cours, méthodes, 9 exercices corrigés, QCM de 8 questions
Durée
60 min
Prérequis
Lois de Newton, chute libre verticale, cinématique du point (2e Bac PC)
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contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.
L'essentiel
1. La démarche générale d'étude d'un mouvement
Pour étudier un mouvement avec les lois de Newton, on suit toujours les mêmes étapes.
Choisir le système (un solide assimilé à son centre d'inertie G) et le référentiel (ici le référentiel terrestre, supposé galiléen).
Faire le bilan des forces extérieures qui s'exercent sur le système.
Appliquer la deuxième loi de Newton : ∑Fext=maG.
Projeter cette relation vectorielle sur les axes du repère choisi.
Intégrer deux fois, en utilisant les conditions initiales, pour obtenir le vecteur vitesse v(t) puis les équations horairesx(t) et y(t).
Remarque
Un mouvement est plan quand la trajectoire du centre d'inertie est contenue dans un plan fixe. C'est le cas lorsque l'accélération est constante et que la vitesse initiale appartient à un plan contenant cette accélération, ce qui est vrai pour les deux situations étudiées dans ce chapitre.
2. Le projectile dans le champ de pesanteur uniforme
Définition
Un projectile est un solide lancé avec une vitesse initiale v0 non nulle et qui n'est soumis qu'à son poids pendant son mouvement. On dit qu'il est en chute libre.
Deux hypothèses de modélisation sont indispensables.
Le champ de pesanteur est uniforme : le vecteur g est vertical, dirigé vers le bas et constant sur toute la zone du mouvement, avec g=9,8m.s−2.
On néglige la poussée d'Archimède et les frottements de l'air. C'est une bonne approximation pour un solide dense lancé à vitesse modérée (une bille d'acier, un boulet), beaucoup moins pour un ballon léger ou un volant de badminton.
Repère et conditions initiales. On choisit un repère (O,i,j) lié à la Terre, avec i horizontal et j vertical vers le haut. À l'instant t=0, le centre d'inertie est en G0(0;y0) et sa vitesse v0 fait l'angle α=(i,v0) avec l'horizontale. Les composantes de la vitesse initiale sont donc :
v0x=v0cosαv0y=v0sinα
Application de la deuxième loi. Le bilan se réduit au poids : mg=maG, d'où aG=g. L'accélération est constante, verticale, et ne dépend pas de la masse. Par projection : ax=0 et ay=−g.
On intègre ensuite en tenant compte des conditions initiales. Les résultats sont rassemblés dans ce tableau.
Sur l'axe Ox
Sur l'axe Oy
Accélération
ax=0
ay=−g
Vitesse
vx=v0cosα
vy=−gt+v0sinα
Position
x(t)=(v0cosα)t
y(t)=−21gt2+(v0sinα)t+y0
Nature du mouvement
rectiligne uniforme
rectiligne uniformément varié
Remarque
Le mouvement du projectile est la composition de deux mouvements indépendants : un mouvement uniforme à la vitesse v0cosα sur l'horizontale, et un mouvement uniformément varié d'accélération −g sur la verticale. C'est ce qui explique que deux billes lâchées de la même hauteur, l'une sans vitesse et l'autre lancée horizontalement, touchent le sol en même temps.
Équation de la trajectoire. On tire t=v0cosαx de l'équation de x(t) et on le remplace dans y(t) :
y=−2v02cos2αgx2+(tanα)x+y0
C'est un polynôme du second degré en x dont le coefficient de x2 est négatif : la trajectoire est un arc de parabole tourné vers le bas. Pour un lancer horizontal (α=0), elle devient y=y0−2v02gx2.
Le sommet et la flèche. Au sommet S de la trajectoire, la composante verticale de la vitesse s'annule (vy=0). La vitesse n'est pas nulle : elle est horizontale et vaut v0cosα.
tS=gv0sinαxS=2gv02sin2αyS=y0+2gv02sin2α
La flèche est la hauteur maximale atteinte au-dessus du niveau de lancement : hmax=2gv02sin2α. L'altitude du sommet par rapport au sol est alors yS=y0+hmax.
