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    2e Bac Sciences physiques (PC)

    Chute verticale d'un solide

    Chute verticale d'un solide en 2e Bac PC : chute libre, poussée d'Archimède, frottements, vitesse limite, méthode d'Euler, 10 exercices et QCM.

    • 65 min
    • 10 exercices corrigés
    • QCM de 7 questions

    Prérequis : Lois de Newton (2e Bac), équations différentielles y' = ay + b, fonction exponentielle

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    L'essentiel

    1. La chute libre

    La chute libre est exacte dans le vide. Dans l'air, elle est une bonne approximation pour un solide dense, compact et peu rapide, dont le poids est très grand devant la poussée d'Archimède et les frottements.

    On étudie le mouvement du centre d'inertie GG dans le référentiel terrestre (galiléen). On choisit un axe OzOz vertical orienté vers le bas (le sens naturel d'une chute). La deuxième loi de Newton mg⃗=ma⃗Gm\vec{g} = m\vec{a}_G donne :

    a⃗G=g⃗soitaz=g\vec{a}_G = \vec{g} \quad\text{soit}\quad a_z = g

    L'accélération est constante et ne dépend ni de la masse ni de la forme du solide : c'est un mouvement rectiligne uniformément accéléré. Avec les conditions initiales z(0)=z0z(0) = z_0 et v(0)=v0v(0) = v_0 :

    v(t)=g t+v0z(t)=12g t2+v0 t+z0v(t) = g\,t + v_0 \qquad z(t) = \frac{1}{2}g\,t^2 + v_0\,t + z_0

    Si tu orientes l'axe vers le haut (pour un lancer vertical vers le haut), alors az=−ga_z = -g, v(t)=−g t+v0v(t) = -g\,t + v_0 et z(t)=−12g t2+v0 t+z0z(t) = -\frac{1}{2}g\,t^2 + v_0\,t + z_0. Le sommet est atteint quand v=0v = 0, c'est-à-dire à l'instant ts=v0gt_s = \frac{v_0}{g}, à l'altitude zmax=z0+v022gz_{max} = z_0 + \frac{v_0^2}{2g}.

    2. Les forces exercées par un fluide

    Quand un solide tombe dans un fluide (liquide ou gaz), il subit, en plus de son poids, deux forces dues au fluide.

    Dimension de kk : une force s'exprime en kg.m.s−2\text{kg.m.s}^{-2}, donc kk s'exprime en kg.s−1\text{kg.s}^{-1} si n=1n = 1 et en kg.m−1\text{kg.m}^{-1} si n=2n = 2.

    ForceDirection et sensIntensité
    Poids P⃗\vec{P}verticale, vers le basmgm g
    Poussée d'Archimède F⃗A\vec{F}_Averticale, vers le hautρfVg\rho_f V g
    Frottement fluide f⃗\vec{f}opposée à v⃗\vec{v}kvnk v^n (n=1n = 1 ou 22)

    3. Équation différentielle du mouvement

    Un solide de masse mm et de volume VV est abandonné dans un fluide. On oriente OzOz vers le bas. Dans le référentiel terrestre, la deuxième loi de Newton s'écrit P⃗+F⃗A+f⃗=ma⃗G\vec{P} + \vec{F}_A + \vec{f} = m\vec{a}_G. Comme le mouvement est vertical et que la vitesse vv est comptée positive vers le bas, la projection sur OzOz donne

    mdvdt=mg−ρfVg−kvnm\frac{dv}{dt} = m g - \rho_f V g - k v^n

    On divise par mm et on note :

    dvdt=A−B vnavecA=g(1−ρfVm)etB=km\frac{dv}{dt} = A - B\,v^n \quad\text{avec}\quad A = g\left(1 - \frac{\rho_f V}{m}\right) \quad\text{et}\quad B = \frac{k}{m}

    Ici A>0A > 0 si le solide est plus dense que le fluide (ρs>ρf\rho_s > \rho_f) : il coule. Si ρs<ρf\rho_s < \rho_f, la poussée d'Archimède l'emporte sur le poids et le solide remonte : on oriente alors l'axe vers le haut et on adapte les signes (voir l'exercice 8).

    4. Le cas n = 1 : solution, vitesse limite, temps caractéristique

    Pour n=1n = 1, l'équation dvdt+B v=A\frac{dv}{dt} + B\,v = A est du type y′=ay+by' = ay + b vu en mathématiques. Avec v(0)=0v(0) = 0, sa solution est

    v(t)=AB(1−e−Bt)v(t) = \frac{A}{B}\left(1 - e^{-Bt}\right)

    On introduit deux grandeurs caractéristiques :

    vlim=AB=(m−ρfV) gkτ=1B=mkv_{lim} = \frac{A}{B} = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{k} \qquad \tau = \frac{1}{B} = \frac{m}{k}

    Alors v(t)=vlim(1−e−t/τ)v(t) = v_{lim}\left(1 - e^{-t/\tau}\right) et l'équation différentielle s'écrit dvdt+vτ=vlimτ\frac{dv}{dt} + \frac{v}{\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau}, car vlimτ=A\frac{v_{lim}}{\tau} = A.

    La vitesse n'atteint jamais exactement vlimv_{lim}, mais s'en approche très vite :

    tt00τ\tau2τ2\tau3τ3\tau5τ5\tau
    vvlim\frac{v}{v_{lim}}000,630{,}630,860{,}860,950{,}950,9930{,}993

    5. Régimes du mouvement et lecture de la courbe v(t)v(t)

    • Régime initial (transitoire) : la vitesse augmente, l'accélération a=dvdta = \frac{dv}{dt} diminue de la valeur AA (à t=0t = 0, quand v=0v = 0) vers 00.
    • Régime permanent (asymptotique) : la vitesse a pratiquement atteint vlimv_{lim} et reste constante. Alors a=0a = 0, donc d'après la première loi, P⃗+F⃗A+f⃗=0⃗\vec{P} + \vec{F}_A + \vec{f} = \vec{0} : mg−ρfVg=k vlimnmg - \rho_f V g = k\,v_{lim}^n. Les forces ne disparaissent pas, elles se compensent.

    Sur le graphe v(t)v(t) :

    • vlimv_{lim} est l'ordonnée de l'asymptote horizontale (le plateau) ;
    • τ\tau est l'abscisse du point d'intersection de la tangente à l'origine avec l'asymptote ; pour n=1n = 1 seulement, c'est aussi l'instant où v=0,63 vlimv = 0{,}63\,v_{lim} ;
    • le coefficient directeur de la tangente à l'origine est A=vlimτA = \frac{v_{lim}}{\tau} (accélération initiale) ;
    • la durée du régime transitoire est de l'ordre de 5τ5\tau : on dit que τ\tau est le temps caractéristique de la chute.

    6. Le cas n = 2

    L'équation s'écrit dvdt=A−B v2\frac{dv}{dt} = A - B\,v^2. En régime permanent, dvdt=0\frac{dv}{dt} = 0, donc A=B vlim2A = B\,v_{lim}^2 :

    vlim=AB=(m−ρfV) gkv_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} = \sqrt{\frac{(m - \rho_f V)\,g}{k}}

    Dans l'air, avec la poussée d'Archimède négligée, vlim=mgkv_{lim} = \sqrt{\frac{m g}{k}}. Le temps caractéristique garde la définition τ=vlimA\tau = \frac{v_{lim}}{A} (la tangente à l'origine, de pente AA, coupe l'asymptote à t=τt = \tau), mais la solution n'est plus du type 1−e−t/τ1 - e^{-t/\tau} : la lecture « v=0,63 vlimv = 0{,}63\,v_{lim} » ne donne plus τ\tau, il faut passer par la tangente à l'origine.

