cours, méthodes, 10 exercices corrigés, QCM de 8 questions
Durée
55 min
Prérequis
Lois de Newton, rotation autour d'un axe fixe (2e Bac), équations différentielles y'' + ay = 0, dipôle LC
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contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.
L'essentiel
1. Oscillateur mécanique et oscillations libres
Définition
Un oscillateur mécanique est un système qui effectue un mouvement de va-et-vient de part et d'autre d'une position d'équilibre stable. Les oscillations sont libres quand, après avoir été écarté de sa position d'équilibre (ou après un choc initial), le système évolue seul, sans apport d'énergie extérieur. On étudie ici le cas idéal sans frottement : les oscillations sont alors non amorties.
Le plus simple des oscillateurs est l'oscillateur harmonique : son mouvement est sinusoïdal.
Propriété
L'abscisse d'un oscillateur harmonique s'écrit x(t)=Xmcos(T02πt+φ)=Xmcos(ω0t+φ), avec :
Xm l'amplitude (en m pour une translation, en rad pour une rotation) ;
T0 la période propre (en s), f0=T01 la fréquence propre (en Hz) ;
ω0=T02π la pulsation propre (en rad.s−1) ;
φ la phase à l'origine (en rad).
Par dérivation : v(t)=x˙=−ω0Xmsin(ω0t+φ) et a(t)=x¨=−ω02Xmcos(ω0t+φ)=−ω02x. La vitesse est maximale (vmax=ω0Xm) au passage par la position d'équilibre ; l'accélération est maximale (amax=ω02Xm) aux positions extrêmes x=±Xm.
Propriété
Si l'étude dynamique conduit à une équation de la forme x¨+Kx=0 avec K>0 constante, le mouvement est sinusoïdal de pulsation propre ω0=K, donc de période propre T0=K2π. En effet, x(t)=Xmcos(ω0t+φ) donne x¨=−ω02x : l'équation est vérifiée si et seulement si ω02=K. Les constantes Xm et φ ne sont pas imposées par l'équation : elles dépendent des conditions initiales.
Propriété
Avec les conditions initiales x(0)=x0 et v(0)=v0 : Xm=x02+(ω0v0)2 avec cosφ=Xmx0 et sinφ=−ω0Xmv0.
Cas fréquent : le système est lâché sans vitesse en x0>0 : v0=0, donc Xm=x0 et φ=0.
2. Démarche de l'étude dynamique
Pour chaque oscillateur, on suit toujours les mêmes étapes :
choisir le système et un référentiel galiléen (le laboratoire) ;
choisir l'origine du repère à la position d'équilibre ;
faire le bilan des forces (ou des moments) à un instant quelconque, avec la grandeur x (ou θ) positive ;
appliquer la 2e loi de Newton (translation) ou la relation fondamentale en rotation ∑MΔ=JΔθ¨ ;
projeter pour obtenir l'équation différentielle, puis identifier ω0 et T0.
3. Pendule élastique horizontal
Un solide S de masse m glisse sans frottement sur un plan horizontal. Il est accroché à un ressort à spires non jointives, de raideur k (en N.m−1), dont l'autre extrémité est fixe. On repère le centre d'inertie G par son abscisse x sur un axe horizontal, l'origine O étant la position d'équilibre (ressort ni étiré ni comprimé). L'allongement du ressort est alors égal à x.
Forces : le poids mg, la réaction R du plan (elles sont verticales et se compensent, car G ne se déplace pas verticalement) et la tension du ressortT=−kxi (force de rappel, toujours orientée vers O). La 2e loi de Newton, projetée sur Ox, donne −kx=mx¨, soit
x¨+mkx=0⇒ω0=mketT0=2πkm
Remarque
Plus la masse est grande, plus la période est grande (T0∝m) : le système est plus « lent ». Plus le ressort est raide, plus la période est petite (T0∝k1). La période ne dépend ni de l'amplitude ni de g.
4. Pendule élastique vertical
Le ressort est maintenant vertical, le solide S est suspendu à son extrémité libre. On oriente l'axe Ozvers le bas, l'origine O étant la position d'équilibre de G. À l'équilibre, le ressort est déjà allongé de Δℓ0 : la condition d'équilibre kΔℓ0=mg donne Δℓ0=kmg.
