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    2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT)

    Nombres complexes (partie 1)

    Nombres complexes partie 1, 2e Bac PC/SVT : forme algébrique, conjugué, module, argument, forme trigonométrique, 8 exercices corrigés et QCM.

    • 60 min
    • 8 exercices corrigés
    • QCM de 7 questions

    Prérequis : Trigonométrie (1re Bac), calcul vectoriel et produit scalaire (1re Bac)

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    L'essentiel

    Dans R\mathbb{R}, l'équation x2=−1x^2 = -1 n'a pas de solution. On construit un ensemble plus grand, noté C\mathbb{C}, qui contient R\mathbb{R} et un nombre ii tel que i2=−1i^2 = -1. Ce chapitre te donne les outils de calcul (forme algébrique, conjugué, module, argument) et leur lecture géométrique dans le plan.

    1. Forme algébrique

    • Si b=0b = 0, alors z=az = a est un réel : R⊂C\mathbb{R} \subset \mathbb{C}.
    • Si a=0a = 0, alors z=ibz = ib est un imaginaire pur (le nombre 00 est à la fois réel et imaginaire pur).

    2. Opérations dans ℂ

    On calcule dans C\mathbb{C} comme dans R\mathbb{R}, en remplaçant i2i^2 par −1-1. Pour z=a+ibz = a + ib et z′=a′+ib′z' = a' + ib' :

    z+z′=(a+a′)+i(b+b′)z + z' = (a + a') + i(b + b')
    zz′=(aa′−bb′)+i(ab′+a′b)z z' = (aa' - bb') + i(ab' + a'b)

    Les puissances de ii se répètent tous les 4 rangs : i2=−1i^2 = -1, i3=−ii^3 = -i, i4=1i^4 = 1, puis i5=ii^5 = i, etc. Pour calculer ini^n, tu cherches le reste rr de la division euclidienne de nn par 4 : alors in=iri^n = i^r (avec i0=1i^0 = 1).

    Les identités remarquables restent vraies. La plus utile est :

    (a+ib)(a−ib)=a2+b2(a + ib)(a - ib) = a^2 + b^2

    3. Conjugué d'un nombre complexe

    Ces deux équivalences servent à démontrer qu'un nombre est réel ou imaginaire pur sans passer par la forme algébrique.

    4. Représentation géométrique

    Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O, \vec{u}, \vec{v}).

    • L'axe des abscisses contient les images des réels ; l'axe des ordonnées celles des imaginaires purs.
    • Les images de zz et de z‾\overline{z} sont symétriques par rapport à l'axe des abscisses.

    Conséquence : ABCDABCD est un parallélogramme   ⟺  AB→=DC→  ⟺  zB−zA=zC−zD\iff \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{DC} \iff z_B - z_A = z_C - z_D.

    5. Module

    6. Argument et forme trigonométrique

    Si ∣z∣=r|z| = r et arg⁡(z)≡θ [2π]\arg(z) \equiv \theta \ [2\pi], alors a=rcos⁡θa = r\cos\theta et b=rsin⁡θb = r\sin\theta, donc :

    z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z = r(\cos\theta + i\sin\theta)

    Valeurs à connaître par cœur :

    zz11ii−1-1−i-i1+i1 + i1+i31 + i\sqrt{3}3+i\sqrt{3} + i
    ∣z∣\lvert z \rvert111111112\sqrt{2}2222
    arg⁡(z)\arg(z)00π2\frac{\pi}{2}π\pi−π2-\frac{\pi}{2}π4\frac{\pi}{4}π3\frac{\pi}{3}π6\frac{\pi}{6}

    7. Propriétés de l'argument

    Avec les crochets, cela donne des calculs très rapides : [r,θ]×[r′,θ′]=[rr′,θ+θ′][r, \theta] \times [r', \theta'] = [r r', \theta + \theta'], [r,θ][r′,θ′]=[rr′,θ−θ′]\frac{[r, \theta]}{[r', \theta']} = \left[\frac{r}{r'}, \theta - \theta'\right] et [r,θ]n=[rn,nθ][r, \theta]^n = [r^n, n\theta].

    8. Interprétation géométrique

    Conséquences directes, avec q=zC−zAzB−zAq = \frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} :

    • AA, BB, CC sont alignés   ⟺  q\iff q est réel.
    • (AB)⊥(AC)  ⟺  q(AB) \perp (AC) \iff q est imaginaire pur.
    • Le triangle ABCABC est isocèle en AA   ⟺  ∣q∣=1\iff |q| = 1.
    • ABCABC est rectangle isocèle en AA   ⟺  q=i\iff q = i ou q=−iq = -i.
    • ABCABC est équilatéral   ⟺  q=12+i32\iff q = \frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2} ou q=12−i32q = \frac{1}{2} - i\frac{\sqrt{3}}{2} (c'est-à-dire q=[1,±π3]q = [1, \pm\frac{\pi}{3}]).