    7. La méthode d'Euler

    C'est une méthode de résolution approchée d'une équation différentielle dvdt=F(v)\frac{dv}{dt} = F(v). On remplace la dérivée par sa tangente sur un petit intervalle de temps Δt\Delta t, le pas de la méthode. À l'instant tit_i, l'accélération vaut ai=A−B vina_i = A - B\,v_i^n, et on calcule de proche en proche :

    ai=A−B vinvi+1=vi+ai Δtti+1=ti+Δta_i = A - B\,v_i^n \qquad v_{i+1} = v_i + a_i\,\Delta t \qquad t_{i+1} = t_i + \Delta t

    On part de la condition initiale v0=v(t=0)v_0 = v(t = 0). Avec un tableur, on obtient ainsi la courbe v(t)v(t), qu'on compare à l'expérience. Si on veut aussi la position, on ajoute zi+1=zi+vi Δtz_{i+1} = z_i + v_i\,\Delta t.

    Quand viv_i approche vlimv_{lim}, les accélérations aia_i tendent vers 00 : les valeurs de viv_i se stabilisent sur le plateau.

    Méthodes

    Méthode 1 : Établir l'équation différentielle de la chute

    1. Système : le solide. Référentiel : le référentiel terrestre (galiléen). Axe OzOz vertical vers le bas.
    2. Bilan des forces : P⃗\vec{P}, F⃗A\vec{F}_A (si on ne la néglige pas) et f⃗\vec{f} (opposée à la vitesse).
    3. Écris P⃗+F⃗A+f⃗=ma⃗G\vec{P} + \vec{F}_A + \vec{f} = m\vec{a}_G et projette sur OzOz.
    4. Divise par mm et mets sous la forme dvdt=A−B vn\frac{dv}{dt} = A - B\,v^n : identifie AA et BB.

    Exemple : une boule de masse m=0,20 kgm = 0{,}20\,\text{kg} et de volume V=5,0×10−5 m3V = 5{,}0 \times 10^{-5}\,\text{m}^3 tombe dans l'eau (ρf=1 000 kg.m−3\rho_f = 1\,000\,\text{kg.m}^{-3}) avec f=k vf = k\,v et k=2,0 kg.s−1k = 2{,}0\,\text{kg.s}^{-1}. Alors A=g(1−ρfVm)=9,8×(1−0,0500,20)=7,35 m.s−2A = g\left(1 - \frac{\rho_f V}{m}\right) = 9{,}8 \times \left(1 - \frac{0{,}050}{0{,}20}\right) = 7{,}35\,\text{m.s}^{-2} et B=km=10 s−1B = \frac{k}{m} = 10\,\text{s}^{-1}.

    Méthode 2 : Déterminer vlimv_{lim} et τ\tau

    1. Par le calcul (n=1n = 1) : vlim=ABv_{lim} = \frac{A}{B} et τ=1B=mk\tau = \frac{1}{B} = \frac{m}{k}. Pour n=2n = 2 : vlim=ABv_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} et τ=vlimA\tau = \frac{v_{lim}}{A}.
    2. Par le graphe : lis le plateau pour vlimv_{lim} ; pour τ\tau, trace la tangente à l'origine et note l'abscisse de son intersection avec l'asymptote, ou (pour n=1n = 1 seulement) lis l'instant où v=0,63 vlimv = 0{,}63\,v_{lim}.
    3. Vérifie la cohérence : A=vlimτA = \frac{v_{lim}}{\tau} (pour n=1n = 1).

    Exemple (suite de la méthode 1) : vlim=7,3510=0,735 m.s−1v_{lim} = \frac{7{,}35}{10} = 0{,}735\,\text{m.s}^{-1} et τ=0,10 s\tau = 0{,}10\,\text{s}. Autre cas, par le graphe : un plateau à 0,50 m.s−10{,}50\,\text{m.s}^{-1} et une tangente à l'origine qui coupe l'asymptote à t=0,080 st = 0{,}080\,\text{s} donnent τ=0,080 s\tau = 0{,}080\,\text{s} et A=0,500,080=6,25 m.s−2A = \frac{0{,}50}{0{,}080} = 6{,}25\,\text{m.s}^{-2}.

    Méthode 3 : Vérifier qu'une fonction est solution de l'équation différentielle

    1. Dérive la fonction proposée.
    2. Remplace vv et dvdt\frac{dv}{dt} dans l'équation différentielle.
    3. Vérifie que l'égalité est vraie pour tout tt (et contrôle la condition initiale).

    Exemple : v(t)=0,50(1−e−t/0,080)v(t) = 0{,}50\left(1 - e^{-t/0{,}080}\right) est-elle solution de dvdt+12,5 v=6,25\frac{dv}{dt} + 12{,}5\,v = 6{,}25 ? On a dvdt=0,500,080e−12,5 t=6,25 e−12,5 t\frac{dv}{dt} = \frac{0{,}50}{0{,}080}e^{-12{,}5\,t} = 6{,}25\,e^{-12{,}5\,t} et 12,5 v=6,25−6,25 e−12,5 t12{,}5\,v = 6{,}25 - 6{,}25\,e^{-12{,}5\,t}. La somme vaut 6,256{,}25 : c'est bien une solution, et v(0)=0v(0) = 0.

    Méthode 4 : Appliquer la méthode d'Euler

    1. Note AA, BB, nn, la condition initiale v0v_0 et le pas Δt\Delta t.
    2. Construis un tableau avec les colonnes tit_i, viv_i, ai=A−B vina_i = A - B\,v_i^n et vi+1=vi+ai Δtv_{i+1} = v_i + a_i\,\Delta t.
    3. Remplis ligne par ligne : la valeur vi+1v_{i+1} calculée sur une ligne devient viv_i de la ligne suivante.
    4. Compare à vlimv_{lim} ou à la solution exacte pour juger la précision.

    Exemple : dvdt=6,0−3,0 v\frac{dv}{dt} = 6{,}0 - 3{,}0\,v (SI), v0=0v_0 = 0, Δt=0,10 s\Delta t = 0{,}10\,\text{s}. Ligne 0 : a0=6,0a_0 = 6{,}0 donc v1=0,60v_1 = 0{,}60. Ligne 1 : a1=6,0−3,0×0,60=4,2a_1 = 6{,}0 - 3{,}0 \times 0{,}60 = 4{,}2 donc v2=0,60+0,42=1,02v_2 = 0{,}60 + 0{,}42 = 1{,}02. Ligne 2 : a2=6,0−3,0×1,02=2,94a_2 = 6{,}0 - 3{,}0 \times 1{,}02 = 2{,}94 donc v3=1,02+0,294≈1,31v_3 = 1{,}02 + 0{,}294 \approx 1{,}31. On approche bien vlim=6,03,0=2,0 m.s−1v_{lim} = \frac{6{,}0}{3{,}0} = 2{,}0\,\text{m.s}^{-1}.

    Méthode 5 : Décider si on néglige la poussée d'Archimède

    1. Calcule le rapport FAP=ρfρs\frac{F_A}{P} = \frac{\rho_f}{\rho_s} (solide homogène).
    2. Si ce rapport est très inférieur à 11 (de l'ordre de 10−310^{-3} ou moins), tu peux négliger FAF_A ; sinon, tu la gardes.
    3. Si l'énoncé dit « on néglige la poussée d'Archimède », ne la fais pas intervenir.

    Exemple : une pierre de masse volumique 2 700 kg.m−32\,700\,\text{kg.m}^{-3} dans l'air : 1,22 700≈4,4×10−4\frac{1{,}2}{2\,700} \approx 4{,}4 \times 10^{-4}, négligeable. La même pierre dans l'eau : 1 0002 700≈0,37\frac{1\,000}{2\,700} \approx 0{,}37, non négligeable.

    Méthode 6 : Étudier une chute libre

    1. Choisis l'axe (vers le bas pour une chute, vers le haut pour un lancer) et note les conditions initiales.
    2. Écris az=±ga_z = \pm g, puis v(t)v(t) et z(t)z(t) par intégration.
    3. Pour une durée, résous z(t)=z(t) = valeur demandée ; pour une vitesse sans durée, utilise v2−v02=2a(z−z0)v^2 - v_0^2 = 2a(z - z_0).