À un instant quelconque, l'allongement est Δℓ0+z. La 2e loi de Newton, projetée sur Oz, s'écrit :
mg−k(Δℓ0+z)=mz¨
Comme mg−kΔℓ0=0, on obtient −kz=mz¨, soit z¨+mkz=0 : la même équation que pour le pendule horizontal, donc la même période propre
T0=2πkm=2πgΔℓ0.
Remarque
Le poids ne change pas la période : il décale seulement la position d'équilibre (allongement Δℓ0). La relation T0=2πgΔℓ0 permet de trouver T0 en mesurant l'allongement à l'équilibre. Sur un plan incliné d'un angle α, on trouve de la même façon Δℓ0=kmgsinα et la même période T0=2πkm.
5. Pendule de torsion
Un pendule de torsion est formé d'un fil (ou d'une tige) vertical, fixé à son extrémité supérieure, dont l'extrémité inférieure est solidaire d'un solide (barre horizontale, disque) de moment d'inertie JΔ par rapport à l'axe Δ vertical du fil. On repère le solide par l'angle de torsion θ, mesuré à partir de la position d'équilibre où le fil n'est pas tordu.
Quand le fil est tordu de θ, il exerce un couple de torsion de moment M=−Cθ, où C est la constante de torsion du fil (en N.m.rad−1), qui dépend de sa nature, de sa longueur et de son diamètre. Le poids et la tension du fil sont parallèles à l'axe Δ : leurs moments par rapport à Δ sont nuls. La relation fondamentale de la dynamique en rotation donne −Cθ=JΔθ¨, soit
θ¨+JΔCθ=0⇒ω0=JΔCetT0=2πCJΔ
La solution est θ(t)=θmcos(T02πt+φ), où θm est l'amplitude angulaire. Cette loi est valable tant que la torsion reste faible (le fil reste dans son domaine élastique).
6. Pendule pesant
Définition
Un pendule pesant est un solide mobile autour d'un axe horizontal fixe Δ qui ne passe pas par son centre d'inertie G. On note d=OG la distance entre G et l'axe, et θ l'angle entre OG et la verticale descendante (position d'équilibre stable : G sous l'axe).
Forces : le poids (appliqué en G) et la réaction de l'axe, dont le moment est nul si l'axe est lisse. Le moment du poids est −mgdsinθ : il tend à ramener le solide vers l'équilibre. La relation fondamentale donne
JΔθ¨=−mgdsinθ.
Cette équation n'est pas linéaire. Pour des oscillations de faible amplitude (en pratique jusqu'à 20∘ environ : à 20∘, sinθ et θ ne diffèrent que d'environ 2%), on a sinθ≈θ (avec θ en radians) :
θ¨+JΔmgdθ=0⇒ω0=JΔmgdetT0=2πmgdJΔ
Exemple
Pendule simple : cas limite d'une masse m ponctuelle au bout d'un fil de longueur ℓ. On a JΔ=mℓ2 et d=ℓ, donc T0=2πgℓ : la période ne dépend plus de la masse. Tige homogène de longueur L pivotant par une extrémité : JΔ=31mL2 et d=2L, donc T0=2π3g2L.
7. Les trois oscillateurs côte à côte
Oscillateur
Grandeur repérée
Inertie
Rappel
Équation différentielle
T0
Élastique
x (m)
m (kg)
k (N.m−1)
x¨+mkx=0
2πkm
Torsion
θ (rad)
JΔ (kg.m2)
C (N.m.rad−1)
θ¨+JΔCθ=0
2πCJΔ
Pesant (faible amplitude)
θ (rad)
JΔ
mgd (N.m)
θ¨+JΔmgdθ=0
2πmgdJΔ
Dans les trois cas, la période propre est 2πrappelinertie : plus l'inertie est grande, plus l'oscillateur est lent ; plus le rappel est fort, plus il est rapide. Dans ces modèles, T0ne dépend pas de l'amplitude (isochronisme).
Remarque
Les frottements, qui font décroître l'amplitude (oscillations amorties), ainsi que les échanges d'énergie, sont traités dans le chapitre suivant (aspects énergétiques des oscillations mécaniques).
