cours, méthodes, 9 exercices corrigés, QCM de 7 questions
Durée
60 min
Prérequis
Ondes mécaniques progressives (célérité, retard), fonctions sinus et cosinus, unités SI
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Licence
contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.
L'essentiel
Dans le chapitre précédent, la source donnait une seule secousse. Ici, elle vibre sans s'arrêter : la lame d'un vibreur, le haut-parleur d'une radio, la pointe d'une cuve à ondes. L'onde devient périodique et deux « longueurs » apparaissent : une dans le temps (la période T) et une dans l'espace (la longueur d'onde λ). Tu verras ensuite ce qui arrive à une onde qui rencontre une ouverture (la diffraction) ou un milieu qui trie les fréquences (la dispersion).
1. Onde progressive périodique
Définition
Une onde progressive est périodique lorsque la source produit une perturbation qui se répète identiquement à intervalles de temps égaux. Si l'élongation de la source est une fonction sinusoïdale du temps, l'onde est dite sinusoïdale.
Pour une source sinusoïdale :
yS(t)=acos(T2πt+φS)
où a est l'amplitude, T la période et φS la phase à l'origine des dates.
Définition
La périodeT (en s) est la plus petite durée au bout de laquelle le mouvement d'un point se reproduit identique à lui-même. La fréquence est N=T1 (en hertz, Hz).
Dans ce programme, la fréquence est notée N ; d'autres ouvrages la notent f. Tous les points du milieu atteints par l'onde vibrent avec la même période que la source : T et N ne dépendent que de la source, pas du milieu.
Exemple
Un diapason émet un la de fréquence N=440Hz : sa période est T=4401=2,27×10−3s.
2. Longueur d'onde et double périodicité
Définition
La longueur d'ondeλ (en m) est la distance parcourue par l'onde pendant une période. C'est aussi la plus petite distance entre deux points du milieu qui vibrent en phase (par exemple deux crêtes consécutives pour une onde transversale).
λ=vT=Nv
Une onde progressive périodique présente une double périodicité :
Périodicité temporelle
Périodicité spatiale
Ce qu'on observe
Un point fixe M au cours du temps
Tout le milieu à un instant donné
Outil
Courbe yM(t) (oscilloscope, capteur)
Photographie du milieu, courbe y(x)
Grandeur qui se répète
Le mouvement de M, tous les T
La forme du milieu, tous les λ
Ce qu'on y lit
La période T
La longueur d'onde λ
Le point M situé à la distance x=SM de la source reproduit le mouvement de S avec le retard τ=vx. Pour t≥τ :
yM(t)=yS(t−vx)=acos(T2πt−λ2πx+φS)
Remarque
Sur une photographie, n crêtes consécutives délimitent n−1 longueurs d'onde (et pas n). Sur un enregistrement temporel, n périodes complètes durent nT.
3. Comparer le mouvement de deux points
Soient deux points M et M' situés sur la même ligne de propagation, à la distance d l'un de l'autre.
Propriété
M et M' vibrent en phase si d=kλ (k entier). Leur retard vaut alors kT : à chaque instant, leurs élongations sont égales.
M et M' vibrent en opposition de phase si d=(2k+1)2λ (k entier). Leur retard vaut (2k+1)2T : à chaque instant, leurs élongations sont opposées.
Remarque
Les deux points ont aussi un déphasage, de valeur absolue ∣Δφ∣=λ2πd, qui se déduit de l'écriture de yM(t) ci-dessus. En phase : Δφ multiple de 2π. En opposition : Δφ multiple impair de π.
4. Voir l'onde au ralenti : le stroboscope
Un stroboscope éclaire le milieu par des éclairs brefs de fréquence Ne réglable.
Si Ne=N (ou Ne=2N, 3N, …) : à chaque éclair, chaque point est dans le même état. Le milieu paraît immobile : c'est l'immobilité apparente. On peut alors mesurer λ sur l'image.
Si Ne est légèrement différente de N : le mouvement paraît ralenti, avec une fréquence apparente ∣N−Ne∣ : c'est le ralenti apparent. Il se fait dans le sens réel si Ne est légèrement inférieure à N, et en sens inverse si Ne est légèrement supérieure à N.
