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    2e Bac Sciences physiques (PC)

    Transformations lentes et transformations rapides

    Cours 2e Bac PC : oxydoréduction, transformations lentes et rapides, facteurs cinétiques (température, concentration), 9 exercices corrigés et QCM.

    Prérequis : Oxydoréduction (Tronc commun), quantité de matière et concentration, équation d'une réaction

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    En bref

    Niveau
    2e Bac Sciences physiques (PC)
    Matière
    Physique-Chimie
    Contenu
    cours, méthodes, 9 exercices corrigés, QCM de 7 questions
    Durée
    45 min
    Prérequis
    Oxydoréduction (Tronc commun), quantité de matière et concentration, équation d'une réaction
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    Licence
    contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.

    L'essentiel

    1. Rappels : les réactions d'oxydoréduction

    Définition

    Un oxydant est une espèce chimique capable de capter un ou plusieurs électrons. Un réducteur est une espèce capable de céder un ou plusieurs électrons. Un oxydant Ox\text{Ox} et un réducteur Red\text{Red} qui se correspondent forment un couple noté Ox/Red\text{Ox}/\text{Red}, et la demi-équation associée s'écrit : Ox+n e−=Red\text{Ox} + n\,e^- = \text{Red}

    Une réaction d'oxydoréduction est un transfert d'électrons : l'oxydant d'un couple réagit avec le réducteur d'un autre couple. Dans l'équation de la réaction, il n'y a aucun électron : on multiplie les deux demi-équations pour que les électrons cédés soient égaux aux électrons captés, puis on les additionne.

    Dans ce cours, on écrit l'ion hydronium H3O+\text{H}_3\text{O}^+ (écrire H+\text{H}^+ donne les mêmes résultats). Voici les couples que tu rencontreras dans ce chapitre et dans le suivant.

    Couple Ox/RedDemi-équation (sens Ox + n e⁻ = Red)
    Zn2+/Zn\text{Zn}^{2+}/\text{Zn}Zn2++2e−=Zn\text{Zn}^{2+} + 2e^- = \text{Zn}
    Fe3+/Fe2+\text{Fe}^{3+}/\text{Fe}^{2+}Fe3++e−=Fe2+\text{Fe}^{3+} + e^- = \text{Fe}^{2+}
    I2/I−\text{I}_2/\text{I}^-I2+2e−=2I−\text{I}_2 + 2e^- = 2\text{I}^-
    S2O82−/SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-}/\text{SO}_4^{2-}S2O82−+2e−=2SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2e^- = 2\text{SO}_4^{2-}
    MnO4−/Mn2+\text{MnO}_4^-/\text{Mn}^{2+}MnO4−+8H3O++5e−=Mn2++12H2O\text{MnO}_4^- + 8\text{H}_3\text{O}^+ + 5e^- = \text{Mn}^{2+} + 12\text{H}_2\text{O}
    CO2/H2C2O4\text{CO}_2/\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_42CO2+2H3O++2e−=H2C2O4+2H2O2\text{CO}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = \text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4 + 2\text{H}_2\text{O}
    H2O2/H2O\text{H}_2\text{O}_2/\text{H}_2\text{O}H2O2+2H3O++2e−=4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = 4\text{H}_2\text{O}
    H3O+/H2\text{H}_3\text{O}^+/\text{H}_22H3O++2e−=H2+2H2O2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = \text{H}_2 + 2\text{H}_2\text{O}

    2. Transformations rapides, lentes et très lentes

    Deux systèmes chimiques qui évoluent vers le même état final ne le font pas forcément à la même allure. L'étude de la durée d'une transformation s'appelle la cinétique chimique.

    Définition

    Une transformation est rapide quand elle semble terminée dès que les réactifs sont mélangés : on ne peut pas suivre son évolution à l'œil nu ni avec un chronomètre. Elle est lente quand son évolution dure de quelques secondes à plusieurs minutes, voire plusieurs heures ou quelques jours : on peut alors la suivre à l'œil ou avec un appareil. Elle est très lente quand aucune évolution n'est perceptible avant des semaines, des mois ou des années (voire pas du tout à notre échelle).

    Voici quelques exemples classiques.

    TransformationObservationType
    Ions Ag+\text{Ag}^+ + ions Cl−\text{Cl}^- (précipité de chlorure d'argent)précipité blanc immédiatrapide
    Ions MnO4−\text{MnO}_4^- + ions Fe2+\text{Fe}^{2+} en milieu acidela couleur violette disparaît à chaque goutterapide
    Ions S2O82−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + ions I−\text{I}^-la teinte jaune du diiode apparaît en quelques minuteslente
    Ions MnO4−\text{MnO}_4^- + acide oxalique H2C2O4\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4 à température ambiantedécoloration progressive en quelques minuteslente
    Corrosion d'un clou en fer à l'air humiderouille visible après des semainestrès lente

    Remarque

    Une transformation rapide ou lente n'est pas forcément « totale » : la durée (la cinétique) et l'état final (l'état d'équilibre, étudié plus loin dans le programme) sont deux questions différentes.

    Attention

    Un mélange de dihydrogène et de dioxygène, à température ambiante et sans étincelle, ne montre aucune évolution : on dit que le système est cinétiquement inerte. Cela ne veut pas dire que la réaction est impossible : une étincelle la déclenche de façon explosive. « Pas d'évolution visible » ne signifie pas « pas de réaction possible ».

    3. Mettre en évidence expérimentalement une transformation lente

    Pour suivre une transformation lente, on repère une propriété du mélange qui change au cours du temps.

    • Couleur : le diiode I2\text{I}_2 est jaune à brun selon sa concentration ; les ions permanganate MnO4−\text{MnO}_4^- sont violets alors que les ions Mn2+\text{Mn}^{2+} sont presque incolores.
    • Dégagement gazeux : des bulles de dihydrogène apparaissent quand du zinc réagit avec de l'acide chlorhydrique.
    • Précipité : apparition d'un trouble ou d'un dépôt.
    • Grandeurs mesurables : pression, volume de gaz, conductivité, absorbance (voir le chapitre suivant sur le suivi temporel).

