations suivantes.
z2−4z+13=0
2z2+2z+1=0 (donne aussi les solutions sous forme exponentielle)
z2+9=0
Voir le corrigé
1.Δ=16−52=−36=(6i)2. Les solutions sont z=24±6i, soit z1=2−3i et z2=2+3i. Contrôle : somme 4, produit 4+9=13.
2.Δ=4−8=−4=(2i)2. Les solutions sont z=4−2±2i, soit z1=−21−21i et z2=−21+21i.
Module : ∣z2∣=41+41=22 et z2=22(−22+i22), donc z2=22ei43π. Comme z1=z2 : z1=22e−i43π.
3.z2=−9=(3i)2, donc z=3i ou z=−3i.
Exercice 4 : Linéariser cos⁴x
Moyen
À l'aide des formules d'Euler, montre que pour tout réel x : cos4x=8cos4x+4cos2x+3.
Déduis-en la valeur exacte de cos4(8π).
Voir le corrigé
1.cosx=2eix+e−ix, donc cos4x=16(eix+e−ix)4. Le binôme (coefficients 1,4,6,4,1) donne :
(eix+e−ix)4=e4ix+4e2ix+6+4e−2ix+e−4ix
On regroupe : e4ix+e−4ix=2cos4x et 4(e2ix+e−2ix)=8cos2x. Donc :
cos4x=162cos4x+8cos2x+6=8cos4x+4cos2x+3
Contrôle pour x=0 : 81+4+3=1=cos40.
2. Pour x=8π : cos2π=0 et cos4π=22. Donc :
cos4(8π)=80+22+3=83+22
Valeur approchée : 0,729, et en effet cos8π≈0,924 donne 0,9244≈0,729.
Exercice 5 : cos 3θ et une équation du troisième degré
Moyen
À l'aide de la formule de Moivre, exprime cos3θ en fonction de cosθ et sin3θ en fonction de sinθ.
Déduis-en que le réel cos9π est solution de l'équation 8x3−6x−1=0.
Voir le corrigé
1. On pose c=cosθ et s=sinθ. D'après Moivre, cos3θ+isin3θ=(c+is)3. On développe avec (p+q)3=p3+3p2q+3pq2+q3, en utilisant i2=−1 et i3=−i :
(c+is)3=c3+3ic2s−3cs2−is3=(c3−3cs2)+i(3c2s−s3)
On identifie les parties réelles et imaginaires, puis on utilise s2=1−c2 et c2=1−s2 :
cos3θ=c3−3c(1−c2)=4cos3θ−3cosθ
sin3θ=3(1−s2)s−s3=3sinθ−4sin3θ
2. Pour θ=9π, on a 3θ=3π et cos3π=21. Avec x=cos9π :
4x3−3x=21⟺8x3−6x−1=0
Donc cos9π est bien solution (valeur approchée 0,940 ; on vérifie que 8×0,9403−6×0,940−1≈0).
Exercice 6 : Rotation, homothétie, translation
Moyen
On considère les points Ω(1+i) et A(3+i).
Écris l'écriture complexe de la rotation R de centre Ω et d'angle 2π, puis calcule l'affixe de R(A).
Même question pour l'homothétie h de centre Ω et de rapport −2.
Calcule l'affixe de l'image de A par la translation t de vecteur w d'affixe 2−3i.
Reconnais la transformation T d'écriture complexe z′=−z+4.
Voir le corrigé
1.z′−(1+i)=ei2π(z−(1+i))=i(z−1−i), donc z′=iz−i+1+1+i, soit :
R:z′=iz+2
R(A) a pour affixe i(3+i)+2=3i−1+2=1+3i. Contrôle : ΩA=∣2∣=2 et ΩA′=∣2i∣=2.
2.z′−(1+i)=−2(z−(1+i)), donc z′=−2z+2+2i+1+i, soit :
h:z′=−2z+3+3i
h(A) a pour affixe −2(3+i)+3+3i=−6−2i+3+3i=−3+i. Contrôle : ΩA′ a pour affixe −4, c'est bien −2 fois l'affixe 2 de ΩA.
3.t:z′=z+2−3i, donc t(A) a pour affixe 3+i+2−3i=5−2i.
4. Ici a=−1 est un réel différent de 1 : T est l'homothétie de rapport −1 et de centre ω=1−(−1)4=2. En effet z′−2=−z+2=−(z−2). C'est la symétrie centrale de centre le point d'affixe 2 (ou la rotation de centre ce point et d'angle π).
