Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe
Cours de rotation d'un solide autour d'un axe fixe 2e Bac PC : vitesse angulaire, moment d'inertie, relation fondamentale, 10 exercices corrigés et QCM.
55 min
10 exercices corrigés
QCM de 8 questions
Prérequis : Lois de Newton (2e Bac), mouvement circulaire (1re Bac), travail et énergie cinétique, dérivées et primitives simples
cours, méthodes, 10 exercices corrigés, QCM de 8 questions
Durée
55 min
Prérequis
Lois de Newton (2e Bac), mouvement circulaire (1re Bac), travail et énergie cinétique, dérivées et primitives simples
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contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.
L'essentiel
1. Solide en rotation autour d'un axe fixe
Un solide indéformable est en rotation autour d'un axe fixeΔ quand tous ses points, sauf ceux de l'axe, décrivent des cercles centrés sur l'axe, dans des plans perpendiculaires à Δ. Tous les points du solide tournent du même angle pendant la même durée. Exemples : une porte, une roue, le plateau d'une platine, le tambour d'un treuil.
Pour repérer le solide, on choisit un sens positif de rotation et on repère un point M du solide par :
son abscisse angulaireθ (en radians) : l'angle entre une position de référence et la position de M ;
son abscisse curvilignes (en mètres) : la longueur d'arc parcourue sur le cercle de rayon R (distance de M à l'axe).
Propriété
L'abscisse curviligne et l'abscisse angulaire sont liées par s=Rθ, avec θ en radians et R en mètres. Si le solide fait un tour complet, θ varie de 2πrad.
2. Vitesse angulaire et accélération angulaire
Définition
La vitesse angulaire du solide est ω=dtdθ=θ˙, en rad.s−1. L'accélération angulaire est θ¨=dtdω=dt2d2θ, en rad.s−2.
La fréquence de rotationN s'exprime souvent en tours par minute : ω=602πN quand N est en tr.min−1 et ω en rad.s−1.
Un point M situé à la distance R de l'axe a une trajectoire circulaire. Les grandeurs linéaires se déduisent des grandeurs angulaires :
v=Rωat=Rθ¨an=Rω2=Rv2
où at est l'accélération tangentielle et an l'accélération normale (dirigée vers l'axe). Tous les points du solide ont la même vitesse angulaire ω, mais leurs vitesses linéaires v sont différentes : plus un point est loin de l'axe, plus il va vite.
3. Deux mouvements de rotation particuliers
Propriété
Rotation uniforme : ω est constante, donc θ¨=0 et θ(t)=ωt+θ0. La période est T=ω2π (durée d'un tour) et la fréquence f=T1.
Propriété
Rotation uniformément variée : θ¨ est constante. Avec les conditions initiales ω(0)=ω0 et θ(0)=θ0 :
ω(t)=θ¨t+ω0 et θ(t)=21θ¨t2+ω0t+θ0.
On en déduit, en éliminant t : ω2−ω02=2θ¨(θ−θ0).
Si ω et θ¨ ont le même signe, la rotation est accélérée ; sinon elle est ralentie.
4. Moment d'une force et d'un couple par rapport à l'axe
Définition
Le moment d'une forceF par rapport à l'axe Δ, quand F est dans un plan perpendiculaire à Δ, est MΔ(F)=±Fd en N.m. La distance d (le bras de levier) est celle entre l'axe et la droite d'action de la force. Le signe est + si la force tend à faire tourner le solide dans le sens positif choisi, − sinon.
Le moment est nul si la droite d'action de la force coupe l'axe (ou lui est parallèle). Si la force fait un angle α avec le rayon, on peut aussi écrire MΔ=±FRsinα quand R est la distance de l'axe au point d'application et α l'angle entre la force et le rayon.
Définition
Un couple de forces est formé de deux forces de même valeur F, de sens opposés, de droites d'action parallèles distinctes. Son moment par rapport à n'importe quel axe perpendiculaire à leur plan est M=±Fd, où d est la distance entre les deux droites d'action. Un couple ne modifie pas le mouvement du centre d'inertie : il ne fait que faire tourner.