    Exemple : dans un bécher, on mélange une solution d'iodure de potassium et une solution de peroxodisulfate d'ammonium. La solution est d'abord incolore, puis jaune pâle au bout de quelques dizaines de secondes, puis brune. L'équation est S2O82−+2I−⟶2SO42−+I2\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2\text{I}^- \longrightarrow 2\text{SO}_4^{2-} + \text{I}_2. Comme la teinte évolue pendant plusieurs minutes, la transformation est lente.

    4. Les facteurs cinétiques

    Définition

    Un facteur cinétique est une grandeur qui modifie la vitesse d'évolution d'un système chimique. Dans ce chapitre, on étudie la concentration initiale des réactifs et la température.

    La concentration. Plus les concentrations des réactifs sont grandes, plus la transformation est rapide. À l'échelle microscopique, il y a plus d'entités par unité de volume : elles se rencontrent plus souvent, donc le nombre de chocs efficaces par seconde augmente.

    La température. Plus la température du mélange est élevée, plus la transformation est rapide. Les entités se déplacent plus vite : les chocs sont plus fréquents et plus souvent efficaces.

    Propriété

    Une élévation de température ou de concentration d'un réactif raccourcit la durée de la transformation ; une diminution l'allonge. Pour une transformation totale, la température ne change que la durée de l'évolution : l'avancement maximal xmaxx_{max} reste fixé par les quantités de matière initiales (réactif limitant).

    Remarque

    La catalyse (une espèce qui accélère la transformation sans être consommée) et l'état de division d'un solide sont d'autres moyens d'agir sur la durée. Ils ne sont pas détaillés ici, ce chapitre se limitant à la concentration et à la température ; la catalyse est reprise dans le chapitre sur le contrôle de l'évolution d'un système chimique.

    5. Comparer des expériences

    Pour montrer l'influence d'un facteur, on compare deux expériences où un seul facteur change et où tout le reste est identique : mêmes espèces, même volume total, et mêmes valeurs des autres facteurs (la température et les concentrations qui ne sont pas étudiées). Si deux facteurs changent à la fois, on ne peut pas conclure.

    6. Applications

    • Accélérer : chauffer un mélange, utiliser des solutions plus concentrées, cuire dans une cocotte-minute (température d'ébullition plus élevée donc cuisson plus rapide).
    • Ralentir : conserver les aliments au réfrigérateur ou au congélateur (les transformations de dégradation deviennent beaucoup plus lentes).
    • La trempe : pour étudier un mélange à une date précise, on prélève un échantillon, on le verse dans de l'eau glacée. Le refroidissement brusque et la dilution abaissent la température et les concentrations : la transformation est ralentie au point d'être considérée comme arrêtée, le temps de l'analyser.

    Méthodes

    Méthode 1 : Écrire l'équation d'une réaction d'oxydoréduction

    1. Repère les deux couples Ox1/Red1\text{Ox}_1/\text{Red}_1 et Ox2/Red2\text{Ox}_2/\text{Red}_2 ; l'oxydant Ox1\text{Ox}_1 réagit avec le réducteur Red2\text{Red}_2.
    2. Écris la demi-équation de Ox1\text{Ox}_1 dans le sens de la réduction, et celle de Red2\text{Red}_2 dans le sens de l'oxydation.
    3. Multiplie chaque demi-équation pour égaler le nombre d'électrons.
    4. Additionne, simplifie, puis vérifie la conservation des atomes et de la charge.

    Exemple : permanganate et ions fer II en milieu acide.

    • MnO4−+8H3O++5e−=Mn2++12H2O\text{MnO}_4^- + 8\text{H}_3\text{O}^+ + 5e^- = \text{Mn}^{2+} + 12\text{H}_2\text{O}
    • Fe2+=Fe3++e−\text{Fe}^{2+} = \text{Fe}^{3+} + e^- (multipliée par 5)

    En additionnant : MnO4−+5Fe2++8H3O+⟶Mn2++5Fe3++12H2O\text{MnO}_4^- + 5\text{Fe}^{2+} + 8\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{Mn}^{2+} + 5\text{Fe}^{3+} + 12\text{H}_2\text{O}. Vérification : charge à gauche −1+10+8=+17-1 + 10 + 8 = +17, à droite +2+15=+17+2 + 15 = +17.

    Méthode 2 : Décider si une transformation est lente ou rapide

    1. Regarde si l'on peut suivre l'évolution (couleur, bulles, mesure) pendant le temps d'observation.
    2. Si le système paraît terminé dès le mélange : rapide. Si l'évolution dure de quelques secondes à plusieurs minutes ou heures : lente.
    3. Si rien n'est visible au bout d'un temps très long, parle de système cinétiquement inerte sans conclure que la réaction est impossible.

    Exemple : la décoloration d'une solution de permanganate acidifié par l'acide oxalique prend plusieurs minutes à 20 °C avec les concentrations usuelles de travaux pratiques : elle est lente.

    Méthode 3 : Calculer les concentrations initiales dans un mélange

    1. Calcule la quantité de matière de chaque réactif : n=c×Vpreˊleveˊn = c \times V_{\text{prélevé}}.
    2. Divise par le volume total du mélange : cmeˊlange=c×VpreˊleveˊVtotalc_{\text{mélange}} = \dfrac{c \times V_{\text{prélevé}}}{V_{\text{total}}}.
    3. N'oublie pas de compter l'eau ajoutée dans le volume total.

    Exemple : on mélange 15,0 mL15{,}0\,\text{mL} de KI à 0,20 mol.L−10{,}20\,\text{mol.L}^{-1}, 5,0 mL5{,}0\,\text{mL} de peroxodisulfate à 0,040 mol.L−10{,}040\,\text{mol.L}^{-1} et 30,0 mL30{,}0\,\text{mL} d'eau (Vtotal=50,0 mLV_{total} = 50{,}0\,\text{mL}). Alors [I−]=0,20×15,050,0=0,060 mol.L−1[\text{I}^-] = \dfrac{0{,}20 \times 15{,}0}{50{,}0} = 0{,}060\,\text{mol.L}^{-1} et [S2O82−]=0,040×5,050,0=4,0×10−3 mol.L−1[\text{S}_2\text{O}_8^{2-}] = \dfrac{0{,}040 \times 5{,}0}{50{,}0} = 4{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}.

