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    2e Bac Sciences de la vie et de la Terre (SVT)

    Génie génétique

    Génie génétique 2e Bac SVT : enzymes de restriction, ligase, vecteurs, transgenèse, PCR et applications, avec 9 exercices corrigés et QCM.

    Prérequis : Structure de l'ADN, expression de l'information génétique, code génétique, mutations

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    En bref

    Niveau
    2e Bac Sciences de la vie et de la Terre (SVT)
    Matière
    SVT
    Contenu
    cours, méthodes, 9 exercices corrigés, QCM de 8 questions
    Durée
    55 min
    Prérequis
    Structure de l'ADN, expression de l'information génétique, code génétique, mutations
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    Licence
    contenu original 9raya, gratuit, CC BY-NC-SA 4.0.

    L'essentiel

    Remarque

    Le génie génétique prolonge le cours sur l'expression de l'information génétique. Selon le cadre de référence de ton année, il peut être traité en détail, en partie ou comme un complément : demande à ton professeur quelles techniques (PCR, vecteurs, transgenèse) tu dois connaître avec précision. Les principes et les applications présentés ici t'aident dans tous les cas à comprendre le lien entre l'ADN et les biotechnologies.

    1. Principe du génie génétique

    Définition(Génie génétique)

    Le génie génétique regroupe les techniques qui permettent d'isoler, de couper, de copier et de transférer des fragments d'ADN, en particulier des gènes, d'un organisme à un autre. Une molécule formée de fragments d'ADN d'origines différentes est un ADN recombinant.

    Le transfert est possible parce que l'ADN a la même structure chez tous les êtres vivants et que le code génétique est quasi universel : un gène humain (sous forme d'ADNc, c'est-à-dire sans introns, voir le paragraphe 3), introduit dans une bactérie, peut être transcrit puis traduit en la même protéine. Un organisme qui a reçu un gène étranger (transgène) et qui l'exprime est un organisme transgénique, souvent appelé OGM.

    2. Les outils du génie génétique

    Les enzymes de restriction. Ce sont des enzymes extraites de bactéries (qui s'en servent pour détruire l'ADN des virus). Chaque enzyme reconnaît une séquence précise, le site de restriction, et coupe l'ADN à cet endroit. Le nom vient de la bactérie d'origine : EcoRI vient d'Escherichia coli, par exemple.

    Le site est en général palindromique : lu de 5' vers 3', il a la même séquence sur les deux brins. Le signe ^ indique l'endroit de la coupe sur chaque brin :

    EnzymeSite (5' vers 3')Type d'extrémités
    EcoRIG^AATTCcohésives (AATT simple brin)
    BamHIG^GATCCcohésives (GATC simple brin)
    HindIIIA^AGCTTcohésives (AGCT simple brin)
    EcoRVGAT^ATCfranches (pas de partie simple brin)
    SmaICCC^GGGfranches

    Quand la coupe est décalée sur les deux brins, les fragments ont des extrémités simple brin, dites cohésives : deux extrémités coupées par la même enzyme sont complémentaires et peuvent s'apparier, quelle que soit l'origine de l'ADN. Un ADN linéaire qui possède nn sites donne n+1n + 1 fragments ; un ADN circulaire (un plasmide) avec nn sites donne nn fragments.

    L'ADN ligase. Cette enzyme rétablit les liaisons entre les nucléotides voisins (liaisons phosphodiester) et soude les fragments assemblés par leurs extrémités cohésives.

    Les vecteurs. Un vecteur est une molécule d'ADN capable de se répliquer dans une cellule hôte et de transporter un gène. Les plus utilisés sont les plasmides : petits ADN circulaires de bactéries, avec une origine de réplication, un site de restriction unique et des gènes de résistance à des antibiotiques (gènes marqueurs). On emploie aussi des virus modifiés et, pour les plantes, un plasmide de la bactérie Agrobacterium tumefaciens.

    L'électrophorèse sur gel. Elle sépare les fragments d'ADN selon leur taille. L'ADN, chargé négativement, migre vers le pôle positif dans un gel : les petits fragments migrent plus vite et plus loin. On estime les tailles en comparant avec un mélange de fragments de tailles connues (marqueur de taille). Chaque fragment forme une bande.