    Plus généralement, pour A≠BA \neq B et C≠DC \neq D : (AB→,CD→)≡arg⁡(zD−zCzB−zA) [2π](\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{CD}) \equiv \arg\left(\frac{z_D - z_C}{z_B - z_A}\right) \ [2\pi]. Donc (AB)∥(CD)(AB) \parallel (CD) si et seulement si ce quotient est réel.

    Méthodes

    Méthode 1 : Écrire un quotient sous forme algébrique

    1. Repère le dénominateur c+idc + id et son conjugué c−idc - id.
    2. Multiplie le numérateur et le dénominateur par c−idc - id.
    3. Le dénominateur devient le réel c2+d2c^2 + d^2 ; développe le numérateur en remplaçant i2i^2 par −1-1.
    4. Sépare partie réelle et partie imaginaire.

    Exemple. Écrire z=3+i1−2iz = \frac{3 + i}{1 - 2i} sous forme algébrique.

    z=(3+i)(1+2i)(1−2i)(1+2i)=3+6i+i+2i21+4=1+7i5=15+75iz = \frac{(3 + i)(1 + 2i)}{(1 - 2i)(1 + 2i)} = \frac{3 + 6i + i + 2i^2}{1 + 4} = \frac{1 + 7i}{5} = \frac{1}{5} + \frac{7}{5}i

    Méthode 2 : Passer à la forme trigonométrique

    1. Calcule le module r=a2+b2r = \sqrt{a^2 + b^2}.
    2. Factorise par rr : z=r(ar+ibr)z = r\left(\frac{a}{r} + i\frac{b}{r}\right).
    3. Reconnais un angle θ\theta tel que cos⁡θ=ar\cos\theta = \frac{a}{r} et sin⁡θ=br\sin\theta = \frac{b}{r} (attention aux signes : ils fixent le quadrant).
    4. Conclus : z=[r,θ]z = [r, \theta].

    Exemple. Soit z=3−3iz = \sqrt{3} - 3i. On a r=3+9=12=23r = \sqrt{3 + 9} = \sqrt{12} = 2\sqrt{3}, donc :

    z=23(323−323i)=23(12−32i)z = 2\sqrt{3}\left(\frac{\sqrt{3}}{2\sqrt{3}} - \frac{3}{2\sqrt{3}}i\right) = 2\sqrt{3}\left(\frac{1}{2} - \frac{\sqrt{3}}{2}i\right)

    Le cosinus vaut 12\frac{1}{2} et le sinus −32-\frac{\sqrt{3}}{2} : θ=−π3\theta = -\frac{\pi}{3}. Donc z=[23,−π3]z = \left[2\sqrt{3}, -\frac{\pi}{3}\right].

    Méthode 3 : Étudier trois points (alignement, triangle)

    1. Calcule q=zC−zAzB−zAq = \frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} sous forme algébrique (le point AA est le sommet étudié).
    2. Si qq est réel : AA, BB, CC alignés.
    3. Si qq est imaginaire pur : triangle rectangle en AA ; si de plus ∣q∣=1|q| = 1 (q=±iq = \pm i) : rectangle isocèle en AA.
    4. Si q=12±i32q = \frac{1}{2} \pm i\frac{\sqrt{3}}{2} : triangle équilatéral.

    Exemple 1. A(1)A(1), B(2+i)B(2 + i), C(3+2i)C(3 + 2i) : zC−zA=2+2i=2(1+i)=2(zB−zA)z_C - z_A = 2 + 2i = 2(1 + i) = 2(z_B - z_A), donc q=2q = 2 est réel et les points sont alignés.

    Exemple 2. A(i)A(i), B(2+2i)B(2 + 2i), C(−1+3i)C(-1 + 3i) : zB−zA=2+iz_B - z_A = 2 + i et zC−zA=−1+2iz_C - z_A = -1 + 2i. Or i(2+i)=2i−1i(2 + i) = 2i - 1, donc q=iq = i : le triangle ABCABC est rectangle isocèle en AA.

    Méthode 4 : Déterminer un ensemble de points avec le module

    1. Traduis chaque module en distance : ∣z−zA∣=AM|z - z_A| = AM.
    2. ∣z−zA∣=r|z - z_A| = r (avec r>0r > 0) : MM décrit le cercle de centre AA et de rayon rr.
    3. ∣z−zA∣=∣z−zB∣|z - z_A| = |z - z_B| : AM=BMAM = BM, donc MM décrit la médiatrice de [AB][AB].
    4. Si l'écriture ne se lit pas directement, pose z=x+iyz = x + iy et calcule.

    Exemple. Ensemble des points M(z)M(z) tels que ∣z−1−2i∣=∣z+3∣|z - 1 - 2i| = |z + 3|. On a ∣z−(1+2i)∣=∣z−(−3)∣|z - (1 + 2i)| = |z - (-3)| : c'est la médiatrice de [AB][AB] avec A(1+2i)A(1 + 2i) et B(−3)B(-3). Avec z=x+iyz = x + iy :

    (x−1)2+(y−2)2=(x+3)2+y2  ⟺  −8x−4y−4=0  ⟺  2x+y+1=0(x - 1)^2 + (y - 2)^2 = (x + 3)^2 + y^2 \iff -8x - 4y - 4 = 0 \iff 2x + y + 1 = 0

    Contrôle : le milieu de [AB][AB], d'affixe −1+i-1 + i, vérifie bien 2(−1)+1+1=02(-1) + 1 + 1 = 0.