    Exemple : une pierre lâchée sans vitesse d'une hauteur de 45 m45\,\text{m} (axe vers le bas) : z=12g t2=45z = \frac{1}{2}g\,t^2 = 45 donne t=909,8≈3,03 st = \sqrt{\frac{90}{9{,}8}} \approx 3{,}03\,\text{s} et v=g t≈29,7 m.s−1v = g\,t \approx 29{,}7\,\text{m.s}^{-1}.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Une pierre dans un puits

    Facile

    On lâche sans vitesse initiale une pierre dans un puits. On néglige tous les frottements et on prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}. On choisit l'axe OzOz vertical vers le bas, d'origine OO au point de lâcher, et on prend t=0t = 0 au lâcher.

    1. Établis v(t)v(t) et z(t)z(t).
    2. La pierre touche l'eau au bout de 2,5 s2{,}5\,\text{s}. Calcule la distance entre le point de lâcher et la surface de l'eau, puis la vitesse d'arrivée, en m.s−1\text{m.s}^{-1} puis en km.h−1\text{km.h}^{-1}.
    3. Quelle serait la durée de la chute et la vitesse d'arrivée pour une chute de 20 m20\,\text{m} ?
    4. Une pierre deux fois plus lourde tombe-t-elle plus vite ?
    Voir le corrigé

    1) Seul le poids agit : mg⃗=ma⃗Gm\vec{g} = m\vec{a}_G, donc az=ga_z = g. Par intégration avec v(0)=0v(0) = 0 et z(0)=0z(0) = 0 : v(t)=g t=9,8 tv(t) = g\,t = 9{,}8\,t et z(t)=12g t2=4,9 t2z(t) = \frac{1}{2}g\,t^2 = 4{,}9\,t^2 (SI).

    2) z(2,5)=4,9×2,52=4,9×6,25≈30,6 mz(2{,}5) = 4{,}9 \times 2{,}5^2 = 4{,}9 \times 6{,}25 \approx 30{,}6\,\text{m} : la surface de l'eau est à environ 30,6 m30{,}6\,\text{m} sous le point de lâcher. La vitesse est v=9,8×2,5=24,5 m.s−1v = 9{,}8 \times 2{,}5 = 24{,}5\,\text{m.s}^{-1}, soit 24,5×3,6≈88 km.h−124{,}5 \times 3{,}6 \approx 88\,\text{km.h}^{-1}.

    3) z=20 mz = 20\,\text{m} donne t=2×209,8≈2,02 st = \sqrt{\frac{2 \times 20}{9{,}8}} \approx 2{,}02\,\text{s} et v=g t≈19,8 m.s−1v = g\,t \approx 19{,}8\,\text{m.s}^{-1}. On retrouve aussi v=2gz=392≈19,8 m.s−1v = \sqrt{2gz} = \sqrt{392} \approx 19{,}8\,\text{m.s}^{-1}.

    4) Non : l'accélération az=ga_z = g ne dépend pas de la masse (elle se simplifie dans mg⃗=ma⃗Gm\vec{g} = m\vec{a}_G). Les deux pierres arrivent en même temps, si les frottements sont négligeables.

    Exercice 2 : Une balle lancée vers le haut

    Moyen

    Une balle est lancée verticalement vers le haut, à la vitesse v0=14 m.s−1v_0 = 14\,\text{m.s}^{-1}, depuis un point situé à z0=1,5 mz_0 = 1{,}5\,\text{m} au-dessus du sol. Elle n'est soumise qu'à son poids (g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}). On choisit l'axe OzOz vertical vers le haut, d'origine OO au sol, et on prend t=0t = 0 au lancer.

    1. Établis l'accélération, puis v(t)v(t) et z(t)z(t).
    2. Calcule l'instant et l'altitude du sommet de la trajectoire.
    3. Calcule l'instant où la balle touche le sol et sa vitesse à cet instant.
    4. Pourquoi la vitesse d'arrivée au sol n'est-elle pas égale à v0v_0 ?
    Voir le corrigé

    1) Chute libre, axe vers le haut : az=−g=−9,8 m.s−2a_z = -g = -9{,}8\,\text{m.s}^{-2}. Avec v(0)=14 m.s−1v(0) = 14\,\text{m.s}^{-1} et z(0)=1,5 mz(0) = 1{,}5\,\text{m} : v(t)=−9,8 t+14v(t) = -9{,}8\,t + 14 et z(t)=−4,9 t2+14 t+1,5z(t) = -4{,}9\,t^2 + 14\,t + 1{,}5 (SI).

    2) Au sommet, v=0v = 0 : ts=149,8≈1,43 st_s = \frac{14}{9{,}8} \approx 1{,}43\,\text{s}. L'altitude est zmax=z0+v022g=1,5+19619,6=1,5+10=11,5 mz_{max} = z_0 + \frac{v_0^2}{2g} = 1{,}5 + \frac{196}{19{,}6} = 1{,}5 + 10 = 11{,}5\,\text{m}.

    3) On résout z(t)=0z(t) = 0, soit −4,9 t2+14 t+1,5=0-4{,}9\,t^2 + 14\,t + 1{,}5 = 0. Le discriminant est Δ=142+4×4,9×1,5=196+29,4=225,4\Delta = 14^2 + 4 \times 4{,}9 \times 1{,}5 = 196 + 29{,}4 = 225{,}4, et la racine positive est tg=14+225,49,8=14+15,019,8≈2,96 st_g = \frac{14 + \sqrt{225{,}4}}{9{,}8} = \frac{14 + 15{,}01}{9{,}8} \approx 2{,}96\,\text{s}. La vitesse est alors v=−9,8×2,96+14≈−15,0 m.s−1v = -9{,}8 \times 2{,}96 + 14 \approx -15{,}0\,\text{m.s}^{-1} : la balle descend à 15,0 m.s−115{,}0\,\text{m.s}^{-1} (le signe négatif indique le sens vers le bas).

    4) La balle repasse par son point de départ (z=1,5 mz = 1{,}5\,\text{m}) avec la vitesse −14 m.s−1-14\,\text{m.s}^{-1}, puis elle descend encore de 1,5 m1{,}5\,\text{m} en accélérant : v2=v02+2gz0=196+29,4=225,4v^2 = v_0^2 + 2g z_0 = 196 + 29{,}4 = 225{,}4, donc ∣v∣≈15,0 m.s−1|v| \approx 15{,}0\,\text{m.s}^{-1}.

    Exercice 3 : Faut-il tenir compte de la poussée d'Archimède ?

    Facile

    Une sphère d'acier, de rayon r=2,0 cmr = 2{,}0\,\text{cm} et de masse volumique ρs=7 800 kg.m−3\rho_s = 7\,800\,\text{kg.m}^{-3}, est abandonnée successivement dans l'air (ρair=1,2 kg.m−3\rho_{air} = 1{,}2\,\text{kg.m}^{-3}), dans l'eau (ρeau=1 000 kg.m−3\rho_{eau} = 1\,000\,\text{kg.m}^{-3}) et dans la glycérine (ρgly=1 260 kg.m−3\rho_{gly} = 1\,260\,\text{kg.m}^{-3}). On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2} et V=43πr3V = \frac{4}{3}\pi r^3.

    1. Calcule le volume VV, la masse mm et le poids PP de la sphère.
    2. Calcule la poussée d'Archimède dans chacun des trois fluides.
    3. Compare-la au poids et conclus.
    Voir le corrigé

    1) V=43π×(2,0×10−2)3≈3,35×10−5 m3=33,5 cm3V = \frac{4}{3}\pi \times (2{,}0 \times 10^{-2})^3 \approx 3{,}35 \times 10^{-5}\,\text{m}^3 = 33{,}5\,\text{cm}^3. La masse est m=ρsV=7 800×3,35×10−5≈0,261 kgm = \rho_s V = 7\,800 \times 3{,}35 \times 10^{-5} \approx 0{,}261\,\text{kg} et le poids P=mg≈0,261×9,8≈2,56 NP = m g \approx 0{,}261 \times 9{,}8 \approx 2{,}56\,\text{N}.