    Méthode 4 : Identifier un facteur cinétique à partir d'un tableau d'expériences

    1. Dresse le tableau des conditions : température, concentrations, volumes.
    2. Repère les deux expériences qui ne diffèrent que par un seul paramètre.
    3. Compare les durées : l'expérience la plus rapide a la durée la plus courte.
    4. Conclus en une phrase : « quand la concentration (ou la température) augmente, la transformation est plus rapide ».

    Exemple : l'expérience 1 (20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}, [I−]=0,10 mol.L−1[\text{I}^-] = 0{,}10\,\text{mol.L}^{-1}) dure 120 s120\,\text{s} et l'expérience 2 (20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}, [I−]=0,20 mol.L−1[\text{I}^-] = 0{,}20\,\text{mol.L}^{-1}) dure 60 s60\,\text{s}. Seule la concentration change : la concentration en I−\text{I}^- est un facteur cinétique, et plus elle est grande, plus la transformation est rapide.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Couples et demi-équations

    Facile
    1. Écris la demi-équation de chacun des couples suivants dans le sens de la réduction : Zn2+/Zn\text{Zn}^{2+}/\text{Zn} ; I2/I−\text{I}_2/\text{I}^- ; S2O82−/SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-}/\text{SO}_4^{2-} ; MnO4−/Mn2+\text{MnO}_4^-/\text{Mn}^{2+} (milieu acide) ; H2O2/H2O\text{H}_2\text{O}_2/\text{H}_2\text{O} (milieu acide).
    2. Dans la réaction Zn+Cu2+⟶Zn2++Cu\text{Zn} + \text{Cu}^{2+} \longrightarrow \text{Zn}^{2+} + \text{Cu}, indique les deux couples, l'oxydant, le réducteur et le nombre d'électrons échangés par atome de zinc.
    Voir le corrigé

    1) On écrit Ox+n e−=Red\text{Ox} + n\,e^- = \text{Red} en équilibrant les atomes d'oxygène avec H2O\text{H}_2\text{O}, puis les atomes d'hydrogène avec H3O+\text{H}_3\text{O}^+, puis la charge avec les électrons.

    • Zn2++2e−=Zn\text{Zn}^{2+} + 2e^- = \text{Zn}
    • I2+2e−=2I−\text{I}_2 + 2e^- = 2\text{I}^-
    • S2O82−+2e−=2SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2e^- = 2\text{SO}_4^{2-}
    • MnO4−+8H3O++5e−=Mn2++12H2O\text{MnO}_4^- + 8\text{H}_3\text{O}^+ + 5e^- = \text{Mn}^{2+} + 12\text{H}_2\text{O} (charge à gauche : −1+8−5=+2-1 + 8 - 5 = +2, à droite : +2+2)
    • H2O2+2H3O++2e−=4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = 4\text{H}_2\text{O} (charge à gauche : +2−2=0+2 - 2 = 0)

    2) Les couples sont Zn2+/Zn\text{Zn}^{2+}/\text{Zn} et Cu2+/Cu\text{Cu}^{2+}/\text{Cu}. Le zinc Zn\text{Zn} devient Zn2+\text{Zn}^{2+} : il cède des électrons, c'est le réducteur (Zn=Zn2++2e−\text{Zn} = \text{Zn}^{2+} + 2e^-). L'ion Cu2+\text{Cu}^{2+} devient Cu\text{Cu} : il capte des électrons, c'est l'oxydant (Cu2++2e−=Cu\text{Cu}^{2+} + 2e^- = \text{Cu}). Chaque atome de zinc échange 2 électrons.

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    Exercice 2 : Équations de réactions

    Facile

    Écris l'équation de la réaction entre :

    1. les ions permanganate MnO4−\text{MnO}_4^- et les ions fer II Fe2+\text{Fe}^{2+} en milieu acide (couples MnO4−/Mn2+\text{MnO}_4^-/\text{Mn}^{2+} et Fe3+/Fe2+\text{Fe}^{3+}/\text{Fe}^{2+}) ;
    2. les ions peroxodisulfate S2O82−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} et les ions iodure I−\text{I}^- (couples S2O82−/SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-}/\text{SO}_4^{2-} et I2/I−\text{I}_2/\text{I}^-) ;
    3. l'eau oxygénée H2O2\text{H}_2\text{O}_2 et les ions iodure I−\text{I}^- en milieu acide (couples H2O2/H2O\text{H}_2\text{O}_2/\text{H}_2\text{O} et I2/I−\text{I}_2/\text{I}^-).
    Voir le corrigé

    1) Réduction : MnO4−+8H3O++5e−=Mn2++12H2O\text{MnO}_4^- + 8\text{H}_3\text{O}^+ + 5e^- = \text{Mn}^{2+} + 12\text{H}_2\text{O}. Oxydation (fois 5) : 5Fe2+=5Fe3++5e−5\text{Fe}^{2+} = 5\text{Fe}^{3+} + 5e^-. Somme : MnO4−+5Fe2++8H3O+⟶Mn2++5Fe3++12H2O\text{MnO}_4^- + 5\text{Fe}^{2+} + 8\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{Mn}^{2+} + 5\text{Fe}^{3+} + 12\text{H}_2\text{O}. Charges : −1+10+8=17-1 + 10 + 8 = 17 et 2+15=172 + 15 = 17.

    2) Réduction : S2O82−+2e−=2SO42−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2e^- = 2\text{SO}_4^{2-}. Oxydation : 2I−=I2+2e−2\text{I}^- = \text{I}_2 + 2e^-. Les électrons sont déjà égaux : S2O82−+2I−⟶2SO42−+I2\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2\text{I}^- \longrightarrow 2\text{SO}_4^{2-} + \text{I}_2. Charges : −2−2=−4-2 - 2 = -4 et 2×(−2)=−42 \times (-2) = -4.

    3) Réduction : H2O2+2H3O++2e−=4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = 4\text{H}_2\text{O}. Oxydation : 2I−=I2+2e−2\text{I}^- = \text{I}_2 + 2e^-. Somme : H2O2+2I−+2H3O+⟶I2+4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{I}^- + 2\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{I}_2 + 4\text{H}_2\text{O}. Atomes d'hydrogène : 2+6=82 + 6 = 8 à gauche et 88 à droite ; atomes d'oxygène : 2+2=42 + 2 = 4 à gauche et 44 à droite ; la charge totale est nulle de chaque côté.

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    Exercice 3 : Lente ou rapide ?

    Facile

    On observe les transformations suivantes.