Méthodes
Méthode 1 : Établir l'équation différentielle d'un pendule élastique
Choisis l'axe et l'origine O à la position d'équilibre ; fais un schéma à un instant quelconque.
Liste les forces : poids, réaction (ou tension du ressort −kxi pour le horizontal).
Pour le vertical : écris d'abord la condition d'équilibre kΔℓ0=mg, puis la 2e loi de Newton avec l'allongement Δℓ0+z ; le terme mg−kΔℓ0 s'annule.
Projette : mx¨=−kx, donc x¨+mkx=0 et T0=2πkm.
Exemple : m=0,10kg et k=10N.m−1 donnent ω0=0,1010=10rad.s−1 et T0=102π=0,63s.
Méthode 2 : Établir l'équation d'un pendule de torsion ou pesant
Fais un schéma vu de dessus (torsion) ou de face (pesant) et choisis le sens positif de θ.
Calcule les moments des forces par rapport à Δ : −Cθ pour la torsion ; −mgdsinθ pour le pendule pesant (la réaction a un moment nul).
Écris ∑MΔ=JΔθ¨.
Pour le pesant, remplace sinθ par θ en précisant « faible amplitude ». Identifie ω02 et T0=ω02π.
Exemple (pesant) : JΔ=0,040kg.m2, m=1,0kg et d=0,20m donnent ω02=0,0401,0×9,8×0,20=49rad2.s−2, soit ω0=7,0rad.s−1 et T0=0,90s.
Méthode 3 : Vérifier qu'une fonction est solution et déduire T0
Dérive deux fois la fonction proposée : x(t)=Xmcos(ωt+φ) donne x¨=−ω2x.
Remplace dans l'équation différentielle : −ω2x+mkx=0.
L'égalité est vraie pour tout t si ω2=mk. Déduis T0=ω2π.
Exemple : avec x¨+25x=0, on identifie ω02=25, donc ω0=5rad.s−1 et T0=52π=1,26s.
Méthode 4 : Déterminer Xm et φ avec les conditions initiales
Écris x(t)=Xmcos(ω0t+φ) et v(t)=−ω0Xmsin(ω0t+φ).
Traduis x(0)=x0 et v(0)=v0 : Xmcosφ=x0 et −ω0Xmsinφ=v0.
Déduis Xm=x02+(ω0v0)2 puis φ à l'aide de cosφ et sinφ.
Exemple : ω0=10rad.s−1, x0=3,0cm et v0=0,40m.s−1 donnent Xm=0,0302+0,0402=0,050m, cosφ=0,60 et sinφ=−0,80, d'où φ=−0,93rad.
Méthode 5 : Exploiter une mesure et contrôler une formule
Pour mesurer T0, chronomètre n oscillations (par exemple n=10) et divise : T0=nΔt, ce qui réduit l'erreur relative sur T0.
Pour trouver k ou JΔ expérimentalement, trace T02 en fonction de l'inertie : T02=k4π2m est une droite passant par l'origine, de pente k4π2.
Contrôle l'homogénéité : k en N.m−1=kg.s−2, donc km est en s2 ; C en N.m.rad−1=kg.m2.s−2 (le radian n'a pas de dimension), donc CJΔ est en s2.
Exemple : une droite T02=1,58m (avec T02 en s2 et m en kg) donne k=1,584π2=25N.m−1.
Exercices corrigés
Exercice 1 : Période d'un pendule élastique horizontal
Facile
Un solide de masse m=0,200kg est fixé à un ressort horizontal de raideur k=20N.m−1. Il glisse sans frottement. On le met en oscillation.
Calcule la pulsation propre ω0, la période propre T0 et la fréquence propre f0.
On remplace le solide par un solide de masse 0,800kg. Calcule la nouvelle période. Comment est-elle liée à T0 ?
On garde la masse 0,200kg et on remplace le ressort par un ressort de raideur 80N.m−1. Calcule la période.
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1)ω0=mk=0,20020=10,0rad.s−1. T0=ω02π=0,628s et f0=T01=1,59Hz.
2)T0′=2π200,800=2π×0,200=1,26s. La masse a été multipliée par 4 : la période est multipliée par 4=2 (1,26=2×0,628).