    2) FA=ρfVgF_A = \rho_f V g :

    • dans l'air : FA=1,2×3,35×10−5×9,8≈3,9×10−4 NF_A = 1{,}2 \times 3{,}35 \times 10^{-5} \times 9{,}8 \approx 3{,}9 \times 10^{-4}\,\text{N} ;
    • dans l'eau : FA=1 000×3,35×10−5×9,8≈0,328 NF_A = 1\,000 \times 3{,}35 \times 10^{-5} \times 9{,}8 \approx 0{,}328\,\text{N} ;
    • dans la glycérine : FA=1 260×3,35×10−5×9,8≈0,414 NF_A = 1\,260 \times 3{,}35 \times 10^{-5} \times 9{,}8 \approx 0{,}414\,\text{N}.

    3) Le rapport FAP=ρfρs\frac{F_A}{P} = \frac{\rho_f}{\rho_s} vaut environ 1,5×10−41{,}5 \times 10^{-4} (soit 0,015 %0{,}015\,\%) dans l'air, 0,1280{,}128 (soit 12,8 %12{,}8\,\%) dans l'eau et 0,1620{,}162 (soit 16,2 %16{,}2\,\%) dans la glycérine. Dans l'air, la poussée d'Archimède est négligeable ; dans les deux liquides, elle représente plus de 10 %10\,\% du poids et on doit la prendre en compte.

    Exercice 4 : Une bille dans la glycérine

    Moyen

    Une bille d'acier de rayon r=5,0 mmr = 5{,}0\,\text{mm} et de masse volumique ρs=7 800 kg.m−3\rho_s = 7\,800\,\text{kg.m}^{-3} est abandonnée sans vitesse initiale dans de la glycérine de masse volumique ρf=1 260 kg.m−3\rho_f = 1\,260\,\text{kg.m}^{-3}. Le frottement fluide est f=k vf = k\,v avec k=0,13 kg.s−1k = 0{,}13\,\text{kg.s}^{-1}. On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}, l'axe OzOz vertical vers le bas, et V=43πr3V = \frac{4}{3}\pi r^3.

    1. Calcule le volume VV, la masse mm, le poids PP et la poussée d'Archimède FAF_A.
    2. Établis l'équation différentielle vérifiée par vv et calcule AA et BB.
    3. Calcule la vitesse limite vlimv_{lim} et le temps caractéristique τ\tau.
    4. Écris v(t)v(t), calcule v(τ)v(\tau) et la durée au bout de laquelle v=0,99 vlimv = 0{,}99\,v_{lim}.
    Voir le corrigé

    1) V=43π×(5,0×10−3)3≈5,24×10−7 m3V = \frac{4}{3}\pi \times (5{,}0 \times 10^{-3})^3 \approx 5{,}24 \times 10^{-7}\,\text{m}^3. La masse est m=ρsV≈7 800×5,24×10−7≈4,08×10−3 kgm = \rho_s V \approx 7\,800 \times 5{,}24 \times 10^{-7} \approx 4{,}08 \times 10^{-3}\,\text{kg}. Le poids est P=mg≈4,00×10−2 NP = m g \approx 4{,}00 \times 10^{-2}\,\text{N} et la poussée est FA=ρfVg≈1 260×5,24×10−7×9,8≈6,47×10−3 NF_A = \rho_f V g \approx 1\,260 \times 5{,}24 \times 10^{-7} \times 9{,}8 \approx 6{,}47 \times 10^{-3}\,\text{N} (environ 16 %16\,\% du poids).

    2) Deuxième loi de Newton projetée sur OzOz : mdvdt=mg−ρfVg−k vm\frac{dv}{dt} = mg - \rho_f V g - k\,v, donc dvdt=A−B v\frac{dv}{dt} = A - B\,v avec A=g(1−ρfVm)=g(1−ρfρs)=9,8×(1−0,1615)≈8,22 m.s−2A = g\left(1 - \frac{\rho_f V}{m}\right) = g\left(1 - \frac{\rho_f}{\rho_s}\right) = 9{,}8 \times (1 - 0{,}1615) \approx 8{,}22\,\text{m.s}^{-2} et B=km=0,134,08×10−3≈31,8 s−1B = \frac{k}{m} = \frac{0{,}13}{4{,}08 \times 10^{-3}} \approx 31{,}8\,\text{s}^{-1}.

    3) vlim=AB=8,2231,8≈0,258 m.s−1v_{lim} = \frac{A}{B} = \frac{8{,}22}{31{,}8} \approx 0{,}258\,\text{m.s}^{-1} et τ=1B=mk≈3,14×10−2 s\tau = \frac{1}{B} = \frac{m}{k} \approx 3{,}14 \times 10^{-2}\,\text{s}, soit environ 31 ms31\,\text{ms}.

    4) v(t)=0,258(1−e−t/0,0314)v(t) = 0{,}258\left(1 - e^{-t/0{,}0314}\right) (SI). À t=τt = \tau : v(τ)=0,258×(1−e−1)≈0,163 m.s−1v(\tau) = 0{,}258 \times (1 - e^{-1}) \approx 0{,}163\,\text{m.s}^{-1}. La condition v=0,99 vlimv = 0{,}99\,v_{lim} s'écrit e−t/τ=0,01e^{-t/\tau} = 0{,}01, donc t=τln⁡(100)≈4,6 τ≈0,145 st = \tau\ln(100) \approx 4{,}6\,\tau \approx 0{,}145\,\text{s}. En moins d'une seconde, la bille est donc en régime permanent.

    Exercice 5 : Exploiter un enregistrement de vitesse

    Moyen

    Une bille de masse m=15 gm = 15\,\text{g} et de masse volumique ρs=5,0×103 kg.m−3\rho_s = 5{,}0 \times 10^3\,\text{kg.m}^{-3} est abandonnée sans vitesse initiale dans un liquide. Le frottement est du type f=k vf = k\,v. On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}. On mesure la vitesse vv (axe OzOz vers le bas) :

    tt (s)00,0250,0500,1000,1500,2000,300
    vv (m.s−1\text{m.s}^{-1})00,1570,2530,3460,3800,3930,399
    1. Quelle est la vitesse limite approximative ?
    2. Détermine le temps caractéristique τ\tau par la méthode des 63 %63\,\%.
    3. Déduis l'accélération initiale a0a_0. Compare-la à gg : que peux-tu en conclure ?
    4. Calcule la constante kk, puis la masse volumique ρf\rho_f du liquide.
    Voir le corrigé

    1) La vitesse se stabilise : vlim≈0,40 m.s−1v_{lim} \approx 0{,}40\,\text{m.s}^{-1}.

    2) À t=τt = \tau, v=0,63 vlim=0,63×0,40≈0,252 m.s−1v = 0{,}63\,v_{lim} = 0{,}63 \times 0{,}40 \approx 0{,}252\,\text{m.s}^{-1}. Dans le tableau, v=0,253 m.s−1v = 0{,}253\,\text{m.s}^{-1} à t=0,050 st = 0{,}050\,\text{s} : donc τ≈0,050 s\tau \approx 0{,}050\,\text{s}.

    3) À t=0t = 0, v=0v = 0 donc le frottement est nul et a0=A=vlimτ=0,400,050=8,0 m.s−2a_0 = A = \frac{v_{lim}}{\tau} = \frac{0{,}40}{0{,}050} = 8{,}0\,\text{m.s}^{-2}. Comme a0<g=9,8 m.s−2a_0 < g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}, une force verticale vers le haut s'exerce déjà à t=0t = 0 : c'est la poussée d'Archimède, qui n'est donc pas négligeable ici.