    Méthode 5 : Montrer qu'un nombre est réel ou imaginaire pur avec le conjugué

    1. Calcule Z‾\overline{Z} en utilisant les propriétés du conjugué.
    2. Si tu retrouves ZZ : ZZ est réel. Si tu trouves −Z-Z : ZZ est imaginaire pur.
    3. Retiens l'outil clé : si ∣z∣=1|z| = 1, alors zz‾=1z\overline{z} = 1, donc z‾=1z\overline{z} = \frac{1}{z}.

    Exemple. Soit zz tel que ∣z∣=1|z| = 1 et Z=z+1zZ = z + \frac{1}{z}. Alors Z‾=z‾+1z‾=1z+z=Z\overline{Z} = \overline{z} + \frac{1}{\overline{z}} = \frac{1}{z} + z = Z, donc ZZ est réel.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Calculs sous forme algébrique

    Facile

    On pose z1=2−3iz_1 = 2 - 3i et z2=1+4iz_2 = 1 + 4i. Écris sous forme algébrique : z1+z2z_1 + z_2, z1z2z_1 z_2, z12z_1^2 et z1z2\frac{z_1}{z_2}.

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    Somme : z1+z2=(2+1)+i(−3+4)=3+iz_1 + z_2 = (2 + 1) + i(-3 + 4) = 3 + i.

    Produit : on développe en remplaçant i2i^2 par −1-1.

    z1z2=(2−3i)(1+4i)=2+8i−3i−12i2=2+5i+12=14+5iz_1 z_2 = (2 - 3i)(1 + 4i) = 2 + 8i - 3i - 12i^2 = 2 + 5i + 12 = 14 + 5i

    Carré : identité (a−b)2(a - b)^2.

    z12=4−12i+9i2=4−12i−9=−5−12iz_1^2 = 4 - 12i + 9i^2 = 4 - 12i - 9 = -5 - 12i

    Quotient : on multiplie par le conjugué 1−4i1 - 4i du dénominateur.

    z1z2=(2−3i)(1−4i)(1+4i)(1−4i)=2−8i−3i+12i21+16=−10−11i17\frac{z_1}{z_2} = \frac{(2 - 3i)(1 - 4i)}{(1 + 4i)(1 - 4i)} = \frac{2 - 8i - 3i + 12i^2}{1 + 16} = \frac{-10 - 11i}{17}

    Donc z1z2=−1017−1117i\frac{z_1}{z_2} = -\frac{10}{17} - \frac{11}{17}i.

    Exercice 2 : Conjugué, module et équation

    Facile
    1. Soit z=(1+2i)(3−i)z = (1 + 2i)(3 - i). Écris zz sous forme algébrique, puis donne z‾\overline{z} et ∣z∣|z|.
    2. Résous dans C\mathbb{C} l'équation 2z+iz‾=5+4i2z + i\overline{z} = 5 + 4i.
    Voir le corrigé

    1. z=3−i+6i−2i2=3+5i+2=5+5iz = 3 - i + 6i - 2i^2 = 3 + 5i + 2 = 5 + 5i. Donc z‾=5−5i\overline{z} = 5 - 5i et ∣z∣=25+25=52|z| = \sqrt{25 + 25} = 5\sqrt{2}.

    Vérification par les propriétés du module : ∣z∣=∣1+2i∣×∣3−i∣=5×10=50=52|z| = |1 + 2i| \times |3 - i| = \sqrt{5} \times \sqrt{10} = \sqrt{50} = 5\sqrt{2}.

    2. L'équation contient zz et z‾\overline{z} : on pose z=x+iyz = x + iy avec xx et yy réels, donc z‾=x−iy\overline{z} = x - iy.

    2(x+iy)+i(x−iy)=2x+2iy+ix+y=(2x+y)+i(x+2y)2(x + iy) + i(x - iy) = 2x + 2iy + ix + y = (2x + y) + i(x + 2y)

    Par identification des parties réelles et imaginaires :

    {2x+y=5x+2y=4\begin{cases} 2x + y = 5 \\ x + 2y = 4 \end{cases}

    En soustrayant deux fois la seconde ligne à la première : −3y=−3-3y = -3, donc y=1y = 1 puis x=2x = 2. La solution est z=2+iz = 2 + i.

    Vérification : 2(2+i)+i(2−i)=4+2i+2i+1=5+4i2(2 + i) + i(2 - i) = 4 + 2i + 2i + 1 = 5 + 4i.

    Exercice 3 : Formes trigonométriques et calculs

    Facile

    On donne z1=−2+2iz_1 = -2 + 2i, z2=−3iz_2 = -3i, z3=−5z_3 = -5 et z4=1+i3z_4 = 1 + i\sqrt{3}.