5. Ondes sonores et ultrasonores
Un son est une onde mécanique longitudinale dans l'air ; les ultrasons sont des ondes de même nature, de fréquence supérieure à 20kHz (limite de l'audition humaine). Pour mesurer leur longueur d'onde, tu places un émetteur E, un récepteur fixe R1 et un récepteur mobile R2, tous alignés, et tu visualises les deux signaux sur un oscilloscope. Quand tu éloignes R2, les signaux sont de nouveau en phase chaque fois que R2 s'est éloigné d'une longueur d'onde de plus.
Attention
Mesure la distance qui correspond à plusieurs longueurs d'onde (par exemple 10λ) puis divise : l'incertitude relative est beaucoup plus petite qu'avec une seule.
6. Changement de milieu
Propriété
Quand une onde passe d'un milieu à un autre, sa fréquence N ne change pas (elle est imposée par la source). Sa célérité change, donc sa longueur d'onde aussi : λ=Nv.
Exemple
Un son de 500Hz se propage à 340m.s−1 dans l'air et à 1,5×103m.s−1 dans l'eau. Sa longueur d'onde est 500340=0,68m dans l'air et 5001,5×103=3,0m dans l'eau, avec la même fréquence.
7. Diffraction des ondes mécaniques
Définition
La diffraction est le changement de direction de propagation d'une onde, avec étalement, lorsqu'elle rencontre une ouverture ou un obstacle de petite dimension a.
Sur une cuve à ondes, une onde plane qui arrive sur une fente de largeur a donne :
si a est grande devant λ : l'onde traverse en ligne droite et les bords de l'ombre sont nets ;
si a est du même ordre de grandeur que λ ou plus petite : l'onde est nettement diffractée. Derrière la fente, elle se propage dans toutes les directions sous forme d'ondes circulaires, comme si la fente était une source.
Propriété
L'onde diffractée a la même fréquence, la même célérité et la même longueur d'onde que l'onde incidente. Seule sa direction de propagation (et son amplitude) change. La diffraction est d'autant plus marquée que λa est petit.
Exemple
Tu entends quelqu'un parler dans la pièce voisine, porte entrouverte, sans le voir : la voix a des longueurs d'onde de l'ordre de 0,1 à 2m, comparables à la largeur de la porte. La lumière, de longueur d'onde environ 5×10−7m, ne contourne pas la porte de façon perceptible.
La loi quantitative reliant l'écart angulaire θ, la longueur d'onde et la largeur de l'ouverture est étudiée pour la lumière au chapitre suivant. Les interférences ne sont pas traitées dans ce chapitre.
8. Milieu dispersif
Définition
Un milieu est dispersif si la célérité d'une onde sinusoïdale y dépend de sa fréquence : v=v(N). Il est non dispersif si v est la même pour toutes les fréquences.
Conséquence : une perturbation complexe formée de plusieurs fréquences se déforme en se propageant dans un milieu dispersif, car chaque composante avance à sa propre vitesse. Dans un milieu non dispersif, elle garde sa forme. L'air est non dispersif pour les sons audibles, ce qui permet d'entendre une mélodie sans déformation à distance. La surface de l'eau d'une cuve à ondes est dispersive. Pour la lumière, le verre est dispersif (chapitre 3).
Méthodes
Méthode 1 : Déterminer T, N, λ et v à partir d'enregistrements
Sur la courbe en fonction du temps, mesure la durée de plusieurs périodes (par exemple n périodes), puis T=ndureˊe et N=T1.
Sur la photographie en fonction de la position, mesure la distance entre n crêtes consécutives : elle vaut (n−1)λ.
Calcule v=Tλ=λN.
Convertis les échelles et les unités avant de calculer (ms, cm, kHz).
Méthode 2 : Décider si deux points vibrent en phase ou en opposition
Calcule la distance d entre les deux points (ou le retard τ=vd).
Calcule le rapport λd (ou Tτ).