    4) τ=mk\tau = \frac{m}{k}, donc k=mτ=15×10−30,050=0,30 kg.s−1k = \frac{m}{\tau} = \frac{15 \times 10^{-3}}{0{,}050} = 0{,}30\,\text{kg.s}^{-1}. Par ailleurs A=g(1−ρfρs)A = g\left(1 - \frac{\rho_f}{\rho_s}\right) donne ρfρs=1−Ag=1−8,09,8≈0,184\frac{\rho_f}{\rho_s} = 1 - \frac{A}{g} = 1 - \frac{8{,}0}{9{,}8} \approx 0{,}184, donc ρf≈0,184×5,0×103≈9,2×102 kg.m−3\rho_f \approx 0{,}184 \times 5{,}0 \times 10^3 \approx 9{,}2 \times 10^2\,\text{kg.m}^{-3} : ce peut être une huile. Vérification : vlim=(m−ρfV) gk=m (1−0,184) gk=0,015×0,816×9,80,30≈0,40 m.s−1v_{lim} = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{k} = \frac{m\,(1 - 0{,}184)\,g}{k} = \frac{0{,}015 \times 0{,}816 \times 9{,}8}{0{,}30} \approx 0{,}40\,\text{m.s}^{-1}.

    Exercice 6 : La méthode d'Euler pas à pas

    Moyen

    La vitesse d'une bille (axe OzOz vers le bas) vérifie, en unités SI, l'équation dvdt=8,0−20 v\frac{dv}{dt} = 8{,}0 - 20\,v avec v(0)=0v(0) = 0.

    1. Identifie AA, BB, calcule vlimv_{lim} et τ\tau.
    2. Avec un pas Δt=0,010 s\Delta t = 0{,}010\,\text{s}, complète par la méthode d'Euler le tableau des valeurs de tit_i, viv_i et aia_i pour i=0i = 0 à 55.
    3. Compare la valeur d'Euler à t=0,050 st = 0{,}050\,\text{s} avec la solution exacte v(t)=0,40(1−e−20 t)v(t) = 0{,}40\left(1 - e^{-20\,t}\right). Comment améliorer la précision ?
    Voir le corrigé

    1) A=8,0 m.s−2A = 8{,}0\,\text{m.s}^{-2} et B=20 s−1B = 20\,\text{s}^{-1}. Donc vlim=AB=0,40 m.s−1v_{lim} = \frac{A}{B} = 0{,}40\,\text{m.s}^{-1} et τ=1B=0,050 s\tau = \frac{1}{B} = 0{,}050\,\text{s}. Le pas Δt=0,010 s\Delta t = 0{,}010\,\text{s} vaut τ5\frac{\tau}{5} : il est plus petit que τ\tau.

    2) On applique ai=8,0−20 via_i = 8{,}0 - 20\,v_i et vi+1=vi+ai×0,010v_{i+1} = v_i + a_i \times 0{,}010.

    iitit_i (s)viv_i (m.s−1\text{m.s}^{-1})aia_i (m.s−2\text{m.s}^{-2})
    00,00008,0
    10,0100,0806,4
    20,0200,1445,12
    30,0300,1954,10
    40,0400,2363,28
    50,0500,2692,62

    (Par exemple, v2=0,080+6,4×0,010=0,144v_2 = 0{,}080 + 6{,}4 \times 0{,}010 = 0{,}144 et v3=0,144+5,12×0,010≈0,195v_3 = 0{,}144 + 5{,}12 \times 0{,}010 \approx 0{,}195.)

    3) La solution exacte à t=0,050 st = 0{,}050\,\text{s} est v=0,40(1−e−1)≈0,253 m.s−1v = 0{,}40\left(1 - e^{-1}\right) \approx 0{,}253\,\text{m.s}^{-1} ; Euler donne 0,269 m.s−10{,}269\,\text{m.s}^{-1}, soit un écart d'environ 6 %6\,\% (Euler surestime ici la vitesse, car la courbe v(t)v(t) est concave). Pour améliorer la précision, on diminue le pas : avec Δt=0,005 s\Delta t = 0{,}005\,\text{s} (10 lignes), on obtient v≈0,261 m.s−1v \approx 0{,}261\,\text{m.s}^{-1} à t=0,050 st = 0{,}050\,\text{s}, soit environ 3 %3\,\% d'écart.

    Exercice 7 : Une balle de tennis, frottement en kv2kv^2

    Moyen

    Une balle de tennis de masse m=57 gm = 57\,\text{g} et de rayon r=3,3 cmr = 3{,}3\,\text{cm} est lâchée sans vitesse initiale d'un point très élevé. Le frottement de l'air est f=k v2f = k\,v^2 avec k=1,0×10−3k = 1{,}0 \times 10^{-3} (unités SI). On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2} et ρair=1,2 kg.m−3\rho_{air} = 1{,}2\,\text{kg.m}^{-3}. L'axe OzOz est vertical vers le bas.

    1. Détermine l'unité de kk à partir de l'expression de ff.
    2. Vérifie que la poussée d'Archimède est négligeable devant le poids.
    3. Établis l'équation différentielle vérifiée par vv (sans Archimède) et calcule B=kmB = \frac{k}{m}.
    4. Calcule la vitesse limite (en m.s−1\text{m.s}^{-1} et en km.h−1\text{km.h}^{-1}) et le temps caractéristique τ=vlimA\tau = \frac{v_{lim}}{A}.
    5. Pour quelle vitesse l'accélération vaut-elle 5,0 m.s−25{,}0\,\text{m.s}^{-2} ?
    Voir le corrigé

    1) f=k v2f = k\,v^2 donc k=fv2k = \frac{f}{v^2}, de dimension N(m.s−1)2=kg.m.s−2m2.s−2=kg.m−1\frac{\text{N}}{(\text{m.s}^{-1})^2} = \frac{\text{kg.m.s}^{-2}}{\text{m}^2.\text{s}^{-2}} = \text{kg.m}^{-1}. Donc kk s'exprime en kg.m−1\text{kg.m}^{-1}.

    2) V=43πr3=43π×(3,3×10−2)3≈1,5×10−4 m3V = \frac{4}{3}\pi r^3 = \frac{4}{3}\pi \times (3{,}3 \times 10^{-2})^3 \approx 1{,}5 \times 10^{-4}\,\text{m}^3, donc FA=ρairVg≈1,2×1,5×10−4×9,8≈1,8×10−3 NF_A = \rho_{air} V g \approx 1{,}2 \times 1{,}5 \times 10^{-4} \times 9{,}8 \approx 1{,}8 \times 10^{-3}\,\text{N}. Le poids est P=mg=0,057×9,8≈0,56 NP = m g = 0{,}057 \times 9{,}8 \approx 0{,}56\,\text{N} : FAP≈0,3 %\frac{F_A}{P} \approx 0{,}3\,\%, négligeable.

    3) Deuxième loi de Newton projetée sur OzOz : mdvdt=mg−k v2m\frac{dv}{dt} = mg - k\,v^2, donc dvdt=g−kmv2\frac{dv}{dt} = g - \frac{k}{m}v^2, c'est-à-dire A=g=9,8 m.s−2A = g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2} et B=km=1,0×10−30,057≈1,75×10−2 m−1B = \frac{k}{m} = \frac{1{,}0 \times 10^{-3}}{0{,}057} \approx 1{,}75 \times 10^{-2}\,\text{m}^{-1}.

    4) En régime permanent, dvdt=0\frac{dv}{dt} = 0, donc vlim=AB=mgk=0,057×9,81,0×10−3=558,6≈23,6 m.s−1v_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} = \sqrt{\frac{m g}{k}} = \sqrt{\frac{0{,}057 \times 9{,}8}{1{,}0 \times 10^{-3}}} = \sqrt{558{,}6} \approx 23{,}6\,\text{m.s}^{-1}, soit environ 85 km.h−185\,\text{km.h}^{-1}. Le temps caractéristique est τ=vlimA=23,69,8≈2,4 s\tau = \frac{v_{lim}}{A} = \frac{23{,}6}{9{,}8} \approx 2{,}4\,\text{s}.

    5) On résout g−B v2=5,0g - B\,v^2 = 5{,}0, soit v2=9,8−5,01,75×10−2≈274v^2 = \frac{9{,}8 - 5{,}0}{1{,}75 \times 10^{-2}} \approx 274, donc v≈16,5 m.s−1v \approx 16{,}5\,\text{m.s}^{-1}. (Pour a=g2a = \frac{g}{2}, on trouverait v=vlim2≈16,7 m.s−1v = \frac{v_{lim}}{\sqrt{2}} \approx 16{,}7\,\text{m.s}^{-1}.)

