cours, méthodes, 10 exercices corrigés, QCM de 8 questions
Durée
55 min
Prérequis
Systèmes mécaniques oscillants, travail et énergie cinétique, rotation autour d'un axe fixe (2e Bac)
Sur cette page
lire le cours, s'entraîner, imprimer la fiche de révision et poser une question à l'IA.
Licence
contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.
L'essentiel
1. Rappels : travail d'une force
Définition
Le travail d'une force constante F dont le point d'application se déplace en ligne droite de A à B est WAB(F)=F⋅AB=F×AB×cosα, en joules, où α est l'angle entre F et AB. Il est moteur (W>0) si α<90∘ et résistant (W<0) si α>90∘.
Les travaux à connaître pour les oscillateurs :
Poids (axe vertical orienté vers le haut) : WAB(P)=mg(zA−zB) ;
Tension d'un ressort (allongement algébrique x) : WAB(T)=21k(xA2−xB2) ;
Couple de torsion (angle de torsion θ) : WAB=21C(θA2−θB2) ;
Force de frottement de valeur constante f, opposée au mouvement, sur la distance d parcourue : W=−fd.
Propriété
Le poids, la tension d'un ressort et le couple de torsion sont des forces conservatives : leur travail ne dépend que de la position initiale et de la position finale, pas du chemin suivi. Le travail d'une force de frottement dépend du chemin : ce n'est pas une force conservative.
2. Énergie cinétique
L'énergie cinétique d'un solide en translation est Ec=21mv2 ; pour un solide en rotation autour d'un axe fixe, Ec=21JΔω2 (ω en rad.s−1). Entre deux instants, le théorème de l'énergie cinétique s'écrit ΔEc=∑W(Fext).
3. Énergies potentielles
Définition
L'énergie potentielleEp associée à une force conservative est définie par sa variation : ΔEp=Ep(B)−Ep(A)=−WAB(F). Elle est définie à une constante près : seule sa variation a un sens physique ; on choisit une référence où Ep=0.
Propriété
Pesanteur (axe Oz vertical vers le haut) : Epp=mgz+cste.
Élastique (ressort de raideur k, allongement x) : Epe=21kx2+cste. Avec la référence « ressort non déformé » (Epe=0 pour x=0), la constante est nulle.
Torsion (fil de constante C, angle de torsion θ) : Ept=21Cθ2+cste ; référence : fil non tordu.
4. Énergie mécanique et conservation
Définition
L'énergie mécanique d'un système est la somme de son énergie cinétique et de ses énergies potentielles : Em=Ec+Ep.
Théorème
Entre deux instants, ΔEm=∑W(forces non conservatives). Si le système n'est soumis qu'à des forces conservatives (ou à des forces dont le travail est nul, comme la réaction d'un support lisse), l'énergie mécanique se conserve : Em=constante.
5. Pendule élastique horizontal
On prend l'origine O à la position d'équilibre (ressort non déformé) et la référence Ep=0 en x=0. Le poids et la réaction du support ne travaillent pas (ils sont perpendiculaires au déplacement), et la tension du ressort est conservative. Donc :
Em=Ec+Epe=21mv2+21kx2=constante.
Aux positions extrêmes x=±Xm, la vitesse est nulle, donc Em=21kXm2. Au passage par x=0, Ep=0, donc Em=21mvmax2. On en déduit :
Retrouver l'équation différentielle. On dérive Em=21mx˙2+21kx2 par rapport au temps : dtdEm=mx˙x¨+kxx˙=x˙(mx¨+kx). Comme Em est constante, cette dérivée est nulle pour tout t ; avec x˙=0 la plupart du temps, on obtient mx¨+kx=0, soit x¨+mkx=0.
6. Échanges d'énergie au cours du temps
Avec x(t)=Xmcos(ω0t+φ) et v(t)=−ω0Xmsin(ω0t+φ), et mω02=k :
et Ec+Ep=21kXm2=Em. En utilisant cos2a=21+cos2a et sin2a=21−cos2a, on voit que Ec et Ep varient avec une période 2T0 (fréquence double de celle de x), et que leur valeur moyenne est 2Em.