Entier : en phase. Demi-entier (0,5 ; 1,5 ; 2,5…) : en opposition de phase. Autre valeur : ni l'un ni l'autre.
Exemple
Avec λ=0,20m, deux points distants de 0,50m ont λd=2,5 : ils vibrent en opposition de phase.
Méthode 3 : Mesurer λ avec deux récepteurs et un oscilloscope
Place R2 contre R1 : les signaux sont en phase.
Éloigne R2 et compte les positions successives où les signaux sont de nouveau en phase.
La distance entre la position de départ et la n-ième position en phase vaut nλ : λ=ndn.
Déduis v=λN (la fréquence N est connue ou lue sur l'oscilloscope).
Méthode 4 : Utiliser un stroboscope
Cherche la plus grande fréquence Ne qui donne une image immobile et nette (une seule image de chaque crête) : c'est N. Les autres valeurs possibles sont 2N, 3N…
Mesure sur l'image immobile la distance entre n lignes de crêtes consécutives : elle vaut (n−1)λ.
Calcule v=λN.
Méthode 5 : Prévoir si la diffraction est notable
Calcule λ=Nv dans le milieu considéré.
Compare la dimension a de l'ouverture (ou de l'obstacle) à λ.
a≲λ : diffraction nette. a≫λ : propagation pratiquement rectiligne. Conclus avec la valeur de λa.
Exercices corrigés
Exercice 1 : Période, fréquence, longueur d'onde
Facile
Données : célérité du son dans l'air 340m.s−1 ; dans l'eau 1,5×103m.s−1.
Un diapason émet un son pur de fréquence N=440Hz. Calcule sa période.
Un haut-parleur est alimenté par une tension de période T=2,5ms. Calcule la fréquence du son émis.
Une houle a une période de 6,0s. Calcule sa fréquence.
Calcule la longueur d'onde du son du diapason dans l'air.
Ce son passe dans l'eau. Que deviennent sa fréquence et sa longueur d'onde ?
Voir le corrigé
T=N1=4401=2,27×10−3s=2,27ms.
N=T1=2,5×10−31=4,0×102Hz.
N=6,01=0,17Hz.
λ=Nv=440340=0,77m.
La fréquence est imposée par la source : elle reste N=440Hz. La longueur d'onde change : λ′=4401,5×103=3,4m.
Une onde sinusoïdale de fréquence N=25Hz se propage le long d'une corde avec la célérité v=10m.s−1. Les points M1, M2, M3 et M4 sont situés à 0,20m, 0,60m, 0,80m et 1,00m de la source S.
Calcule la longueur d'onde.
Pour chaque point, indique s'il vibre en phase ou en opposition de phase avec S.
Calcule le retard de M4 par rapport à S et exprime-le en fonction de la période T.
Voir le corrigé
λ=Nv=2510=0,40m.
On calcule λd pour chaque point :
Point
d (m)
d/λ
Conclusion
M1
0,20
0,5
opposition de phase
M2
0,60
1,5
opposition de phase
M3
0,80
2
en phase
M4
1,00
2,5
opposition de phase
τ4=101,00=0,10s. Comme T=251=0,040s, on a τ4=2,5T, ce qui confirme l'opposition de phase.
Exercice 3 : Lire une photographie et un enregistrement
Facile
Une onde sinusoïdale progressive parcourt une corde. Sur une photographie à l'échelle 1 de la corde, on mesure 60cm entre la 1re et la 5e crête consécutives. Un capteur placé en un point fixe enregistre l'élongation en fonction du temps : 4 périodes complètes occupent 0,10s.
Calcule la longueur d'onde.
Calcule la période et la fréquence.
Déduis la célérité de l'onde, d'abord avec T, puis avec N.
Voir le corrigé
Entre la 1re et la 5e crête, il y a 4 intervalles : 4λ=60cm, donc λ=15cm=0,15m.
T=40,10=0,025s et N=T1=40Hz.
v=Tλ=0,0250,15=6,0m.s−1 et v=λN=0,15×40=6,0m.s−1 : les deux résultats concordent.