La portée. Quand le projectile retombe au même niveau que celui du lancement (y=y0), on résout −21gt2+(v0sinα)t=0. La solution non nulle est tP=g2v0sinα=2tS, et la portée vaut :
xP=gv02sin2α
À v0 fixée, la portée est maximale pour α=45∘ et vaut alors gv02. Deux angles complémentaires (α et 90∘−α) donnent la même portée, puisque sin2(90∘−α)=sin(180∘−2α)=sin2α.
Attention
La formule de la portée n'est valable que si le point d'arrivée est au même niveau que le point de départ. Quand le projectile arrive à un autre niveau (lancer depuis un toit, tir sur une cible en hauteur), on pose y(t)=yarriveˊe et on résout l'équation du second degré en t, en gardant la racine positive qui a un sens physique.
Vitesse en un point. À un instant t, la norme de la vitesse est v=vx2+vy2 et l'angle β du vecteur vitesse avec l'horizontale vérifie tanβ=vxvy. Le théorème de l'énergie cinétique, appliqué au poids seul entre le lancement et le point d'ordonnée y, donne un contrôle rapide :
v2=v02+2g(y0−y)
La vitesse en un point ne dépend donc que de la hauteur de chute y0−y et de v0, pas de l'angle de tir.
3. La particule chargée dans un champ électrique uniforme
Remarque
Cette partie est un complément : elle applique le même raisonnement (deuxième loi de Newton, projection, intégration) à une force électrique au lieu du poids. Selon l'organisation de ton année, elle est traitée en application ou seulement citée : vérifie dans ton cahier ce que ton professeur a demandé. Le mouvement d'une particule dans un champ magnétique n'est pas étudié dans ce chapitre. Attention aux notations : dans cette partie, le point S est le point de sortie des plaques, et non le sommet d'une parabole comme dans la partie sur le projectile.
Le champ électrique uniforme. Entre deux plaques planes parallèles, séparées de la distance d et soumises à la tension U, règne un champ électrique uniformeE :
sa direction est perpendiculaire aux plaques ;
son sens va de la plaque positive vers la plaque négative ;
sa valeur est E=dU, avec E en V.m−1, U en volts et d en mètres.
La force électrique. Une particule de charge q (grandeur algébrique) subit la force F=qE. Elle est de même sens que E si q>0 et de sens contraire si q<0 (c'est le cas de l'électron, de charge −e avec e=1,6×10−19C).
Pour les particules élémentaires, le poids est négligeable devant F. Par exemple, pour un électron de masse m=9,11×10−31kg dans un champ de 5,0×103V.m−1 : P=mg≈8,9×10−30N alors que F=eE=8,0×10−16N, soit un rapport de l'ordre de 1014.
Accélération. La deuxième loi de Newton donne qE=ma, soit :
a=mqE
Le vecteur accélération est constant : le mouvement est à accélération constante, comme pour le projectile.
Cas A : vitesse initiale parallèle au champ. Le mouvement est rectiligne uniformément varié (accéléré si la force est dans le sens de la vitesse, retardé sinon). Entre deux points A et B du champ, le théorème de l'énergie cinétique donne :
21mvB2−21mvA2=qUAB
Pour une particule de charge q partant du repos au point A : vB=m2qUAB.
Cas B : vitesse initiale perpendiculaire au champ. La particule entre en O, à égale distance des plaques, avec la vitesse v0 parallèle aux plaques. On prend Ox parallèle à v0 et Oy dans le sens de la force électrique, pour que la déviation soit positive. Avec a=m∣q∣E :
ax=0ay=avx=v0vy=atx=v0ty=21at2
La trajectoire entre les plaques est donc une parabole :
y=2mdv02∣q∣Ux2
Si les plaques ont la longueur ℓ, la particule sort en x=ℓ avec :
yS=2mdv02∣q∣Uℓ2tanθ=vxvy=mdv02∣q∣Uℓ
où yS est la déviation à la sortie et θ l'angle de déviation. Pour que la particule sorte sans heurter une plaque, il faut yS<2d.