Position
Ec
Ep
Em
x=0 (équilibre)
maximale, égale à Em
nulle
Em
x=±2Xm
2Em
2Em
Em
x=±Xm (extrémités)
nulle
maximale, égale à Em
Em
L'oscillation est un échange permanent d'énergie : quand le solide s'éloigne de O, l'énergie cinétique se transforme en énergie potentielle élastique, et inversement quand il revient.
Remarque
Diagramme énergétique. Le graphe de Ep(x)=21kx2 est une parabole ; Em est une droite horizontale. À une abscisse x, l'écart vertical entre la droite et la parabole donne Ec=Em−Ep(x)≥0. Le mouvement n'est possible que là où Ec≥0, c'est-à-dire pour ∣x∣≤Xm : les points d'intersection de la droite avec la parabole sont les positions extrêmes.
7. Pendule élastique vertical
L'axe Oz est orienté vers le bas, l'origine O étant la position d'équilibre (kΔℓ0=mg). Avec Epp=0 en z=0, on a Epp=−mgz (l'altitude diminue quand z augmente) et Epe=21k(Δℓ0+z)2. La somme des deux est
À une constante près, Ep=21kz2 : on retrouve la même expression que pour le pendule horizontal. Donc Em=21mz˙2+21kz2+cste, avec la même dynamique.
8. Pendule de torsion et pendule pesant
Pendule de torsion.Ep=21Cθ2 (référence : fil non tordu) et Em=21JΔθ˙2+21Cθ2=21Cθm2. La vitesse angulaire maximale est ωmax=ω0θm.
Pendule pesant. On prend la référence Epp=0 quand G est à sa position la plus basse (équilibre). Si G est à la distance d de l'axe, son altitude au-dessus de cette position est d(1−cosθ) :
Epp=mgd(1−cosθ)Em=21JΔθ˙2+mgd(1−cosθ)
La conservation de Em permet de calculer θ˙2=JΔ2mgd(cosθ−cosθm) sans aucune approximation. Pour de faibles angles, 1−cosθ≈2θ2 et Epp≈21mgdθ2.
9. Oscillations amorties : l'énergie n'est plus conservée
En présence de frottements (air, liquide, frottements à l'axe), ces forces ne sont pas conservatives et leur travail est résistant. D'après le théorème de la section 4 :
ΔEm=W(f)<0
L'énergie mécanique diminue : elle est dissipée dans le milieu extérieur sous forme de transfert thermique (chaleur). Les oscillations sont amorties. On distingue trois régimes selon l'importance de l'amortissement :
régime pseudopériodique (amortissement faible) : le système oscille autour de la position d'équilibre avec une amplitude qui décroît ; la pseudo-périodeT est un peu plus grande que la période propre T0 (et très proche si l'amortissement est faible) ;
régime apériodique (amortissement fort) : le système ne dépasse pas la position d'équilibre et y revient lentement, sans oscillation ;
régime critique (cas limite) : le système revient à l'équilibre le plus vite possible, sans oscillation.
Remarque
Pour un frottement fluide proportionnel à la vitesse, f=−λv, on a dtdEm=−λv2≤0 : l'énergie mécanique décroît à chaque instant et d'autant plus vite que la vitesse est grande. Les amortisseurs d'une voiture fonctionnent près du régime critique. Pour entretenir les oscillations, il faut apporter à chaque période l'énergie perdue (échappement d'une horloge mécanique, par exemple). L'étude quantitative de l'amortissement n'est pas exigée : on le décrit par le bilan d'énergie.
Méthodes
Méthode 1 : Calculer Ec, Ep et Em pour un pendule élastique
Précise la référence : Ep=0 au ressort non déformé (horizontal) ou à la position d'équilibre (vertical, après simplification).
Calcule Ep=21kx2 avec x en mètres ; Ec=21mv2 avec m en kg.
Fais la somme Em=Ec+Ep et vérifie qu'elle est constante (pas de frottement).
Contrôle avec Em=21kXm2 si l'amplitude est connue.
Exemple : k=80N.m−1, m=0,20kg, x=0,030m et v=0,60m.s−1 donnent Ep=21×80×0,0302=0,036J et Ec=21×0,20×0,602=0,036J, donc Em=0,072J.
Méthode 2 : Utiliser la conservation de l'énergie mécanique
Vérifie que les seules forces qui travaillent sont conservatives (pas de frottement).