3)T0′′=2π800,200=2π×0,0500=0,314s. La raideur a été multipliée par 4 : la période est divisée par 2.
Exercice 2 : Position, vitesse et conditions initiales
Facile
Un pendule élastique horizontal a pour pulsation propre ω0=10rad.s−1. On étudie deux départs différents.
Cas A : à t=0, on écarte le solide de x0=4,0cm et on le lâche sans vitesse. Écris x(t). Calcule la vitesse maximale et l'accélération maximale.
Cas B : à t=0, le solide passe en x0=3,0cm avec la vitesse v0=+0,40m.s−1 (dans le sens des x croissants). Calcule l'amplitude Xm et la phase à l'origine φ, puis écris x(t).
Dans le cas B, calcule la vitesse maximale. Vérifie la cohérence avec v0.
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1)v0=0 donc Xm=x0=0,040m et φ=0 : x(t)=0,040cos(10t) (en m, avec t en s). vmax=ω0Xm=10×0,040=0,40m.s−1 et amax=ω02Xm=100×0,040=4,0m.s−2.
2)Xm=x02+(ω0v0)2=0,0302+0,0402=0,050m. Alors cosφ=Xmx0=0,60 et sinφ=−ω0Xmv0=−0,500,40=−0,80. Le sinus est négatif et le cosinus positif : φ=−0,93rad (soit −53∘). Donc x(t)=0,050cos(10t−0,93) (en m).
3)vmax=ω0Xm=10×0,050=0,50m.s−1. C'est plus que v0=0,40m.s−1, ce qui est normal : à t=0, le solide est en x0=3,0cm et non en x=0, où la vitesse est maximale. Comme il s'éloigne de O (x0>0 et v0>0), il ralentit ensuite jusqu'à x=Xm.
Un ressort de raideur k=40N.m−1 et de longueur à vide ℓ0=20cm est suspendu verticalement. On accroche à son extrémité libre un solide de masse m=0,400kg. On donne g=9,8m.s−2.
Calcule l'allongement Δℓ0 à l'équilibre et la longueur du ressort à l'équilibre.
L'axe Oz est vertical dirigé vers le bas, l'origine O étant la position d'équilibre de G. Établis l'équation différentielle vérifiée par z(t) lors des oscillations.
Déduis la période propre T0. Vérifie que T0=2πgΔℓ0.
On tire le solide de 5,0cm vers le bas à partir de l'équilibre et on le lâche sans vitesse à t=0. Écris z(t) et calcule la vitesse maximale.
Calcule les valeurs maximale et minimale de la tension du ressort pendant le mouvement. Le ressort reste-t-il toujours tendu ?
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1) À l'équilibre, kΔℓ0=mg, donc Δℓ0=400,400×9,8=9,8×10−2m, soit 9,8cm. La longueur à l'équilibre est ℓeq=20+9,8=29,8cm.
2) Système : le solide ; référentiel terrestre supposé galiléen. Forces : le poids mg et la tension T du ressort, de valeur k(Δℓ0+z) (allongement à l'instant t). 2e loi de Newton projetée sur Oz : mg−k(Δℓ0+z)=mz¨. Avec mg=kΔℓ0, il reste −kz=mz¨, c'est-à-dire z¨+mkz=0, soit z¨+100z=0 (en s−2).
3) On identifie ω02=mk=100rad2.s−2, donc ω0=10rad.s−1 et T0=ω02π=0,628s. Vérification : 2π9,80,098=2π0,010=0,628s.
4) Conditions initiales : z(0)=+0,050m et z˙(0)=0, donc Zm=0,050m et φ=0 : z(t)=0,050cos(10t) (en m). La vitesse maximale est vmax=ω0Zm=10×0,050=0,50m.s−1 (au passage par la position d'équilibre).
5) La tension a pour valeur k(Δℓ0+z). Maximale pour z=+0,050m : 40×(0,098+0,050)=5,92N. Minimale pour z=−0,050m : 40×(0,098−0,050)=1,92N. Cette valeur reste positive : l'allongement Δℓ0+z ne s'annule jamais, car l'amplitude (5,0cm) est plus petite que Δℓ0 (9,8cm). Le ressort reste donc toujours tendu.