Après les plaques, il n'y a plus de champ : le mouvement est rectiligne uniforme, le long de la tangente à la trajectoire en S. En comparant les deux expressions précédentes, on constate que yS=2ℓtanθ, donc cette droite semble provenir du milieu I de la zone des plaques. Sur un écran placé à la distance L du bord de sortie, la déviation totale est :
Y=(2ℓ+L)tanθ
Méthodes
Méthode 1 : Établir les équations horaires d'un projectile
Précise le système, le référentiel (terrestre, galiléen) et le bilan : le poids seul.
Choisis le repère : origine, axe Ox horizontal, axe Oyvertical vers le haut. Note les conditions initiales x0, y0, v0x, v0y.
Applique la deuxième loi : a=g, donc ax=0 et ay=−g.
Intègre une première fois (vitesse) puis une seconde fois (position) : chaque constante d'intégration est la valeur initiale correspondante.
Si on te le demande, élimine t pour obtenir l'équation de la trajectoire.
Exemple : une balle part de l'origine avec v0=20m.s−1 et α=30∘ (g=9,8m.s−2). On a v0x=20cos30∘≈17,3m.s−1 et v0y=20sin30∘=10,0m.s−1. Donc x(t)=17,3t et y(t)=−4,9t2+10,0t (en mètres, t en secondes).
Méthode 2 : Trouver le sommet, la durée du vol et la portée
Sommet : écris vy(tS)=0, déduis tS, puis calcule yS (la flèche si y0=0).
Impact : écris y(tI)= niveau d'arrivée. Si c'est le niveau de départ, tI=2tS ; sinon résous l'équation du second degré et garde la racine positive.
Portée : calcule x(tI).
Exemple (la balle précédente) : tS=9,810,0≈1,02s et la flèche vaut yS=2×9,810,02≈5,10m. Le vol dure tI=2tS≈2,04s et la portée est xP=17,3×2,04≈35,3m. La formule gv02sin2α=9,8400×0,866 donne le même résultat.
Méthode 3 : Un projectile franchit-il un obstacle ou atteint-il une cible ?
Calcule l'instant t1 où le projectile est à l'abscisse x1 de l'obstacle : t1=v0cosαx1.
Calcule l'ordonnée y(t1), ou utilise directement l'équation de la trajectoire.
Compare y(t1) à la hauteur de l'obstacle. Vérifie aussi que x1 est inférieure à la portée (le projectile est encore en l'air).
Exemple : un mur de 4,0m de haut se trouve à 30m de la balle précédente. On a t1=17,330≈1,73s, puis y(t1)=−4,9×1,732+10,0×1,73≈2,6m. Comme 2,6m<4,0m et que 30m<35,3m, la balle est encore en l'air mais elle heurte le mur.
Méthode 4 : Déterminer v0 ou α à partir de données
Si la portéexP et v0 sont connues (arrivée au niveau du départ) : sin2α=v02gxP. Il y a deux angles complémentaires, ou un seul si sin2α=1, et aucun si le rapport v02gxP dépasse 1 (la cible est hors de portée).
Si un point de passage(x1;y1) et l'angle α sont connus : écris que ce point vérifie l'équation de la trajectoire, puis isole v02.
Exemple : une pierre lancée à 45∘ doit retomber à 50m au même niveau. Alors v02=gxP, soit v0=9,8×50≈22,1m.s−1.
Méthode 5 : Étudier une particule chargée entre deux plaques
Calcule E=dU et précise le sens de E (de la plaque positive vers la négative).
Détermine le sens de F=qE selon le signe de q et vérifie que le poids est négligeable.
Applique la deuxième loi : a=m∣q∣E, puis établis vx, vy, x(t), y(t) dans un repère où Oy est dans le sens de la force.
La durée de traversée est tS=v0ℓ. On en déduit yS=21atS2 et tanθ=v0atS.
Exemple : un électron de vitesse v0=2,0×107m.s−1 traverse des plaques de longueur ℓ=5,0cm, distantes de d=2,0cm, avec U=100V. On trouve E=5,0×103V.m−1, a=meE≈8,8×1014m.s−2 et tS=2,0×1070,050=2,5×10−9s. D'où yS=21atS2≈2,7×10−3m et tanθ=v0atS≈0,11, soit θ≈6,3∘.