Un fil de torsion tordu d'un angle θ exerce un couple de torsion de moment M=−Cθ, où C est la constante de torsion du fil (en N.m.rad−1).
5. Moment d'inertie
Définition
Le moment d'inertie d'un solide par rapport à l'axe Δ est JΔ=∑imiri2, où ri est la distance de la partie de masse mi à l'axe. Il s'exprime en kg.m2. Il mesure la résistance du solide à un changement de sa vitesse angulaire : c'est l'analogue de la masse pour la rotation.
JΔ dépend de la masse et de sa répartition par rapport à l'axe : à masse égale, un solide dont la masse est loin de l'axe a un moment d'inertie plus grand. Il est additif : le moment d'inertie d'un ensemble de solides tournant autour du même axe est la somme des moments d'inertie de chacun.
Solide homogène (masse m)
Axe Δ
JΔ
Point matériel de masse m
axe situé à la distance r du point
mr2
Cerceau ou cylindre creux mince, rayon R
axe de révolution
mR2
Disque ou cylindre plein, rayon R
axe de révolution
21mR2
Tige mince, longueur L
perpendiculaire, passant par le milieu
121mL2
Tige mince, longueur L
perpendiculaire, passant par une extrémité
31mL2
Remarque
Un énoncé fournit souvent la valeur ou l'expression de JΔ, et le calcul de JΔ par intégrale n'est pas exigé en 2e Bac PC. Retiens au moins la formule du disque ou du cylindre plein, JΔ=21mR2 : elle sert dans plusieurs exercices de ce chapitre, où le tableau est supposé connu.
6. Relation fondamentale de la dynamique en rotation
Théorème
Pour un solide indéformable en rotation autour d'un axe fixe Δ, dans un référentiel galiléen, la somme des moments des forces extérieures par rapport à Δ vérifie
∑MΔ(Fext)=JΔθ¨
C'est l'analogue de ∑Fext=ma : la masse m devient JΔ, l'accélération a devient θ¨, la force devient son moment.
Deux conséquences immédiates :
si ∑MΔ=0, alors θ¨=0 : le solide est au repos ou en rotation uniforme ;
si ∑MΔ est constante et non nulle, la rotation est uniformément variée.
Remarque
Le poids s'applique au centre d'inertie G et sa droite d'action est verticale. Si l'axe est horizontal, son moment est ±mgd, où d est la distance horizontale de G à l'axe (moment nul si G est sur l'axe). Si l'axe est vertical, le poids est parallèle à l'axe : son moment est nul. La réaction de l'axe, si l'axe est lisse, passe par l'axe : son moment est nul.
7. Énergie cinétique, travail et puissance
Propriété
L'énergie cinétique d'un solide en rotation est Ec=21JΔω2 (en joules, avec ω en rad.s−1).
Propriété
Quand le moment MΔ(F) est constant, le travail de la force pour une rotation d'un angle Δθ est W=MΔ(F)Δθ (en joules, Δθ en radians). C'est vrai aussi pour un couple de moment constant M : W=MΔθ.
Propriété
La puissance instantanée d'un couple ou d'une force de moment MΔ est P=MΔω (en watts). La puissance moyenne sur une durée Δt est Pmoy=ΔtW.
Théorème
Théorème de l'énergie cinétique : entre deux instants, ΔEc=21JΔ(ω22−ω12)=∑W(Fext).
8. Lien avec un solide en translation : fil sur une poulie
Quand un fil inextensible, qui ne glisse pas, relie un solide en translation à une poulie ou un tambour de rayon R, la vitesse v et l'accélération a du solide sont celles d'un point du fil au contact de la poulie :
v=Rωa=Rθ¨
Si la poulie a un moment d'inertie qui n'est pas négligeable, les tensions du fil de part et d'autre ne sont pas égales : on applique la 2e loi de Newton au solide, la relation fondamentale à la poulie, et on relie les deux par a=Rθ¨.