    Exercice 8 : Une bille de polystyrène qui remonte

    Difficile

    Une petite bille de polystyrène de rayon r=1,0 cmr = 1{,}0\,\text{cm} et de masse volumique ρs=40 kg.m−3\rho_s = 40\,\text{kg.m}^{-3} est lâchée sans vitesse initiale au fond d'un grand bac d'eau (ρf=1 000 kg.m−3\rho_f = 1\,000\,\text{kg.m}^{-3}). Elle est totalement immergée. Le frottement de l'eau est f=k v2f = k\,v^2 avec k=0,080 kg.m−1k = 0{,}080\,\text{kg.m}^{-1}. On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}. L'axe OzOz est vertical vers le haut, et V=43πr3V = \frac{4}{3}\pi r^3.

    1. Calcule VV, mm, PP et FAF_A. Pourquoi la bille remonte-t-elle ?
    2. Établis l'équation différentielle vérifiée par vv (vitesse positive vers le haut). Montre qu'elle s'écrit dvdt=A−B v2\frac{dv}{dt} = A - B\,v^2 avec A=g(ρfρs−1)A = g\left(\frac{\rho_f}{\rho_s} - 1\right) et B=kmB = \frac{k}{m}, puis calcule AA et BB.
    3. Calcule la vitesse limite.
    4. Avec un pas Δt=1,0 ms\Delta t = 1{,}0\,\text{ms}, calcule par la méthode d'Euler v1v_1, v2v_2 et v3v_3.
    5. Donne l'ordre de grandeur de la durée du régime transitoire avec τ=vlimA\tau = \frac{v_{lim}}{A}.
    Voir le corrigé

    1) V=43π×(1,0×10−2)3≈4,19×10−6 m3V = \frac{4}{3}\pi \times (1{,}0 \times 10^{-2})^3 \approx 4{,}19 \times 10^{-6}\,\text{m}^3 ; m=ρsV≈40×4,19×10−6≈1,68×10−4 kgm = \rho_s V \approx 40 \times 4{,}19 \times 10^{-6} \approx 1{,}68 \times 10^{-4}\,\text{kg} ; P=mg≈1,64×10−3 NP = m g \approx 1{,}64 \times 10^{-3}\,\text{N} ; FA=ρfVg≈1 000×4,19×10−6×9,8≈4,11×10−2 NF_A = \rho_f V g \approx 1\,000 \times 4{,}19 \times 10^{-6} \times 9{,}8 \approx 4{,}11 \times 10^{-2}\,\text{N}. Comme FA>PF_A > P (le rapport vaut ρfρs=25\frac{\rho_f}{\rho_s} = 25), la résultante est dirigée vers le haut : la bille remonte.

    2) Le frottement est opposé à la vitesse, donc dirigé vers le bas. Projection sur OzOz (vers le haut) : mdvdt=FA−P−k v2m\frac{dv}{dt} = F_A - P - k\,v^2. En divisant par mm : dvdt=ρfVgm−g−kmv2=g(ρfρs−1)−kmv2\frac{dv}{dt} = \frac{\rho_f V g}{m} - g - \frac{k}{m}v^2 = g\left(\frac{\rho_f}{\rho_s} - 1\right) - \frac{k}{m}v^2, car Vm=1ρs\frac{V}{m} = \frac{1}{\rho_s}. Donc A=9,8×(25−1)=235 m.s−2A = 9{,}8 \times (25 - 1) = 235\,\text{m.s}^{-2} et B=km=0,0801,676×10−4≈477 m−1B = \frac{k}{m} = \frac{0{,}080}{1{,}676 \times 10^{-4}} \approx 477\,\text{m}^{-1} (on garde ici une décimale de plus sur mm pour ne pas cumuler les arrondis).

    3) En régime permanent, A=B vlim2A = B\,v_{lim}^2, donc vlim=AB=235477≈0,70 m.s−1v_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} = \sqrt{\frac{235}{477}} \approx 0{,}70\,\text{m.s}^{-1} (on retrouve FA−Pk\sqrt{\frac{F_A - P}{k}}).

    4) v0=0v_0 = 0 donc a0=235 m.s−2a_0 = 235\,\text{m.s}^{-2} et v1=0+235×0,0010=0,235 m.s−1v_1 = 0 + 235 \times 0{,}0010 = 0{,}235\,\text{m.s}^{-1}. Ensuite a1=235−477×0,2352≈209 m.s−2a_1 = 235 - 477 \times 0{,}235^2 \approx 209\,\text{m.s}^{-2} et v2=0,235+0,209≈0,444 m.s−1v_2 = 0{,}235 + 0{,}209 \approx 0{,}444\,\text{m.s}^{-1}. Puis a2=235−477×0,4442≈141 m.s−2a_2 = 235 - 477 \times 0{,}444^2 \approx 141\,\text{m.s}^{-2} et v3=0,444+0,141≈0,585 m.s−1v_3 = 0{,}444 + 0{,}141 \approx 0{,}585\,\text{m.s}^{-1}.

    5) τ=vlimA=0,70235≈3,0×10−3 s\tau = \frac{v_{lim}}{A} = \frac{0{,}70}{235} \approx 3{,}0 \times 10^{-3}\,\text{s}. Le régime transitoire dure quelques τ\tau, soit de l'ordre de 10 ms10\,\text{ms} : la bille atteint presque instantanément sa vitesse limite. (Ce modèle simple surestime l'accélération initiale, car il ignore l'eau entraînée avec la bille ; il suffit pour cet exercice.)

    Exercice 9 : Une bille de verre qui entre dans un liquide

    Type Bac

    Une bille de verre de rayon r=6,0 mmr = 6{,}0\,\text{mm} et de masse volumique ρs=2 500 kg.m−3\rho_s = 2\,500\,\text{kg.m}^{-3} pénètre à t=0t = 0 dans de la glycérine (ρf=1 260 kg.m−3\rho_f = 1\,260\,\text{kg.m}^{-3}) avec une vitesse verticale v0=0,30 m.s−1v_0 = 0{,}30\,\text{m.s}^{-1} dirigée vers le bas. Le frottement est f=k vf = k\,v avec k=0,10 kg.s−1k = 0{,}10\,\text{kg.s}^{-1}. On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2} et l'axe OzOz vertical vers le bas.

    1. Calcule le volume VV, la masse mm de la bille, son poids PP et la poussée d'Archimède FAF_A.
    2. Établis l'équation différentielle vérifiée par vv. Montre qu'elle s'écrit dvdt+vτ=vlimτ\frac{dv}{dt} + \frac{v}{\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau} et exprime τ\tau et vlimv_{lim} en fonction de mm, kk, ρf\rho_f, VV et gg. Calcule-les.
    3. Vérifie que v(t)=vlim+(v0−vlim) e−t/τv(t) = v_{lim} + (v_0 - v_{lim})\,e^{-t/\tau} est solution et vérifie la condition initiale. Calcule l'accélération à t=0t = 0 : que signifie son signe ? Calcule v(τ)v(\tau).
    4. Avec un pas Δt=5,0 ms\Delta t = 5{,}0\,\text{ms}, calcule par la méthode d'Euler v1v_1, v2v_2 et v3v_3. Compare v1v_1 et v2v_2 aux valeurs exactes à t=5,0 mst = 5{,}0\,\text{ms} et 10 ms10\,\text{ms}.
    5. À quel instant la vitesse vaut-elle 0,20 m.s−10{,}20\,\text{m.s}^{-1} ?
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    1) V=43π×(6,0×10−3)3≈9,05×10−7 m3V = \frac{4}{3}\pi \times (6{,}0 \times 10^{-3})^3 \approx 9{,}05 \times 10^{-7}\,\text{m}^3 ; m=ρsV≈2 500×9,05×10−7≈2,26×10−3 kgm = \rho_s V \approx 2\,500 \times 9{,}05 \times 10^{-7} \approx 2{,}26 \times 10^{-3}\,\text{kg} ; P=mg≈2,22×10−2 NP = m g \approx 2{,}22 \times 10^{-2}\,\text{N} ; FA=ρfVg≈1 260×9,05×10−7×9,8≈1,12×10−2 NF_A = \rho_f V g \approx 1\,260 \times 9{,}05 \times 10^{-7} \times 9{,}8 \approx 1{,}12 \times 10^{-2}\,\text{N}.