Écris Em(eˊtat 1)=Em(eˊtat 2).
Isole l'inconnue (vitesse, amplitude, position) : v2=mk(Xm2−x2) pour le pendule élastique.
Cette méthode évite l'équation différentielle quand le temps n'est pas demandé.
Exemple : avec k=80N.m−1, m=0,20kg et Xm=5,0cm, la vitesse en x=3,0cm vérifie v2=0,2080(0,0502−0,0302)=400×0,0016=0,64, donc v=0,80m.s−1.
Méthode 3 : Retrouver l'équation différentielle par l'énergie
Écris Em en fonction de x et x˙ : Em=21mx˙2+21kx2.
Dérive par rapport à t, sans oublier la dérivée d'un carré : dtd(x˙2)=2x˙x¨.
Utilise dtdEm=0 et simplifie par x˙ pour obtenir x¨+mkx=0.
Pour un pendule de torsion : Em=21JΔθ˙2+21Cθ2 donne θ¨+JΔCθ=0.
Méthode 4 : Lire un diagramme énergétique
Repère la droite horizontale : sa valeur est Em.
Les abscisses où la droite coupe la parabole Ep(x) donnent ±Xm.
Pour une abscisse x, lis Ep sur la parabole ; Ec=Em−Ep est la distance verticale entre la droite et la parabole.
Déduis v=m2Ec, et la raideur avec un point de la parabole : k=x22Ep.
Exemple : une parabole passe par (x=4,0cm;Ep=0,16J), donc k=0,04022×0,16=200N.m−1.
Méthode 5 : Traiter un cas avec frottements
Calcule Em à deux instants (par exemple aux amplitudes successives, où v=0 et Em=21kX2).
L'énergie dissipée est ∣ΔEm∣=Em(initial)−Em(final) ; elle correspond au travail résistant : ΔEm=W(f).
Exprime la perte en pourcentage : Em(initial)∣ΔEm∣×100.
Si le rapport des amplitudes successives est r, le rapport des énergies est r2.
Exemple : l'amplitude passe de 5,0cm à 4,0cm : r=0,80, donc l'énergie est multipliée par 0,64 et 36% de l'énergie sont dissipés.
Exercices corrigés
Exercice 1 : Travaux des forces conservatives et du frottement
Facile
Calcule le travail de chacune des forces suivantes, avec g=9,8m.s−2.
Un ressort de raideur k=50N.m−1 passe d'un allongement xA=2,0cm à xB=6,0cm : travail de la tension du ressort. Même question pour le trajet inverse de B à A.
Un solide de masse 0,30kg descend de 0,50m : travail de son poids. Même question s'il monte de 0,50m.
Un fil de torsion de constante C=0,20N.m.rad−1 passe d'un angle de torsion θA=0,50rad à θB=0 : travail du couple de torsion.
Un frottement de valeur constante f=0,50N s'exerce sur un solide qui parcourt 0,80m : travail de la force de frottement.
Voir le corrigé
1)WAB=21k(xA2−xB2)=21×50×(0,0202−0,0602)=25×(4,0×10−4−3,6×10−3)=−8,0×10−2J : travail résistant, car on étire davantage le ressort. Pour le trajet inverse, WBA=+8,0×10−2J (le ressort revient vers sa position d'équilibre, travail moteur).
2) En descendant, zA−zB=+0,50m : W=mg(zA−zB)=0,30×9,8×0,50=1,47J (moteur). En montant, zA−zB=−0,50m et W=−1,47J (résistant).
3)W=21C(θA2−θB2)=21×0,20×(0,502−0)=2,5×10−2J : le fil se détord, le travail est moteur.
4)W=−fd=−0,50×0,80=−0,40J. Ce travail dépend du chemin parcouru : si le solide fait un aller-retour de 0,40m chacun, le travail est encore −0,40J alors qu'il est revenu à son point de départ (pour une force conservative, il serait nul).
Exercice 2 : Énergies d'un pendule élastique horizontal
Facile
Un solide de masse m=0,250kg est fixé à un ressort horizontal de raideur k=100N.m−1. Il glisse sans frottement. On l'écarte de Xm=4,0cm de sa position d'équilibre et on le lâche sans vitesse. On prend Ep=0 pour x=0.