Méthodes
Méthode 1 : Étudier un mouvement de rotation uniforme ou uniformément varié
Convertis toutes les données : N en tr.min−1 vers ω=602πN en rad.s−1, les angles en radians, les longueurs en mètres.
Identifie le cas : ω constante (uniforme) ou θ¨ constante (uniformément varié).
Écris les lois horaires θ(t) et ω(t), puis utilise ω2−ω02=2θ¨Δθ si le temps n'est pas demandé.
Nombre de tours =2πΔθ ; vitesse linéaire v=Rω.
Exemple : une roue passe de ω0=10rad.s−1 à ω=30rad.s−1 avec θ¨=5,0rad.s−2. Durée : t=5,030−10=4,0s. Angle : Δθ=2×5,0302−102=80rad, soit 2π80≈12,7 tours.
Méthode 2 : Calculer le moment d'une force ou d'un couple
Fais un schéma vu de dessus (dans un plan perpendiculaire à l'axe) et choisis le sens positif de rotation.
Trace la droite d'action de chaque force et mesure sa distance d à l'axe (distance perpendiculaire).
Écris MΔ=+Fd si la force fait tourner dans le sens positif, −Fd sinon.
Pour un couple, la distance est celle entre les deux droites d'action.
Exemple : une force de 50N est appliquée perpendiculairement à une manivelle de 0,20m : M=50×0,20=10N.m. Appliquée avec un angle de 30∘ par rapport à la manivelle, le bras de levier devient 0,20×sin30∘=0,10m et M=5,0N.m.
Méthode 3 : Appliquer la relation fondamentale en rotation
Définis le système (le solide en rotation), le référentiel (supposé galiléen) et le sens positif.
Fais le bilan des forces extérieures et note celles dont le moment n'est pas nul (poids, tension, couple moteur, couple de frottement).
Écris ∑MΔ=JΔθ¨ avec les signes.
Isole θ¨, puis intègre si besoin pour obtenir ω(t) et θ(t).
Exemple : un disque de moment d'inertie JΔ=0,020kg.m2 est soumis à un couple moteur de 0,30N.m et à un couple de frottement de 0,10N.m. Alors θ¨=0,0200,30−0,10=10rad.s−2.
Méthode 4 : Traiter une poulie ou un treuil avec un solide en translation
Pour le solide (translation) : 2e loi de Newton projetée sur la verticale, qui donne la tension T en fonction de a.
Pour la poulie (rotation) : TR−Mf=JΔθ¨ (les frottements éventuels de moment Mf s'opposent à la rotation).
Relie les deux par a=Rθ¨ et élimine T pour obtenir a.
Vérifie avec le cas limite JΔ→0 : tu dois retrouver a=g pour une chute libre.
Pour une masse m qui descend, sans frottement : a=m+JΔ/R2mg.
Méthode 5 : Utiliser le théorème de l'énergie cinétique en rotation
Choisis l'état initial et l'état final.
Calcule la variation ΔEc=21JΔ(ω22−ω12).
Écris ∑W=MΔθ pour chaque moment constant (le travail d'un moment résistant est négatif).
Égalise et résous. Cette méthode évite de calculer le temps quand il n'est pas demandé.
Exemple : un volant (JΔ=0,10kg.m2) passe de ω1=20rad.s−1 à l'arrêt sous un moment résistant constant de 2,0N.m. On a 0−21×0,10×202=−2,0Δθ, donc Δθ=2,020=10rad (environ 1,6 tour).
Exercices corrigés
Exercice 1 : Un disque vinyle
Facile
Un disque vinyle tourne à la fréquence de rotation constante N=33tr.min−1 autour d'un axe fixe.
Calcule la vitesse angulaire ω en rad.s−1 et la période de rotation T.
Calcule la vitesse linéaire d'un point situé à 12cm de l'axe.
Combien de tours le disque fait-il en 5,0 minutes ? Quel angle cela représente-t-il en radians ?
Calcule la vitesse linéaire d'un point situé à 5,0cm de l'axe.
Voir le corrigé
1) La rotation est uniforme. ω=602πN=602π×33=3,46rad.s−1. La période est la durée d'un tour : T=ω2π=3360=1,82s.