    3. Cloner un gène : l'exemple de l'insuline humaine

    Cloner un gène, c'est en obtenir de nombreuses copies identiques. Pour produire de l'insuline humaine dans des bactéries :

    1. Obtention du gène : on extrait les ARN messagers des cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline et on les copie en ADN avec une enzyme, la transcriptase inverse : on obtient un ADN complémentaire (ADNc), sans introns.
    2. Coupure du plasmide et de l'ADNc par la même enzyme de restriction, ce qui donne des extrémités cohésives compatibles.
    3. Ligature par l'ADN ligase : on obtient un plasmide recombinant.
    4. Transformation de bactéries : on rend les bactéries perméables (choc thermique, par exemple) pour qu'elles absorbent le plasmide.
    5. Sélection des bactéries transformées : on les cultive en présence de l'antibiotique dont le plasmide porte le gène de résistance. Seules les bactéries qui ont reçu le plasmide forment des colonies.
    6. Culture des bactéries sélectionnées, expression du gène, puis extraction et purification de la protéine.

    Remarque

    Pour distinguer les plasmides qui ont reçu le gène de ceux qui se sont simplement refermés, on place le site de coupure au milieu d'un second gène de résistance : l'insertion l'inactive. Les bactéries recombinantes sont alors résistantes au premier antibiotique mais sensibles au second.

    Un gène humain « complet » (génomique) ne peut pas être exprimé tel quel par une bactérie : celle-ci ne sait pas éliminer les introns. C'est pourquoi on utilise l'ADNc, qui ne contient que les exons. Il doit aussi être placé sous le contrôle d'un promoteur actif chez la bactérie.

    4. La PCR : copier un fragment d'ADN en tube

    Définition(PCR)

    La PCR (réaction de polymérisation en chaîne) est une technique qui permet d'obtenir, in vitro (en quelques heures et sans cellule vivante), des millions de copies d'un fragment d'ADN précis, même à partir d'une très petite quantité.

    Ingrédients : l'ADN à copier (matrice), deux amorces (courts fragments d'ADN d'environ 20 nucléotides, complémentaires des extrémités de la région à amplifier), une ADN polymérase thermorésistante (la Taq polymérase, extraite d'une bactérie vivant dans des sources chaudes), des nucléotides libres et un tampon.

    Un cycle comporte trois étapes qui se répètent, en général 25 à 35 fois :

    1. Dénaturation, vers 95 °C : les deux brins de l'ADN se séparent.
    2. Hybridation, vers 50 à 60 °C selon les amorces : chaque amorce s'apparie à sa séquence complémentaire.
    3. Élongation, vers 72 °C : la polymérase allonge chaque amorce en ajoutant des nucléotides complémentaires, de 5' vers 3'.

    À chaque cycle, le nombre de copies double (en théorie). Après nn cycles, à partir de N0N_0 copies :

    N=N0×2nN = N_0 \times 2^n

    En pratique, le rendement est inférieur à 100 % : si EE est l'efficacité de chaque cycle, N=N0×(1+E)nN = N_0 \times (1 + E)^n. Pour qu'une région soit copiée, il faut deux amorces, une de chaque côté, chacune identique au début de la région sur l'un des deux brins : l'une est identique au brin du haut au début de la région, l'autre est le complémentaire inversé du brin du haut à la fin de la région.

    Remarque

    Les premières copies s'allongent au-delà de la région visée. À partir du 3e cycle, des fragments exactement délimités par les amorces apparaissent, et ils s'accumulent ensuite de façon exponentielle. Si l'on part d'une seule molécule, il y a 2n2^n molécules en tout après nn cycles, dont 2n−2n2^n - 2n sont exactement délimitées par les amorces (la formule N=N0×2nN = N_0 \times 2^n donne le nombre total de molécules).

    Applications de la PCR : diagnostic de maladies infectieuses (détection de l'ADN d'un microbe), détection d'une mutation (drépanocytose, par exemple), empreintes génétiques (police scientifique, recherche de paternité), études de gènes. On associe souvent PCR, enzyme de restriction et électrophorèse.

    5. La transgenèse et ses applications

    Définition(Transgenèse)

    La transgenèse est l'introduction d'un gène étranger (transgène) dans le génome d'une cellule ou d'un organisme, de façon qu'il soit exprimé et transmis à la descendance.

    Les méthodes dépendent de l'organisme : plasmides pour les bactéries ; Agrobacterium ou projection de particules recouvertes d'ADN pour les plantes ; micro-injection dans un œuf fécondé pour les animaux. Les cellules qui ont intégré le transgène sont ensuite sélectionnées puis cultivées ou régénérées en organismes entiers.