    2) Deuxième loi projetée sur OzOz : mdvdt=mg−ρfVg−k vm\frac{dv}{dt} = mg - \rho_f V g - k\,v, donc dvdt+kmv=(m−ρfV) gm\frac{dv}{dt} + \frac{k}{m}v = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{m}. On pose τ=mk\tau = \frac{m}{k} et vlim=(m−ρfV) gkv_{lim} = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{k} : alors vlimτ=(m−ρfV) gm\frac{v_{lim}}{\tau} = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{m} et on retrouve dvdt+vτ=vlimτ\frac{dv}{dt} + \frac{v}{\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau}. Application numérique : τ=2,26×10−30,10≈2,26×10−2 s\tau = \frac{2{,}26 \times 10^{-3}}{0{,}10} \approx 2{,}26 \times 10^{-2}\,\text{s} (soit 22,6 ms22{,}6\,\text{ms}) et vlim=(2,26×10−3−1,14×10−3)×9,80,10≈0,110 m.s−1v_{lim} = \frac{(2{,}26 \times 10^{-3} - 1{,}14 \times 10^{-3}) \times 9{,}8}{0{,}10} \approx 0{,}110\,\text{m.s}^{-1}.

    3) dvdt=−v0−vlimτe−t/τ\frac{dv}{dt} = -\frac{v_0 - v_{lim}}{\tau}e^{-t/\tau} et vτ=vlimτ+v0−vlimτe−t/τ\frac{v}{\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau} + \frac{v_0 - v_{lim}}{\tau}e^{-t/\tau}. La somme vaut vlimτ\frac{v_{lim}}{\tau} : la fonction est solution. De plus v(0)=vlim+(v0−vlim)=v0v(0) = v_{lim} + (v_0 - v_{lim}) = v_0 : la condition initiale est respectée. À t=0t = 0, a(0)=vlim−v0τ=0,110−0,300,0226≈−8,4 m.s−2a(0) = \frac{v_{lim} - v_0}{\tau} = \frac{0{,}110 - 0{,}30}{0{,}0226} \approx -8{,}4\,\text{m.s}^{-2}. Le signe négatif signifie que la bille ralentit : sa vitesse d'entrée est supérieure à vlimv_{lim} et les frottements dominent. Enfin v(τ)=0,110+(0,30−0,110) e−1≈0,180 m.s−1v(\tau) = 0{,}110 + (0{,}30 - 0{,}110)\,e^{-1} \approx 0{,}180\,\text{m.s}^{-1}.

    4) Ici A=vlimτ≈4,86 m.s−2A = \frac{v_{lim}}{\tau} \approx 4{,}86\,\text{m.s}^{-2} et B=1τ≈44,2 s−1B = \frac{1}{\tau} \approx 44{,}2\,\text{s}^{-1}. Alors a0=4,86−44,2×0,30≈−8,40a_0 = 4{,}86 - 44{,}2 \times 0{,}30 \approx -8{,}40 et v1=0,30−8,40×0,0050≈0,258 m.s−1v_1 = 0{,}30 - 8{,}40 \times 0{,}0050 \approx 0{,}258\,\text{m.s}^{-1}. Puis a1=4,86−44,2×0,258≈−6,54a_1 = 4{,}86 - 44{,}2 \times 0{,}258 \approx -6{,}54 et v2=0,258−6,54×0,0050≈0,225 m.s−1v_2 = 0{,}258 - 6{,}54 \times 0{,}0050 \approx 0{,}225\,\text{m.s}^{-1}. Puis a2≈−5,10a_2 \approx -5{,}10 et v3≈0,200 m.s−1v_3 \approx 0{,}200\,\text{m.s}^{-1}. Valeurs exactes : v(5 ms)=0,110+0,190 e−0,005/0,0226≈0,262 m.s−1v(5\,\text{ms}) = 0{,}110 + 0{,}190\,e^{-0{,}005/0{,}0226} \approx 0{,}262\,\text{m.s}^{-1} et v(10 ms)≈0,232 m.s−1v(10\,\text{ms}) \approx 0{,}232\,\text{m.s}^{-1}. L'écart d'Euler est d'environ 2 %2\,\% à 5 ms5\,\text{ms} et de 3 %3\,\% à 10 ms10\,\text{ms} : l'erreur s'accumule, mais le pas est assez petit pour une bonne approximation.

    5) On résout 0,110+0,190 e−t/τ=0,200{,}110 + 0{,}190\,e^{-t/\tau} = 0{,}20 : e−t/τ=0,0900,190e^{-t/\tau} = \frac{0{,}090}{0{,}190}, donc t=τln⁡(0,1900,090)=0,0226×ln⁡(2,11)≈0,0169 st = \tau\ln\left(\frac{0{,}190}{0{,}090}\right) = 0{,}0226 \times \ln(2{,}11) \approx 0{,}0169\,\text{s}, soit environ 17 ms17\,\text{ms}.

    Exercice 10 : Un parachutiste en chute stabilisée

    Type Bac

    Un parachutiste, avec son équipement, a une masse m=85 kgm = 85\,\text{kg} et un volume V=0,085 m3V = 0{,}085\,\text{m}^3. Il saute d'un avion (vitesse verticale initiale nulle) et tombe bras et jambes écartés, avant d'ouvrir son parachute. Les frottements de l'air sont modélisés par f=k v2f = k\,v^2 avec k=0,25 kg.m−1k = 0{,}25\,\text{kg.m}^{-1}, supposé constant. On prend g=9,8 m.s−2g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2}, ρair=1,2 kg.m−3\rho_{air} = 1{,}2\,\text{kg.m}^{-3} et l'axe OzOz vertical vers le bas.

    1. Calcule la poussée d'Archimède et compare-la au poids. Que peux-tu en conclure ?
    2. Établis l'équation différentielle vérifiée par la vitesse vv et donne les valeurs de AA et BB.
    3. Calcule la vitesse limite vlimv_{lim} (en m.s−1\text{m.s}^{-1} et km.h−1\text{km.h}^{-1}). Que valent alors les forces ?
    4. Avec un pas Δt=1,0 s\Delta t = 1{,}0\,\text{s}, calcule par la méthode d'Euler les vitesses v1v_1 à v4v_4. Quelle est la vitesse à t=4 st = 4\,\text{s} ?
    5. Pour quelle vitesse l'accélération vaut-elle g2\frac{g}{2} ? Cette valeur est-elle cohérente avec ton tableau d'Euler ?
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    1) FA=ρairVg=1,2×0,085×9,8≈1,0 NF_A = \rho_{air} V g = 1{,}2 \times 0{,}085 \times 9{,}8 \approx 1{,}0\,\text{N} et P=mg=85×9,8=833 NP = m g = 85 \times 9{,}8 = 833\,\text{N}. Le rapport FAP≈0,12 %\frac{F_A}{P} \approx 0{,}12\,\% : la poussée d'Archimède est négligeable.

    2) Deuxième loi de Newton projetée sur OzOz : mdvdt=mg−k v2m\frac{dv}{dt} = mg - k\,v^2, donc dvdt=g−kmv2\frac{dv}{dt} = g - \frac{k}{m}v^2. Ici A=g=9,8 m.s−2A = g = 9{,}8\,\text{m.s}^{-2} et B=km=0,2585≈2,94×10−3 m−1B = \frac{k}{m} = \frac{0{,}25}{85} \approx 2{,}94 \times 10^{-3}\,\text{m}^{-1}.

