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    2e Bac Sciences physiques (PC)

    Oscillations libres d'un circuit RLC série

    Cours complet sur les oscillations libres d'un circuit RLC série en 2e Bac PC : régimes, période propre, énergie, entretien, exercices corrigés et QCM.

    • 60 min
    • 9 exercices corrigés
    • QCM de 8 questions

    Prérequis : Dipôle RC et dipôle RL (2e Bac), équations différentielles y'' + ay' + by = 0 (2e Bac)

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    L'essentiel

    1. Le circuit RLC série et la décharge oscillante

    Un circuit RLC série associe en série un condensateur de capacité CC, une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr, et un conducteur ohmique de résistance RR. On note

    Rt=R+rR_t = R + r

    la résistance totale du circuit. Quand la bobine est idéale (r=0r = 0) et qu'il n'y a pas de conducteur ohmique, on parle de circuit LC et Rt=0R_t = 0.

    On charge d'abord le condensateur sous une tension EE. À l'instant t=0t = 0, on le décharge dans la bobine et le conducteur ohmique : il n'y a aucun générateur dans le circuit. Les oscillations obtenues sont dites libres, car aucune source ne leur impose sa fréquence.

    Conventions : la flèche du courant ii est orientée vers l'armature du condensateur qui porte la charge qq. On a donc

    q=C uCeti=dqdt=C duCdtq = C\,u_C \qquad \text{et} \qquad i = \frac{dq}{dt} = C\,\frac{du_C}{dt}

    Pendant la décharge, qq diminue : ii est négative au début (le courant circule en sens inverse du sens positif choisi).

    2. Équation différentielle

    La loi d'additivité des tensions donne uC+uR+uL=0u_C + u_R + u_L = 0, avec uR=R iu_R = R\,i et uL=L didt+r iu_L = L\,\frac{di}{dt} + r\,i. Donc

    uC+Rt i+L didt=0u_C + R_t\, i + L\,\frac{di}{dt} = 0

    En remplaçant i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt} et didt=Cd2uCdt2\frac{di}{dt} = C\frac{d^2u_C}{dt^2}, on obtient l'équation différentielle de uCu_C :

    d2uCdt2+RtL duCdt+1LC uC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{R_t}{L}\,\frac{du_C}{dt} + \frac{1}{LC}\,u_C = 0

    Avec uC=qCu_C = \frac{q}{C}, la même équation s'écrit pour la charge :

    d2qdt2+RtL dqdt+1LC q=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{R_t}{L}\,\frac{dq}{dt} + \frac{1}{LC}\,q = 0

    C'est une équation différentielle linéaire du second ordre, du type y′′+ay′+by=0y'' + ay' + by = 0 vu en mathématiques, avec a=RtLa = \frac{R_t}{L} et b=1LCb = \frac{1}{LC}.

    3. Les régimes d'oscillation

    Selon la valeur de RtR_t, on observe sur l'oscilloscope quatre comportements.

    RégimeValeur de RtR_tAllure de uC(t)u_C(t)
    PériodiqueRt=0R_t = 0 (ou compensée par un dispositif d'entretien)sinusoïdale, amplitude constante, période T0T_0
    Pseudo-périodiqueRtR_t faibleoscillations d'amplitude décroissante, de pseudo-période TT
    CritiqueRt=RcR_t = R_cretour à 00 le plus rapide possible, sans osciller
    ApériodiqueRt>RcR_t > R_cretour lent à 00, sans osciller

    La pseudo-période TT est la durée entre deux maxima consécutifs de uCu_C. Quand RtR_t est faible, elle est très proche de la période propre : T≈T0T \approx T_0.

    L'amortissement a une cause physique unique : l'effet Joule dans les résistances du circuit transforme peu à peu l'énergie électromagnétique en chaleur.

    4. Oscillations non amorties : le circuit LC

    Pour Rt=0R_t = 0, l'équation devient

    d2qdt2+1LC q=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{1}{LC}\,q = 0

    Vérification : d2qdt2=−(2πT0)2q\frac{d^2q}{dt^2} = -\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 q. L'équation est donc vérifiée si (2πT0)2=1LC\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{1}{LC}, c'est-à-dire T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}.

    Les autres grandeurs en découlent :

    • uC(t)=q(t)C=Umcos⁡(2πT0t+φ)u_C(t) = \dfrac{q(t)}{C} = U_m \cos\left(\dfrac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right) avec Um=QmCU_m = \dfrac{Q_m}{C} ;
    • i(t)=dqdt=−Imsin⁡(2πT0t+φ)i(t) = \dfrac{dq}{dt} = -I_m \sin\left(\dfrac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right) avec Im=2πT0 Qm=ω0QmI_m = \dfrac{2\pi}{T_0}\,Q_m = \omega_0 Q_m.

    L'amplitude QmQ_m et la phase φ\varphi ne dépendent pas du circuit mais des conditions initiales. Pour un condensateur chargé sous EE puis déchargé à t=0t = 0, on a uC(0)=Eu_C(0) = E et i(0)=0i(0) = 0. Alors φ=0\varphi = 0, Qm=CEQ_m = CE et uC(t)=Ecos⁡(2πT0t)u_C(t) = E\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right).