2)v=Rω=0,12×3,46=0,415m.s−1, soit environ 0,41m.s−1.
3) En 5,0 min, le disque fait 33×5,0=165 tours. L'angle est Δθ=165×2π=1,04×103rad (on retrouve ωΔt=3,456×300=1,04×103rad).
4)v=0,050×3,456=0,173m.s−1. Le point proche de l'axe va moins vite, alors que ω est la même pour tous les points.
Une clé plate de longueur L=25cm est actionnée par une force de valeur F=80N perpendiculaire à la clé. Calcule le moment de la force par rapport à l'axe de la vis.
La même force fait maintenant un angle de 60∘ avec la clé. Calcule le nouveau moment.
Quelle valeur de force faut-il appliquer avec cet angle de 60∘ pour retrouver le moment de la question 1 ?
Un conducteur tourne un volant de diamètre 40cm en appliquant deux forces opposées de valeur 15N aux extrémités d'un diamètre, tangentes au volant. Calcule le moment du couple.
Voir le corrigé
1) La force est perpendiculaire à la clé, donc le bras de levier est d=L : M=FL=80×0,25=20N.m.
2) Le bras de levier devient d=Lsin60∘=0,25×0,866=0,2165m. Donc M=80×0,2165=17,3N.m : le moment est plus petit.
3) On veut F×0,2165=20, donc F=0,216520=92,4N.
4) Les deux forces forment un couple. La distance entre leurs droites d'action est le diamètre d=0,40m : M=Fd=15×0,40=6,0N.m.
Exercice 3 : Un ventilateur qui démarre puis s'arrête
Facile
Un ventilateur démarre du repos avec une accélération angulaire constante θ¨=4,0rad.s−2 pendant 5,0s. Puis on coupe l'alimentation : les frottements le ralentissent avec une accélération angulaire constante θ¨′=−2,5rad.s−2 jusqu'à l'arrêt. Le rayon d'une pale est R=0,30m.
Calcule la vitesse angulaire à la fin de la phase de démarrage, en rad.s−1 puis en tr.min−1, et l'angle parcouru.
Calcule, à cet instant, les accélérations tangentielle et normale du bout d'une pale.
Calcule la durée de la phase d'arrêt et l'angle parcouru pendant cette phase.
Combien de tours le ventilateur a-t-il faits au total ?
Voir le corrigé
1) Rotation uniformément variée, départ du repos : ω1=θ¨t=4,0×5,0=20rad.s−1, soit N=2π20×60=191tr.min−1. L'angle parcouru est θ1=21θ¨t2=21×4,0×5,02=50rad.
2)at=Rθ¨=0,30×4,0=1,2m.s−2 et an=Rω12=0,30×202=1,2×102m.s−2. L'accélération normale est cent fois plus grande que l'accélération tangentielle.
3) On repart de ω(t′)=ω1+θ¨′t′. L'arrêt a lieu quand ω=0 : t′=2,5ω1=2,520=8,0s. L'angle vaut θ2=2θ¨′0−ω12=2×(−2,5)−400=80rad.
4) Angle total : 50+80=130rad, soit 2π130=20,7 tours (7,96 tours pendant le démarrage et 12,7 tours pendant l'arrêt).
Exercice 4 : Équilibre d'une tige mobile autour d'un axe
Moyen
Une tige homogène de masse m=2,0kg et de longueur L=1,20m peut tourner sans frottement autour d'un axe horizontal Δ passant par son extrémité O. Elle est maintenue horizontale et immobile par un fil attaché à 0,80m de O. On donne g=9,8m.s−2.
Le fil est vertical. Écris la condition d'équilibre et calcule la tension T du fil.
Calcule la valeur de la réaction de l'axe en O dans ce cas.
On attache maintenant le fil de façon qu'il fasse un angle de 30∘ avec la tige (toujours à 0,80m de O). Calcule la nouvelle tension.