Un émetteur E envoie dans l'air des ultrasons sinusoïdaux de fréquence N=40kHz. Deux récepteurs R1 (fixe) et R2 (mobile), alignés avec E, sont reliés à un oscilloscope. Au départ, R2 touche R1 et les deux signaux sont en phase. On éloigne R2 et on repère les positions où les deux signaux sont de nouveau en phase : la dixième de ces positions est à d=85,0mm de la position de départ.
Pourquoi les signaux sont-ils en phase à chaque fois ? Exprime d en fonction de λ.
Calcule λ puis la célérité des ultrasons.
Pourquoi a-t-on mesuré la distance sur dix positions plutôt qu'une seule ?
Calcule la période des ultrasons.
Un récepteur est placé à 0,50m de E. Calcule le retard du signal reçu et exprime la distance 0,50m en nombre de longueurs d'onde.
Voir le corrigé
R2 et R1 vibrent en phase lorsque leur distance est un multiple entier de la longueur d'onde. La dixième position en phase correspond à d=10λ.
λ=10d=1085,0=8,50mm et
v=λN=8,50×10−3×40×103=3,40×102m.s−1
L'incertitude absolue sur la lecture d'une position (de l'ordre du millimètre) ne change pas, mais l'incertitude relative sur λ est dix fois plus petite quand on mesure 10λ au lieu de λ : la mesure est plus précise.
T=N1=40×1031=2,5×10−5s=25μs.
τ=3400,50=1,5×10−3s et 8,50×10−30,50=59 longueurs d'onde environ.
Une pointe fixée à un vibreur de fréquence N=25Hz frappe la surface de l'eau d'une cuve à ondes et crée des rides circulaires. On éclaire la cuve avec un stroboscope dont on règle la fréquence Ne.
Donne les trois plus grandes valeurs de Ne (avec Ne≤N) pour lesquelles les rides paraissent immobiles.
Avec la plus grande de ces valeurs, on mesure sur l'image (échelle 1) une distance de 8,0cm entre la 1re et la 6e ligne de crêtes. Calcule la longueur d'onde puis la célérité.
On règle Ne=24Hz. Que voit-on ? Quelle est la fréquence apparente du mouvement ?
Voir le corrigé
L'immobilité apparente apparaît pour Ne=N, 2N, 3N : soit 25Hz, 12,5Hz et 8,3Hz.
Avec Ne=25Hz, entre la 1re et la 6e ligne il y a 5 intervalles : 5λ=8,0cm, donc λ=1,6cm. Alors
v=λN=1,6×10−2×25=0,40m.s−1
Ne est légèrement inférieure à N : on observe un ralenti apparent, les rides semblent se propager très lentement dans leur sens réel. La fréquence apparente vaut ∣N−Ne∣=∣25−24∣=1,0Hz.
Une personne parle dans un couloir. Tu te trouves dans une pièce voisine, à côté de l'encadrement d'une porte ouverte de largeur a=0,90m, hors de la ligne droite qui te relie à elle : tu l'entends, mais tu ne la vois pas. Les fréquences de la voix vont de 200Hz à 4,0kHz. Célérité du son : 340m.s−1. La lumière visible a une longueur d'onde voisine de 5×10−7m.
Calcule les longueurs d'onde extrêmes de la voix.
Compare a à chacune d'elles. Pour quelle fréquence la diffraction est-elle la plus marquée ?
Explique pourquoi tu entends la voix sans voir la personne.
Pourquoi la voix paraît-elle plus sourde que si tu étais en face de la porte ?
Voir le corrigé
λmax=200340=1,7m et λmin=4,0×103340=0,085m.
Pour 200Hz : λa=1,70,90=0,53 ; a est plus petite que λ : diffraction très marquée. Pour 4,0kHz : λa=0,0850,90=11 ; a≫λ : diffraction faible. La diffraction est la plus marquée pour la fréquence la plus basse.
Pour les fréquences les plus basses de la voix, a est comparable à λ, voire plus petite : l'onde sonore est diffractée par la porte et se répartit dans toute la pièce. Pour la lumière, λa=5×10−70,90≈2×106 : la diffraction est imperceptible, la lumière se propage en ligne droite et tu ne vois pas la personne.