Exercice 4 : Retrouver la raideur d'un ressort par une courbe
Moyen
Dans un TP, on accroche successivement différentes masses m à un même ressort horizontal sans frottement. Pour chaque masse, on mesure la période propre T0 (sur 10 oscillations).
m (kg)
0,100
0,200
0,300
0,400
0,500
T0 (s)
0,397
0,562
0,688
0,795
0,889
Calcule T02 pour chaque masse.
Montre que la courbe T02=f(m) est une droite passant par l'origine, et que ce résultat est conforme à la théorie.
Calcule le coefficient directeur de la droite avec les points extrêmes, puis déduis la raideur k du ressort.
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1) Les valeurs de T02 (en s2) sont : 0,1576 ; 0,3158 ; 0,4733 ; 0,6320 ; 0,7903.
2) Le rapport mT02 vaut 1,576 ; 1,579 ; 1,578 ; 1,580 ; 1,581 (s2.kg−1) : il est constant aux erreurs de mesure près. Donc T02 est proportionnelle à m et la courbe est une droite passant par l'origine. C'est conforme à la théorie : T0=2πkm donne T02=k4π2m.
3) Coefficient directeur : p=0,500−0,1000,7903−0,1576=1,58s2.kg−1. D'après la théorie, p=k4π2, donc k=p4π2=1,5839,48=25N.m−1.
Un disque homogène de masse m=0,40kg et de rayon R=10cm est suspendu par son centre à un fil de torsion vertical, de constante de torsion C=0,025N.m.rad−1. On tourne le disque dans un plan horizontal et on le lâche : il oscille sans frottement autour de l'axe du fil. On rappelle que le moment d'inertie d'un disque homogène par rapport à son axe de révolution est JΔ=21mR2.
Calcule le moment d'inertie JΔ du disque par rapport à l'axe du fil.
Établis l'équation différentielle du mouvement et donne l'expression de T0. Calcule T0.
On fixe sur le disque deux petites masses ponctuelles identiques de 50g chacune, à 8,0cm de l'axe de part et d'autre. Calcule le nouveau moment d'inertie et la nouvelle période.
Quelle constante de torsion C′ faudrait-il pour que le disque seul ait une période de 1,00s ?
Voir le corrigé
1)JΔ=21mR2=21×0,40×(0,10)2=2,0×10−3kg.m2.
2) Seul le couple de torsion a un moment non nul : −Cθ=JΔθ¨, donc θ¨+JΔCθ=0. C'est l'équation d'un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0=JΔC et de période T0=2πCJΔ. Application : T0=2π0,0252,0×10−3=2π0,080=1,78s.
3) Le moment d'inertie est additif. Chaque masse ajoute m1r2=0,050×(0,080)2=3,2×10−4kg.m2. Pour deux masses : ΔJ=6,4×10−4kg.m2, donc JΔ′=2,0×10−3+6,4×10−4=2,64×10−3kg.m2. La nouvelle période est T0′=2π0,0252,64×10−3=2,04s : le moment d'inertie augmente, donc la période augmente.
4)T0=2πC′JΔ donne C′=T024π2JΔ=(1,00)239,48×2,0×10−3=7,9×10−2N.m.rad−1. Il faut un fil plus rigide, environ trois fois plus.
Exercice 6 : Une tige qui oscille comme un pendule pesant
Moyen
Une tige homogène de longueur L=0,80m et de masse m=0,50kg peut osciller sans frottement autour d'un axe horizontal Δ passant par son extrémité O. Son moment d'inertie par rapport à Δ est JΔ=31mL2. On donne g=9,8m.s−2.
Calcule JΔ et la distance d=OG.
Établis l'équation différentielle du mouvement pour de faibles oscillations. Déduis l'expression et la valeur de la période propre T0.
On écarte la tige de θm=0,15rad et on la lâche sans vitesse. Justifie l'approximation de faible amplitude. Calcule la vitesse angulaire maximale et la vitesse linéaire maximale de l'extrémité libre.
Calcule la longueur ℓ d'un pendule simple qui aurait la même période.
Voir le corrigé
1)JΔ=31×0,50×(0,80)2=0,107kg.m2 (valeur exacte 30,32=0,1067kg.m2). Le centre d'inertie est au milieu : d=2L=0,40m.