Calcule l'énergie mécanique du système.
Calcule l'énergie potentielle et l'énergie cinétique quand x=2,0cm. Déduis la vitesse en cet endroit.
Calcule la vitesse maximale. Où est-elle atteinte ?
Pour quelles abscisses a-t-on Ec=Ep ?
Voir le corrigé
1) Au départ, v=0 et x=Xm : Em=21kXm2=21×100×(0,040)2=8,0×10−2J. Il n'y a pas de frottement : Em reste constante.
2)Ep=21×100×(0,020)2=2,0×10−2J, donc Ec=Em−Ep=6,0×10−2J. De Ec=21mv2 : v=0,2502×6,0×10−2=0,48=0,69m.s−1.
3) La vitesse est maximale quand Ep=0, c'est-à-dire en x=0 (passage par l'équilibre) : 21mvmax2=Em, donc vmax=0,2502×8,0×10−2=0,80m.s−1. Contrôle : ω0=0,250100=20rad.s−1 et vmax=ω0Xm=20×0,040=0,80m.s−1.
4)Ec=Ep avec Ec+Ep=Em donne Ep=2Em, soit 21kx2=41kXm2, d'où x=±2Xm=±2,8cm.
Un pendule élastique horizontal sans frottement a pour masse m=0,250kg et pour raideur k=100N.m−1. Le solide est lâché sans vitesse à t=0 de la position x0=4,0cm. Son abscisse est x(t)=Xmcos(ω0t).
Calcule ω0, T0 et écris x(t) avec les valeurs numériques.
Établis les expressions de Ep(t) et Ec(t) et montre que leur somme est constante.
Quelle est la période de Ec(t) ? Quelle est sa valeur moyenne ?
À quel instant a-t-on Ec=Ep pour la première fois ? Quel intervalle sépare deux égalités successives ?
Voir le corrigé
1)ω0=mk=0,250100=20rad.s−1, T0=202π=0,314s. Départ sans vitesse : Xm=x0=0,040m et φ=0, donc x(t)=0,040cos(20t) (en m).
2)Ep(t)=21kx2=21×100×0,0402cos2(20t)=0,080cos2(20t) (en J). La vitesse est v=−ω0Xmsin(20t)=−0,80sin(20t), donc Ec(t)=21mv2=21×0,250×0,802sin2(20t)=0,080sin2(20t). La somme est Em=0,080(cos2+sin2)=0,080J : constante.
3)Ec(t)=0,080sin2(20t)=0,040(1−cos(40t)). La pulsation est 40rad.s−1, donc la période est 402π=0,157s=2T0. La valeur moyenne est 0,040J=2Em.
4)Ec=Ep équivaut à sin2(20t)=cos2(20t), soit tan(20t)=±1. La première solution est 20t=4π, donc t=80π=3,9×10−2s. Les égalités se répètent chaque fois que 20t augmente de 2π, c'est-à-dire tous les 4T0=7,9×10−2s.
Exercice 4 : L'énergie potentielle d'un pendule vertical
Moyen
Un ressort de raideur k=40N.m−1 est suspendu verticalement. On accroche un solide de masse m=0,400kg. À l'équilibre, le ressort est allongé de Δℓ0. On repère G sur un axe Oz vertical vers le bas, d'origine la position d'équilibre. On donne g=9,8m.s−2. On choisit Epp=0 en z=0 et Epe=0 pour le ressort non déformé.
Calcule Δℓ0 et l'énergie potentielle élastique à l'équilibre.
Exprime Epp et Epe en fonction de z. Montre que Ep=Epp+Epe=21kz2+21kΔℓ02.
On écarte le solide de 5,0cm vers le bas et on le lâche sans vitesse. Calcule la vitesse au passage par la position d'équilibre.
Vérifie ce résultat en calculant séparément les variations d'énergie potentielle de pesanteur et d'énergie potentielle élastique entre la position lâchée et la position d'équilibre.
Voir le corrigé
1)Δℓ0=kmg=400,400×9,8=9,8×10−2m. À l'équilibre, Epe=21kΔℓ02=21×40×(0,098)2=0,192J.