Exercice 7 : Reconnaître une rotation
Difficile
Soit f la transformation du plan qui, à tout point M(z), associe le point M′(z′) tel que :
z′=(21+i23)z+3−i
On note a=21+i23 et b=3−i.
Écris a sous forme exponentielle, puis montre que 1−a=e−i3π.
Détermine le nombre complexe ω tel que ω=aω+b.
Montre que pour tout z : z′−ω=ei3π(z−ω), puis déduis-en la nature de f et ses éléments caractéristiques.
Soit O′ l'image de l'origine O par f. Montre que le triangle ΩOO′ est équilatéral, où Ω est le point d'affixe ω.
Voir le corrigé
1.∣a∣=41+43=1, avec cosθ=21 et sinθ=23 : a=ei3π. Puis 1−a=21−i23=e−i3π.
2.ω=aω+b⟺ω(1−a)=b⟺ω=1−ab (car 1−a=0). Avec b=3−i=2e−i6π :
ω=e−i3π2e−i6π=2ei(−6π+3π)=2ei6π=3+i
Contrôle : aω=2ei2π=2i, et 2i+3−i=3+i=ω.
3. On soustrait membre à membre z′=az+b et ω=aω+b : z′−ω=a(z−ω)=ei3π(z−ω). C'est l'écriture complexe de la rotation de centre Ω(3+i) et d'angle 3π : f est cette rotation.
4.zO′=a×0+b=3−i. Par définition de la rotation, ΩO′=ΩO et (ΩO,ΩO′)≡3π[2π] : un triangle isocèle dont l'angle au sommet mesure 3π est équilatéral.
Vérification par les distances : ΩO=∣3+i∣=2, OO′=∣3−i∣=2 et ΩO′=∣(3−i)−(3+i)∣=∣−2i∣=2.
Exercice 8 : Équation, rotation et homothétie
Type Bac
1. Résous dans C l'équation z2−23z+4=0.
2. On pose a=3+i et b=3−i.
2. a) Écris a et b sous forme exponentielle.
2. b) Montre que a6+b6=−128.
3. Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A(a) et B(b), et la rotation R de centre O et d'angle 3π.
3. a) Donne l'écriture complexe de R.
3. b) Montre que R(B)=A, puis déduis-en la nature du triangle OAB.
4. Soit h l'homothétie de centre A et de rapport 2, et C=h(O).
4. a) Montre que l'affixe de C est c=−3−i.
4. b) Calcule a−bc−b et déduis-en que le triangle ABC est rectangle en B.
4. c) Montre que A, B et C sont sur un même cercle dont tu donneras le centre et le rayon.
Voir le corrigé
1.Δ=(23)2−16=12−16=−4=(2i)2. Les solutions sont :
z1=223−2i=3−iz2=3+i
Contrôle : somme 23, produit 3+1=4.
2. a)∣a∣=3+1=2 et a=2(23+21i)=2ei6π. Comme b=a : b=2e−i6π.
2. b)a6=26eiπ=−64 et b6=26e−iπ=−64. Donc a6+b6=−128.
3. a) Le centre est O (affixe 0) : z′−0=ei3π(z−0), soit R:z′=ei3πz.
3. b)ei3πb=ei3π×2e−i6π=2ei6π=a, donc R(B)=A. Ainsi OA=OB et (OB,OA)≡3π[2π] : le triangle OAB est équilatéral (de côté 2).
4. a)h:z′−a=2(z−a). Pour z=0 : c=a−2a=−a=−3−i. On remarque que O est le milieu de [AC].
4. b)c−b=−3−i−3+i=−23 et a−b=2i. Donc :
a−bc−b=2i−23=−3×i1=−3×(−i)=i3
Ce quotient est imaginaire pur non nul : (BA,BC)≡arg(i3)≡2π[2π], donc (BA)⊥(BC) et le triangle ABC est rectangle en B. On lit aussi BABC=3.
4. c)OA=∣a∣=2, OB=∣b∣=2 et OC=∣c∣=∣−a∣=2. Les trois points sont sur le cercle de centre O et de rayon 2. C'est cohérent : le triangle ABC est rectangle en B, et O est le milieu de l'hypoténuse [AC].