    1. Écris chacun de ces nombres sous forme trigonométrique.
    2. En déduis la forme trigonométrique de z1z4z_1 z_4 et de z1z4\frac{z_1}{z_4}.
    3. Calcule z46z_4^6.
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    1.

    • ∣z1∣=4+4=22|z_1| = \sqrt{4 + 4} = 2\sqrt{2} et z1=22(−22+i22)z_1 = 2\sqrt{2}\left(-\frac{\sqrt{2}}{2} + i\frac{\sqrt{2}}{2}\right) : cosinus négatif, sinus positif, donc θ=3π4\theta = \frac{3\pi}{4}. Ainsi z1=[22,3π4]z_1 = \left[2\sqrt{2}, \frac{3\pi}{4}\right].
    • z2=−3i=3×(−i)z_2 = -3i = 3 \times (-i), donc z2=[3,−π2]z_2 = \left[3, -\frac{\pi}{2}\right].
    • z3=−5=5×(−1)z_3 = -5 = 5 \times (-1), donc z3=[5,π]z_3 = [5, \pi].
    • ∣z4∣=1+3=2|z_4| = \sqrt{1 + 3} = 2 et z4=2(12+i32)z_4 = 2\left(\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2}\right), donc z4=[2,π3]z_4 = \left[2, \frac{\pi}{3}\right].

    2. On multiplie les modules et on ajoute les arguments :

    z1z4=[22×2,3π4+π3]=[42,13π12]=[42,−11π12]z_1 z_4 = \left[2\sqrt{2} \times 2, \frac{3\pi}{4} + \frac{\pi}{3}\right] = \left[4\sqrt{2}, \frac{13\pi}{12}\right] = \left[4\sqrt{2}, -\frac{11\pi}{12}\right]

    car 13π12−2π=−11π12\frac{13\pi}{12} - 2\pi = -\frac{11\pi}{12}. Pour le quotient, on divise les modules et on soustrait les arguments :

    z1z4=[222,3π4−π3]=[2,5π12]\frac{z_1}{z_4} = \left[\frac{2\sqrt{2}}{2}, \frac{3\pi}{4} - \frac{\pi}{3}\right] = \left[\sqrt{2}, \frac{5\pi}{12}\right]

    3. z46=[26,6×π3]=[64,2π]=[64,0]z_4^6 = \left[2^6, 6 \times \frac{\pi}{3}\right] = [64, 2\pi] = [64, 0], donc z46=64z_4^6 = 64.

    Remarque : calculer z46z_4^6 sous forme algébrique serait long ; la forme trigonométrique est l'outil adapté aux puissances.

    Exercice 4 : Alignement et rectangle

    Moyen

    Dans le plan complexe, on considère les points A(1+i)A(1 + i), B(3+2i)B(3 + 2i), C(−1+5i)C(-1 + 5i) et E(7+4i)E(7 + 4i).

    1. Montre que les points AA, BB et EE sont alignés.
    2. Calcule zC−zAzB−zA\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} et déduis-en la nature du triangle ABCABC.
    3. Détermine l'affixe du point DD tel que ABDCABDC soit un rectangle, puis l'aire de ce rectangle.
    Voir le corrigé

    1. zB−zA=2+iz_B - z_A = 2 + i et zE−zA=6+3i=3(2+i)z_E - z_A = 6 + 3i = 3(2 + i). Donc zE−zAzB−zA=3\frac{z_E - z_A}{z_B - z_A} = 3 est un réel : AA, BB, EE sont alignés (et même AE→=3AB→\overrightarrow{AE} = 3\overrightarrow{AB}).

    2. zC−zA=−2+4iz_C - z_A = -2 + 4i, donc :

    zC−zAzB−zA=−2+4i2+i=(−2+4i)(2−i)(2+i)(2−i)=−4+2i+8i−4i25=10i5=2i\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} = \frac{-2 + 4i}{2 + i} = \frac{(-2 + 4i)(2 - i)}{(2 + i)(2 - i)} = \frac{-4 + 2i + 8i - 4i^2}{5} = \frac{10i}{5} = 2i

    Ce quotient est imaginaire pur : (AB)⊥(AC)(AB) \perp (AC), le triangle ABCABC est rectangle en AA. Son module vaut 22, donc AC=2ABAC = 2AB : le triangle n'est pas isocèle.

    3. ABDCABDC est un rectangle si et seulement si c'est un parallélogramme (il a déjà un angle droit en AA). On veut AB→=CD→\overrightarrow{AB} = \overrightarrow{CD}, soit zB−zA=zD−zCz_B - z_A = z_D - z_C :

    zD=zB+zC−zA=(3+2i)+(−1+5i)−(1+i)=1+6iz_D = z_B + z_C - z_A = (3 + 2i) + (-1 + 5i) - (1 + i) = 1 + 6i

    Les côtés mesurent AB=∣2+i∣=5AB = |2 + i| = \sqrt{5} et AC=∣−2+4i∣=20=25AC = |-2 + 4i| = \sqrt{20} = 2\sqrt{5}. L'aire vaut 5×25=10\sqrt{5} \times 2\sqrt{5} = 10 unités d'aire.