Les composantes de basse fréquence (grandes longueurs d'onde) sont beaucoup plus diffractées que celles de haute fréquence. Hors de l'axe de la porte, tu reçois donc surtout les graves : la voix paraît plus sourde.
Dans un liquide, on mesure la célérité d'ondes sinusoïdales de fréquences différentes :
N (Hz)
10
20
30
v (m.s−1)
0,28
0,32
0,36
Calcule la longueur d'onde pour chaque fréquence.
Ce milieu est-il dispersif ? Justifie.
Une perturbation composée des deux fréquences 10Hz et 30Hz est émise à la date t=0. À d=1,2m de la source, quel intervalle de temps sépare l'arrivée des deux composantes ?
Que peut-on dire de la forme du signal reçu par rapport au signal émis ?
Voir le corrigé
λ=Nv : pour 10Hz, λ=100,28=2,8cm ; pour 20Hz, λ=1,6cm ; pour 30Hz, λ=1,2cm.
La célérité dépend de la fréquence (0,28, 0,32 puis 0,36m.s−1) : le milieu est dispersif.
La composante à 10Hz arrive à t1=0,281,2=4,286s, celle à 30Hz à t2=0,361,2=3,333s. L'intervalle est Δt=4,286−3,333=0,95s.
Les deux composantes, émises ensemble, n'arrivent plus ensemble : le signal reçu est déformé par rapport au signal émis. Dans un milieu non dispersif, il aurait gardé sa forme.
Une lame vibrante (source S) impose à l'extrémité d'une longue corde élastique horizontale un mouvement vertical sinusoïdal d'amplitude a=2,0mm et de fréquence N=50Hz. L'onde progressive qui en résulte se propage avec la célérité v=15m.s−1. L'autre extrémité de la corde est munie d'un absorbeur qui évite toute réflexion. À t=0, l'élongation de S est maximale : yS(t)=acos(2πNt).
L'onde est-elle transversale ou longitudinale ? Pourquoi la qualifie-t-on de périodique ?
Calcule la période T et la longueur d'onde λ.
Un point M est à x=0,75m de S. Calcule son retard τ et exprime-le en fonction de T. Que dire des mouvements de M et de S ?
Écris l'expression de yM(t) pour t≥τ puis simplifie-la.
Calcule yM et yS à la date t=0,070s et vérifie la réponse à la question 3.
Les points M1 et M2 sont à x1=0,45m et x2=0,90m de S. Compare leurs mouvements à celui de S, puis entre eux.
Voir le corrigé
Le déplacement des points est vertical, la propagation horizontale : l'onde est transversale. Elle est périodique car la source répète le même mouvement à intervalles de temps égaux (T) et chaque point de la corde fait de même.
T=N1=501=0,020s et λ=vT=15×0,020=0,30m.
τ=vx=150,75=0,050s=2,5T. Comme λx=2,5 (demi-entier), M vibre en opposition de phase avec S.
Comme cos(α−5π)=−cosα, on obtient yM(t)=−acos(100πt) : c'est exactement l'opposé de yS(t).
yM(0,070)=−acos(7π)=+a=+2,0mm, car cos(7π)=−1. Et yS(0,070)=acos(7π)=−2,0mm. Les élongations sont opposées : c'est cohérent avec l'opposition de phase.
λx1=0,300,45=1,5 : M1 est en opposition de phase avec S. λx2=0,300,90=3 : M2 est en phase avec S. Entre eux, la distance 0,45m=1,5λ : M1 et M2 vibrent en opposition de phase.
Partie A. Un émetteur E envoie dans l'air des ultrasons sinusoïdaux de fréquence N=40kHz. Un récepteur fixe R1 et un récepteur mobile R2, alignés avec E, sont reliés à un oscilloscope. Au départ, R2 touche R1 et les signaux sont en phase. En éloignant R2, on repère les positions où les signaux sont de nouveau en phase : la quatrième est à 34,0mm de la position de départ.
Définis la longueur d'onde. Calcule sa valeur.