    3) En régime permanent, dvdt=0\frac{dv}{dt} = 0, donc vlim=AB=mgk=8330,25=3 332≈57,7 m.s−1v_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} = \sqrt{\frac{m g}{k}} = \sqrt{\frac{833}{0{,}25}} = \sqrt{3\,332} \approx 57{,}7\,\text{m.s}^{-1}, soit 57,7×3,6≈208 km.h−157{,}7 \times 3{,}6 \approx 208\,\text{km.h}^{-1}. Une fois cette vitesse atteinte, elle reste constante : d'après la première loi, les forces se compensent : k vlim2=mg=833 Nk\,v_{lim}^2 = m g = 833\,\text{N} (en négligeant FAF_A).

    4) ai=9,8−2,94×10−3 vi2a_i = 9{,}8 - 2{,}94 \times 10^{-3}\,v_i^2 et vi+1=vi+ai×1,0v_{i+1} = v_i + a_i \times 1{,}0.

    iitit_i (s)viv_i (m.s−1\text{m.s}^{-1})aia_i (m.s−2\text{m.s}^{-2})
    0009,80
    11,09,809,52
    22,019,38,70
    33,028,07,49
    44,035,56,09

    À t=4,0 st = 4{,}0\,\text{s} : v4≈35,5 m.s−1v_4 \approx 35{,}5\,\text{m.s}^{-1}, soit environ 128 km.h−1128\,\text{km.h}^{-1}, encore loin de vlimv_{lim} (environ 62 %62\,\% de vlimv_{lim}). Le temps caractéristique est τ=vlimA≈5,9 s\tau = \frac{v_{lim}}{A} \approx 5{,}9\,\text{s} : le régime permanent n'est atteint qu'au bout de 20 à 30 s environ.

    5) dvdt=g2\frac{dv}{dt} = \frac{g}{2} s'écrit B v2=g2B\,v^2 = \frac{g}{2}, soit v=g2B=vlim2≈40,8 m.s−1v = \sqrt{\frac{g}{2B}} = \frac{v_{lim}}{\sqrt{2}} \approx 40{,}8\,\text{m.s}^{-1}. Le tableau d'Euler montre que a=4,9 m.s−2a = 4{,}9\,\text{m.s}^{-2} est atteinte entre t=4 st = 4\,\text{s} (a4=6,09a_4 = 6{,}09) et t=5 st = 5\,\text{s} (a5≈4,71a_5 \approx 4{,}71), pour une vitesse comprise entre 35,535{,}5 et 41,6 m.s−141{,}6\,\text{m.s}^{-1} : c'est cohérent avec 40,8 m.s−140{,}8\,\text{m.s}^{-1}.

    QCM

    Question 1.Un solide est en chute libre. Son accélération
    Question 2.L'expression de l'intensité de la poussée d'Archimède exercée sur un solide immergé est
    Question 3.Pour un frottement fluide f=k v2f = k\,v^2, l'unité de kk dans le système international est
    Question 4.En régime permanent (vitesse limite atteinte), on a
    Question 5.Une bille de masse 0,50 kg0{,}50\,\text{kg} tombe dans un fluide avec f=k vf = k\,v, k=2,0 kg.s−1k = 2{,}0\,\text{kg.s}^{-1}. Son temps caractéristique est
    Question 6.Avec la méthode d'Euler, pour dvdt=5−2v\frac{dv}{dt} = 5 - 2v (SI), vi=1,0 m.s−1v_i = 1{,}0\,\text{m.s}^{-1} et Δt=0,10 s\Delta t = 0{,}10\,\text{s}, on obtient vi+1=v_{i+1} =
    Question 7.Un solide de masse 2,0 kg2{,}0\,\text{kg} tombe dans l'air avec f=k v2f = k\,v^2 et k=0,050 kg.m−1k = 0{,}050\,\text{kg.m}^{-1} (poussée d'Archimède négligée, g=10 m.s−2g = 10\,\text{m.s}^{-2}). Sa vitesse limite est

    Erreurs fréquentes

    • Oublier la poussée d'Archimède dans un liquide. Elle est négligeable dans l'air pour un solide dense, mais pas dans l'eau, l'huile ou la glycérine : calcule toujours le rapport ρfρs\frac{\rho_f}{\rho_s}.
    • Se tromper de signe en projetant. Pour un solide qui descend, avec l'axe OzOz vers le bas, PP est positif, alors que FAF_A et ff sont comptés négativement ; avec l'axe vers le haut, c'est l'inverse. Le frottement est toujours opposé à la vitesse : son signe dépend du sens du mouvement (exercice 8 : la bille monte, ff est compté négativement sur l'axe vers le haut).
    • Dire qu'à la vitesse limite « il n'y a plus de force ». Les forces existent toujours : elles se compensent (∑F⃗ext=0⃗\sum\vec{F}_{ext} = \vec{0}), d'où une accélération nulle et une vitesse constante, pas une vitesse nulle.
    • Croire que τ\tau est la durée pour atteindre vlimv_{lim}. À t=τt = \tau, la vitesse n'atteint que 63 %63\,\% de vlimv_{lim} ; il faut environ 5τ5\tau pour atteindre 99 %99\,\%.
    • Utiliser v(t)=vlim(1−e−t/τ)v(t) = v_{lim}\left(1 - e^{-t/\tau}\right) pour n=2n = 2. Cette solution n'est valable que pour f=k vf = k\,v (n=1n = 1). Pour n=2n = 2, on utilise la méthode d'Euler.
    • Choisir un pas d'Euler trop grand (comparable à τ\tau), ou calculer aia_i avec vi+1v_{i+1} au lieu de viv_i.
    • Se tromper sur l'unité de kk : kg.s−1\text{kg.s}^{-1} pour n=1n = 1, kg.m−1\text{kg.m}^{-1} pour n=2n = 2. L'analyse dimensionnelle de f=k vnf = k\,v^n permet de la retrouver.
    • Penser qu'un solide plus lourd tombe toujours plus vite. En chute libre, tous les solides tombent avec la même accélération ; avec frottements, la vitesse limite vlimv_{lim} dépend de la masse, de la forme (via kk) et du fluide.

    À retenir

    • Chute libre : seul le poids agit ; a=ga = g, indépendante de la masse ; v=g t+v0v = g\,t + v_0 et z=12g t2+v0 t+z0z = \frac{1}{2}g\,t^2 + v_0\,t + z_0 (axe vers le bas).
    • Dans un fluide, un solide subit son poids mgmg, la poussée d'Archimède ρfVg\rho_f V g (vers le haut) et le frottement k vnk\,v^n (opposé à v⃗\vec{v}, n=1n = 1 ou 22).
    • Équation différentielle (axe vers le bas) : dvdt=A−B vn\frac{dv}{dt} = A - B\,v^n avec A=g(1−ρfVm)A = g\left(1 - \frac{\rho_f V}{m}\right) et B=kmB = \frac{k}{m}.
    • Pour n=1n = 1 : v(t)=vlim(1−e−t/τ)v(t) = v_{lim}\left(1 - e^{-t/\tau}\right) avec vlim=AB=(m−ρfV) gkv_{lim} = \frac{A}{B} = \frac{(m - \rho_f V)\,g}{k} et τ=mk\tau = \frac{m}{k} ; à t=τt = \tau, v=0,63 vlimv = 0{,}63\,v_{lim} ; régime permanent après environ 5τ5\tau.
    • Pour n=2n = 2 : vlim=ABv_{lim} = \sqrt{\frac{A}{B}} ; on résout numériquement.
    • En régime permanent, a=0a = 0 : les forces se compensent (première loi).
    • Sur le graphe v(t)v(t) : vlimv_{lim} = plateau ; τ\tau = abscisse de l'intersection entre la tangente à l'origine et le plateau ; pente à l'origine = AA.
    • Méthode d'Euler : ai=A−B vina_i = A - B\,v_i^n, vi+1=vi+ai Δtv_{i+1} = v_i + a_i\,\Delta t ; le pas doit être petit devant τ\tau.
    • La poussée d'Archimède est négligeable dans l'air pour un solide dense (ρfρs≪1\frac{\rho_f}{\rho_s} \ll 1), pas dans un liquide.