    • (a) Ajout de quelques gouttes de nitrate d'argent à une solution de chlorure de sodium : un précipité blanc apparaît immédiatement.
    • (b) Mélange d'une solution de permanganate de potassium acidifiée et d'une solution de sulfate de fer II : la couleur violette disparaît instantanément à chaque goutte.
    • (c) Mélange d'iodure de potassium et de peroxodisulfate d'ammonium : la solution devient jaune au bout d'environ une minute, puis brune.
    • (d) Un clou de fer laissé à l'air humide : des taches de rouille apparaissent après plusieurs semaines.
    • (e) Un mélange de dihydrogène et de dioxygène à température ambiante, sans étincelle, n'évolue pas de façon visible pendant des mois.
    1. Classe chaque transformation : rapide, lente ou très lente.
    2. La transformation (e) est-elle impossible ? Justifie.
    3. Pourquoi une réaction utilisée pour un dosage doit-elle être rapide ?
    Voir le corrigé

    1) (a) rapide : le précipité se forme dès le mélange. (b) rapide : l'effet est immédiat. (c) lente : l'évolution dure une à plusieurs minutes et peut être suivie à l'œil. (d) très lente : il faut des semaines. (e) très lente à l'échelle observée : le système est cinétiquement inerte.

    2) Non. L'absence d'évolution visible indique seulement que la transformation est extrêmement lente dans ces conditions. Une étincelle ou un catalyseur déclenche la réaction, qui devient alors très rapide : elle est donc possible.

    3) Au cours d'un dosage, on ajoute le réactif titrant goutte à goutte et on repère l'équivalence par un changement brusque. Si la réaction était lente, le réactif ajouté n'aurait pas le temps de réagir avant l'ajout suivant et l'équivalence serait mal repérée (on la dépasserait).

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    Exercice 4 : Concentrations après mélange

    Moyen

    On mélange V1=20,0 mLV_1 = 20{,}0\,\text{mL} d'une solution d'iodure de potassium (K++I−\text{K}^+ + \text{I}^-) de concentration c1=0,50 mol.L−1c_1 = 0{,}50\,\text{mol.L}^{-1} et V2=10,0 mLV_2 = 10{,}0\,\text{mL} d'une solution de peroxodisulfate de potassium (2K++S2O82−2\text{K}^+ + \text{S}_2\text{O}_8^{2-}) de concentration c2=0,10 mol.L−1c_2 = 0{,}10\,\text{mol.L}^{-1}. L'équation de la réaction est S2O82−+2I−⟶2SO42−+I2\text{S}_2\text{O}_8^{2-} + 2\text{I}^- \longrightarrow 2\text{SO}_4^{2-} + \text{I}_2.

    1. Calcule les concentrations initiales [I−]0[\text{I}^-]_0 et [S2O82−]0[\text{S}_2\text{O}_8^{2-}]_0 dans le mélange.
    2. Calcule les quantités de matière initiales de chaque réactif et détermine le réactif limitant.
    3. En déduire la quantité maximale de diiode formé et sa concentration maximale dans le mélange.
    Voir le corrigé

    1) Le volume total est V=20,0+10,0=30,0 mLV = 20{,}0 + 10{,}0 = 30{,}0\,\text{mL}. Donc [I−]0=0,50×20,030,0=0,33 mol.L−1[\text{I}^-]_0 = \dfrac{0{,}50 \times 20{,}0}{30{,}0} = 0{,}33\,\text{mol.L}^{-1} et [S2O82−]0=0,10×10,030,0=0,033 mol.L−1[\text{S}_2\text{O}_8^{2-}]_0 = \dfrac{0{,}10 \times 10{,}0}{30{,}0} = 0{,}033\,\text{mol.L}^{-1}.

    2) n(I−)=0,50×20,0×10−3=1,0×10−2 moln(\text{I}^-) = 0{,}50 \times 20{,}0 \times 10^{-3} = 1{,}0 \times 10^{-2}\,\text{mol} et n(S2O82−)=0,10×10,0×10−3=1,0×10−3 moln(\text{S}_2\text{O}_8^{2-}) = 0{,}10 \times 10{,}0 \times 10^{-3} = 1{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol}. D'après l'équation, 11 mol de S2O82−\text{S}_2\text{O}_8^{2-} consomme 22 mol de I−\text{I}^-. Pour consommer tout le peroxodisulfate, il faut 2,0×10−3 mol2{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol} d'iodure, ce qui est inférieur à 1,0×10−2 mol1{,}0 \times 10^{-2}\,\text{mol} : l'iodure est en excès et le peroxodisulfate est le réactif limitant.

    3) n(I2)max=n(S2O82−)=1,0×10−3 moln(\text{I}_2)_{max} = n(\text{S}_2\text{O}_8^{2-}) = 1{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol}, soit [I2]max=1,0×10−330,0×10−3=0,033 mol.L−1[\text{I}_2]_{max} = \dfrac{1{,}0 \times 10^{-3}}{30{,}0 \times 10^{-3}} = 0{,}033\,\text{mol.L}^{-1}.

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    Exercice 5 : Influence de la température

    Moyen

    Un élève place 1,00 g1{,}00\,\text{g} de zinc en grenaille (toujours le même lot) dans 50,0 mL50{,}0\,\text{mL} d'acide chlorhydrique à 1,0 mol.L−11{,}0\,\text{mol.L}^{-1}, et mesure la durée Δt\Delta t nécessaire pour recueillir 20 mL20\,\text{mL} de dihydrogène par déplacement d'eau. Il refait l'expérience trois fois en ne changeant que la température de l'acide.

    Expérience123
    Température θ\theta (°C)153555
    Durée Δt\Delta t (s)31010538

    Données : M(Zn)=65,4 g.mol−1M(\text{Zn}) = 65{,}4\,\text{g.mol}^{-1} ; volume molaire des gaz dans les conditions de l'expérience Vm=24 L.mol−1V_m = 24\,\text{L.mol}^{-1}.