    5. Étude énergétique

    L'énergie emmagasinée dans le condensateur est Ee=12C uC2=q22CE_e = \frac{1}{2}C\,u_C^2 = \frac{q^2}{2C}. Celle de la bobine est Em=12L i2E_m = \frac{1}{2}L\,i^2. L'énergie totale du circuit est

    E=Ee+Em=12C uC2+12L i2E = E_e + E_m = \frac{1}{2}C\,u_C^2 + \frac{1}{2}L\,i^2

    En dérivant par rapport au temps, puis en utilisant CduCdt=iC\frac{du_C}{dt} = i et l'équation du circuit :

    dEdt=uC i+L i didt=i(uC+Ldidt)=−Rt i2\frac{dE}{dt} = u_C\,i + L\,i\,\frac{di}{dt} = i\left(u_C + L\frac{di}{dt}\right) = -R_t\, i^2

    Pour un circuit LC avec uC(t)=Umcos⁡(2πT0t+φ)u_C(t) = U_m\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right) :

    E=12C Um2=Qm22C=12L Im2E = \frac{1}{2}C\,U_m^2 = \frac{Q_m^2}{2C} = \frac{1}{2}L\,I_m^2

    L'énergie oscille entre les deux formes, tandis que leur somme reste constante :

    Ee(t)=E2[1+cos⁡(4πT0t+2φ)]Em(t)=E2[1−cos⁡(4πT0t+2φ)]E_e(t) = \frac{E}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi}{T_0}t + 2\varphi\right)\right] \qquad E_m(t) = \frac{E}{2}\left[1 - \cos\left(\frac{4\pi}{T_0}t + 2\varphi\right)\right]

    Les énergies EeE_e et EmE_m ont donc pour période T02\frac{T_0}{2}. Quand uCu_C est extrémale, i=0i = 0 et l'énergie est entièrement électrique ; quand ∣i∣|i| est maximale, uC=0u_C = 0 et l'énergie est entièrement magnétique.

    6. Entretien des oscillations

    Pour compenser l'énergie dissipée par effet Joule, on insère dans le circuit un dispositif d'entretien : un dipôle actif (par exemple un montage à amplificateur opérationnel alimenté) qui se comporte comme un générateur délivrant une tension proportionnelle à l'intensité :

    uG=R0 iu_G = R_0\, i

    où R0R_0 est un coefficient réglable (en ohms). L'additivité des tensions devient uC+Rt i+Ldidt=R0 iu_C + R_t\,i + L\frac{di}{dt} = R_0\, i, soit

    d2qdt2+Rt−R0L dqdt+1LC q=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{R_t - R_0}{L}\,\frac{dq}{dt} + \frac{1}{LC}\,q = 0
    RéglageCoefficient Rt−R0L\frac{R_t - R_0}{L}Oscillations
    R0<RtR_0 < R_tpositifamorties
    R0=RtR_0 = R_tnulsinusoïdales, amplitude constante
    R0>RtR_0 > R_tnégatifamplitude croissante (limitée en pratique par la saturation du montage)

    Le dispositif d'entretien ne fixe ni la fréquence ni l'amplitude : la période est la période propre T0T_0 du circuit, et l'amplitude dépend des conditions initiales.

    Méthodes

    Méthode 1 : Établir l'équation différentielle d'un circuit RLC

    1. Représente le circuit, choisis le sens de ii et oriente chaque tension en convention récepteur.
    2. Écris l'additivité des tensions : uC+uR+uL=0u_C + u_R + u_L = 0 (ou =uG= u_G s'il y a un dispositif d'entretien).
    3. Exprime chaque tension : uR=R iu_R = R\,i, uL=Ldidt+r iu_L = L\frac{di}{dt} + r\,i, i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}.
    4. Remplace, regroupe les termes et divise par le coefficient de la dérivée seconde pour obtenir la forme standard.

    Méthode 2 : Vérifier une solution sinusoïdale et trouver ses constantes

    1. Dérive deux fois la solution proposée, par exemple uC=Umcos⁡(2πT0t+φ)u_C = U_m\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right).
    2. Remplace dans l'équation du circuit LC : le terme en cosinus se factorise et impose (2πT0)2=1LC\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{1}{LC}.
    3. Utilise les conditions initiales (uC(0)u_C(0) et i(0)i(0)) pour trouver UmU_m et φ\varphi.
    4. Déduis i(t)=CduCdti(t) = C\frac{du_C}{dt} et son amplitude Im=C ω0 UmI_m = C\,\omega_0\,U_m.

    Méthode 3 : Mesurer T0T_0 (ou TT) sur un oscillogramme et en déduire LL ou CC

    1. Mesure la durée de plusieurs périodes (le plus possible) et divise par leur nombre : on gagne en précision.
    2. Convertis les divisions en secondes avec la base de temps (sensibilité horizontale en ms par division).
    3. Isole l'inconnue dans T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} :   L=T024π2C\;L = \frac{T_0^2}{4\pi^2 C} ou C=T024π2LC = \frac{T_0^2}{4\pi^2 L}.
    4. Convertis les unités en SI avant le calcul, et donne un résultat avec le bon nombre de chiffres significatifs.

    Méthode 4 : Étudier les échanges d'énergie

    1. Écris Ee=12CuC2E_e = \frac{1}{2}Cu_C^2 et Em=12Li2E_m = \frac{1}{2}Li^2.
    2. Pour un circuit LC, repère l'instant où i=0i = 0 (donc uC=±Umu_C = \pm U_m) : E=12CUm2E = \frac{1}{2}CU_m^2 s'en déduit.
    3. À un instant donné, calcule EeE_e à partir de uCu_C, puis Em=E−EeE_m = E - E_e, puis ∣i∣=2EmL|i| = \sqrt{\frac{2E_m}{L}}.
    4. Pour un circuit RLC, l'énergie dissipée entre deux instants est E(t1)−E(t2)E(t_1) - E(t_2) : calcule EE aux instants où i=0i = 0 (maxima de uCu_C), car alors E=12CuC2E = \frac{1}{2}Cu_C^2.

    Méthode 5 : Déterminer le réglage du dispositif d'entretien

    1. Écris l'additivité des tensions avec uG=R0 iu_G = R_0\,i du côté du générateur.
    2. Obtiens l'équation d2qdt2+Rt−R0Ldqdt+1LCq=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{R_t - R_0}{L}\frac{dq}{dt} + \frac{1}{LC}q = 0.
    3. Annule le coefficient de dqdt\frac{dq}{dt} : R0=Rt=R+rR_0 = R_t = R + r (n'oublie pas la résistance rr de la bobine).
    4. Précise la période des oscillations entretenues : T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}, indépendante de R0R_0.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Période et fréquence propres

    Facile

    Un circuit LC est formé d'une bobine idéale d'inductance L=0,50 HL = 0{,}50\,\text{H} et d'un condensateur de capacité C=2,0 μFC = 2{,}0\,\mu\text{F}.