Exercices corrigés
Dans tous les exercices, sauf mention contraire, on prend g=9,8m.s−2 et on néglige les frottements de l'air et la poussée d'Archimède. Pour éviter les écarts d'arrondi, garde les valeurs non arrondies dans ta calculatrice et n'arrondis qu'à la fin : les résultats ci-dessous sont donnés ainsi.
Exercice 1 : Un caillou lancé du haut d'une falaise
Facile
Du bord d'une falaise haute de h=45m au-dessus de la mer, un garçon lance horizontalement un caillou avec la vitesse v0=12m.s−1. On choisit l'origine O au point de lancement, l'axe Ox horizontal dans le sens du lancer et l'axe Oy vertical vers le haut.
Établis les équations horaires x(t) et y(t).
Déduis l'équation cartésienne de la trajectoire.
Calcule la durée de la chute et la distance horizontale entre la falaise et le point d'impact.
Calcule la norme de la vitesse à l'impact et l'angle qu'elle fait avec l'horizontale.
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1) Le caillou n'est soumis qu'à son poids, donc a=g : ax=0 et ay=−g. Les conditions initiales sont x0=y0=0, v0x=v0 et v0y=0. Par intégration : vx=12 et vy=−gt, puis
x(t)=12ty(t)=−21gt2=−4,9t2
2) On a t=12x, donc y=−4,9144x2=−2v02gx2≈−0,034x2. C'est un arc de parabole.
3) À l'impact, y=−h=−45m : 4,9tI2=45, soit tI=g2h=9,890≈3,03s. La distance horizontale est xI=v0tI=12×3,03≈36,4m.
4) À l'impact, vx=12m.s−1 et vy=−gtI≈−29,7m.s−1. La norme est v=122+29,72≈32,0m.s−1. L'angle β avec l'horizontale vérifie tanβ=1229,7, soit β≈68,0∘ (vers le bas). Contrôle : v=v02+2gh=144+882≈32,0m.s−1.
Un ballon posé sur le sol est frappé avec la vitesse v0=18m.s−1, dans une direction qui fait l'angle α=35∘ avec l'horizontale. L'origine du repère est le point de départ du ballon.
Calcule les composantes v0x et v0y de la vitesse initiale.
Détermine l'instant où le ballon passe au sommet de sa trajectoire, puis la flèche.
Détermine la durée du vol et la portée.
Vérifie la portée avec la formule xP=gv02sin2α.
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1)v0x=18cos35∘≈14,7m.s−1 et v0y=18sin35∘≈10,3m.s−1.
2) Au sommet, vy=−gtS+v0y=0, donc tS=gv0y=9,810,3≈1,05s. La flèche est yS=2gv0y2=2×9,810,32≈5,4m.
3) Le ballon retombe au niveau du sol, donc tI=2tS≈2,11s. La portée est xP=v0xtI=14,7×2,11≈31,1m.
4)xP=9,8182×sin70∘=9,8324×0,9397≈31,1m. Les deux méthodes concordent.
Un joueur tire un coup franc : le ballon, posé au sol, part avec la vitesse v0=20m.s−1 à l'angle α=20∘ au-dessus de l'horizontale. Un mur de joueurs, de hauteur 1,85m, est placé à 9,15m du ballon. La ligne de but est à 20m du ballon et la barre transversale est à 2,44m du sol. Le tir est bien cadré latéralement.
Établis l'équation numérique de la trajectoire y(x).
Le ballon passe-t-il au-dessus du mur ? Quelle est la marge ?
Calcule la portée du ballon. Est-il encore en l'air à la ligne de but ?
Le ballon passe-t-il sous la barre transversale ? Conclus.
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1) On a tan20∘≈0,364 et 2v02cos2αg=2×400×0,8839,8≈0,01387. Donc
y=−0,01387x2+0,364x
2) Pour x=9,15m : y=−0,01387×83,7+0,364×9,15≈−1,16+3,33≈2,17m. Comme 2,17m>1,85m, le ballon passe au-dessus du mur avec une marge d'environ 0,32m.