    Exercice 5 : Ensembles de points

    Moyen

    Détermine l'ensemble des points MM d'affixe zz dans chacun des cas suivants.

    1. ∣z−2+i∣=3|z - 2 + i| = 3.
    2. ∣z+1∣=∣z−3i∣|z + 1| = |z - 3i|.
    3. Z=z−iz−2Z = \frac{z - i}{z - 2} est un nombre réel (avec z≠2z \neq 2).
    Voir le corrigé

    1. ∣z−2+i∣=∣z−(2−i)∣|z - 2 + i| = |z - (2 - i)|. Si Ω\Omega est le point d'affixe 2−i2 - i, la condition s'écrit ΩM=3\Omega M = 3 : l'ensemble est le cercle de centre Ω(2−i)\Omega(2 - i) et de rayon 33.

    2. ∣z−(−1)∣=∣z−3i∣|z - (-1)| = |z - 3i|. Avec A(−1)A(-1) et B(3i)B(3i), la condition s'écrit AM=BMAM = BM : l'ensemble est la médiatrice de [AB][AB]. Son équation, avec z=x+iyz = x + iy :

    (x+1)2+y2=x2+(y−3)2  ⟺  2x+1=−6y+9  ⟺  x+3y−4=0(x + 1)^2 + y^2 = x^2 + (y - 3)^2 \iff 2x + 1 = -6y + 9 \iff x + 3y - 4 = 0

    3. On pose z=x+iyz = x + iy avec (x;y)≠(2;0)(x ; y) \neq (2 ; 0). On multiplie par le conjugué du dénominateur :

    Z=(x+i(y−1))((x−2)−iy)(x−2)2+y2Z = \frac{\left(x + i(y - 1)\right)\left((x - 2) - iy\right)}{(x - 2)^2 + y^2}

    La partie imaginaire du numérateur vaut (y−1)(x−2)−xy=−x−2y+2(y - 1)(x - 2) - xy = -x - 2y + 2. Donc :

    Z∈R  ⟺  −x−2y+2=0  ⟺  x+2y−2=0Z \in \mathbb{R} \iff -x - 2y + 2 = 0 \iff x + 2y - 2 = 0

    C'est une droite qui passe par A(i)A(i) et B(2)B(2) : on vérifie 0+2−2=00 + 2 - 2 = 0 et 2+0−2=02 + 0 - 2 = 0. Comme z≠2z \neq 2, l'ensemble est la droite (AB)(AB) privée du point BB.

    Lecture géométrique : Z=zA−zMzB−zMZ = \frac{z_A - z_M}{z_B - z_M} est réel si et seulement si M=AM = A ou MM, AA, BB sont alignés.

    Exercice 6 : Un quotient imaginaire pur

    Difficile

    Soit zz un nombre complexe tel que ∣z∣=1|z| = 1 et z≠1z \neq 1. On pose Z=1+z1−zZ = \frac{1 + z}{1 - z}.

    1. Montre que z‾=1z\overline{z} = \frac{1}{z}.
    2. Montre que ZZ est imaginaire pur.
    3. Vérifie ce résultat pour z=35+45iz = \frac{3}{5} + \frac{4}{5}i.
    Voir le corrigé

    1. zz‾=∣z∣2=1z\overline{z} = |z|^2 = 1 et z≠0z \neq 0, donc z‾=1z\overline{z} = \frac{1}{z}.

    2. On utilise les propriétés du conjugué, puis z‾=1z\overline{z} = \frac{1}{z} :

    Z‾=1+z‾1−z‾=1+1z1−1z=z+1z−1=−1+z1−z=−Z\overline{Z} = \frac{1 + \overline{z}}{1 - \overline{z}} = \frac{1 + \frac{1}{z}}{1 - \frac{1}{z}} = \frac{z + 1}{z - 1} = -\frac{1 + z}{1 - z} = -Z

    (on a multiplié le numérateur et le dénominateur par z≠0z \neq 0). Comme Z‾=−Z\overline{Z} = -Z, le nombre ZZ est imaginaire pur.

    3. ∣z∣=925+1625=1|z| = \sqrt{\frac{9}{25} + \frac{16}{25}} = 1 et z≠1z \neq 1. On calcule :

    Z=85+45i25−45i=8+4i2−4i=(8+4i)(2+4i)4+16=16+32i+8i−1620=40i20=2iZ = \frac{\frac{8}{5} + \frac{4}{5}i}{\frac{2}{5} - \frac{4}{5}i} = \frac{8 + 4i}{2 - 4i} = \frac{(8 + 4i)(2 + 4i)}{4 + 16} = \frac{16 + 32i + 8i - 16}{20} = \frac{40i}{20} = 2i

    On trouve bien un imaginaire pur.

    Exercice 7 : Triangle, carré et angle π/12

    Type Bac

    Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O, \vec{u}, \vec{v}). On considère les points AA et BB d'affixes a=1+i3a = 1 + i\sqrt{3} et b=3−ib = \sqrt{3} - i.