Exercice 9 : Un triangle inscrit dans le cercle unité
Type Bac
Soit θ un réel de l'intervalle ]0;π[.
1. Résous dans C l'équation z2−(2cosθ)z+1=0.
2. Dans le plan complexe, on considère les points A(1), M(eiθ), N(e−iθ) et P d'affixe p=1+eiθ.
2. a) Montre que p=2cos(2θ)ei2θ, puis donne le module et un argument de p.
2. b) Montre que eiθ−1=2sin(2θ)ei(2θ+2π), puis déduis-en la distance AM.
3. Montre que MN=2sinθ et que AN=AM.
4. Détermine la valeur de θ pour laquelle le triangle AMN est équilatéral.
5. Dans ce cas, on note R la rotation de centre O et d'angle 32π. Montre que R(A)=M, R(M)=N et R(N)=A.
Voir le corrigé
1. Les coefficients sont réels. Δ=4cos2θ−4=−4sin2θ. Comme θ∈]0;π[, on a sinθ>0, donc Δ<0 et Δ=(2isinθ)2. Les solutions sont :
z=22cosθ±2isinθ=cosθ±isinθ
soit z1=eiθ et z2=e−iθ. Contrôle : produit eiθe−iθ=1, somme 2cosθ (formule d'Euler).
2. a) On factorise par ei2θ et on utilise Euler :
p=1+eiθ=ei2θ(e−i2θ+ei2θ)=2cos(2θ)ei2θ
Comme 2θ∈]0;2π[, on a cos(2θ)>0 : c'est une forme exponentielle. Donc ∣p∣=2cos(2θ) et arg(p)≡2θ[2π].
Lecture géométrique : OP=OA+OM avec OA=OM=1, donc OAPM est un losange et sa diagonale (OP) partage l'angle (u,OM) en deux.
car i=ei2π. Comme sin(2θ)>0 : AM=∣eiθ−1∣=2sin(2θ).
3.MN=∣eiθ−e−iθ∣=∣2isinθ∣=2sinθ (car sinθ>0). De plus e−iθ−1=eiθ−1, et un nombre et son conjugué ont le même module : AN=AM. Le triangle AMN est donc toujours isocèle en A.
4. Le triangle étant isocèle en A, il est équilatéral si et seulement si AM=MN. Avec sinθ=2sin(2θ)cos(2θ) :
AM=MN⟺2sin(2θ)=2sinθ⟺2sin(2θ)=4sin(2θ)cos(2θ)
Comme sin(2θ)=0, on divise : cos(2θ)=21. Avec 2θ∈]0;2π[, on obtient 2θ=3π, soit θ=32π.
5.R:z′=ei32πz. Avec θ=32π :
R(A) : ei32π×1=ei32π, c'est M ;
R(M) : ei32π×ei32π=ei34π=e−i32π (on retire 2π), c'est N ;
R(N) : ei32π×e−i32π=e0=1, c'est A.
La rotation fait « tourner » le triangle sur lui-même : c'est une autre façon de voir qu'il est équilatéral, de centre O.
QCM
Erreurs fréquentes
Écrire eiθ+eiθ′=ei(θ+θ′) : cette règle vaut pour le produiteiθ×eiθ′, jamais pour la somme.
Écrire la rotation sous la forme z′=eiθz+ω : la bonne formule est z′−ω=eiθ(z−ω), soit z′=eiθz+ω(1−eiθ).
Garder Δ quand Δ<0 : ce symbole n'a pas de sens pour un réel négatif ; on écrit Δ=(i−Δ)2.
Oublier le module dans Moivre : (reiθ)n=rneinθ, et non reinθ.
Lire 2cos(2θ)ei2θ comme une forme exponentielle sans vérifier le signe de cos(2θ) : s'il est négatif, l'argument devient 2θ+π.
Linéariser cos2x en 21+cosx : l'angle double, c'est 21+cos2x.
Calculer le centre de z′=az+b avec a−1b : le point invariant vérifie ω=aω+b, donc ω=1−ab.
Croire que z′=2iz est une homothétie : le coefficient 2i n'est pas réel et son module n'est pas 1 ; ce n'est ni une homothétie ni une rotation (et son étude est hors programme PC et SVT).
À retenir
eiθ=cosθ+isinθ ; tout complexe non nul s'écrit z=reiθ avec r=∣z∣ et θ=arg(z).