3)xP=gv02sin2α=9,8400×sin40∘≈26,2m. Comme 20m<26,2m, le ballon est encore en l'air à la ligne de but.
4) Pour x=20m : y=−0,01387×400+0,364×20≈−5,55+7,28≈1,73m. Comme 0<1,73m<2,44m, le ballon passe sous la barre transversale. Il est alors en descente (vy≈−3,6m.s−1) : c'est un but.
Exercice 4 : Atteindre une cible au sol avec deux angles
Moyen
Un canon à eau lance un jet à la vitesse v0=25m.s−1 depuis le niveau du sol. On veut atteindre une cible située au sol, à 50m du canon. Les gouttes d'eau sont assimilées à des projectiles.
Montre que l'angle de tir α vérifie sin2α=v02gxP, où xP est la portée.
Calcule les deux angles de tir possibles. Quelle relation les lie ?
Calcule, pour chacun, la durée du trajet et la flèche.
Quel tir choisir si la cible risque de se déplacer ? Justifie.
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1) Le tir se fait au niveau du sol, donc xP=gv02sin2α, d'où sin2α=v02gxP.
2)sin2α=2529,8×50=0,784. Donc 2α≈51,6∘ ou 2α≈128,4∘, soit α1≈25,8∘ ou α2≈64,2∘. Ces angles sont complémentaires : α1+α2=90∘.
3) La durée du trajet est t=v0cosαxP et la flèche est 2g(v0sinα)2.
Pour α1≈25,8∘ : t1=25×0,90050≈2,22s et flèche ≈6,0m.
Pour α2≈64,2∘ : t2=25×0,43550≈4,59s et flèche ≈25,8m.
4) Le tir tendu (25,8∘) atteint la cible environ deux fois plus vite (2,22s contre 4,59s) : elle a moins de temps pour s'échapper. Le tir en cloche (64,2∘) monte très haut et reste plus longtemps en l'air.
Un joueur lance le ballon depuis une hauteur de 2,00m avec la vitesse v0=7,2m.s−1, à l'angle α=55∘ au-dessus de l'horizontale. Le centre du cercle du panier est à 3,05m du sol et à 4,00m de la verticale du point de lancer. Le rayon intérieur du cercle est 0,23m et le rayon du ballon est 0,12m. L'origine est au sol, à la verticale du point de lancer.
Établis l'équation numérique de la trajectoire du centre du ballon.
Détermine l'abscisse x1 à laquelle le centre du ballon est à la hauteur 3,05men descendant.
Vérifie que le ballon descend bien à cet instant.
Le panier est-il réussi ? On admet que le ballon passe sans toucher le cercle si son centre est à moins de 0,23−0,12=0,11m de l'axe du panier à la hauteur du cercle.
Voir le corrigé
1)tan55∘≈1,4281 et 2v02cos2αg=2×51,84×0,32909,8≈0,2873. Donc
y=−0,2873x2+1,4281x+2,00
2) On résout y=3,05, soit 0,2873x2−1,4281x+1,05=0. Le discriminant est Δ=1,42812−4×0,2873×1,05≈0,833, donc x=0,57461,4281±0,9126, soit x≈0,90m ou x≈4,07m. La racine 0,90m correspond à la montée ; la phase de descente correspond à x1≈4,07m.
3) À x1, t1=7,2cos55∘4,07≈0,986s et vy=7,2sin55∘−9,8×0,986≈5,90−9,66≈−3,8m.s−1. La composante verticale est négative : le ballon descend.
4) Le centre du ballon traverse le plan du cercle à x1−4,00≈0,07m de l'axe du panier. Comme 0,07m<0,11m, le ballon passe sans toucher le cercle : le panier est réussi.
Exercice 6 : Un proton dans un champ parallèle à sa vitesse
Moyen
Un proton, de charge +e=1,6×10−19C et de masse mp=1,67×10−27kg, pénètre en A avec la vitesse v0=2,0×105m.s−1 dans une zone de largeur d=10cm où règne un champ électrique uniforme de valeur E=8,0×103V.m−1, parallèle à v0.
Montre que le poids du proton est négligeable devant la force électrique.