2) L'axe est vers le bas : l'altitude diminue quand z augmente, donc Epp=−mgz. L'allongement est Δℓ0+z, donc Epe=21k(Δℓ0+z)2=21kΔℓ02+kΔℓ0z+21kz2. En additionnant et avec kΔℓ0=mg : Ep=−mgz+21kΔℓ02+mgz+21kz2=21kz2+21kΔℓ02.
3) Pas de frottement : Em se conserve. Lâché en z0=0,050m sans vitesse : Em=21kz02+cste. En z=0 : Em=21mv2+cste. Donc 21mv2=21kz02 et v=z0mk=0,050×10=0,50m.s−1.
4) Le solide remonte de 0,050m : ΔEpp=mg×0,050=0,400×9,8×0,050=+0,196J. L'allongement passe de 0,098+0,050=0,148m à 0,098m : ΔEpe=21×40×(0,0982−0,1482)=20×(−0,0123)=−0,246J. Variation totale ΔEp=−0,050J. La conservation de Em donne ΔEc=+0,050J=21mv2, donc v=0,4002×0,050=0,50m.s−1 : le résultat est confirmé.
Un pendule de torsion est formé d'un fil de constante de torsion C=0,10N.m.rad−1 et d'un solide de moment d'inertie JΔ=4,0×10−3kg.m2. On le tourne de θm=0,40rad et on le lâche sans vitesse. Les frottements sont négligés. On prend Ept=0 pour θ=0.
Calcule l'énergie mécanique du système.
Calcule la vitesse angulaire maximale. Vérifie-la avec ωmax=ω0θm.
Calcule Ep, Ec et la vitesse angulaire quand θ=0,20rad.
Un point du solide situé à r=0,25m de l'axe passe par la position d'équilibre : quelle est sa vitesse linéaire ?
Voir le corrigé
1)Em=21Cθm2=21×0,10×(0,40)2=8,0×10−3J.
2) À l'équilibre, Ep=0 donc 21JΔωmax2=Em et ωmax=4,0×10−32×8,0×10−3=2,0rad.s−1. Contrôle : ω0=JΔC=4,0×10−30,10=5,0rad.s−1 et ω0θm=5,0×0,40=2,0rad.s−1.
3)Ep=21×0,10×(0,20)2=2,0×10−3J, donc Ec=8,0×10−3−2,0×10−3=6,0×10−3J. De Ec=21JΔω2 : ω=4,0×10−32×6,0×10−3=3,0=1,7rad.s−1.
Un solide de masse m=0,500kg est lié à un ressort horizontal. On a tracé le diagramme énergétique du système (sans frottement) : la droite horizontale Em est à l'ordonnée 0,50J, et la parabole Ep(x) passe par les points suivants.
x (cm)
0
2,0
4,0
5,0
Ep (J)
0
0,040
0,16
0,25
Déduis de ces points la raideur k du ressort.
Calcule l'amplitude Xm des oscillations.
Calcule l'énergie cinétique et la vitesse du solide quand x=5,0cm.
Calcule la vitesse maximale et la période propre.
Voir le corrigé
1)Ep=21kx2 donne k=x22Ep. Avec le point (4,0cm;0,16J) : k=(0,040)22×0,16=200N.m−1. Avec (2,0cm;0,040J) : (0,020)22×0,040=200N.m−1 : les points sont cohérents. Avec (5,0cm;0,25J), on trouve encore 200N.m−1.
2) Aux positions extrêmes, Ep=Em : 21kXm2=0,50, donc Xm=2002×0,50=5,0×10−3=7,1×10−2m, soit 7,1cm.
3) En x=5,0cm, Ep=0,25J, donc Ec=Em−Ep=0,50−0,25=0,25J. La vitesse est v=m2Ec=0,5002×0,25=1,0m.s−1.
4)vmax=m2Em=0,5002×0,50=2,0=1,41m.s−1. La période propre est T0=2πkm=2π2000,500=0,314s (contrôle : vmax=ω0Xm=20×0,0707=1,41m.s−1).
Exercice 7 : Pendule pesant et conservation de l'énergie
Difficile
Une tige homogène de longueur L=1,0m et de masse m=0,60kg peut tourner sans frottement autour d'un axe horizontal Δ passant par son extrémité O. Son moment d'inertie par rapport à Δ est JΔ=31mL2. On écarte la tige d'un angle θm=60∘ de la verticale et on la lâche sans vitesse. On donne g=9,8m.s−2 et on prend Epp=0 quand la tige est verticale (position d'équilibre).