    DomaineExemples d'applications
    Santéproduction d'insuline humaine et d'hormone de croissance par des bactéries ; vaccin contre l'hépatite B (protéine virale fabriquée par des levures) ; thérapie génique (apport d'un allèle normal)
    Agricultureplantes qui fabriquent une protéine insecticide (maïs Bt), plantes tolérant un herbicide, plantes enrichies en vitamine
    Recherchesouris transgéniques, modèles de maladies humaines
    Industrie, environnementenzymes produites par des micro-organismes, bactéries utilisées pour dépolluer

    Les applications posent des questions de sécurité (effets sur la santé et sur l'environnement, dissémination du transgène, résistance des insectes) et d'éthique (brevets, réglementation, information du consommateur). Chaque produit est évalué avant sa mise sur le marché.

    Remarque(notion complémentaire)

    Des techniques d'édition du génome, comme CRISPR-Cas9, permettent de modifier avec précision une séquence d'ADN dans une cellule vivante. Elles prolongent le génie génétique, mais ne sont pas au centre de ce chapitre.

    Méthodes

    Méthode 1 : Repérer un site de restriction et prévoir les fragments

    1. Écris la séquence du site (par exemple GAATTC pour EcoRI) et cherche-la dans le brin donné. Vérifie qu'elle est palindromique : sa séquence complémentaire, lue de 5' vers 3', est identique.
    2. Cherche aussi le site sur l'autre brin : s'il est palindromique, un site trouvé sur un brin existe sur l'autre.
    3. Marque la coupe (après le G dans G^AATTC).
    4. Compte les fragments : n+1n + 1 pour un ADN linéaire, nn pour un ADN circulaire.

    Exemple. Brin 5'-TTGAATTCGGCC-3' : un site GAATTC, coupe entre G et A : fragments TTG et AATTCGGCC sur ce brin, soit 2 fragments pour un ADN linéaire.

    Méthode 2 : Déterminer une carte de restriction

    1. Un ADN linéaire avec une seule coupure donne 2 fragments dont la somme est la taille totale ; avec deux coupures, 3 fragments.
    2. Place le premier site à partir d'une extrémité, en choisissant l'extrémité de façon arbitraire.
    3. Pour le deuxième site, envisage les deux positions possibles (à partir de la même extrémité, ou de l'autre).
    4. Calcule les fragments de la double digestion pour chaque possibilité et garde celle qui correspond aux données.

    Méthode 3 : Lire une électrophorèse

    • Les fragments les plus petits sont les plus éloignés du puits ; les plus grands migrent peu.
    • Compare chaque bande aux tailles du marqueur ; le nombre de bandes dépend du nombre de coupures.
    • Pour un diagnostic : une bande qui n'est présente que chez certains individus renvoie à un allèle ; un individu qui présente à la fois les bandes des deux allèles est hétérozygote.

    Méthode 4 : Raisonner sur une PCR

    1. Amorces : l'amorce « sens » a la même séquence que le brin du haut au début de la région ; l'amorce « antisens » est le complémentaire inversé (écrit de 5' vers 3') de la fin de la région. Elles doivent « regarder » l'une vers l'autre.
    2. Nombre de copies : N=N0×2nN = N_0 \times 2^n (rendement 100 %) ou N0×(1+E)nN_0 \times (1 + E)^n.
    3. Durée : durée d'un cycle (somme des trois étapes) multipliée par le nombre de cycles.

    Méthode 5 : Raisonner sur la sélection par antibiotiques

    1. Dresse un tableau : milieu (avec ou sans antibiotique) et colonies obtenues pour chaque lot (témoin sans plasmide, plasmide seul, mélange de ligature).
    2. Les bactéries sans plasmide ne poussent pas sur antibiotique (elles y sont sensibles) : elles servent de témoin.
    3. Les bactéries qui poussent sur l'antibiotique A ont reçu un plasmide portant le gène de résistance à A.
    4. Si un second gène de résistance a été interrompu par l'insertion, les recombinants sont ceux qui poussent sur A mais pas sur A + B.
    5. Calcule les proportions avec les nombres de colonies.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Sites de restriction