    1. Écris l'équation de la réaction (couples Zn2+/Zn\text{Zn}^{2+}/\text{Zn} et H3O+/H2\text{H}_3\text{O}^+/\text{H}_2).
    2. Quel facteur cinétique est étudié ? Quelles grandeurs faut-il garder identiques ?
    3. Classe les expériences de la plus rapide à la plus lente et conclus.
    4. Calcule le débit moyen de dihydrogène 20Δt\dfrac{20}{\Delta t} en mL.s−1\text{mL.s}^{-1} pour chaque expérience.
    5. Calcule la quantité de dihydrogène recueilli et montre que le zinc est largement en excès au moment où l'on arrête la mesure.
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    1) Zn+2H3O+⟶Zn2++H2+2H2O\text{Zn} + 2\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{Zn}^{2+} + \text{H}_2 + 2\text{H}_2\text{O}.

    2) Le facteur étudié est la température. Il faut garder identiques la masse et l'état du zinc, le volume et la concentration de l'acide, et le volume de gaz recueilli (20 mL20\,\text{mL}) : un seul paramètre change.

    3) Plus la durée est courte, plus la transformation est rapide : l'expérience 3 (55 ∘C55\,^{\circ}\text{C}) est la plus rapide, puis la 2, puis la 1. Conclusion : quand la température augmente, la transformation est plus rapide.

    4) Expérience 1 : 20310=0,065 mL.s−1\dfrac{20}{310} = 0{,}065\,\text{mL.s}^{-1}. Expérience 2 : 20105=0,19 mL.s−1\dfrac{20}{105} = 0{,}19\,\text{mL.s}^{-1}. Expérience 3 : 2038=0,53 mL.s−1\dfrac{20}{38} = 0{,}53\,\text{mL.s}^{-1}. Le débit croît avec la température.

    5) n(H2)=VVm=20×10−324=8,3×10−4 moln(\text{H}_2) = \dfrac{V}{V_m} = \dfrac{20 \times 10^{-3}}{24} = 8{,}3 \times 10^{-4}\,\text{mol}. Le zinc initial vaut n0(Zn)=1,0065,4=1,53×10−2 moln_0(\text{Zn}) = \dfrac{1{,}00}{65{,}4} = 1{,}53 \times 10^{-2}\,\text{mol}. Comme n(Zn consommeˊ)=n(H2)=8,3×10−4 moln(\text{Zn consommé}) = n(\text{H}_2) = 8{,}3 \times 10^{-4}\,\text{mol}, il reste environ 95 %95\,\% du zinc. Les trois expériences sont arrêtées au même avancement (même volume de gaz), donc leurs durées sont bien comparables.

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    Exercice 6 : Influence de la concentration

    Moyen

    On prépare trois mélanges de volume total 50,0 mL50{,}0\,\text{mL} à 20 ∘C20\,^{\circ}\text{C} avec une solution d'iodure de potassium à 0,20 mol.L−10{,}20\,\text{mol.L}^{-1}, une solution de peroxodisulfate d'ammonium à 0,040 mol.L−10{,}040\,\text{mol.L}^{-1} et de l'eau distillée. On note la durée Δt\Delta t au bout de laquelle la teinte jaune atteint la même intensité (comparaison avec un tube témoin).

    MélangeKI à 0,20 mol.L−10{,}20\,\text{mol.L}^{-1} (mL)Peroxodisulfate (mL)Eau (mL)Δt\Delta t (s)
    A10,010,030,0160
    B20,010,020,082
    C40,010,0041
    1. Calcule, pour chaque mélange, [I−][\text{I}^-] et [S2O82−][\text{S}_2\text{O}_8^{2-}] initiales.
    2. Quel paramètre varie d'un mélange à l'autre ? Pourquoi ajoute-t-on de l'eau ?
    3. Conclus sur l'influence de la concentration.
    4. Compare les durées de B et de A : par quel facteur Δt\Delta t est-il divisé quand [I−][\text{I}^-] est multiplié par 22 ?
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    1) Pour tous les mélanges : [S2O82−]=0,040×10,050,0=8,0×10−3 mol.L−1[\text{S}_2\text{O}_8^{2-}] = \dfrac{0{,}040 \times 10{,}0}{50{,}0} = 8{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}. Pour l'iodure : A : 0,20×10,050,0=0,040 mol.L−1\dfrac{0{,}20 \times 10{,}0}{50{,}0} = 0{,}040\,\text{mol.L}^{-1} ; B : 0,20×20,050,0=0,080 mol.L−1\dfrac{0{,}20 \times 20{,}0}{50{,}0} = 0{,}080\,\text{mol.L}^{-1} ; C : 0,20×40,050,0=0,16 mol.L−1\dfrac{0{,}20 \times 40{,}0}{50{,}0} = 0{,}16\,\text{mol.L}^{-1}.

    2) Seule la concentration en ions iodure varie. On complète avec de l'eau pour que le volume total (donc la concentration en peroxodisulfate) reste identique d'un mélange à l'autre : on ne change bien qu'un facteur à la fois.

    3) Plus [I−][\text{I}^-] est grande, plus Δt\Delta t est court : quand la concentration d'un réactif augmente, la transformation est plus rapide.

    4) 16082≈1,95\dfrac{160}{82} \approx 1{,}95, soit environ 22. Dans ces conditions, doubler [I−][\text{I}^-] divise la durée par environ 22 ; ce constat est propre à cette expérience et ne se généralise pas à toutes les transformations.

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    Exercice 7 : Concevoir une expérience comparative

    Difficile

    Au laboratoire, on dispose d'une solution d'iodure de potassium à 0,50 mol.L−10{,}50\,\text{mol.L}^{-1}, d'une solution de peroxodisulfate d'ammonium à 0,10 mol.L−10{,}10\,\text{mol.L}^{-1}, d'eau distillée, d'un thermostat et d'une verrerie jaugée. L'expérience de référence R est réalisée à 20 ∘C20\,^{\circ}\text{C} dans un volume total de 50,0 mL50{,}0\,\text{mL} avec [I−]0=0,050 mol.L−1[\text{I}^-]_0 = 0{,}050\,\text{mol.L}^{-1} et [S2O82−]0=5,0×10−3 mol.L−1[\text{S}_2\text{O}_8^{2-}]_0 = 5{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}.