Calcule JΔ et la distance d entre l'axe et le centre d'inertie G.
Exprime l'énergie potentielle de pesanteur en fonction de θ. Calcule-la pour θm=60∘.
Calcule la vitesse angulaire de la tige quand elle passe par la verticale, puis la vitesse linéaire de son extrémité libre.
Calcule la vitesse angulaire quand θ=30∘.
L'approximation des petits angles (sinθ≈θ) est-elle valable pour cette amplitude ? Justifie.
Voir le corrigé
1)JΔ=31×0,60×(1,0)2=0,20kg.m2 et d=2L=0,50m.
2) L'altitude de G au-dessus de sa position la plus basse est d(1−cosθ), donc Epp=mgd(1−cosθ). Avec mgd=0,60×9,8×0,50=2,94J : pour 60∘, Epp=2,94×(1−0,50)=1,47J.
3) La réaction de l'axe ne travaille pas (son point d'application est fixe) et le poids est conservatif : Em se conserve. À la verticale, Epp=0 : 21JΔω2=1,47J, donc ω=0,202×1,47=14,7=3,8rad.s−1. L'extrémité libre est à L=1,0m de l'axe : v=Lω=3,8m.s−1.
4) À θ=30∘, Epp=2,94×(1−cos30∘)=2,94×0,134=0,394J. La conservation de l'énergie donne 21JΔω2=1,47−0,394=1,076J, donc ω=0,202×1,076=3,3rad.s−1. La tige est plus lente qu'à la verticale, ce qui est normal.
5) Pour θm=60∘=1,047rad, on a sinθm=0,866 : l'écart entre θ et sinθ est d'environ 21%. L'approximation sinθ≈θn'est pas valable ici, donc la formule T0=2πmgdJΔ ne s'applique pas. En revanche, la conservation de l'énergie mécanique est exacte quelle que soit l'amplitude, ce qui rend le résultat de la question 3 correct.
Un solide de masse m=0,500kg est fixé à un ressort horizontal de raideur k=50N.m−1. Il oscille dans un liquide visqueux. On relève les élongations maximales positives successives (une par pseudo-période, la vitesse y est nulle) :
Maximum n°
1
2
3
4
xmax (cm)
5,00
4,00
3,20
2,56
On a mesuré une pseudo-période T=0,63s.
Calcule la période propre T0 de l'oscillateur non amorti. Compare à T et nomme le régime.
Calcule l'énergie mécanique à chaque maximum.
Calcule l'énergie dissipée entre les maximums 1 et 2, puis entre 2 et 3. Exprime-les en pourcentage de l'énergie au début de chaque intervalle.
Quelle fraction de l'énergie initiale reste-t-il au quatrième maximum ?
Au bout de combien de pseudo-périodes l'énergie mécanique est-elle devenue inférieure à 10% de sa valeur initiale ? Quelle durée cela représente-t-il ?
Voir le corrigé
1)T0=2πkm=2π500,500=0,628s. La pseudo-période T=0,63s est très proche de T0 (un peu supérieure) : l'amortissement est faible. Le régime est pseudopériodique (les maximums décroissent).
2) Au maximum, v=0 donc Em=21kxmax2=25xmax2 : E1=25×0,05002=6,25×10−2J ; E2=25×0,04002=4,00×10−2J ; E3=25×0,03202=2,56×10−2J ; E4=25×0,02562=1,64×10−2J.
3) Entre 1 et 2 : ΔEm=E2−E1=−2,25×10−2J, soit 6,252,25=36% de E1. Entre 2 et 3 : ΔEm=−1,44×10−2J, soit 4,001,44=36% de E2. Ces valeurs correspondent au travail résistant des forces de frottement. Le pourcentage perdu par période est constant : xnxn+1=0,80 donc EnEn+1=0,802=0,64.
4)E1E4=6,25×10−21,64×10−2=0,262=0,643. Il reste environ 26% de l'énergie initiale (74% ont été dissipés).