    1. Calcule la période propre T0T_0 et la fréquence propre f0f_0.
    2. On remplace le condensateur par un autre de capacité C′=8,0 μFC' = 8{,}0\,\mu\text{F}. Que devient la période propre ?
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    1. On applique T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} avec LL en henrys et CC en farads :
    T0=2π0,50×2,0×10−6=2π1,0×10−6=2π×1,0×10−3=6,3×10−3 sT_0 = 2\pi\sqrt{0{,}50\times 2{,}0\times 10^{-6}} = 2\pi\sqrt{1{,}0\times 10^{-6}} = 2\pi\times 1{,}0\times 10^{-3} = 6{,}3\times 10^{-3}\,\text{s}

    La fréquence propre est f0=1T0=16,283×10−3=1,6×102 Hzf_0 = \frac{1}{T_0} = \frac{1}{6{,}283\times 10^{-3}} = 1{,}6\times 10^{2}\,\text{Hz}.

    1. Le rapport des capacités vaut C′C=4\frac{C'}{C} = 4. Comme T0T_0 est proportionnelle à C\sqrt{C}, la période est multipliée par 4=2\sqrt{4} = 2 :
    T0′=2π0,50×8,0×10−6=1,3×10−2 s=13 msT_0' = 2\pi\sqrt{0{,}50\times 8{,}0\times 10^{-6}} = 1{,}3\times 10^{-2}\,\text{s} = 13\,\text{ms}

    Exercice 2 : Analyse dimensionnelle et capacité inconnue

    Facile
    1. Montre que la grandeur LC\sqrt{LC} est homogène à un temps.
    2. Une bobine idéale d'inductance L=40 mHL = 40\,\text{mH} forme avec un condensateur un circuit LC dont la période propre mesurée est T0=4,0 msT_0 = 4{,}0\,\text{ms}. Calcule la capacité CC du condensateur.
    Voir le corrigé
    1. D'après uL=Ldidtu_L = L\frac{di}{dt}, l'unité de LL est le volt-seconde par ampère (V.s.A−1\text{V.s.A}^{-1}). D'après i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt}, l'unité de CC est l'ampère-seconde par volt (A.s.V−1\text{A.s.V}^{-1}). Le produit s'écrit
    [LC]=V.sA×A.sV=s2[LC] = \frac{\text{V.s}}{\text{A}}\times\frac{\text{A.s}}{\text{V}} = \text{s}^2

    donc LC\sqrt{LC} s'exprime en secondes : la formule T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} est homogène.

    1. On isole CC dans T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. En élevant au carré, T02=4π2LCT_0^2 = 4\pi^2 LC, donc
    C=T024π2L=(4,0×10−3)24π2×40×10−3=1,0×10−5 F=10 μFC = \frac{T_0^2}{4\pi^2 L} = \frac{(4{,}0\times 10^{-3})^2}{4\pi^2\times 40\times 10^{-3}} = 1{,}0\times 10^{-5}\,\text{F} = 10\,\mu\text{F}

    Exercice 3 : Reconnaître les régimes

    Facile

    Un condensateur chargé se décharge dans un circuit comprenant une bobine et un conducteur ohmique de résistance réglable ; on peut aussi y insérer un dispositif d'entretien. On visualise uC(t)u_C(t) dans quatre situations et on observe :

    • enregistrement A : uCu_C oscille de part et d'autre de 00 et ses maxima successifs sont de plus en plus petits ;
    • enregistrement B : uCu_C revient à 00 le plus vite possible, sans jamais changer de signe ;
    • enregistrement C : uCu_C revient à 00 sans changer de signe, mais beaucoup plus lentement que dans B ;
    • enregistrement D : uCu_C oscille de façon sinusoïdale avec une amplitude constante.
    1. Nomme le régime de chaque enregistrement.
    2. Classe les enregistrements A, B et C par résistance totale RtR_t croissante. Comment obtient-on l'enregistrement D ?
    3. Explique pourquoi l'amplitude diminue dans l'enregistrement A.
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    1. A : régime pseudo-périodique. B : régime critique. C : régime apériodique. D : régime périodique.
    1. L'amortissement augmente avec RtR_t. L'ordre croissant est A (résistance faible), puis B (résistance critique), puis C (résistance supérieure à la valeur critique). Une bobine réelle a toujours une résistance r>0r > 0 : on ne peut donc pas annuler RtR_t en réglant seulement le conducteur ohmique. L'enregistrement D s'obtient avec le dispositif d'entretien, qui compense exactement les pertes par effet Joule.
    1. L'énergie totale E=12CuC2+12Li2E = \frac{1}{2}Cu_C^2 + \frac{1}{2}Li^2 vérifie dEdt=−Rt i2≤0\frac{dE}{dt} = -R_t\,i^2 \le 0 : elle est dissipée par effet Joule dans les résistances. Comme l'énergie diminue, l'amplitude des oscillations diminue aussi.

    Exercice 4 : Solution de l'équation et conditions initiales

    Moyen

    Un condensateur de capacité C=0,10 μFC = 0{,}10\,\mu\text{F} est chargé sous E=6,0 VE = 6{,}0\,\text{V}. À t=0t = 0, on le relie à une bobine idéale d'inductance L=0,10 HL = 0{,}10\,\text{H}. On cherche la charge sous la forme q(t)=Qmcos⁡(ω0t+φ)q(t) = Q_m\cos(\omega_0 t + \varphi) avec Qm>0Q_m > 0.