Le champ est de même sens que v0. Détermine la nature du mouvement, l'accélération, puis la vitesse vB à la sortie de la zone et la durée de la traversée.
Le champ est maintenant de sens contraire à v0. Détermine la distance parcourue avant l'arrêt. Le proton traverse-t-il la zone ? Que fait-il ?
Voir le corrigé
1)P=mpg=1,67×10−27×9,8≈1,6×10−26N et F=eE=1,6×10−19×8,0×103=1,28×10−15N. Le rapport PF≈8×1010 est immense : le poids est négligeable.
2) La force F=eE est dans le sens de v0 : le mouvement est rectiligne uniformément accéléré, avec a=mpeE=1,67×10−271,28×10−15≈7,66×1011m.s−2. Sur la distance d : vB2=v02+2ad=4,0×1010+2×7,66×1011×0,10≈1,93×1011, donc vB≈4,4×105m.s−1. La durée est t=avB−v0≈7,66×10112,4×105≈3,1×10−7s. Contrôle par l'énergie : U=Ed=800V et vB2=v02+mp2eU donne la même valeur.
3) La force est opposée à la vitesse : le mouvement est rectiligne uniformément retardé, avec ∣a∣=7,66×1011m.s−2. Le proton s'arrête après la distance xarreˆt=2∣a∣v02=2×7,66×10114,0×1010≈2,6×10−2m, soit 2,6cm. Comme 2,6cm<10cm, il ne traverse pas la zone : il fait demi-tour sous l'action de la même force et ressort en A avec la vitesse v0, en sens inverse, au bout de ∣a∣2v0≈5,2×10−7s.
Un objet C est lâché sans vitesse initiale, à t=0, d'un point A situé à H=30m au-dessus du sol. Au même instant, un lanceur placé au sol, à D=40m de la verticale de A, lance un projectile M avec la vitesse v0=25m.s−1, en visant directement le point A. L'origine O du repère est au point de lancement du projectile, Ox est horizontal vers la verticale de A et Oy vertical vers le haut.
Calcule l'angle de tir α, puis cosα et sinα.
Écris les équations horaires de C et de M.
Montre que M et C se rencontrent. Précise l'instant et la hauteur de la rencontre.
Quelle condition doit vérifier v0 pour que la rencontre ait lieu avant que C touche le sol ?
Voir le corrigé
1) Le tireur vise A, donc tanα=DH=0,75. Donc α≈36,9∘, avec cosα=D2+H2D=5040=0,8 et sinα=5030=0,6.
2) Pour C (chute libre sans vitesse initiale) : xC=D=40 et yC=H−21gt2. Pour M : xM=(v0cosα)t=20t et yM=(v0sinα)t−21gt2=15t−21gt2.
3) Il y a rencontre quand xM=xC et yM=yC au même instant.
xM=xC : v0cosαt=D, donc t=v0cosαD=2040=2,0s.
yM=yC : v0sinαt=H, donc t=v0sinαH=1530=2,0s.
Les deux conditions donnent le même instant (car tanα=DH), donc il y a rencontre à tr=2,0s. La hauteur est y=30−4,9×2,02=10,4m. L'existence de la rencontre et son instant ne dépendent pas de g (seule la hauteur y en dépend) : les deux objets « tombent » de la même quantité 21gt2 par rapport à la droite de visée.
4)C touche le sol quand H=21gt2, soit à tC=g2H=9,860≈2,47s. La rencontre a lieu à tr=v0cosαD=v0D2+H2=v050. Il faut v050<2,47, soit v0>20,2m.s−1. Avec v0=25m.s−1, la condition est bien respectée.
Une joueuse de tennis frappe la balle à la hauteur y0=2,60m au-dessus du sol. La balle part avec la vitesse v0=30,0m.s−1, dans une direction qui fait un angle de 4,0∘vers le bas avec l'horizontale. On étudie le mouvement du centre d'inertie de la balle, assimilée à un projectile. Le filet est à 12,0m de la verticale du point de frappe et sa hauteur est de 0,91m. Le carré de service s'étend, horizontalement, de 12,0m à 18,4m de cette verticale. On choisit l'origine O au sol, à la verticale du point de frappe, l'axe Ox horizontal dans le sens du service et l'axe Oy vertical vers le haut.