Calcule la célérité des ultrasons dans l'air.
On double la fréquence de l'émetteur dans les mêmes conditions. Que deviennent la célérité et la longueur d'onde ?
Partie B. On place devant E une plaque percée d'une fente de largeur a. Un récepteur R se déplace sur un arc de cercle centré sur la fente, derrière la plaque.
Pour a=5,0mm, R détecte des ultrasons même loin de l'axe E-fente. Nomme le phénomène et compare a à λ.
Pour a=5,0cm, R ne détecte les ultrasons que près de l'axe. Explique.
Les ondes derrière la fente ont-elles la même fréquence et la même longueur d'onde que l'onde incidente ? Justifie.
On remplace E par un émetteur de fréquence 20kHz. Pour a=5,0mm, le phénomène est-il plus ou moins marqué ?
Voir le corrigé
Partie A
La longueur d'onde est la distance parcourue par l'onde pendant une période, ou la plus petite distance entre deux points qui vibrent en phase. La quatrième position en phase est à 4λ de la position de départ : λ=434,0=8,50mm.
v=λN=8,50×10−3×40×103=3,40×102m.s−1.
La célérité ne dépend que du milieu : elle reste 3,40×102m.s−1. La longueur d'onde est divisée par 2 : λ′=N′v=80×103340=4,25mm.
Partie B
C'est la diffraction. Ici a=5,0mm<λ=8,5mm : λa=0,59, l'ouverture est plus petite que la longueur d'onde, la diffraction est très marquée.
Pour a=5,0cm, λa=8,550=5,9 : l'ouverture est grande devant λ, la diffraction est faible et l'onde passe pratiquement en ligne droite.
Oui : la fréquence est imposée par l'émetteur et le milieu est le même (l'air) donc la célérité, et par suite la longueur d'onde λ=Nv, ne changent pas. Seule la direction de propagation est modifiée.
Pour N′=20kHz : λ′=20×103340=17mm et λ′a=175,0=0,29. Le rapport est plus petit qu'avant (0,59) : la diffraction est plus marquée.
Lire λ sur une courbe en fonction du temps (ou T sur une photographie). La courbe yM(t) donne T ; la photographie y(x) donne λ.
Compter les crêtes au lieu des intervalles. Entre la 1re et la 6e crête, il y a 5 longueurs d'onde, pas 6.
Dire que la fréquence change quand l'onde change de milieu. La fréquence est imposée par la source ; ce sont la célérité et la longueur d'onde qui changent.
Confondre la condition de phase et celle d'opposition. En phase : d=kλ. En opposition de phase : d=(2k+1)2λ.
Penser que la diffraction est plus nette avec une grande ouverture. C'est l'inverse : elle est marquée quand a est petite, de l'ordre de λ ou moins.
Croire qu'un milieu est dispersif parce que la célérité change avec l'amplitude ou la forme du signal. La dispersion concerne la dépendance de v vis-à-vis de la fréquence.
Oublier les conversions. Passe les kHz en Hz, les mm et cm en m, les ms en s avant d'appliquer λ=Nv.
Oublier le principe de mesure sur plusieurs longueurs d'onde. Mesurer une seule longueur d'onde donne un résultat bien moins précis que dix.
À retenir
Une onde progressive périodique est entretenue par une source qui vibre ; sa période T et sa fréquence N=T1 sont celles de la source.
Longueur d'onde : λ=vT=Nv (distance parcourue en une période, plus courte distance entre deux points en phase).
Double périodicité : dans le temps (T, lue sur yM(t)) et dans l'espace (λ, lue sur une photographie).
Le point M à la distance x de S vérifie yM(t)=yS(t−vx).
En phase : d=kλ ; en opposition de phase : d=(2k+1)2λ.
Stroboscope : immobilité apparente si Ne=N (ou N/2, N/3…) ; ralenti apparent si Ne est proche de N.
Changement de milieu : N reste constante, v et λ changent.
Diffraction : nette si a est du même ordre que λ ou plus petite ; N, v et λ ne changent pas.
Un milieu est dispersif si v dépend de N : un signal complexe s'y déforme.