    1. Établis l'équation différentielle vérifiée par qq.
    2. Détermine la valeur de ω0\omega_0 pour que la fonction proposée soit solution. Calcule ω0\omega_0 et T0T_0.
    3. À t=0t = 0, uC=Eu_C = E et i=0i = 0. Détermine QmQ_m et φ\varphi.
    4. Écris i(t)i(t) et donne la valeur de ImI_m.
    5. À quel instant uCu_C s'annule-t-elle pour la première fois ? Que vaut alors ii ?
    Voir le corrigé
    1. D'après l'additivité des tensions, uC+Ldidt=0u_C + L\frac{di}{dt} = 0, soit qC+Ld2qdt2=0\frac{q}{C} + L\frac{d^2q}{dt^2} = 0 :
    d2qdt2+1LC q=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{1}{LC}\,q = 0
    1. On a d2qdt2=−ω02 Qmcos⁡(ω0t+φ)=−ω02 q\frac{d^2q}{dt^2} = -\omega_0^2\,Q_m\cos(\omega_0 t + \varphi) = -\omega_0^2\,q. En remplaçant : (1LC−ω02)q=0\left(\frac{1}{LC} - \omega_0^2\right)q = 0 pour tout tt, donc ω0=1LC\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}.
    ω0=10,10×0,10×10−6=1,0×104 rad.s−1T0=2πω0=6,3×10−4 s\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{0{,}10\times 0{,}10\times 10^{-6}}} = 1{,}0\times 10^{4}\,\text{rad.s}^{-1} \qquad T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 6{,}3\times 10^{-4}\,\text{s}
    1. On a i=dqdt=−ω0Qmsin⁡(ω0t+φ)i = \frac{dq}{dt} = -\omega_0 Q_m\sin(\omega_0 t + \varphi). La condition i(0)=0i(0) = 0 donne sin⁡φ=0\sin\varphi = 0, donc φ=0\varphi = 0 ou φ=π\varphi = \pi. La condition q(0)=CE>0q(0) = CE > 0 avec Qm>0Q_m > 0 impose cos⁡φ>0\cos\varphi > 0, donc φ=0\varphi = 0. Alors Qm=CE=0,10×10−6×6,0=6,0×10−7 CQ_m = CE = 0{,}10\times 10^{-6}\times 6{,}0 = 6{,}0\times 10^{-7}\,\text{C}.
    1. On obtient i(t)=−Imsin⁡(ω0t)i(t) = -I_m\sin(\omega_0 t) avec
    Im=ω0 Qm=1,0×104×6,0×10−7=6,0×10−3 A=6,0 mAI_m = \omega_0\,Q_m = 1{,}0\times 10^{4}\times 6{,}0\times 10^{-7} = 6{,}0\times 10^{-3}\,\text{A} = 6{,}0\,\text{mA}
    1. uC(t)=6,0cos⁡(ω0t)u_C(t) = 6{,}0\cos(\omega_0 t) s'annule pour ω0t=π2\omega_0 t = \frac{\pi}{2}, soit t=T04=1,6×10−4 st = \frac{T_0}{4} = 1{,}6\times 10^{-4}\,\text{s}. À cet instant, sin⁡(π2)=1\sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1 donc i=−6,0 mAi = -6{,}0\,\text{mA} : la valeur absolue de l'intensité est maximale, et le signe négatif indique que le courant circule en sens inverse du sens positif choisi (décharge).

    Exercice 5 : Échanges d'énergie dans un circuit LC

    Moyen

    Un circuit LC est formé d'une bobine idéale de L=50 mHL = 50\,\text{mH} et d'un condensateur de C=20 μFC = 20\,\mu\text{F}. La tension maximale aux bornes du condensateur est Um=10 VU_m = 10\,\text{V}.

    1. Calcule l'énergie totale EE du circuit et la période propre T0T_0.
    2. Calcule l'intensité maximale ImI_m à l'aide de l'énergie.
    3. À un instant où uC=6,0 Vu_C = 6{,}0\,\text{V}, calcule EeE_e, EmE_m et ∣i∣|i|.
    4. Le condensateur est initialement chargé (uC(0)=Umu_C(0) = U_m). À quel instant a-t-on pour la première fois Ee=EmE_e = E_m ?
    Voir le corrigé
    1. À l'instant où uC=Umu_C = U_m, on a i=0i = 0 : toute l'énergie est électrique.
    E=12CUm2=12×20×10−6×102=1,0×10−3 JE = \frac{1}{2}CU_m^2 = \frac{1}{2}\times 20\times 10^{-6}\times 10^2 = 1{,}0\times 10^{-3}\,\text{J}
    T0=2π50×10−3×20×10−6=2π1,0×10−6=6,3×10−3 sT_0 = 2\pi\sqrt{50\times 10^{-3}\times 20\times 10^{-6}} = 2\pi\sqrt{1{,}0\times 10^{-6}} = 6{,}3\times 10^{-3}\,\text{s}
    1. Quand ∣i∣=Im|i| = I_m, toute l'énergie est magnétique : E=12LIm2E = \frac{1}{2}LI_m^2, d'où
    Im=2EL=2×1,0×10−350×10−3=0,20 AI_m = \sqrt{\frac{2E}{L}} = \sqrt{\frac{2\times 1{,}0\times 10^{-3}}{50\times 10^{-3}}} = 0{,}20\,\text{A}
    1. Ee=12CuC2=12×20×10−6×6,02=3,6×10−4 JE_e = \frac{1}{2}Cu_C^2 = \frac{1}{2}\times 20\times 10^{-6}\times 6{,}0^2 = 3{,}6\times 10^{-4}\,\text{J}. L'énergie totale se conserve, donc Em=E−Ee=1,0×10−3−3,6×10−4=6,4×10−4 JE_m = E - E_e = 1{,}0\times 10^{-3} - 3{,}6\times 10^{-4} = 6{,}4\times 10^{-4}\,\text{J}. Enfin
    ∣i∣=2EmL=2×6,4×10−450×10−3=0,16 A|i| = \sqrt{\frac{2E_m}{L}} = \sqrt{\frac{2\times 6{,}4\times 10^{-4}}{50\times 10^{-3}}} = 0{,}16\,\text{A}
    1. Avec uC(t)=Umcos⁡(2πT0t)u_C(t) = U_m\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right), on a Ee=Ecos⁡2(2πT0t)E_e = E\cos^2\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right). La condition Ee=Em=E2E_e = E_m = \frac{E}{2} donne cos⁡2(2πT0t)=12\cos^2\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right) = \frac{1}{2}, soit 2πT0t=π4\frac{2\pi}{T_0}t = \frac{\pi}{4} pour la première fois. Donc
    t=T08=6,28×10−38=7,9×10−4 st = \frac{T_0}{8} = \frac{6{,}28\times 10^{-3}}{8} = 7{,}9\times 10^{-4}\,\text{s}