2) Le poids a pour moment −mgdsinθ ; la réaction de l'axe a un moment nul. La relation fondamentale donne JΔθ¨=−mgdsinθ. Pour de faibles oscillations, sinθ≈θ : θ¨+JΔmgdθ=0. Donc ω0=JΔmgd et T0=2πmgdJΔ. Application : mgdJΔ=0,50×9,8×0,400,1067=0,0544s2, donc T0=2π×0,2333=1,47s.
3) Pour θ=0,15rad (environ 8,6∘), sin(0,15)=0,1494, soit une différence de moins de 0,4% avec θ : l'approximation est justifiée. Pulsation propre : ω0=T02π=4,29rad.s−1. Vitesse angulaire maximale : ωmax=ω0θm=4,29×0,15=0,643rad.s−1. L'extrémité libre est à L=0,80m de l'axe : vmax=Lωmax=0,80×0,643=0,51m.s−1.
4) Pour un pendule simple, T0=2πgℓ. L'égalité des périodes donne gℓ=mgdJΔ, soit ℓ=mdJΔ=0,50×0,400,1067=0,533m (c'est 32L pour une tige).
Un astronaute emporte sur la Lune (où gL=1,62m.s−2) deux oscillateurs étudiés sur Terre (g=9,8m.s−2) :
un pendule élastique vertical : ressort de raideur k=40N.m−1 et solide de masse m=0,400kg ;
un pendule pesant : tige homogène de longueur L=0,80m et de masse 0,50kg, pivotant par une extrémité, avec JΔ=31mL2 et d=2L.
Calcule la période du pendule élastique sur Terre, puis sur la Lune. Calcule son allongement à l'équilibre dans chaque cas.
Calcule la période du pendule pesant sur Terre, puis sur la Lune. Quel est le rapport entre les deux périodes ?
Quel oscillateur permet de mesurer l'intensité de la pesanteur ? Explique.
Voir le corrigé
1) La période du pendule élastique est T0=2πkm=2π400,400=0,628s : elle ne dépend pas de g, donc elle est la même sur la Lune, 0,628s. En revanche, l'allongement à l'équilibre Δℓ0=kmg vaut 9,8cm sur Terre et 400,400×1,62=1,62cm sur la Lune : le ressort est moins étiré, mais il oscille aussi vite.
2) Sur Terre : T0=2πmgdJΔ=2π0,50×9,8×0,400,1067=1,47s. Sur la Lune : T0′=2π0,50×1,62×0,400,1067=3,61s. Le rapport est T0T0′=gLg=1,629,8=2,46 : le pendule pesant oscille environ 2,5 fois plus lentement sur la Lune.
3) Le pendule pesant (ou le pendule simple), car sa période dépend de g : on mesure T0 puis g=mdT024π2JΔ. Le pendule élastique ne convient pas, puisque sa période ne dépend pas de g.
Un pendule est formé d'une tige homogène AB de masse m1=0,30kg et de longueur L=0,60m, mobile sans frottement autour d'un axe horizontal Δ passant par l'extrémité A, et d'une petite sphère assimilée à un point matériel de masse m2=0,20kg fixée en B. On donne le moment d'inertie de la tige seule par rapport à Δ : J1=31m1L2, et g=9,8m.s−2.
Calcule le moment d'inertie JΔ du pendule (tige + sphère).
Calcule la distance d entre l'axe et le centre d'inertie G du pendule.
Établis l'équation différentielle pour de faibles oscillations et calcule la période propre.
Calcule la période de la tige seule. Pourquoi la sphère augmente-t-elle la période ?
Calcule la longueur du pendule simple synchrone.
Voir le corrigé
1) Le moment d'inertie est additif. Tige : J1=31×0,30×(0,60)2=0,036kg.m2. Sphère ponctuelle : J2=m2L2=0,20×(0,60)2=0,072kg.m2. Total : JΔ=0,108kg.m2.
2) Le centre d'inertie est le barycentre : d=m1+m2m12L+m2L=0,500,30×0,30+0,20×0,60=0,500,21=0,42m.