Voir le corrigé
1) La tige est au repos : θ¨=0, donc ∑MΔ=0 (théorème des moments). On choisit le sens positif qui correspond à la rotation provoquée par le poids. Le poids mg s'applique au milieu de la tige, à 2L=0,60m de O : M(P)=+mg2L. La tension verticale est à 0,80m de O : M(T)=−T×0,80. La réaction de l'axe passe par O : son moment est nul. Donc
mg2L−T×0,80=0⇒T=0,802,0×9,8×0,60=14,7N.
2) Les forces extérieures se compensent aussi : R+T+mg=0. Toutes sont verticales. En projection vers le haut : R+T−mg=0, donc R=19,6−14,7=4,9N (vers le haut).
3) Le bras de levier de la tension est maintenant d=0,80×sin30∘=0,40m. Donc T×0,40=mg2L=11,76N.m et T=0,4011,76=29,4N. Quand le fil est incliné, il faut tirer plus fort : la tension double ici.
Un cylindre plein et homogène, de masse m=2,0kg et de rayon R=10cm, tourne autour de son axe de révolution Δ fixe. Partant du repos, il est entraîné par un couple moteur de moment constant M=0,050N.m. Les frottements sont négligés.
Calcule le moment d'inertie JΔ du cylindre.
Calcule l'accélération angulaire et la nature du mouvement.
Calcule la vitesse angulaire (en rad.s−1 et en tr.min−1) et l'angle parcouru à l'instant t=4,0s.
Calcule l'énergie cinétique à cet instant, puis le travail du couple : compare.
Calcule la puissance instantanée du couple à t=4,0s et sa puissance moyenne sur ces 4,0s.
Voir le corrigé
1)JΔ=21mR2=21×2,0×(0,10)2=1,0×10−2kg.m2.
2) Relation fondamentale : M=JΔθ¨, donc θ¨=1,0×10−20,050=5,0rad.s−2. Cette valeur est constante et le moment est moteur : mouvement de rotation uniformément accéléré.
3)ω=θ¨t=5,0×4,0=20rad.s−1, soit 2π20×60=191tr.min−1. L'angle est Δθ=21×5,0×4,02=40rad (environ 6,4 tours).
4)Ec=21JΔω2=21×1,0×10−2×202=2,0J. Le travail du couple est W=MΔθ=0,050×40=2,0J. Les deux valeurs sont égales : c'est le théorème de l'énergie cinétique (départ du repos, donc ΔEc=Ec).
5)P=Mω=0,050×20=1,0W. La puissance moyenne est Pmoy=ΔtW=4,02,0=0,50W, soit la moitié de la valeur finale (la puissance croît linéairement avec ω).
Une poulie de rayon R=5,0cm et de moment d'inertie JΔ=2,0×10−3kg.m2 peut tourner autour de son axe horizontal fixe. Un fil inextensible, de masse négligeable et sans glissement sur la poulie, porte à son extrémité un solide de masse m=0,20kg. Le solide est lâché sans vitesse initiale. On donne g=9,8m.s−2.
Les frottements sont négligés. Établis l'expression de l'accélération a du solide, puis calcule-la.
Calcule la tension du fil et l'accélération angulaire de la poulie. Vérifie la relation fondamentale pour la poulie.
Calcule la distance parcourue par le solide en 2,0s.
On tient compte d'un couple de frottement de moment constant Mf=0,020N.m sur l'axe de la poulie. Recalcule a.
Voir le corrigé
1)Solide (axe vertical orienté vers le bas) : mg−T=ma. Poulie (sens positif : celui de la rotation) : la tension crée un moment +TR, donc TR=JΔθ¨. Le fil ne glisse pas : a=Rθ¨, donc TR=JΔRa et T=R2JΔa. En remplaçant dans l'équation du solide : mg=(m+R2JΔ)a, d'où
a=m+JΔ/R2mg.
Application : R2JΔ=(0,050)22,0×10−3=0,80kg, donc a=0,20+0,800,20×9,8=1,96m.s−2.
2)T=m(g−a)=0,20×(9,8−1,96)=1,57N (inférieure au poids 1,96N, car le solide accélère). θ¨=Ra=0,0501,96=39,2rad.s−2. Vérification : JΔθ¨=2,0×10−3×39,2=7,84×10−2N.m et TR=1,568×0,050=7,84×10−2N.m : les deux valeurs sont égales.