    Exercice 6 : Régime pseudo-périodique et énergie dissipée

    Moyen

    Un condensateur de capacité C=10 μFC = 10\,\mu\text{F} est chargé sous E=8,0 VE = 8{,}0\,\text{V} puis déchargé à t=0t = 0 dans une bobine d'inductance L=0,40 HL = 0{,}40\,\text{H} en série avec un conducteur ohmique. La résistance totale du circuit est Rt=15 ΩR_t = 15\,\Omega. On observe un régime pseudo-périodique. Au bout de trois pseudo-périodes, la valeur maximale de uCu_C relevée est 3,9 V3{,}9\,\text{V}.

    1. Calcule la période propre T0T_0 et, en admettant T≈T0T \approx T_0, la durée de trois pseudo-périodes.
    2. Calcule l'énergie initiale du circuit.
    3. Calcule l'énergie à t=3Tt = 3T (justifie que l'énergie est alors entièrement électrique), puis l'énergie dissipée et sa proportion par rapport à l'énergie initiale.
    4. Déduis la puissance moyenne dissipée par effet Joule sur cette durée.
    Voir le corrigé
    1. T0=2π0,40×10×10−6=2π4,0×10−6=2π×2,0×10−3=1,26×10−2 sT_0 = 2\pi\sqrt{0{,}40\times 10\times 10^{-6}} = 2\pi\sqrt{4{,}0\times 10^{-6}} = 2\pi\times 2{,}0\times 10^{-3} = 1{,}26\times 10^{-2}\,\text{s}, soit 12,6 ms12{,}6\,\text{ms}. Pour trois pseudo-périodes : 3T≈3×12,6=37,7 ms3T \approx 3\times 12{,}6 = 37{,}7\,\text{ms}.
    1. À t=0t = 0, i=0i = 0 : E0=12CE2=12×10×10−6×8,02=3,2×10−4 JE_0 = \frac{1}{2}CE^2 = \frac{1}{2}\times 10\times 10^{-6}\times 8{,}0^2 = 3{,}2\times 10^{-4}\,\text{J}.
    1. À t=3Tt = 3T, uCu_C est maximale, donc i=CduCdt=0i = C\frac{du_C}{dt} = 0 : l'énergie magnétique est nulle. Ainsi
    E3=12C uC2=12×10×10−6×3,92=7,6×10−5 JE_3 = \frac{1}{2}C\,u_C^2 = \frac{1}{2}\times 10\times 10^{-6}\times 3{,}9^2 = 7{,}6\times 10^{-5}\,\text{J}

    L'énergie dissipée vaut E0−E3=3,2×10−4−0,76×10−4=2,4×10−4 JE_0 - E_3 = 3{,}2\times 10^{-4} - 0{,}76\times 10^{-4} = 2{,}4\times 10^{-4}\,\text{J}. Elle représente 2,44×10−43,2×10−4=0,76\frac{2{,}44\times 10^{-4}}{3{,}2\times 10^{-4}} = 0{,}76, soit environ 76 %76\,\% de l'énergie initiale.

    1. La puissance moyenne dissipée est
    P=E0−E33T=2,44×10−437,7×10−3=6,5×10−3 W=6,5 mWP = \frac{E_0 - E_3}{3T} = \frac{2{,}44\times 10^{-4}}{37{,}7\times 10^{-3}} = 6{,}5\times 10^{-3}\,\text{W} = 6{,}5\,\text{mW}

    Exercice 7 : Entretien des oscillations

    Difficile

    Un circuit série comprend un condensateur de capacité C=2,0 μFC = 2{,}0\,\mu\text{F}, une bobine d'inductance L=0,20 HL = 0{,}20\,\text{H} et de résistance r=10 Ωr = 10\,\Omega, un conducteur ohmique de résistance R=40 ΩR = 40\,\Omega et un dispositif d'entretien qui se comporte comme un générateur de tension uG=R0 iu_G = R_0\,i, où R0R_0 est réglable. La tension uGu_G est orientée comme celle d'un générateur : uC+uR+uL=uGu_C + u_R + u_L = u_G.