    1. a) Écris aa et bb sous forme trigonométrique.

    1. b) Montre que a=iba = ib, puis déduis-en la nature du triangle OABOAB.

    2. Soit CC le point d'affixe c=a+bc = a + b.

    2. a) Montre que OACBOACB est un carré.

    2. b) Écris cc sous forme algébrique.

    2. c) Montre que c=(1+i)bc = (1 + i)b et déduis-en la forme trigonométrique de cc.

    2. d) Déduis-en les valeurs exactes de cos⁡π12\cos\frac{\pi}{12} et sin⁡π12\sin\frac{\pi}{12}.

    3. Montre que c12c^{12} est un réel négatif et calcule-le.

    4. Détermine l'ensemble des points M(z)M(z) tels que ∣z−a∣=∣z−b∣|z - a| = |z - b|.

    Voir le corrigé

    1. a) ∣a∣=1+3=2|a| = \sqrt{1 + 3} = 2 et a=2(12+i32)a = 2\left(\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2}\right), donc a=[2,π3]a = \left[2, \frac{\pi}{3}\right].

    ∣b∣=3+1=2|b| = \sqrt{3 + 1} = 2 et b=2(32−12i)b = 2\left(\frac{\sqrt{3}}{2} - \frac{1}{2}i\right), donc b=[2,−π6]b = \left[2, -\frac{\pi}{6}\right].

    1. b) ib=i3−i2=1+i3=aib = i\sqrt{3} - i^2 = 1 + i\sqrt{3} = a. Donc ab=i\frac{a}{b} = i, d'où :

    ∣a−0b−0∣=OAOB=1et(OB→,OA→)≡arg⁡(i)≡π2 [2π]\left|\frac{a - 0}{b - 0}\right| = \frac{OA}{OB} = 1 \quad \text{et} \quad (\overrightarrow{OB}, \overrightarrow{OA}) \equiv \arg(i) \equiv \frac{\pi}{2} \ [2\pi]

    Le triangle OABOAB est rectangle isocèle en OO. (Contrôle avec les formes trigonométriques : ab=[1,π3+π6]=[1,π2]=i\frac{a}{b} = \left[1, \frac{\pi}{3} + \frac{\pi}{6}\right] = \left[1, \frac{\pi}{2}\right] = i.)

    2. a) c−b=ac - b = a, donc BC→=OA→\overrightarrow{BC} = \overrightarrow{OA} : OACBOACB est un parallélogramme. Il a un angle droit en OO et deux côtés consécutifs égaux (OA=OB=2OA = OB = 2) : c'est un carré.

    2. b) c=(1+i3)+(3−i)=(1+3)+i(3−1)c = (1 + i\sqrt{3}) + (\sqrt{3} - i) = (1 + \sqrt{3}) + i(\sqrt{3} - 1).

    2. c) c=a+b=ib+b=(1+i)bc = a + b = ib + b = (1 + i)b. Comme 1+i=[2,π4]1 + i = \left[\sqrt{2}, \frac{\pi}{4}\right] :

    c=[2×2,π4−π6]=[22,π12]c = \left[\sqrt{2} \times 2, \frac{\pi}{4} - \frac{\pi}{6}\right] = \left[2\sqrt{2}, \frac{\pi}{12}\right]

    Contrôle : OCOC est la diagonale d'un carré de côté 22, donc OC=22OC = 2\sqrt{2}.

    2. d) On identifie les deux écritures de cc : 22cos⁡π12=1+32\sqrt{2}\cos\frac{\pi}{12} = 1 + \sqrt{3} et 22sin⁡π12=3−12\sqrt{2}\sin\frac{\pi}{12} = \sqrt{3} - 1. Donc :

    cos⁡π12=1+322=6+24etsin⁡π12=3−122=6−24\cos\frac{\pi}{12} = \frac{1 + \sqrt{3}}{2\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4} \quad \text{et} \quad \sin\frac{\pi}{12} = \frac{\sqrt{3} - 1}{2\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{6} - \sqrt{2}}{4}

    (valeurs approchées : 0,9660{,}966 et 0,2590{,}259).

    3. c12=[(22)12,12×π12]=[(22)12,π]c^{12} = \left[(2\sqrt{2})^{12}, 12 \times \frac{\pi}{12}\right] = \left[(2\sqrt{2})^{12}, \pi\right]. Un argument égal à π\pi signifie que c12c^{12} est un réel strictement négatif. Comme (22)2=8(2\sqrt{2})^2 = 8, on a (22)12=86=262144(2\sqrt{2})^{12} = 8^6 = 262144, donc c12=−262144c^{12} = -262144.

    4. ∣z−a∣=∣z−b∣  ⟺  AM=BM|z - a| = |z - b| \iff AM = BM : l'ensemble est la médiatrice de [AB][AB]. Or OA=OBOA = OB et, dans le carré, CA=CBCA = CB : les points OO et CC (distincts) sont sur cette médiatrice. L'ensemble cherché est donc la droite (OC)(OC).