3) Mouvement uniformément accéléré sans vitesse initiale : d=21at2=21×1,96×2,02=3,9m.
4) La relation fondamentale devient TR−Mf=JΔRa, soit T=R2JΔa+RMf. En reportant dans mg−T=ma : a=m+JΔ/R2mg−Mf/R=1,001,96−0,020/0,050=1,001,96−0,40=1,56m.s−2. Les frottements diminuent l'accélération.
Un volant d'inertie de moment d'inertie JΔ=0,50kg.m2 tourne à 600tr.min−1. On le freine : le frein exerce un moment résistant constant de valeur 4,0N.m jusqu'à l'arrêt.
Calcule l'énergie cinétique initiale du volant.
En utilisant le théorème de l'énergie cinétique, calcule l'angle parcouru jusqu'à l'arrêt, puis le nombre de tours.
Calcule l'accélération angulaire et la durée du freinage. Vérifie l'angle trouvé à la question 2.
Calcule la puissance moyenne dissipée par le frein.
Voir le corrigé
1)ω0=602π×600=62,8rad.s−1 et Ec,0=21JΔω02=21×0,50×(62,83)2=9,87×102J.
2) Entre l'état initial et l'arrêt, ΔEc=0−Ec,0 et le seul travail est celui du moment résistant : W=−4,0×Δθ. Donc −Ec,0=−4,0Δθ et Δθ=4,0986,96=247rad, soit 2π247=39,3 tours.
3)θ¨=0,50−4,0=−8,0rad.s−2 (rotation uniformément ralentie). La durée est t=θ¨0−ω0=8,062,83=7,85s. Vérification : Δθ=2θ¨0−ω02=163947,8=247rad, ce qui est cohérent.
4)Pmoy=tEc,0=7,854986,96=126W. Vérification avec la vitesse moyenne : Mωmoy=4,0×262,83=126W.
Une meule est un disque homogène de masse m=6,0kg et de rayon R=15cm, qui tourne autour de son axe fixe Δ. Un moteur exerce un couple de moment constant Mm=3,0N.m. Un couple résistant (frottements, air) de moment constant Mr=0,50N.m s'oppose à la rotation. La meule démarre du repos et atteint sa vitesse de régime de 3000tr.min−1.
Calcule le moment d'inertie de la meule et son accélération angulaire pendant la phase de démarrage.
Calcule la vitesse angulaire de régime en rad.s−1 et la durée du démarrage.
Calcule l'angle parcouru pendant le démarrage et le nombre de tours.
Calcule la puissance du couple moteur à la fin du démarrage. Calcule la vitesse linéaire d'un point de la périphérie à ce moment.
Vérifie l'angle parcouru de la question 3 avec le théorème de l'énergie cinétique, en calculant le travail de chaque couple.
Voir le corrigé
1)JΔ=21mR2=21×6,0×(0,15)2=6,75×10−2kg.m2. Relation fondamentale : Mm−Mr=JΔθ¨, donc θ¨=6,75×10−23,0−0,50=37,0rad.s−2.
2)ω=602π×3000=314rad.s−1. La durée est t=θ¨ω=37,04314,16=8,48s.
3)Δθ=2θ¨ω2=2×37,04(314,16)2=1,33×103rad, soit 2π1332=212 tours.
4)P=Mmω=3,0×314,16=9,4×102W (environ 0,94kW). Vitesse en périphérie : v=Rω=0,15×314,16=47m.s−1 (environ 170km.h−1, ce qui explique les protections des meules).
5) Variation d'énergie cinétique : ΔEc=21×6,75×10−2×(314,16)2=3331J. Travail du moteur : Wm=3,0×1332=3,997×103J. Travail résistant : Wr=−0,50×1332=−666J. Somme : Wm+Wr=3331J, égale à ΔEc : le théorème est vérifié, donc l'angle trouvé à la question 3 est cohérent (on peut aussi écrire Δθ=Mm−MrΔEc=2,53331=1332rad).