    1. Établis l'équation différentielle vérifiée par la charge qq du condensateur.
    2. Quelle valeur faut-il donner à R0R_0 pour obtenir des oscillations sinusoïdales ? Calcule alors la période.
    3. Pour une amplitude d'intensité Im=20 mAI_m = 20\,\text{mA}, calcule la puissance moyenne fournie par le dispositif. Que représente cette puissance ?
    4. On règle R0=45 ΩR_0 = 45\,\Omega, puis R0=55 ΩR_0 = 55\,\Omega. Donne dans chaque cas le signe du coefficient de dqdt\frac{dq}{dt} et décris l'évolution de l'amplitude.
    Voir le corrigé
    1. On remplace uR=R iu_R = R\,i, uL=Ldidt+r iu_L = L\frac{di}{dt} + r\,i et uC=qCu_C = \frac{q}{C} dans uC+uR+uL=R0 iu_C + u_R + u_L = R_0\,i. Avec Rt=R+rR_t = R + r et i=dqdti = \frac{dq}{dt} :
    Ld2qdt2+(Rt−R0)dqdt+qC=0⟹d2qdt2+Rt−R0Ldqdt+1LC q=0L\frac{d^2q}{dt^2} + (R_t - R_0)\frac{dq}{dt} + \frac{q}{C} = 0 \quad\Longrightarrow\quad \frac{d^2q}{dt^2} + \frac{R_t - R_0}{L}\frac{dq}{dt} + \frac{1}{LC}\,q = 0
    1. Les oscillations sont sinusoïdales quand le coefficient de dqdt\frac{dq}{dt} est nul : R0=Rt=R+r=40+10=50 ΩR_0 = R_t = R + r = 40 + 10 = 50\,\Omega. L'équation devient d2qdt2+qLC=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{q}{LC} = 0 et la période est la période propre :
    T0=2π0,20×2,0×10−6=2π4,0×10−7=3,97×10−3 s≈4,0 msT_0 = 2\pi\sqrt{0{,}20\times 2{,}0\times 10^{-6}} = 2\pi\sqrt{4{,}0\times 10^{-7}} = 3{,}97\times 10^{-3}\,\text{s} \approx 4{,}0\,\text{ms}
    1. La puissance fournie est p=uG i=R0 i2p = u_G\,i = R_0\,i^2. Avec i=−Imsin⁡(2πT0t)i = -I_m\sin\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right), la valeur moyenne de i2i^2 vaut Im22\frac{I_m^2}{2} :
    P=R0 Im22=50×(20×10−3)22=1,0×10−2 W=10 mWP = \frac{R_0\,I_m^2}{2} = \frac{50\times (20\times 10^{-3})^2}{2} = 1{,}0\times 10^{-2}\,\text{W} = 10\,\text{mW}

    C'est exactement la puissance dissipée par effet Joule dans les résistances RtR_t : le dispositif compense les pertes.

    1. Pour R0=45 ΩR_0 = 45\,\Omega : Rt−R0L=50−450,20=+25 s−1\frac{R_t - R_0}{L} = \frac{50 - 45}{0{,}20} = +25\,\text{s}^{-1}. Le coefficient est positif, donc les oscillations sont encore amorties (moins qu'avec R0=0R_0 = 0). Pour R0=55 ΩR_0 = 55\,\Omega : Rt−R0L=50−550,20=−25 s−1\frac{R_t - R_0}{L} = \frac{50 - 55}{0{,}20} = -25\,\text{s}^{-1}. Le coefficient est négatif : l'amplitude augmente (le dispositif fournit plus d'énergie que le circuit n'en dissipe), jusqu'à ce que le montage sature.

    Exercice 8 : Décharge d'un condensateur dans un circuit RLC

    Type Bac

    Un condensateur de capacité C=2,0 μFC = 2{,}0\,\mu\text{F}, chargé sous une tension E=10 VE = 10\,\text{V}, est relié à t=0t = 0 à une bobine d'inductance LL et de résistance r=5,0 Ωr = 5{,}0\,\Omega, en série avec un conducteur ohmique de résistance R=15 ΩR = 15\,\Omega. On enregistre la tension uC(t)u_C(t) : on observe des oscillations dont l'amplitude diminue. Cinq pseudo-périodes occupent 31,5 ms31{,}5\,\text{ms}. À t=2Tt = 2T, la valeur maximale lue de uCu_C est 7,8 V7{,}8\,\text{V}.

    1. Établis l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t).
    2. Nomme le régime observé et explique pourquoi l'amplitude diminue.
    3. Détermine la pseudo-période TT, puis la valeur de LL en admettant T≈T0T \approx T_0.
    4. a) Donne l'expression de l'énergie totale Etot(t)E_{tot}(t) du circuit et montre que dEtotdt=−Rt i2\frac{dE_{tot}}{dt} = -R_t\,i^2. b) Calcule l'énergie à t=0t = 0 et à t=2Tt = 2T (justifie que i=0i = 0 à t=2Tt = 2T), puis l'énergie dissipée entre ces deux instants.
    5. On place dans le circuit un dispositif d'entretien de tension uG=R0 iu_G = R_0\,i. Quelle valeur donner à R0R_0 pour obtenir des oscillations sinusoïdales ? Quelle est alors leur période ?
    Voir le corrigé
    1. Additivité des tensions : uC+R i+Ldidt+r i=0u_C + R\,i + L\frac{di}{dt} + r\,i = 0. Avec Rt=R+r=20 ΩR_t = R + r = 20\,\Omega, i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt} et didt=Cd2uCdt2\frac{di}{dt} = C\frac{d^2u_C}{dt^2} :
    d2uCdt2+RtLduCdt+1LC uC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{R_t}{L}\frac{du_C}{dt} + \frac{1}{LC}\,u_C = 0
    1. Les oscillations ont une amplitude décroissante : le régime est pseudo-périodique. L'amplitude décroît car l'énergie du circuit est dissipée par effet Joule dans la résistance totale RtR_t.
    1. T=31,5 ms5=6,3 msT = \frac{31{,}5\,\text{ms}}{5} = 6{,}3\,\text{ms}. En admettant T≈T0=2πLCT \approx T_0 = 2\pi\sqrt{LC} :
    L=T24π2C=(6,3×10−3)24π2×2,0×10−6=0,50 HL = \frac{T^2}{4\pi^2 C} = \frac{(6{,}3\times 10^{-3})^2}{4\pi^2\times 2{,}0\times 10^{-6}} = 0{,}50\,\text{H}
    1. a) Etot=12CuC2+12Li2E_{tot} = \frac{1}{2}Cu_C^2 + \frac{1}{2}Li^2. En dérivant et en utilisant CduCdt=iC\frac{du_C}{dt} = i :
    dEtotdt=uC i+L i didt=i(uC+Ldidt)\frac{dE_{tot}}{dt} = u_C\,i + L\,i\,\frac{di}{dt} = i\left(u_C + L\frac{di}{dt}\right)