    Facile
    1. Parmi les séquences suivantes (écrites de 5' vers 3'), lesquelles sont palindromiques et peuvent donc être des sites de restriction : GAATTC, GGATCC, GAATCC, AAGCTT, GATATC, GGTACT ?
    2. Un fragment d'ADN a pour brin supérieur 5'-CGGAATTCTTAGGCGAATTCACGT-3'. Il est traité par EcoRI (site G^AATTC). Combien de sites a-t-il ? Combien de fragments obtient-on ? Donne la taille, en nucléotides, de chaque fragment du brin supérieur.
    3. Pourquoi dit-on que les extrémités obtenues sont cohésives ?
    Voir le corrigé

    1. Une séquence est palindromique si elle est identique à sa séquence complémentaire lue de 5' vers 3'.

    SéquenceComplémentaire inverséPalindromique ?
    GAATTCGAATTCoui
    GGATCCGGATCCoui
    GAATCCGGATTCnon
    AAGCTTAAGCTToui
    GATATCGATATCoui
    GGTACTAGTACCnon

    2. Le motif GAATTC apparaît deux fois (positions 3 à 8 et 15 à 20). Le fragment linéaire possède 2 sites et donne donc 2+1=32 + 1 = 3 fragments. La coupe a lieu après le G de chaque site. Le brin supérieur est coupé en : CGG (3 nucléotides), AATTCTTAGGCG (12 nucléotides) et AATTCACGT (9 nucléotides), soit 3+12+9=243 + 12 + 9 = 24 nucléotides, la longueur du fragment de départ.

    3. EcoRI coupe les deux brins à des endroits décalés : chaque extrémité garde une courte partie simple brin, AATT. Deux extrémités coupées par EcoRI sont complémentaires et peuvent s'apparier par liaisons hydrogène (elles « collent »), quelle que soit l'origine de l'ADN. La ligase soude ensuite l'ensemble.

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    Exercice 2 : Les étapes d'un clonage

    Facile

    Les étapes de la production d'une protéine humaine par des bactéries sont données dans le désordre :

    • (a) transformation des bactéries par le plasmide recombinant ;
    • (b) coupure du plasmide et de l'ADN portant le gène par la même enzyme de restriction ;
    • (c) obtention du gène (ou de l'ADNc) à transférer ;
    • (d) culture des bactéries sélectionnées et récupération de la protéine ;
    • (e) sélection des bactéries transformées avec un antibiotique ;
    • (f) liaison du gène au plasmide par une ligase.
    1. Remets ces étapes dans l'ordre.
    2. Indique le rôle de l'enzyme de restriction, de la ligase, du plasmide et de l'antibiotique.
    3. Pourquoi une bactérie peut-elle fabriquer une protéine humaine ?
    Voir le corrigé

    1. Ordre : c, b, f, a, e, d.

    2. L'enzyme de restriction coupe l'ADN à un site précis et crée des extrémités cohésives. La ligase soude le gène au plasmide. Le plasmide est le vecteur : il transporte le gène et se réplique dans la bactérie. L'antibiotique permet de ne garder que les bactéries qui ont reçu le plasmide, porteur du gène de résistance.

    3. Le code génétique est quasi universel : la bactérie lit les codons du gène humain comme les siens et fabrique le même polypeptide, à condition que le gène soit sans introns (ADNc) et placé sous un promoteur actif chez la bactérie.

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    Exercice 3 : Carte de restriction d'un ADN linéaire

    Moyen

    Un fragment d'ADN linéaire de 6 000 paires de bases (pb) est digéré par les enzymes EcoRI et BamHI. Les fragments obtenus sont les suivants :

    Enzymes utiliséesFragments obtenus (pb)
    EcoRI seule4 200 et 1 800
    BamHI seule3 500 et 2 500
    EcoRI et BamHI ensemble3 500, 1 800 et 700
    1. Combien de sites chaque enzyme possède-t-elle sur ce fragment ?
    2. Construis la carte : on place le site EcoRI à 1 800 pb de l'extrémité gauche. Détermine la position du site BamHI, en justifiant le choix entre les deux positions possibles.
    3. Vérifie la cohérence avec la double digestion.
    4. Indique l'ordre de migration des fragments de la double digestion sur un gel d'électrophorèse.
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    1. Un ADN linéaire coupé en 2 fragments possède 1 site : EcoRI a 1 site, BamHI a 1 site.

    2. Le site EcoRI est à 1 800 pb de l'extrémité gauche (on oriente la carte ainsi : la carte inversée serait équivalente). BamHI donne 3 500 et 2 500 pb : son site est soit à 2 500 pb, soit à 3 500 pb de l'extrémité gauche.