Fais le bilan des forces, applique la deuxième loi de Newton et donne les coordonnées du vecteur accélération.
Établis les équations horaires vx(t), vy(t), x(t) et y(t) de la balle.
Établis l'équation numérique de la trajectoire y(x).
La balle passe-t-elle au-dessus du filet ? Calcule la marge.
Détermine l'instant et l'abscisse de l'impact de la balle sur le sol. Le service est-il valable ?
Calcule la norme de la vitesse à l'impact et l'angle qu'elle fait avec le sol.
Voir le corrigé
1) Le système est la balle, le référentiel est le référentiel terrestre supposé galiléen. La seule force est le poids P=mg. La deuxième loi mg=ma donne a=g, soit ax=0 et ay=−g=−9,8m.s−2.
2) Les conditions initiales sont x0=0 et y0=2,60, avec v0x=30,0cos4,0∘≈29,9m.s−1 et v0y=−30,0sin4,0∘≈−2,09m.s−1 (l'angle est dirigé vers le bas). Alors :
vx=29,9vy=−9,8t−2,09
x(t)=29,9ty(t)=−4,9t2−2,09t+2,60
3) On a t=29,9x et le coefficient de x2 est −2v02cos2αg=−2×900×0,99519,8≈−0,00547. Comme tan(−4,0∘)≈−0,0699 :
y=−0,00547x2−0,0699x+2,60
4) Pour x=12,0m : y=−0,00547×144−0,0699×12,0+2,60≈−0,788−0,839+2,60≈0,97m. Comme 0,97m>0,91m, la balle passe au-dessus du filet, avec une marge d'environ 0,06m.
5) À l'impact, y(tI)=0, soit 4,9tI2+2,09tI−2,60=0. Le discriminant est Δ=2,092+4×4,9×2,60≈55,3, donc tI=9,8−2,09+55,3≈0,546s (on rejette la racine négative). L'abscisse est xI=29,9×0,546≈16,3m. Comme 12,0m<16,3m<18,4m, la balle retombe dans le carré de service : le service est valable.
6) À l'impact, vx=29,9m.s−1 et vy=−9,8×0,546−2,09≈−7,44m.s−1. La norme est v=29,92+7,442≈30,8m.s−1, et l'angle avec le sol vérifie tanβ=29,97,44, soit β≈14,0∘. Contrôle : v=v02+2gy0=900+2×9,8×2,60≈30,8m.s−1.
Dans un tube cathodique, des électrons quittent la cathode C avec une vitesse négligeable. Ils sont accélérés entre C et l'anode A par la tension U0=500V, puis traversent un trou de A avec une vitesse horizontale v0 et entrent en O entre deux plaques horizontales de longueur ℓ=4,0cm, distantes de d=1,5cm. La plaque supérieure est positive et la tension entre les plaques est U=60V. O est à égale distance des deux plaques. Un écran se trouve à L=20cm du bord de sortie des plaques. Le tout est dans le vide. Données : e=1,6×10−19C, m=9,11×10−31kg.
Calcule la vitesse v0 des électrons à la sortie de l'anode.
Donne la direction et le sens du champ E entre les plaques, puis sa valeur. Précise le sens de la force électrique sur un électron et montre que le poids est négligeable.
Dans le repère (O,x,y), avec Ox horizontal et Oy vertical vers le haut, établis les équations horaires du mouvement d'un électron entre les plaques.
Établis l'équation de la trajectoire et vérifie qu'elle s'écrit y=2,0x2 (en unités SI).
Calcule la déviation yS à la sortie des plaques et vérifie que l'électron ne heurte pas une plaque. Calcule l'angle de déviation θ.
Calcule la déviation Y du point d'impact sur l'écran. Comment varie Y si on double U0 ?
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1) Entre C et A, le théorème de l'énergie cinétique donne 21mv02−0=eU0. Donc v0=m2eU0=9,11×10−312×1,6×10−19×500≈1,33×107m.s−1.