    D'après l'équation du circuit, uC+Ldidt=−Rt iu_C + L\frac{di}{dt} = -R_t\,i, donc dEtotdt=−Rt i2\frac{dE_{tot}}{dt} = -R_t\,i^2.

    b) À t=0t = 0, i=0i = 0 et uC=Eu_C = E : Etot(0)=12×2,0×10−6×102=1,0×10−4 JE_{tot}(0) = \frac{1}{2}\times 2{,}0\times 10^{-6}\times 10^2 = 1{,}0\times 10^{-4}\,\text{J}. À t=2Tt = 2T, uCu_C est maximale donc duCdt=0\frac{du_C}{dt} = 0 et i=CduCdt=0i = C\frac{du_C}{dt} = 0. Alors

    Etot(2T)=12×2,0×10−6×7,82=6,1×10−5 JE_{tot}(2T) = \frac{1}{2}\times 2{,}0\times 10^{-6}\times 7{,}8^2 = 6{,}1\times 10^{-5}\,\text{J}

    L'énergie dissipée vaut 1,0×10−4−6,1×10−5=3,9×10−5 J1{,}0\times 10^{-4} - 6{,}1\times 10^{-5} = 3{,}9\times 10^{-5}\,\text{J}.

    1. Avec le dispositif, l'additivité des tensions s'écrit uC+Rt i+Ldidt=R0 iu_C + R_t\,i + L\frac{di}{dt} = R_0\,i, soit d2qdt2+Rt−R0Ldqdt+1LC q=0\frac{d^2q}{dt^2} + \frac{R_t - R_0}{L}\frac{dq}{dt} + \frac{1}{LC}\,q = 0. Le coefficient de dqdt\frac{dq}{dt} s'annule pour R0=Rt=20 ΩR_0 = R_t = 20\,\Omega. Les oscillations sont alors sinusoïdales de période T0=2πLC=2π0,50×2,0×10−6=6,3×10−3 sT_0 = 2\pi\sqrt{LC} = 2\pi\sqrt{0{,}50\times 2{,}0\times 10^{-6}} = 6{,}3\times 10^{-3}\,\text{s}.

    Exercice 9 : Circuit LC, capacité inconnue et énergie

    Type Bac

    Un condensateur de capacité CC inconnue est chargé sous E=8,0 VE = 8{,}0\,\text{V}, puis relié à t=0t = 0 à une bobine d'inductance L=0,250 HL = 0{,}250\,\text{H} dont on néglige la résistance. On visualise uC(t)u_C(t) : la base de temps vaut 2,0 ms/div2{,}0\,\text{ms/div} et quatre périodes occupent 6,36{,}3 divisions.

    1. Établis l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t).
    2. Vérifie que uC(t)=Umcos⁡(2πT0t+φ)u_C(t) = U_m\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right) est solution si T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. Donne UmU_m et φ\varphi avec les conditions initiales.
    3. Détermine la période T0T_0 mesurée, puis la capacité CC.
    4. Exprime l'énergie électrique Ee(t)E_e(t) et l'énergie magnétique Em(t)E_m(t), puis montre que leur somme est constante. Calcule cette énergie totale.
    5. Calcule l'intensité maximale ImI_m.
    6. Quelle durée sépare deux instants consécutifs où Ee=EmE_e = E_m ?
    Voir le corrigé
    1. uC+Ldidt=0u_C + L\frac{di}{dt} = 0 avec i=CduCdti = C\frac{du_C}{dt} :
    d2uCdt2+1LC uC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{1}{LC}\,u_C = 0
    1. En dérivant deux fois, d2uCdt2=−(2πT0)2uC\frac{d^2u_C}{dt^2} = -\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2u_C. L'équation devient [1LC−(2πT0)2]uC=0\left[\frac{1}{LC} - \left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2\right]u_C = 0 : elle est vérifiée si (2πT0)2=1LC\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{1}{LC}, c'est-à-dire T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. Conditions initiales : uC(0)=Umcos⁡φ=E>0u_C(0) = U_m\cos\varphi = E > 0 et i(0)=0i(0) = 0 donc sin⁡φ=0\sin\varphi = 0. Ainsi φ=0\varphi = 0 et Um=E=8,0 VU_m = E = 8{,}0\,\text{V}.
    1. 4T0=6,3×2,0 ms=12,6 ms4T_0 = 6{,}3\times 2{,}0\,\text{ms} = 12{,}6\,\text{ms}, donc T0=3,15 msT_0 = 3{,}15\,\text{ms}. On en tire
    C=T024π2L=(3,15×10−3)24π2×0,250=1,0×10−6 F=1,0 μFC = \frac{T_0^2}{4\pi^2 L} = \frac{(3{,}15\times 10^{-3})^2}{4\pi^2\times 0{,}250} = 1{,}0\times 10^{-6}\,\text{F} = 1{,}0\,\mu\text{F}
    1. Avec φ=0\varphi = 0 : Ee=12CuC2=12CE2cos⁡2(2πT0t)E_e = \frac{1}{2}Cu_C^2 = \frac{1}{2}CE^2\cos^2\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right). Le courant est i=CduCdt=−CE 2πT0sin⁡(2πT0t)i = C\frac{du_C}{dt} = -CE\,\frac{2\pi}{T_0}\sin\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right). Comme (2πT0)2=1LC\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{1}{LC}, on obtient Em=12Li2=12L C2E2 1LCsin⁡2(2πT0t)=12CE2sin⁡2(2πT0t)E_m = \frac{1}{2}Li^2 = \frac{1}{2}L\,C^2E^2\,\frac{1}{LC}\sin^2\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right) = \frac{1}{2}CE^2\sin^2\left(\frac{2\pi}{T_0}t\right). La somme est
    Ee+Em=12CE2[cos⁡2+sin⁡2]=12CE2=12×1,0×10−6×8,02=3,2×10−5 JE_e + E_m = \frac{1}{2}CE^2\left[\cos^2 + \sin^2\right] = \frac{1}{2}CE^2 = \frac{1}{2}\times 1{,}0\times 10^{-6}\times 8{,}0^2 = 3{,}2\times 10^{-5}\,\text{J}

    L'énergie totale est constante, égale à 32 μJ32\,\mu\text{J}.