    Exercice 8 : Ensembles de points et triangles rectangles

    Type Bac

    Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O, \vec{u}, \vec{v}). On considère les points A(2i)A(2i) et B(2)B(2). Pour tout z≠2z \neq 2, on pose Z=z−2iz−2Z = \frac{z - 2i}{z - 2} et on note MM le point d'affixe zz.

    1. Calcule ZZ lorsque M=OM = O, puis interprète géométriquement le résultat.

    2. On pose z=x+iyz = x + iy avec xx et yy réels. Montre que Re(Z)=x2+y2−2x−2y(x−2)2+y2\mathrm{Re}(Z) = \frac{x^2 + y^2 - 2x - 2y}{(x - 2)^2 + y^2} et Im(Z)=4−2x−2y(x−2)2+y2\mathrm{Im}(Z) = \frac{4 - 2x - 2y}{(x - 2)^2 + y^2}.

    3. a) Détermine l'ensemble (E)(E) des points MM tels que ZZ soit réel.

    3. b) Détermine l'ensemble (F)(F) des points MM tels que ZZ soit imaginaire pur.

    3. c) Détermine l'ensemble (G)(G) des points MM tels que ∣Z∣=1|Z| = 1.

    4. Détermine les points communs à (F)(F) et (G)(G), puis la nature du triangle MABMAB pour chacun d'eux.

    Voir le corrigé

    1. Pour z=0z = 0 : Z=−2i−2=iZ = \frac{-2i}{-2} = i. Comme Z=zA−zMzB−zMZ = \frac{z_A - z_M}{z_B - z_M}, on a ∣Z∣=MAMB|Z| = \frac{MA}{MB} et arg⁡(Z)≡(MB→,MA→) [2π]\arg(Z) \equiv (\overrightarrow{MB}, \overrightarrow{MA}) \ [2\pi]. Ici ∣i∣=1|i| = 1 et arg⁡(i)≡π2\arg(i) \equiv \frac{\pi}{2} : OA=OBOA = OB et (OB→,OA→)≡π2 [2π](\overrightarrow{OB}, \overrightarrow{OA}) \equiv \frac{\pi}{2} \ [2\pi]. Le triangle OABOAB est rectangle isocèle en OO.

    2. Z=x+i(y−2)(x−2)+iyZ = \frac{x + i(y - 2)}{(x - 2) + iy}. On multiplie par le conjugué (x−2)−iy(x - 2) - iy du dénominateur. Le numérateur devient :

    (x+i(y−2))((x−2)−iy)=x(x−2)+y(y−2)+i[(y−2)(x−2)−xy]\left(x + i(y - 2)\right)\left((x - 2) - iy\right) = x(x - 2) + y(y - 2) + i\left[(y - 2)(x - 2) - xy\right]

    Or x(x−2)+y(y−2)=x2+y2−2x−2yx(x - 2) + y(y - 2) = x^2 + y^2 - 2x - 2y et (y−2)(x−2)−xy=4−2x−2y(y - 2)(x - 2) - xy = 4 - 2x - 2y. Le dénominateur vaut (x−2)2+y2(x - 2)^2 + y^2, ce qui donne les formules demandées.

    3. a) ZZ réel   ⟺  Im(Z)=0  ⟺  4−2x−2y=0  ⟺  x+y−2=0\iff \mathrm{Im}(Z) = 0 \iff 4 - 2x - 2y = 0 \iff x + y - 2 = 0. Cette droite passe par A(0;2)A(0 ; 2) et B(2;0)B(2 ; 0). Comme z≠2z \neq 2 : (E)(E) est la droite (AB)(AB) privée de BB.

    3. b) ZZ imaginaire pur   ⟺  Re(Z)=0  ⟺  x2+y2−2x−2y=0\iff \mathrm{Re}(Z) = 0 \iff x^2 + y^2 - 2x - 2y = 0. On complète les carrés :

    (x−1)2+(y−1)2=2(x - 1)^2 + (y - 1)^2 = 2

    C'est le cercle de centre Ω(1+i)\Omega(1 + i) et de rayon 2\sqrt{2}. Le point BB est sur ce cercle mais doit être exclu : (F)(F) est le cercle de centre Ω(1+i)\Omega(1 + i) et de rayon 2\sqrt{2} privé de BB. On remarque que Ω\Omega est le milieu de [AB][AB] : c'est le cercle de diamètre [AB][AB], ce qui est cohérent avec l'angle droit en MM.

    3. c) ∣Z∣=1  ⟺  ∣z−2i∣=∣z−2∣  ⟺  MA=MB|Z| = 1 \iff |z - 2i| = |z - 2| \iff MA = MB : (G)(G) est la médiatrice de [AB][AB], c'est-à-dire la droite d'équation y=xy = x (elle ne contient pas BB).

    4. On résout le système y=xy = x et x2+y2−2x−2y=0x^2 + y^2 - 2x - 2y = 0 : 2x2−4x=02x^2 - 4x = 0, soit 2x(x−2)=02x(x - 2) = 0. On obtient O(0)O(0) et P(2+2i)P(2 + 2i).