    • Si BamHI est à 2 500 pb : fragments de la double digestion 1 8001\,800, 2 500−1 800=7002\,500 - 1\,800 = 700 et 6 000−2 500=3 5006\,000 - 2\,500 = 3\,500 pb. Ce sont les données.
    • Si BamHI est à 3 500 pb : fragments 1 8001\,800, 3 500−1 800=1 7003\,500 - 1\,800 = 1\,700 et 6 000−3 500=2 5006\,000 - 3\,500 = 2\,500 pb. Ce n'est pas ce qui est observé (pas de fragment de 700 ni de 3 500).

    Le site BamHI est donc à 2 500 pb de l'extrémité gauche, soit à 700 pb après le site EcoRI.

    3. Carte : extrémité gauche, 1 800 pb, site EcoRI, 700 pb, site BamHI, 3 500 pb, extrémité droite. La somme vaut 1 800+700+3 500=6 0001\,800 + 700 + 3\,500 = 6\,000 pb. Avec EcoRI seule : 1 800 et 700+3 500=4 200700 + 3\,500 = 4\,200. Avec BamHI seule : 1 800+700=2 5001\,800 + 700 = 2\,500 et 3 500. Tout est cohérent.

    4. Les plus petits fragments migrent le plus loin : le fragment de 700 pb est le plus proche du pôle positif (le plus éloigné du puits), puis celui de 1 800 pb, et le fragment de 3 500 pb reste le plus proche du puits.

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    Exercice 4 : Amorces et amplification par PCR

    Moyen

    On veut amplifier par PCR la région suivante (brin supérieur, 60 nucléotides, de 5' vers 3') :

    5'-ATGGCTAGCTTAGGCTCAAGCTTGCATCGATCCGTAAGCTAGCTTGACCAGTCCGGATTC-3'

    Quatre amorces de 18 nucléotides sont disponibles (de 5' vers 3') :

    AmorceSéquence
    AATGGCTAGCTTAGGCTCA
    BTGAGCCTAAGCTAGCCAT
    CCTTGACCAGTCCGGATTC
    DGAATCCGGACTGGTCAAG
    1. Quel couple d'amorces permet d'amplifier la région ? Justifie.
    2. On part de 50 molécules cibles. Calcule le nombre de molécules après 20 cycles, avec un rendement de 100 %.
    3. Le rendement réel est de 90 % (E=0,9E = 0{,}9). Calcule le nombre de molécules après 30 cycles. Compare avec la valeur théorique à 100 %.
    4. Un cycle comprend 30 s de dénaturation, 30 s d'hybridation et 60 s d'élongation. Calcule la durée de 30 cycles.
    5. Combien de cycles faut-il, au minimum, pour dépasser un million de molécules ? (rendement de 100 %)
    Voir le corrigé

    1. Les amorces doivent s'apparier chacune sur un brin différent, avec leur extrémité 3' tournée vers l'intérieur de la région. L'amorce A est identique aux 18 premiers nucléotides du brin supérieur : elle s'apparie au brin inférieur et son allongement progresse vers la droite, vers l'intérieur de la région. L'amorce D est le complémentaire inversé des 18 derniers nucléotides du brin supérieur : elle s'apparie à la fin du brin supérieur et son allongement progresse vers la gauche. Les amorces B (complémentaire inversé du début) et C (identique à la fin) s'apparient aux bonnes extrémités, mais leur allongement s'éloigne de la région. Le couple A + D convient.

    2. N=50×220=50×1 048 576=52 428 800N = 50 \times 2^{20} = 50 \times 1\,048\,576 = 52\,428\,800, soit environ 5,2×1075{,}2 \times 10^7 molécules.

    3. N=50×1,930≈1,15×1010N = 50 \times 1{,}9^{30} \approx 1{,}15 \times 10^{10} molécules. À 100 %, on aurait 50×230≈5,4×101050 \times 2^{30} \approx 5{,}4 \times 10^{10} : le rendement réel donne environ 4,7 fois moins de molécules.

    4. Un cycle dure 30+30+60=120 s30 + 30 + 60 = 120\ \text{s}. Pour 30 cycles : 30×120=3 600 s=60 min30 \times 120 = 3\,600\ \text{s} = 60\ \text{min} (sans compter les changements de température).