2) Le champ est vertical, dirigé de la plaque positive (en haut) vers la plaque négative (en bas). Sa valeur est E=dU=0,01560=4,0×103V.m−1. L'électron a une charge négative : la force F=−eE est vers le haut, donc vers la plaque positive. Sa valeur est F=eE=6,4×10−16N, alors que P=mg≈8,9×10−30N. Le rapport PF≈7×1013 : le poids est négligeable.
3) La deuxième loi de Newton donne a=m−eE, dirigée vers le haut, de valeur a=meE≈7,0×1014m.s−2. Avec ax=0 et ay=a, et les conditions initiales v0x=v0, v0y=0, x0=y0=0 :
vx=v0vy=atx=v0ty=21at2
4) On a t=v0x, donc y=2v02ax2=2mdv02eUx2. Avec v02=m2eU0, le coefficient devient 4dU0U=4×0,015×50060=2,0m−1. Donc y=2,0x2 : c'est une parabole.
5) À la sortie, x=ℓ=0,040m : yS=2,0×0,0402=3,2×10−3m=3,2mm. Comme yS<2d=7,5mm, l'électron ne heurte pas la plaque. L'angle vérifie tanθ=ℓ2yS=0,0406,4×10−3=0,16, soit θ≈9,1∘.
6) Après les plaques, le mouvement est rectiligne uniforme de pente tanθ, et le prolongement de la trajectoire passe par le milieu I des plaques. Donc Y=(2ℓ+L)tanθ=(0,020+0,20)×0,16≈3,5×10−2m, soit 3,5cm. En combinant les expressions, Y=2dU0Uℓ(2ℓ+L) : Y est inversement proportionnelle à U0 et ne dépend ni de e ni de m. Si on double U0, la déviation Y est divisée par 2.
Se tromper de signe sur ay : avec Oy vers le haut, ay=−g. Si tu orientes Oy vers le bas, c'est ay=+g et les équations portant sur Oy changent de signe : choisis ton repère avant de calculer, et garde-le.
Croire que la vitesse est nulle au sommet : seule la composante verticale s'annule. La vitesse vaut alors v0cosα.
Utiliser la formule de la portée au mauvais niveau : xP=gv02sin2α n'est valable que si l'arrivée est au niveau du départ. Sinon, résous y(t)=yarriveˊe.
Garder les deux racines de l'équation du second degré : un temps négatif n'a pas de sens physique. Quand la cible est en hauteur (un panier de basket par exemple), repère aussi si la racine concerne la montée ou la descente.
Calculer avec la calculatrice en radians : vérifie le mode degrés avant de calculer cos30∘ ou sin55∘.
Penser que la masse intervient : pour un projectile, a=g ne dépend pas de la masse. Une pierre lourde et une pierre légère, lancées de la même façon, ont la même trajectoire (sans frottements).
Prendre en compte le poids d'un électron ou d'un proton : il est négligeable devant la force électrique ; en revanche, vérifie-le toujours par un calcul d'ordre de grandeur.
Se tromper de sens de déviation : un électron (charge négative) est attiré par la plaque positive, donc dévié dans le sens contraire à E.
À retenir
Projectile en chute libre : a=g, indépendant de la masse ; ax=0 et ay=−g avec Oy vers le haut.
Équations horaires : x=(v0cosα)t et y=−21gt2+(v0sinα)t+y0.
Trajectoire : y=−2v02cos2αgx2+(tanα)x+y0, un arc de parabole.
Sommet : vy=0, donc tS=gv0sinα et flèche 2gv02sin2α.
Portée au même niveau : xP=gv02sin2α, maximale à 45∘ ; angles complémentaires, même portée.
Pour un autre niveau d'arrivée, résous y(t)=yarriveˊe et garde la racine positive.
Champ électrique uniforme : E=dU, force F=qE, accélération a=mqE ; le poids est négligeable pour une particule élémentaire.
Particule entrant perpendiculairement au champ : trajectoire parabolique, yS=2mdv02∣q∣Uℓ2 et tanθ=mdv02∣q∣Uℓ, puis trajectoire rectiligne qui semble partir du milieu des plaques.
Toujours vérifier un résultat avec v2=v02+2g(y0−y) pour le projectile.