    1. Quand ∣i∣|i| est maximale, toute l'énergie est magnétique : 12LIm2=3,2×10−5 J\frac{1}{2}LI_m^2 = 3{,}2\times 10^{-5}\,\text{J}, donc
    Im=2×3,2×10−50,250=1,6×10−2 A=16 mAI_m = \sqrt{\frac{2\times 3{,}2\times 10^{-5}}{0{,}250}} = 1{,}6\times 10^{-2}\,\text{A} = 16\,\text{mA}
    1. Ee=EmE_e = E_m pour cos⁡2=sin⁡2\cos^2 = \sin^2, c'est-à-dire 2πT0t=π4+k π2\frac{2\pi}{T_0}t = \frac{\pi}{4} + k\,\frac{\pi}{2}. Deux instants consécutifs sont séparés par T04\frac{T_0}{4} :
    Δt=T04=3,154=0,79 ms\Delta t = \frac{T_0}{4} = \frac{3{,}15}{4} = 0{,}79\,\text{ms}

    QCM

    Question 1.Un circuit LC est formé d'une bobine idéale de L=0,10 HL = 0{,}10\,\text{H} et d'un condensateur de C=10 μFC = 10\,\mu\text{F}. Quelle est sa période propre ?
    Question 2.Dans un circuit LC, on remplace le condensateur par un autre de capacité quatre fois plus grande (la bobine ne change pas). La période propre est :
    Question 3.Dans un circuit RLC série, la résistance totale devient très grande. Le régime est :
    Question 4.Dans un circuit LC, à l'instant où la valeur absolue de l'intensité est maximale :
    Question 5.Pour un circuit RLC série libre de résistance totale RtR_t, la variation de l'énergie totale vérifie :
    Question 6.Un dispositif d'entretien de tension uG=R0 iu_G = R_0\,i est placé dans un circuit de résistance totale Rt=R+rR_t = R + r. Les oscillations sont sinusoïdales si :
    Question 7.La période des oscillations entretenues d'un circuit RLC série est :
    Question 8.Dans un circuit LC de période propre T0T_0, l'énergie électrique Ee(t)E_e(t) oscille avec la période :

    Erreurs fréquentes

    • Oublier la résistance de la bobine. La résistance totale est Rt=R+rR_t = R + r : le réglage d'entretien est R0=R+rR_0 = R + r, pas seulement R0=RR_0 = R.
    • Écrire T0=2πLCT_0 = 2\pi LC ou T0=2πL/CT_0 = 2\pi\sqrt{L/C}. La période propre est T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} : pense à vérifier l'unité (le produit LCLC est en s2\text{s}^2).
    • Ne pas convertir les unités. μF\mu\text{F}, mH\text{mH} et ms\text{ms} doivent être convertis en F, H et s avant d'appliquer la formule. Laisser des μF\mu\text{F} non convertis multiplie le produit LCLC par 10610^{6}, donc la période par 106=1000\sqrt{10^{6}} = 1000.
    • Dire que T=T0T = T_0 dans le régime pseudo-périodique. La pseudo-période TT est légèrement supérieure à T0T_0 ; on écrit T≈T0T \approx T_0 seulement quand RtR_t est faible.
    • Parler d'énergie « perdue » sans dire où elle va. L'énergie n'est pas détruite : elle est dissipée par effet Joule dans les résistances (transfert thermique vers le milieu extérieur).
    • Penser que le dispositif d'entretien impose sa fréquence. Il compense seulement l'énergie dissipée : la période reste T0T_0 et l'amplitude dépend des conditions initiales.
    • Oublier le signe de ii pendant la décharge. Avec i=dqdti = \frac{dq}{dt}, la charge diminue : ii est négative au début. Une valeur de ii ne se déduit pas de uCu_C sans le signe de duCdt\frac{du_C}{dt}.
    • Mesurer une seule période sur l'oscillogramme. Mesure plusieurs périodes consécutives puis divise : l'incertitude de lecture est partagée entre toutes.

    À retenir

    • Circuit RLC série libre : d2uCdt2+RtLduCdt+1LCuC=0\frac{d^2u_C}{dt^2} + \frac{R_t}{L}\frac{du_C}{dt} + \frac{1}{LC}u_C = 0, avec Rt=R+rR_t = R + r.
    • Régimes : périodique (Rt=0R_t = 0 ou compensée), pseudo-périodique (RtR_t faible), critique, apériodique (RtR_t grande).
    • Circuit LC : q=Qmcos⁡(2πT0t+φ)q = Q_m\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right) avec T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC} ; QmQ_m et φ\varphi viennent des conditions initiales.
    • Pseudo-période : T≈T0T \approx T_0 si RtR_t est faible ; l'amplitude décroît à cause de l'effet Joule.
    • Énergie : E=12CuC2+12Li2E = \frac{1}{2}Cu_C^2 + \frac{1}{2}Li^2 ; dEdt=−Rt i2\frac{dE}{dt} = -R_t\,i^2 ; constante dans un circuit LC.
    • Dans un circuit LC : E=12CUm2=12LIm2E = \frac{1}{2}CU_m^2 = \frac{1}{2}LI_m^2 ; EeE_e et EmE_m ont pour période T02\frac{T_0}{2}.
    • Entretien : uG=R0 iu_G = R_0\,i avec R0=Rt=R+rR_0 = R_t = R + r ; les oscillations sont sinusoïdales de période T0T_0.
    • Le dispositif d'entretien n'impose ni la fréquence ni l'amplitude : il compense seulement la puissance Rt i2R_t\,i^2 dissipée par effet Joule.
    • Oscillations libres (le circuit fixe sa fréquence) et oscillations forcées (un générateur impose la sienne) sont deux situations différentes.