    5. On cherche 50×2n≥10650 \times 2^n \geq 10^6, soit 2n≥20 0002^n \geq 20\,000. Or 214=16 3842^{14} = 16\,384 (trop petit) et 215=32 7682^{15} = 32\,768. Il faut donc 15 cycles (soit 50×32 768=1 638 40050 \times 32\,768 = 1\,638\,400 molécules).

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    Exercice 5 : Sélectionner les bactéries recombinantes

    Moyen

    Un plasmide porte un gène de résistance à l'ampicilline (noté ampR\text{amp}^R) et un gène de résistance à la tétracycline (tetR\text{tet}^R). Le site BamHI unique se trouve au milieu du gène tetR\text{tet}^R. On coupe ce plasmide et un ADN étranger par BamHI, puis on ligature. On utilise le mélange pour transformer des bactéries sensibles aux deux antibiotiques, et on étale sur des milieux différents. Le tableau donne le nombre de colonies :

    MilieuBactéries sans plasmideBactéries + plasmide non coupéBactéries + mélange de ligature
    Sans antibiotique5 2005 0505 100
    Ampicilline0150120
    Ampicilline + tétracycline015095
    1. Quel est le rôle des bactéries sans plasmide ?
    2. Calcule le pourcentage de bactéries transformées dans le lot « mélange de ligature ».
    3. Combien de colonies sont des bactéries recombinantes ? Explique le raisonnement.
    4. Quelle proportion des bactéries transformées est recombinante ?
    5. Comment récupérer ces colonies ?
    Voir le corrigé

    1. Ce lot est le témoin : les bactéries sans plasmide ne forment aucune colonie en présence d'antibiotique (0 et 0). La résistance observée dans les autres lots vient donc bien du plasmide.

    2. Les bactéries transformées sont celles qui poussent en présence d'ampicilline (le gène ampR\text{amp}^R est porté par tous les plasmides) : 120 colonies sur 5 100, soit 1205 100≈2,4 %\frac{120}{5\,100} \approx 2{,}4\,\%.

    3. Sur les 120 colonies résistantes à l'ampicilline, 95 poussent aussi avec la tétracycline : le gène tetR\text{tet}^R de leur plasmide est intact, donc le plasmide s'est refermé sans insert. Les 120−95=25120 - 95 = 25 autres sont résistantes à l'ampicilline mais sensibles à la tétracycline : l'insertion de l'ADN étranger a interrompu le gène tetR\text{tet}^R. 25 colonies sont recombinantes. Pour le plasmide non coupé, les 150 colonies poussent sur les deux milieux, comme attendu.

    4. 25120≈20,8 %\frac{25}{120} \approx 20{,}8\,\% des bactéries transformées sont recombinantes.

    5. On repère sur la boîte « ampicilline » les colonies qui n'ont pas poussé sur la boîte « ampicilline + tétracycline » (par report des colonies sur le second milieu), puis on les cultive.

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    Exercice 6 : Pourquoi utiliser un ADNc ?

    Moyen

    Le gène humain d'une protéine P comporte 4 exons de 150, 420, 330 et 240 nucléotides, séparés par 3 introns de 800, 1 200 et 1 500 nucléotides. L'ARNm mature est formé de la juxtaposition des 4 exons. Pour simplifier, on suppose que ces 1 140 nucléotides constituent la région codante, codon stop compris.

    1. Calcule la longueur du gène (exons et introns) en paires de nucléotides.
    2. Calcule le nombre d'acides aminés de la protéine P.
    3. Pourquoi une bactérie ne peut-elle pas produire P à partir du gène complet ?
    4. Comment obtient-on un ADNc ? Quelle est sa longueur ? Quel pourcentage de la longueur du gène représente-t-il ?
    5. Que faut-il encore ajouter à l'ADNc pour qu'il soit exprimé chez la bactérie ?
    Voir le corrigé

    1. Exons : 150+420+330+240=1 140150 + 420 + 330 + 240 = 1\,140. Introns : 800+1 200+1 500=3 500800 + 1\,200 + 1\,500 = 3\,500. Longueur du gène : 1 140+3 500=4 6401\,140 + 3\,500 = 4\,640 paires de nucléotides.

    2. La région codante compte 1 140 nucléotides, codon stop compris : 1 1403=380\frac{1\,140}{3} = 380 codons, dont un codon stop. Il y a donc 380−1=379380 - 1 = 379 acides aminés.