Un puits est équipé d'un treuil. Un seau de masse m=5,0kg est suspendu à un fil inextensible, sans masse, enroulé sur un tambour. Le tambour est un cylindre plein et homogène de masse M=8,0kg et de rayon R=0,20m, mobile sans frottement autour de son axe horizontal Δ. Le fil ne glisse pas sur le tambour. On libère le seau sans vitesse initiale. On donne g=9,8m.s−2.
Calcule le moment d'inertie JΔ du tambour.
Fais le bilan des forces sur le seau et écris la 2e loi de Newton projetée sur l'axe vertical orienté vers le bas.
Écris la relation fondamentale de la dynamique pour le tambour. Montre que l'accélération du seau vaut a=m+R2JΔmg et calcule-la.
Calcule la tension T du fil et l'accélération angulaire du tambour.
Le seau descend de h=4,0m. Calcule sa vitesse et la vitesse angulaire du tambour à cet instant, ainsi que le nombre de tours du tambour.
Vérifie le résultat de la question 5 avec une étude énergétique.
Voir le corrigé
1)JΔ=21MR2=21×8,0×(0,20)2=0,16kg.m2.
2) Le seau est soumis à son poids mg (vertical, vers le bas) et à la tension T du fil (vertical, vers le haut). Projection sur l'axe vertical vers le bas : mg−T=ma.
3) Pour le tambour (sens positif : celui de la rotation provoquée par la tension), le poids et la réaction de l'axe ont un moment nul. La tension T′ du fil sur le tambour a pour valeur T′=T (fil sans masse) et pour bras de levier R : TR=JΔθ¨. Sans glissement, a=Rθ¨, donc T=R2JΔa. On reporte dans la question 2 : mg−R2JΔa=ma, soit a=m+JΔ/R2mg. Application : R2JΔ=0,0400,16=4,0kg et a=5,0+4,05,0×9,8=5,44m.s−2.
4)T=m(g−a)=5,0×(9,8−5,444)=21,8N. θ¨=Ra=0,205,444=27,2rad.s−2. Vérification : JΔθ¨=0,16×27,22=4,36N.m et TR=21,78×0,20=4,36N.m.
5) Mouvement uniformément accéléré sans vitesse initiale : v2=2ah=2×5,444×4,0=43,6, donc v=6,60m.s−1. Alors ω=Rv=0,206,60=33,0rad.s−1 (environ 315tr.min−1). Le tambour a tourné de Δθ=Rh=20rad, soit 2π20=3,18 tours.
6) Pour le système {seau + tambour + fil + Terre}, le poids est une force interne (énergie potentielle de pesanteur), la réaction de l'axe (sans frottement) ne travaille pas, et le fil inextensible, sans glissement, ne dissipe aucune énergie : l'énergie mécanique se conserve. La perte d'énergie potentielle du seau mgh=5,0×9,8×4,0=196J se retrouve en énergie cinétique : 21mv2+21JΔω2=21×5,0×43,56+21×0,16×1089=108,9+87,1=196J. Le résultat est cohérent.
Un plateau tournant est un disque homogène de masse m=1,5kg et de rayon R=0,20m, mobile autour de son axe de révolution Δ fixe. Il subit pendant tout le mouvement un couple de frottement de moment constant Mf=0,020N.m. L'étude comporte trois phases :
Phase 1 (de t=0 à t=4,0s) : le moteur démarre le plateau. Les mesures de la vitesse angulaire sont :
t (s)
0
1,0
2,0
3,0
4,0
ω (rad.s−1)
0
6,0
12,0
18,0
24,0
Phase 2 : le moteur maintient la vitesse angulaire constante pendant 10s.
Phase 3 : on coupe le moteur, le plateau s'arrête sous l'effet des frottements seuls.
Montre que le mouvement de la phase 1 est uniformément accéléré et calcule l'accélération angulaire.
Calcule le moment d'inertie JΔ du plateau. Déduis-en le moment Mm du couple moteur pendant la phase 1, puis la puissance du moteur à t=4,0s.