    1. Calcule les volumes de chaque solution à prélever pour réaliser R.
    2. On veut étudier l'effet de la concentration en iodure seul : propose le mélange S (20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}, Vtotal=50,0 mLV_{total} = 50{,}0\,\text{mL}) avec [I−]0=0,20 mol.L−1[\text{I}^-]_0 = 0{,}20\,\text{mol.L}^{-1} et la même concentration en peroxodisulfate. Donne les volumes.
    3. On veut étudier l'effet de la température seule : décris le mélange T.
    4. Un élève réalise le mélange U à 40 ∘C40\,^{\circ}\text{C} avec [I−]0=0,20 mol.L−1[\text{I}^-]_0 = 0{,}20\,\text{mol.L}^{-1} et le compare à R. Que peut-il conclure ?
    5. Vérifie dans R que l'iodure est en excès et donne n(I2)maxn(\text{I}_2)_{max}.
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    1) V(KI)=0,050×50,00,50=5,0 mLV(\text{KI}) = \dfrac{0{,}050 \times 50{,}0}{0{,}50} = 5{,}0\,\text{mL} ; V(persulfate)=5,0×10−3×50,00,10=2,5 mLV(\text{persulfate}) = \dfrac{5{,}0 \times 10^{-3} \times 50{,}0}{0{,}10} = 2{,}5\,\text{mL} ; eau : 50,0−5,0−2,5=42,5 mL50{,}0 - 5{,}0 - 2{,}5 = 42{,}5\,\text{mL}.

    2) V(KI)=0,20×50,00,50=20,0 mLV(\text{KI}) = \dfrac{0{,}20 \times 50{,}0}{0{,}50} = 20{,}0\,\text{mL} ; persulfate : 2,5 mL2{,}5\,\text{mL} (inchangé) ; eau : 50,0−20,0−2,5=27,5 mL50{,}0 - 20{,}0 - 2{,}5 = 27{,}5\,\text{mL}. Seul [I−][\text{I}^-] change entre R et S.

    3) Le mélange T est identique à R (mêmes volumes : 5,05{,}0, 2,52{,}5 et 42,5 mL42{,}5\,\text{mL}), mais placé dans un bain thermostaté à une autre température (par exemple 40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}). On compare T et R.

    4) Dans U, deux facteurs ont changé (la température et la concentration) : si U est plus rapide, on ne peut pas dire lequel des deux facteurs en est responsable. L'élève peut seulement dire que, dans l'ensemble, la transformation a été accélérée. Il devrait comparer U à S (même concentration, température différente) ou à T.

    5) n(I−)=0,050×50,0×10−3=2,5×10−3 moln(\text{I}^-) = 0{,}050 \times 50{,}0 \times 10^{-3} = 2{,}5 \times 10^{-3}\,\text{mol} et n(S2O82−)=5,0×10−3×50,0×10−3=2,5×10−4 moln(\text{S}_2\text{O}_8^{2-}) = 5{,}0 \times 10^{-3} \times 50{,}0 \times 10^{-3} = 2{,}5 \times 10^{-4}\,\text{mol}. Il faut 2×2,5×10−4=5,0×10−4 mol2 \times 2{,}5 \times 10^{-4} = 5{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol} d'iodure pour tout consommer, ce qui est inférieur à 2,5×10−3 mol2{,}5 \times 10^{-3}\,\text{mol} : l'iodure est en excès, le peroxodisulfate est limitant et n(I2)max=2,5×10−4 moln(\text{I}_2)_{max} = 2{,}5 \times 10^{-4}\,\text{mol}.

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    Exercice 8 : Eau oxygénée et ions iodure

    Type Bac

    On étudie la réaction entre l'eau oxygénée H2O2\text{H}_2\text{O}_2 et les ions iodure I−\text{I}^- en milieu acide. Pour l'expérience A, on mélange dans un bécher 10,0 mL10{,}0\,\text{mL} de solution d'iodure de potassium à 0,50 mol.L−10{,}50\,\text{mol.L}^{-1}, 10,0 mL10{,}0\,\text{mL} de solution d'eau oxygénée à 0,040 mol.L−10{,}040\,\text{mol.L}^{-1}, 5,0 mL5{,}0\,\text{mL} d'acide chlorhydrique à 1,0 mol.L−11{,}0\,\text{mol.L}^{-1} et 25,0 mL25{,}0\,\text{mL} d'eau distillée, à 20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}. Le mélange, incolore au départ, devient jaune puis brun foncé en quelques minutes.

    Pour étudier l'influence de deux facteurs, on réalise deux autres expériences.

    ExpérienceTempératureKI : volume et concentrationAutres volumesDurée pour atteindre la même teinte brune
    A20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}10,0 mL10{,}0\,\text{mL} à 0,50 mol.L−10{,}50\,\text{mol.L}^{-1}référence6 min
    B20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}10,0 mL10{,}0\,\text{mL} à 1,0 mol.L−11{,}0\,\text{mol.L}^{-1}identiques à A3 min
    C40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}10,0 mL10{,}0\,\text{mL} à 0,50 mol.L−10{,}50\,\text{mol.L}^{-1}identiques à A1 min 30 s
    1. Écris les demi-équations des couples H2O2/H2O\text{H}_2\text{O}_2/\text{H}_2\text{O} et I2/I−\text{I}_2/\text{I}^-, puis l'équation de la réaction.
    2. Pourquoi la transformation est-elle qualifiée de lente ? Quel indice la met en évidence ?
    3. Calcule les concentrations initiales de H2O2\text{H}_2\text{O}_2, I−\text{I}^- et H3O+\text{H}_3\text{O}^+ dans l'expérience A. Détermine le réactif limitant et la concentration maximale en diiode.
    4. En comparant A et B, puis A et C, indique le facteur cinétique mis en évidence dans chaque cas et conclus.
    5. Pour analyser le mélange A à la date t=3 mint = 3\,\text{min}, on en prélève un échantillon que l'on verse dans de l'eau glacée. Quel est le nom de cette opération ? Explique pourquoi elle arrête (presque) la transformation.
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    1) Réduction : H2O2+2H3O++2e−=4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^- = 4\text{H}_2\text{O}. Oxydation : 2I−=I2+2e−2\text{I}^- = \text{I}_2 + 2e^-. Équation : H2O2+2I−+2H3O+⟶I2+4H2O\text{H}_2\text{O}_2 + 2\text{I}^- + 2\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{I}_2 + 4\text{H}_2\text{O}.

    2) La transformation dure plusieurs minutes et le mélange change progressivement de couleur : on peut suivre l'évolution à l'œil. L'indice est l'apparition graduelle de la teinte jaune puis brune du diiode I2\text{I}_2 : la transformation est lente.