5) On cherche n tel que 0,64n<0,10. On a 0,645=0,107 (encore supérieur à 10%) et 0,646=0,069 : il faut n=6 pseudo-périodes (avec le logarithme : n>ln0,64ln0,10=5,16). La durée correspondante est 6T=6×0,63=3,8s.
Exercice 9 : Bilan énergétique d'un chariot sur un ressort
Type Bac
Un chariot de masse m=0,400kg glisse sans frottement sur un rail horizontal. Il est attaché à un ressort horizontal de raideur k=40N.m−1 dont l'autre extrémité est fixe. L'origine O de l'axe Ox est la position de G à l'équilibre. À t=0, on lâche le chariot sans vitesse depuis x0=6,0cm. On choisit Ep=0 pour x=0.
Écris l'expression de l'énergie mécanique Em en fonction de x et de la vitesse v. Justifie qu'elle est constante.
En dérivant Em par rapport au temps, retrouve l'équation différentielle du mouvement. Donne la période propre T0.
Calcule Em et la vitesse maximale du chariot.
L'abscisse est x(t)=0,060cos(10t) (en m). Établis les expressions de Ep(t) et de Ec(t).
Donne la période des fonctions Ec(t) et Ep(t). Quelle est la valeur moyenne de Ec ?
Calcule la vitesse du chariot quand x=3,0cm.
À quel instant a-t-on Ec=Ep pour la première fois ?
Voir le corrigé
1)Em=Ec+Epe=21mv2+21kx2. Le poids et la réaction du rail sont verticales, donc perpendiculaires au déplacement : leur travail est nul. La tension du ressort est une force conservative, et il n'y a pas de frottement. Donc Em se conserve.
2)dtdEm=mx˙x¨+kxx˙=x˙(mx¨+kx)=0 pour tout t, donc x¨+mkx=0. On identifie ω02=mk=0,40040=100rad2.s−2, soit ω0=10rad.s−1 et T0=ω02π=0,628s.
3) À t=0, v=0 : Em=21kx02=21×40×(0,060)2=7,2×10−2J. En x=0, Ec=Em : vmax=0,4002×7,2×10−2=0,60m.s−1 (contrôle : ω0Xm=10×0,060=0,60m.s−1).
4)Ep(t)=21kx2=0,072cos2(10t) (en J). v(t)=−0,60sin(10t), donc Ec(t)=21mv2=21×0,400×0,36sin2(10t)=0,072sin2(10t) (en J). La somme vaut 0,072J à chaque instant.
5)Ec(t)=0,036(1−cos(20t)) : sa pulsation est 20rad.s−1, donc sa période est 202π=0,314s=2T0. C'est la même pour Ep(t). La valeur moyenne de Ec est 0,036J=2Em.
6) En x=0,030m : Ep=21×40×0,0302=1,8×10−2J, donc Ec=7,2×10−2−1,8×10−2=5,4×10−2J et v=0,4002×5,4×10−2=0,52m.s−1. (Avec v2=ω02(Xm2−x2)=100×2,7×10−3=0,27.)
7)Ec=Ep équivaut à tan2(10t)=1. Première solution : 10t=4π, donc t=40π=7,9×10−2s (soit 8T0).
Exercice 10 : Un pendule pesant avec frottements à l'axe
Type Bac
Un pendule pesant est une tige homogène de longueur L=0,60m et de masse m=0,30kg, mobile autour d'un axe horizontal Δ passant par son extrémité O. Son moment d'inertie par rapport à Δ est JΔ=31mL2. On donne g=9,8m.s−2. L'énergie potentielle de pesanteur est nulle quand la tige est verticale (position d'équilibre stable). On repère la tige par l'angle θ avec la verticale.
Calcule JΔ, la distance d=OG et le produit mgd.
Montre que l'énergie potentielle de pesanteur s'écrit Epp=mgd(1−cosθ). Pour de faibles angles, donne son expression approchée.
Pour de faibles angles, écris l'énergie mécanique sans frottement. En la dérivant par rapport au temps, retrouve l'équation différentielle et calcule la période propre T0.
On lâche la tige sans vitesse depuis θ0=0,20rad. Calcule l'énergie mécanique, la vitesse angulaire maximale et la vitesse linéaire maximale de l'extrémité libre.
Compare la valeur approchée de Epp pour θ0 à la valeur exacte. Conclus.