Calcule l'angle parcouru pendant les phases 1 et 2. Quel est, en phase 2, le moment du couple moteur ?
Phase 3 : calcule l'accélération angulaire, la durée de l'arrêt et le nombre de tours effectués.
Calcule le nombre total de tours depuis le démarrage et la vitesse linéaire d'un point du bord à la fin de la phase 1.
Voir le corrigé
1) Entre deux dates successives distantes de 1,0s, ω augmente toujours de 6,0rad.s−1 : la courbe ω(t) est une droite qui passe par l'origine, donc θ¨=dtdω est constante. Le mouvement est uniformément accéléré, avec θ¨=4,0−024,0−0=6,0rad.s−2.
2)JΔ=21mR2=21×1,5×(0,20)2=3,0×10−2kg.m2. Relation fondamentale en phase 1 : Mm−Mf=JΔθ¨, donc Mm=3,0×10−2×6,0+0,020=0,20N.m. À t=4,0s : P=Mmω=0,20×24,0=4,8W.
3) Phase 1 : θ1=21×6,0×4,02=48rad. Phase 2 : rotation uniforme, θ2=24,0×10=240rad. Total des deux phases : 288rad. En phase 2, θ¨=0, donc Mm−Mf=0 et Mm=Mf=0,020N.m : le moteur compense seulement les frottements.
4) Seul le couple de frottement agit : −Mf=JΔθ¨3, donc θ¨3=−3,0×10−20,020=−0,667rad.s−2. Durée : t3=−0,6670−24,0=36s. Angle : θ3=2×(−0,667)0−24,02=432rad, soit 2π432=68,8 tours.
5) Angle total : 48+240+432=720rad, soit 2π720=114,6 tours (environ 115 tours). À la fin de la phase 1 : v=Rω=0,20×24,0=4,8m.s−1.
Travailler en degrés ou en tours par minute : les formules s=Rθ, v=Rω et Ec=21JΔω2 exigent des radians et des rad.s−1. Convertis d'abord (ω=602πN).
Se tromper de bras de levier : d est la distance de l'axe à la droite d'action de la force, mesurée perpendiculairement. Pour une force inclinée d'un angle α par rapport au rayon, d=Rsinα, pas R.
Oublier le signe d'un moment : choisis un sens positif au départ. Un moment résistant (frottement) est négatif quand le mouvement est dans le sens positif.
Confondre masse et moment d'inertie : dans ∑MΔ=JΔθ¨, c'est JΔ (en kg.m2) qui intervient, pas m.
Écrire T=mg pour le fil d'une poulie : c'est faux dès que la masse accélère (T=m(g−a)). Avec une poulie dont l'inertie compte, les tensions de part et d'autre de la poulie sont différentes.
Dire que v=Rω donne la même vitesse à tous les points : ω est commune à tous les points, mais v augmente avec la distance à l'axe.
Écrire a=g pour le solide suspendu à une poulie ou un treuil : l'inertie de rotation ralentit la chute. On retrouve a=g seulement si JΔ→0.
Oublier que W=MΔθ n'est valable que pour un moment constant et avec Δθ en radians.
À retenir
Un solide en rotation autour d'un axe fixe a une seule variable : l'abscisse angulaire θ ; ω=θ˙ en rad.s−1 et θ¨ en rad.s−2.
Lien avec un point à la distance R : s=Rθ, v=Rω, at=Rθ¨, an=Rω2. Conversion : ω=602πN.
Rotation uniforme : θ=ωt+θ0 et T=ω2π. Rotation uniformément variée : ω=θ¨t+ω0 et ω2−ω02=2θ¨Δθ.
Moment d'une force : MΔ=±Fd (bras de levier d) ; couple de forces : ±Fd ; couple de torsion : −Cθ.
Le moment d'inertie JΔ=∑miri2 (en kg.m2) mesure l'inertie de rotation ; pour un disque plein, JΔ=21mR2.
Relation fondamentale : ∑MΔ(Fext)=JΔθ¨. À l'équilibre ou en rotation uniforme : ∑MΔ=0.