3) Avec m=m1+m2=0,50kg, le moment du poids est −mgdsinθ et, pour de faibles oscillations, JΔθ¨=−mgdθ, donc θ¨+JΔmgdθ=0. On a mgd=0,50×9,8×0,42=2,058N.m et ω02=0,1082,058=19,06rad2.s−2, donc ω0=4,37rad.s−1 et T0=ω02π=1,44s.
4) Tige seule : T0=2π3g2L=2π29,41,2=1,27s. La sphère à l'extrémité ajoute un moment d'inertie important (0,072kg.m2, le double de celui de la tige) : JΔ est multiplié par 3 (de 0,036 à 0,108kg.m2), alors que mgd est multiplié par 2,33 seulement (de 0,882 à 2,058N.m). Le rapport mgdJΔ augmente, donc la période aussi.
Un chariot S de masse m=0,500kg peut glisser sans frottement sur un rail horizontal. Il est attaché à un ressort de raideur k à spires non jointives, d'axe horizontal, dont l'autre extrémité est fixe. L'origine O de l'axe horizontal Ox est la position de G à l'équilibre. À t=0, on écarte le chariot de 5,0cm dans le sens positif et on le lâche sans vitesse. Un enregistrement montre que 10 oscillations durent 6,28s.
Fais le bilan des forces appliquées au chariot à un instant quelconque et représente-les sur un schéma.
Établis l'équation différentielle vérifiée par x(t).
Montre que x(t)=Xmcos(T02πt+φ) est solution de cette équation et donne l'expression de T0.
Calcule T0 à partir de l'enregistrement. Déduis la raideur k.
Détermine Xm et φ puis écris x(t).
Calcule la vitesse maximale du chariot et l'instant où elle est atteinte pour la première fois. Calcule l'accélération maximale et vérifie-la avec la force maximale exercée par le ressort.
On remplace le chariot par un chariot de masse m′=2m. Calcule la nouvelle période.
Voir le corrigé
1) Le chariot est soumis à son poids mg (vertical, vers le bas), à la réaction R du rail (verticale, vers le haut, car il n'y a pas de frottement) et à la tension T du ressort (horizontale, dirigée vers O quand x>0).
2) 2e loi de Newton : mg+R+T=ma. Projection sur Ox : Tx=−kx=mx¨. L'équation est x¨+mkx=0.
3) Avec x=Xmcos(ω0t+φ), on a x¨=−ω02x. En remplaçant : (−ω02+mk)x=0 pour tout t, donc ω02=mk. Ainsi ω0=T02π donne T0=2πkm.
4)T0=106,28=0,628s. De T02=k4π2m, on tire k=T024π2m=(0,628)239,48×0,500=50N.m−1.
5)x0=0,050m et v0=0 : Xm=0,050m et φ=0. La pulsation est ω0=T02π=10,0rad.s−1. Donc x(t)=0,050cos(10t) (en m).
6)vmax=ω0Xm=10×0,050=0,50m.s−1, atteinte quand x=0, c'est-à-dire pour 10t=2π, soit t=4T0=0,157s. amax=ω02Xm=100×0,050=5,0m.s−2. La force maximale du ressort est kXm=50×0,050=2,5N, et mFmax=0,5002,5=5,0m.s−2 : on retrouve amax.
Exercice 10 : Un pendule de torsion à tige horizontale
Type Bac
Un pendule de torsion est constitué d'un fil vertical de constante de torsion C, dont l'extrémité supérieure est fixe et dont l'extrémité inférieure est attachée au milieu d'une tige homogène horizontale AB de masse m=0,300kg et de longueur L=0,50m. L'axe Δ est confondu avec le fil. Le moment d'inertie de la tige par rapport à Δ est JΔ=121mL2. On repère la tige par l'angle de torsion θ à partir de la position d'équilibre (fil non tordu). À t=0, on tourne la tige de θ0=0,30rad et on la lâche sans vitesse. Les frottements sont négligés. Un enregistrement donne 10 périodes en 7,85s.
Calcule JΔ.
Établis l'équation différentielle vérifiée par θ(t), sachant que le moment du couple de torsion vaut −Cθ.
Donne l'expression de la période propre T0. Calcule T0 puis la constante de torsion C.