    3. Les bactéries n'ont pas le système qui retire les introns du premier ARN. Avec le gène complet, l'ARNm contiendrait en plus les séquences des introns (3 500 nucléotides) : les codons lus seraient faux. Par exemple, le premier intron compte 800 nucléotides, un nombre qui n'est pas un multiple de 3 (800=3×266+2800 = 3 \times 266 + 2), donc il décale le cadre de lecture. Le polypeptide ne serait pas celui de la protéine P.

    4. On extrait les ARNm de cellules qui expriment le gène P (cellules où il est très actif) et on les copie en ADN grâce à la transcriptase inverse, puis on synthétise le second brin. L'ADNc obtenu est dépourvu d'introns : il mesure 1 140 paires de nucléotides, soit 1 1404 640≈24,6 %\frac{1\,140}{4\,640} \approx 24{,}6\,\% de la longueur du gène.

    5. Il faut le placer sous le contrôle d'un promoteur actif chez la bactérie (et sur un vecteur capable de se répliquer), pour que l'ARN polymérase bactérienne le transcrive.

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    Exercice 7 : Orientation d'un insert dans un plasmide

    Difficile

    Un plasmide de 4 000 pb possède un site EcoRI unique et un site BamHI unique, situé à 500 pb du site EcoRI. Un fragment d'ADN de 1 000 pb, coupé par EcoRI à ses deux extrémités, est inséré dans le site EcoRI. Ce fragment porte un site BamHI situé à 200 pb de l'une de ses extrémités, notée X. Le plasmide recombinant mesure donc 5 000 pb.

    On distingue deux orientations de l'insert : dans l'orientation 1, l'extrémité X est du côté du site BamHI du plasmide ; dans l'orientation 2, c'est l'autre extrémité qui est de ce côté.

    On analyse trois clones de bactéries après digestion de leur plasmide par BamHI. Les tailles des fragments obtenus sont : clone 1, 4 300 et 700 pb ; clone 2, 4 000 pb ; clone 3, 3 700 et 1 300 pb.

    1. Pourquoi l'insert peut-il s'insérer dans les deux sens ?
    2. Calcule, pour chaque orientation, les tailles des fragments après digestion par BamHI.
    3. Identifie la structure de chaque clone.
    4. Comment obtenir à coup sûr une seule orientation ?
    Voir le corrigé

    1. Le site EcoRI est palindromique : les deux extrémités de l'insert (comme les deux extrémités du plasmide ouvert) portent la même extrémité cohésive AATT. Chaque extrémité de l'insert peut donc s'apparier avec l'une ou l'autre extrémité du plasmide.

    2. Orientation 1 : l'extrémité X est du côté du site BamHI du plasmide. La distance entre les deux sites BamHI est 200+500=700200 + 500 = 700 pb (de l'insert à la jonction, puis de la jonction au site du plasmide). Les fragments sont 700700 et 5 000−700=4 3005\,000 - 700 = 4\,300 pb. Orientation 2 : le site BamHI de l'insert est à 1 000−200=8001\,000 - 200 = 800 pb de la jonction proche du site BamHI du plasmide, donc à 800+500=1 300800 + 500 = 1\,300 pb de ce dernier. Les fragments sont 1 3001\,300 et 5 000−1 300=3 7005\,000 - 1\,300 = 3\,700 pb.

    3. Clone 1 : 4 300 + 700 pb, soit un plasmide recombinant dans l'orientation 1. Clone 3 : 3 700 + 1 300 pb, soit un plasmide recombinant dans l'orientation 2. Clone 2 : un seul fragment de 4 000 pb : le plasmide n'a pas reçu d'insert (il s'est refermé sur lui-même) ; il n'a qu'un site BamHI et donne une seule molécule linéaire de 4 000 pb.

    4. On coupe le plasmide et l'insert avec deux enzymes différentes (par exemple EcoRI et HindIII) donnant des extrémités cohésives différentes : l'insert ne peut s'apparier que dans un seul sens. Cela empêche aussi le plasmide de se refermer sur lui-même.

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    Exercice 8 : Diagnostic de la drépanocytose par PCR et enzyme de restriction

    Type Bac

    Document 1. Extraits du brin codant de l'allèle normal A et de l'allèle S du gène de la chaîne bêta de l'hémoglobine (5' vers 3') :

    AllèleSéquence
    A...GACTCCTGAGGAGAAGTCT...
    S...GACTCCTGTGGAGAAGTCT...