    3) Volume total : 10,0+10,0+5,0+25,0=50,0 mL10{,}0 + 10{,}0 + 5{,}0 + 25{,}0 = 50{,}0\,\text{mL}. Alors [H2O2]0=0,040×10,050,0=8,0×10−3 mol.L−1[\text{H}_2\text{O}_2]_0 = \dfrac{0{,}040 \times 10{,}0}{50{,}0} = 8{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}, [I−]0=0,50×10,050,0=0,10 mol.L−1[\text{I}^-]_0 = \dfrac{0{,}50 \times 10{,}0}{50{,}0} = 0{,}10\,\text{mol.L}^{-1} et [H3O+]0=1,0×5,050,0=0,10 mol.L−1[\text{H}_3\text{O}^+]_0 = \dfrac{1{,}0 \times 5{,}0}{50{,}0} = 0{,}10\,\text{mol.L}^{-1}. Quantités : n(H2O2)=4,0×10−4 moln(\text{H}_2\text{O}_2) = 4{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol}, n(I−)=5,0×10−3 moln(\text{I}^-) = 5{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol}, n(H3O+)=5,0×10−3 moln(\text{H}_3\text{O}^+) = 5{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol}. D'après l'équation, il faut 22 mol de I−\text{I}^- et 22 mol de H3O+\text{H}_3\text{O}^+ pour 11 mol de H2O2\text{H}_2\text{O}_2 : les besoins sont 8,0×10−4 mol8{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol} de chacun, bien inférieurs aux quantités disponibles. Le réactif limitant est H2O2\text{H}_2\text{O}_2 et n(I2)max=4,0×10−4 moln(\text{I}_2)_{max} = 4{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol}, soit [I2]max=4,0×10−450,0×10−3=8,0×10−3 mol.L−1[\text{I}_2]_{max} = \dfrac{4{,}0 \times 10^{-4}}{50{,}0 \times 10^{-3}} = 8{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}.

    4) A et B diffèrent seulement par la concentration en iodure (doublée dans B, avec même volume total) et B est deux fois plus rapide : la concentration est un facteur cinétique. A et C ne diffèrent que par la température (2020 puis 40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}) et C est plus rapide : la température est un facteur cinétique. Conclusion : plus la concentration d'un réactif ou la température est élevée, plus la transformation est rapide.

    5) C'est une trempe. L'eau glacée abaisse brutalement la température, et la dilution diminue les concentrations des réactifs. Ces deux facteurs cinétiques ralentissent fortement la réaction : la composition de l'échantillon reste (presque) celle de la date t=3 mint = 3\,\text{min} pendant l'analyse.

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    Exercice 9 : Permanganate et acide oxalique

    Type Bac

    On étudie la réaction entre les ions permanganate MnO4−\text{MnO}_4^- (violets) et l'acide oxalique H2C2O4\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4, en milieu acide, qui donne des ions Mn2+\text{Mn}^{2+} (presque incolores) et du dioxyde de carbone. Pour chaque expérience, on mélange 10,0 mL10{,}0\,\text{mL} de solution de permanganate de potassium à 2,0×10−3 mol.L−12{,}0 \times 10^{-3}\,\text{mol.L}^{-1}, 10,0 mL10{,}0\,\text{mL} de solution d'acide oxalique et 5,0 mL5{,}0\,\text{mL} de solution d'acide sulfurique à 1,0 mol.L−11{,}0\,\text{mol.L}^{-1} (les ions H3O+\text{H}_3\text{O}^+ sont en large excès). On note la durée de décoloration complète.

    ExpérienceAcide oxaliqueTempératureDurée de décoloration
    10,050 mol.L−10{,}050\,\text{mol.L}^{-1}20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}250 s
    20,050 mol.L−10{,}050\,\text{mol.L}^{-1}40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}62 s
    30,025 mol.L−10{,}025\,\text{mol.L}^{-1}20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}480 s
    1. Écris les demi-équations des couples MnO4−/Mn2+\text{MnO}_4^-/\text{Mn}^{2+} et CO2/H2C2O4\text{CO}_2/\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4, puis l'équation de la réaction.
    2. Quelle observation montre que la transformation est lente ?
    3. Calcule les concentrations initiales de MnO4−\text{MnO}_4^- et de H2C2O4\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4 dans les expériences 1 et 3.
    4. Montre, pour l'expérience 1, que les ions permanganate sont le réactif limitant. Pourquoi la disparition de la couleur violette marque-t-elle la fin de la transformation ?
    5. Quel facteur cinétique met en évidence la comparaison des expériences 1 et 2 ? Et celle des expériences 1 et 3 ? Justifie le choix des couples d'expériences.
    6. Interprète à l'échelle microscopique l'effet observé entre 1 et 2.
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    1) Réduction (fois 2) : MnO4−+8H3O++5e−=Mn2++12H2O\text{MnO}_4^- + 8\text{H}_3\text{O}^+ + 5e^- = \text{Mn}^{2+} + 12\text{H}_2\text{O}. Oxydation (fois 5) : H2C2O4+2H2O=2CO2+2H3O++2e−\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4 + 2\text{H}_2\text{O} = 2\text{CO}_2 + 2\text{H}_3\text{O}^+ + 2e^-. En additionnant : 2MnO4−+5H2C2O4+6H3O+⟶2Mn2++10CO2+14H2O2\text{MnO}_4^- + 5\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4 + 6\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow 2\text{Mn}^{2+} + 10\text{CO}_2 + 14\text{H}_2\text{O} (on a simplifié : 16−10=616 - 10 = 6 ions H3O+\text{H}_3\text{O}^+ à gauche, et 24−10=1424 - 10 = 14 molécules H2O\text{H}_2\text{O} à droite). Vérification : charge −2+6=+4-2 + 6 = +4 à gauche, +4+4 à droite.

    2) La solution violette se décolore progressivement en plusieurs minutes (250 s à 20 ∘C20\,^{\circ}\text{C}) : l'évolution est lente et visible à l'œil.