En réalité, à cause des frottements à l'axe, l'amplitude n'est plus que de 0,10rad après 10 oscillations. Calcule l'énergie dissipée et le pourcentage de perte.
Voir le corrigé
1)JΔ=31×0,30×(0,60)2=3,6×10−2kg.m2, d=2L=0,30m et mgd=0,30×9,8×0,30=0,882N.m.
2) Quand la tige est écartée de θ, l'altitude de G par rapport à sa position la plus basse est h=d−dcosθ=d(1−cosθ). Avec la référence choisie, Epp=mgh=mgd(1−cosθ). Pour de faibles angles, cosθ≈1−2θ2, donc Epp≈21mgdθ2.
3)Em=21JΔθ˙2+21mgdθ2. La réaction de l'axe ne travaille pas et le poids est conservatif : dtdEm=JΔθ˙θ¨+mgdθθ˙=θ˙(JΔθ¨+mgdθ)=0, donc θ¨+JΔmgdθ=0. On a ω02=3,6×10−20,882=24,5rad2.s−2, soit ω0=4,95rad.s−1 et T0=ω02π=1,27s.
4)Em=21mgdθ02=21×0,882×0,202=1,76×10−2J. Vitesse angulaire maximale (en θ=0) : ωmax=ω0θ0=4,95×0,20=0,99rad.s−1 (même résultat avec 21JΔωmax2=Em). L'extrémité libre est à L=0,60m de l'axe : vmax=Lωmax=0,60×0,99=0,59m.s−1.
5) Valeur exacte : mgd(1−cos0,20)=0,882×0,01993=1,758×10−2J. Valeur approchée : 1,764×10−2J. L'écart relatif est d'environ 0,3% : l'approximation des petits angles est tout à fait justifiée pour 0,20rad (environ 11,5∘).
6) L'énergie est proportionnelle au carré de l'amplitude : au départ Em=1,76×10−2J et, après 10 oscillations, Em′=21×0,882×0,102=4,41×10−3J. L'énergie dissipée est ∣ΔEm∣=1,76×10−2−4,41×10−3=1,32×10−2J, soit 75% de l'énergie initiale (l'amplitude a été divisée par 2, donc l'énergie par 4). Cette énergie correspond au travail résistant des frottements (ΔEm=W(f)<0).
Utiliser la longueur du ressort au lieu de l'allongement dans 21kx2 : x est la différence entre la longueur du ressort et sa longueur à vide, pas sa longueur.
Penser que l'énergie mécanique se conserve toujours : avec des frottements, Em diminue (ΔEm=W(f)<0). Elle n'est constante que si les forces non conservatives ne travaillent pas.
Dire que Ec et Ep oscillent avec la période T0 : leur période est 2T0. L'énergie mécanique est constante, sans oscillation.
Placer la vitesse maximale aux extrémités : la vitesse est maximale au passage par la position d'équilibre (là où Ep est minimale) et nulle aux extrémités.
Oublier l'énergie potentielle de pesanteur pour un pendule vertical : Epe seule vaut 21k(Δℓ0+z)2 ; c'est la somme Epe+Epp qui se réduit à 21kz2 à une constante près.
Se tromper de signe pour le travail du poids : avec z vers le haut, W=mg(zA−zB) est positif en descente et négatif en montée.
Utiliser Epp=21mgdθ2 pour toute amplitude : c'est une approximation de mgd(1−cosθ), valable seulement pour de faibles angles (θ en radians).
Confondre l'énergie dissipée et l'énergie restante : la fraction perdue est 1−EinitialEfinal, et le rapport des énergies est le carré du rapport des amplitudes.
À retenir
Ec=21mv2 (translation) ou 21JΔω2 (rotation) ; Epe=21kx2 ; Ept=21Cθ2 ; Epp=mgz+cste (avec z vers le haut).
L'énergie potentielle est définie à une constante près : on choisit une référence, seule sa variation compte (ΔEp=−W des forces conservatives).
Em=Ec+Ep ; ΔEm=∑W(forces non conservatives). Sans frottement, Em est constante.
Pendule élastique : Em=21mv2+21kx2=21kXm2 ; v2=ω02(Xm2−x2) ; vmax=ω0Xm en x=0.