Écris θ(t) avec les valeurs numériques.
Calcule la vitesse angulaire maximale, puis la vitesse linéaire maximale de l'extrémité A de la tige.
Calcule la valeur maximale du moment du couple de torsion.
On remplace le fil par un fil de constante de torsion C′=4C. Calcule la nouvelle période.
Voir le corrigé
1)JΔ=121×0,300×(0,50)2=6,25×10−3kg.m2.
2) Système : la tige, dans le référentiel du laboratoire (galiléen). Le poids et la réaction du fil ont un moment nul par rapport à Δ. Le seul moment est celui du couple de torsion, −Cθ. La relation fondamentale : −Cθ=JΔθ¨, donc θ¨+JΔCθ=0.
3) C'est l'équation d'un oscillateur harmonique : ω0=JΔC et T0=2πCJΔ. Avec l'enregistrement : T0=107,85=0,785s. On en tire C=T024π2JΔ=(0,785)239,48×6,25×10−3=0,40N.m.rad−1.
4)ω0=T02π=8,0rad.s−1. Conditions initiales : θ(0)=0,30rad et θ˙(0)=0, donc θm=0,30rad et φ=0 : θ(t)=0,30cos(8,0t) (en rad).
5)ωmax=ω0θm=8,0×0,30=2,4rad.s−1. L'extrémité A est à r=2L=0,25m de l'axe : vmax=rωmax=0,25×2,4=0,60m.s−1.
6)∣M∣max=Cθm=0,40×0,30=0,12N.m (atteint aux positions extrêmes, où la vitesse est nulle).
7)T0′=2π4CJΔ=2T0=0,39s : un fil quatre fois plus rigide divise la période par 2.
Repérer G à partir du ressort à vide au lieu de la position d'équilibre : pour un pendule vertical, place l'origine à la position d'équilibre et écris l'allongement Δℓ0+z. Sinon, le terme mg ne se simplifie pas et l'équation n'est pas celle d'un oscillateur harmonique centré en O.
Croire que la période du pendule élastique vertical dépend de g : elle vaut 2πkm comme en horizontal. Le poids ne change que la position d'équilibre.
Oublier le signe moins de la force de rappel : la force du ressort est −kx, de sens opposé à l'écart. Sans ce signe, tu obtiens x¨−mkx=0 (solution exponentielle, pas d'oscillations).
Écrire m au lieu de JΔ (torsion, pesant) ou L au lieu de d (pesant) : l'inertie de rotation est JΔ et d est la distance entre l'axe et le centre d'inertie G (pour une tige pivotant par une extrémité, d=2L).
Appliquer sinθ≈θ avec θ en degrés, ou pour une grande amplitude : θ doit être en radians et l'amplitude faible (moins de 20∘ environ).
Confondre ω0, f0 et T0 : ω0=T02π=2πf0. Une pulsation s'exprime en rad.s−1, pas en Hz.
Dire que la période dépend de l'amplitude : pour l'oscillateur harmonique, T0 est indépendante de Xm.
Oublier les conversions : la masse en kg (les grammes se divisent par 1000), k en N.m−1 (pas N.cm−1), les longueurs en mètres.
À retenir
Un oscillateur harmonique vérifie x¨+ω02x=0 ; sa solution est x(t)=Xmcos(ω0t+φ) avec ω0=T02π ; Xm et φ viennent des conditions initiales.
Pendule élastique (horizontal ou vertical) : x¨+mkx=0 et T0=2πkm ; le poids ne modifie pas T0 (il décale l'équilibre : Δℓ0=kmg).
Pendule de torsion : θ¨+JΔCθ=0 et T0=2πCJΔ ; moment du couple de torsion −Cθ.
Dans tous les cas, T0=2πrappelinertie ; T0 ne dépend pas de l'amplitude.
Vitesse maximale vmax=ω0Xm en x=0 ; accélération maximale amax=ω02Xm en x=±Xm.
Méthode de l'étude dynamique : origine à l'équilibre, bilan des forces (ou moments), 2e loi de Newton (ou relation fondamentale), équation différentielle, identification de ω0.
Pour la mesure : chronomètre 10 oscillations ; T02 en fonction de m est une droite de pente k4π2.