    3) Volume total V=10,0+10,0+5,0=25,0 mLV = 10{,}0 + 10{,}0 + 5{,}0 = 25{,}0\,\text{mL}. Expérience 1 : [MnO4−]0=2,0×10−3×10,025,0=8,0×10−4 mol.L−1[\text{MnO}_4^-]_0 = \dfrac{2{,}0 \times 10^{-3} \times 10{,}0}{25{,}0} = 8{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol.L}^{-1} et [H2C2O4]0=0,050×10,025,0=0,020 mol.L−1[\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4]_0 = \dfrac{0{,}050 \times 10{,}0}{25{,}0} = 0{,}020\,\text{mol.L}^{-1}. Expérience 3 : même [MnO4−]0[\text{MnO}_4^-]_0 et [H2C2O4]0=0,025×10,025,0=0,010 mol.L−1[\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4]_0 = \dfrac{0{,}025 \times 10{,}0}{25{,}0} = 0{,}010\,\text{mol.L}^{-1}.

    4) Dans l'expérience 1 : n(MnO4−)=2,0×10−3×10,0×10−3=2,0×10−5 moln(\text{MnO}_4^-) = 2{,}0 \times 10^{-3} \times 10{,}0 \times 10^{-3} = 2{,}0 \times 10^{-5}\,\text{mol} et n(H2C2O4)=0,050×10,0×10−3=5,0×10−4 moln(\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4) = 0{,}050 \times 10{,}0 \times 10^{-3} = 5{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol}. D'après les coefficients 22 et 55 : n(MnO4−)2=1,0×10−5 mol\dfrac{n(\text{MnO}_4^-)}{2} = 1{,}0 \times 10^{-5}\,\text{mol} et n(H2C2O4)5=1,0×10−4 mol\dfrac{n(\text{H}_2\text{C}_2\text{O}_4)}{5} = 1{,}0 \times 10^{-4}\,\text{mol}. Le plus petit rapport correspond au réactif limitant : ce sont les ions permanganate. Quand ils ont tous disparu, plus rien ne colore la solution en violet : la décoloration complète marque donc la fin de la transformation.

    5) Expériences 1 et 2 : seule la température change (2020 puis 40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}), et la durée passe de 250 s250\,\text{s} à 62 s62\,\text{s} : la température est un facteur cinétique. Expériences 1 et 3 : seule la concentration en acide oxalique change (0,0500{,}050 puis 0,025 mol.L−10{,}025\,\text{mol.L}^{-1}) et la durée passe de 250 s250\,\text{s} à 480 s480\,\text{s} : la concentration est un facteur cinétique. Dans chaque couple, un seul paramètre varie, ce qui permet d'attribuer l'écart de durée à ce paramètre.

    6) À 40 ∘C40\,^{\circ}\text{C}, les entités du mélange ont une énergie cinétique plus grande : elles se déplacent plus vite, se rencontrent plus souvent et plus de chocs sont efficaces. Le nombre de transformations par seconde est plus grand, donc la décoloration est plus rapide.

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    QCM

    Question 1.Dans un couple Ox/Red\text{Ox}/\text{Red}, le réducteur est l'espèce qui :
    Question 2.Dans l'équation de la réaction entre MnO4−\text{MnO}_4^- et Fe2+\text{Fe}^{2+} en milieu acide, MnO4−+a Fe2++8H3O+⟶Mn2++a Fe3++12H2O\text{MnO}_4^- + a\,\text{Fe}^{2+} + 8\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{Mn}^{2+} + a\,\text{Fe}^{3+} + 12\text{H}_2\text{O}, la valeur de aa est :
    Question 3.Une transformation lente est une transformation :
    Question 4.Un mélange de dihydrogène et de dioxygène ne montre aucune évolution à température ambiante. On peut dire que :
    Question 5.On élève la température d'un mélange réactionnel. En général, la transformation :
    Question 6.On dilue 20,0 mL20{,}0\,\text{mL} de solution à 0,10 mol.L−10{,}10\,\text{mol.L}^{-1} dans un mélange de volume total 50,0 mL50{,}0\,\text{mL}. La concentration dans le mélange vaut :
    Question 7.La trempe d'un mélange réactionnel consiste à le :

    Erreurs fréquentes

    • Confondre rapide et totale. Une transformation rapide n'est pas forcément totale, et une transformation lente peut très bien être totale. La rapidité concerne la durée, pas l'état final.
    • Inverser oxydant et réducteur. L'oxydant capte des électrons ; le réducteur en cède. Un moyen mnémotechnique : l'oxydant est celui qui est réduit.
    • Laisser des électrons dans l'équation de la réaction. L'équation finale ne contient jamais d'électrons : on multiplie les demi-équations pour qu'ils s'annulent.
    • Oublier de vérifier la charge après avoir équilibré les atomes (surtout avec H3O+\text{H}_3\text{O}^+ et H2O\text{H}_2\text{O}).
    • Utiliser la concentration de la solution mère au lieu de celle du mélange. Il faut diviser par le volume total (eau comprise).
    • Conclure « pas de réaction » quand rien ne se voit. Le système peut être cinétiquement inerte : la réaction est alors possible mais très lente.
    • Comparer deux expériences où deux facteurs changent. Il faut modifier un seul paramètre à la fois pour attribuer la différence de durée à ce paramètre.
    • Croire que la température change la composition finale. Pour une transformation totale, elle modifie la durée, pas l'avancement maximal qui dépend des quantités initiales.

    À retenir

    • Un oxydant capte des électrons, un réducteur cède des électrons ; une réaction d'oxydoréduction est un transfert d'électrons entre l'oxydant d'un couple et le réducteur d'un autre.
    • Une transformation est rapide (terminée dès le mélange), lente (évolution visible pendant des secondes à des heures) ou très lente (aucune évolution perceptible).
    • « Pas d'évolution visible » ne veut pas dire « réaction impossible » : le système peut être cinétiquement inerte.
    • Les deux facteurs cinétiques étudiés ici sont la concentration initiale des réactifs et la température : quand ils augmentent, la transformation est plus rapide.
    • Interprétation microscopique : plus de chocs, et plus de chocs efficaces, par unité de temps.
    • Pour comparer deux expériences, on ne change qu'un seul paramètre à la fois.
    • La concentration dans un mélange se calcule avec le volume total : c=cmeˋre×VpreˊleveˊVtotalc = \dfrac{c_{\text{mère}} \times V_{\text{prélevé}}}{V_{\text{total}}}.
    • La trempe (refroidissement brusque et dilution) permet d'analyser un mélange à une date précise.

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