    Pour M=OM = O, on a vu que Z=iZ = i. Pour M=PM = P : Z=2+2i−2i2+2i−2=22i=−iZ = \frac{2 + 2i - 2i}{2 + 2i - 2} = \frac{2}{2i} = -i.

    Dans les deux cas ∣Z∣=1|Z| = 1 et ZZ est imaginaire pur : les triangles OABOAB et PABPAB sont rectangles isocèles (en OO et en PP). On reconnaît les deux points qui complètent le carré OBPAOBPA.

    QCM

    Question 1.Le nombre i2026i^{2026} est égal à :
    Question 2.Le module de (3−4i)(1+i)(3 - 4i)(1 + i) vaut :
    Question 3.Un argument de −1−i-1 - i est :
    Question 4.Le conjugué de 2+i1−i\frac{2 + i}{1 - i} est :
    Question 5.Si zC−zAzB−zA=−3\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} = -3, alors :
    Question 6.L'ensemble des points M(z)M(z) tels que ∣z−1+i∣=2|z - 1 + i| = 2 est :
    Question 7.La forme trigonométrique de z=−2(cos⁡π5+isin⁡π5)z = -2\left(\cos\frac{\pi}{5} + i\sin\frac{\pi}{5}\right) est :

    Erreurs fréquentes

    • Écrire Im(3−5i)=−5i\mathrm{Im}(3 - 5i) = -5i : la partie imaginaire est le réel −5-5.
    • Calculer ∣a+ib∣=a+b|a + ib| = a + b ou a2−b2\sqrt{a^2 - b^2} : la bonne formule est a2+b2\sqrt{a^2 + b^2}, toujours avec un signe plus.
    • Croire que ∣z+z′∣=∣z∣+∣z′∣|z + z'| = |z| + |z'| : c'est faux en général, seule l'inégalité ∣z+z′∣≤∣z∣+∣z′∣|z + z'| \leq |z| + |z'| est vraie.
    • Trouver l'argument avec la seule tangente ba\frac{b}{a} : tu risques de te tromper de quadrant. Utilise toujours le cosinus et le sinus.
    • Garder un « module » négatif : −3(cos⁡θ+isin⁡θ)-3\left(\cos\theta + i\sin\theta\right) n'est pas une forme trigonométrique, elle vaut [3,π+θ][3, \pi + \theta].
    • Inverser l'ordre des points : arg⁡(zC−zAzB−zA)\arg\left(\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right) mesure l'angle (AB→,AC→)(\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}), et non (AC→,AB→)(\overrightarrow{AC}, \overrightarrow{AB}).
    • Oublier les points exclus dans un ensemble de points : si Z=z−zAz−zBZ = \frac{z - z_A}{z - z_B}, le point BB doit être retiré.
    • Écrire 1a+ib=1a+1ib\frac{1}{a + ib} = \frac{1}{a} + \frac{1}{ib} : on multiplie par le conjugué, 1a+ib=a−iba2+b2\frac{1}{a + ib} = \frac{a - ib}{a^2 + b^2}.

    À retenir

    • i2=−1i^2 = -1 et tout complexe s'écrit de façon unique z=a+ibz = a + ib avec a=Re(z)a = \mathrm{Re}(z) et b=Im(z)b = \mathrm{Im}(z) réels.
    • Pour un quotient, multiplie par le conjugué du dénominateur : (c+id)(c−id)=c2+d2(c + id)(c - id) = c^2 + d^2.
    • z‾=a−ib\overline{z} = a - ib ; zz réel   ⟺  z‾=z\iff \overline{z} = z ; zz imaginaire pur   ⟺  z‾=−z\iff \overline{z} = -z.
    • ∣z∣=a2+b2=zz‾|z| = \sqrt{a^2 + b^2} = \sqrt{z\overline{z}} et AB=∣zB−zA∣AB = |z_B - z_A| ; l'affixe de AB→\overrightarrow{AB} est zB−zAz_B - z_A.
    • Forme trigonométrique : z=[r,θ]=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z = [r, \theta] = r(\cos\theta + i\sin\theta) avec r=∣z∣>0r = |z| > 0, cos⁡θ=ar\cos\theta = \frac{a}{r} et sin⁡θ=br\sin\theta = \frac{b}{r}.
    • Produit : on multiplie les modules et on ajoute les arguments ; puissance : [r,θ]n=[rn,nθ][r, \theta]^n = [r^n, n\theta].
    • zC−zAzB−zA\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} a pour module ACAB\frac{AC}{AB} et pour argument (AB→,AC→)(\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}).
    • Ce quotient réel : alignement ; imaginaire pur : angle droit en AA ; égal à ±i\pm i : rectangle isocèle en AA.
    • ∣z−zA∣=r|z - z_A| = r : cercle de centre AA ; ∣z−zA∣=∣z−zB∣|z - z_A| = |z - z_B| : médiatrice de [AB][AB].