    L'enzyme de restriction MstII reconnaît la séquence 5'-CCTNAGG-3' (N représente n'importe quel nucléotide) et coupe entre CC et TNAGG.

    Document 2. Une PCR amplifie une région de 1 300 pb qui contient la zone de la mutation. Le produit de PCR de l'allèle A contient un site MstII situé à 200 pb d'une extrémité ; ces valeurs sont fictives. Les produits sont digérés par MstII puis séparés par électrophorèse. Tailles des bandes observées (pb) :

    PersonneBandes observées
    Père1 300 ; 1 100 ; 200
    Mère1 300 ; 1 100 ; 200
    Enfant 11 100 ; 200
    Enfant 21 300
    Enfant 31 300 ; 1 100 ; 200
    1. Explique pourquoi l'allèle S n'est pas coupé par MstII.
    2. Quels fragments donne le produit de PCR de chaque allèle ? Quel est le génotype de chaque personne ?
    3. La mère attend un quatrième enfant. Dresse l'échiquier de croisement et donne la probabilité qu'il soit atteint de drépanocytose (génotype S//S).
    4. Pourquoi faire une PCR avant la digestion ?
    Voir le corrigé

    1. Dans l'allèle A, on lit CCTGAGG : cela correspond bien à CCTNAGG avec N = G. Dans l'allèle S, la séquence devient CCTGTGG : la 5e base est T alors que le site exige un A. Le site n'existe plus : MstII ne coupe pas le produit de PCR de l'allèle S. La mutation GAG en GTG (A en T) a fait disparaître le site.

    2. Le produit de l'allèle A est coupé en 1 100 pb et 200 pb ; celui de l'allèle S reste entier (1 300 pb). Un individu A//A donne 1 100 et 200 ; un individu S//S donne 1 300 seule ; un individu A//S donne les trois bandes (1 300, 1 100 et 200). Les parents ont trois bandes : ils sont A//S. Enfant 1 : A//A. Enfant 2 : S//S. Enfant 3 : A//S. L'enfant 2 est atteint, les deux parents sont hétérozygotes et sains.

    3. Chaque parent A//S produit deux types de gamètes, A et S, en proportions égales.

    GamètesA (1/2)S (1/2)
    A (1/2)A//A (1/4)A//S (1/4)
    S (1/2)A//S (1/4)S//S (1/4)

    La probabilité que le quatrième enfant soit S//S est 14\frac{1}{4}, indépendamment des enfants précédents. Il y a 12\frac{1}{2} de chances qu'il soit A//S (porteur) et 14\frac{1}{4} qu'il soit A//A.

    4. La PCR multiplie la région du gène à analyser : il suffit d'une très faible quantité d'ADN (quelques cellules) pour obtenir assez de copies, visibles sur le gel. Sans amplification, la région d'intérêt serait noyée dans le reste du génome.

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    Exercice 9 : Une plante transgénique résistante aux insectes

    Type Bac

    Document 1. Un gène provenant d'une bactérie, qui code une protéine toxique pour les larves de certains insectes (protéine Cry), est introduit dans des plants de maïs grâce à Agrobacterium. On obtient quatre lignées de plants, T1 à T4. Pour chaque lignée et pour des plants non transformés (témoin), on teste la présence du gène par PCR et on dose la protéine dans les feuilles. Des larves d'insecte (60 par lot) sont placées 7 jours sur des feuilles de chaque lignée.

    Document 2. Les valeurs sont fictives.

    LignéeGène cry détecté par PCRProtéine Cry (ng par g de feuille)Larves mortes après 7 jours
    Témoin (non transformé)nonnon détectée4 sur 60 (6,7 %)
    T1oui1225 sur 60 (41,7 %)
    T2oui8556 sur 60 (93,3 %)
    T3ouinon détectée5 sur 60 (8,3 %)
    T4nonnon détectée3 sur 60 (5,0 %)
    1. Décris et compare les résultats des lignées T1 et T2.
    2. Interprète le cas de la lignée T4.
    3. Interprète le cas de la lignée T3 et propose deux explications possibles.
    4. Que peut-on conclure sur la cause de la mortalité des larves ?
    5. Pourquoi une plante peut-elle fabriquer une protéine d'origine bactérienne ?
    6. Cite une précaution à prendre avant la culture à grande échelle de ce maïs.
    Voir le corrigé

    1. T1 et T2 portent le gène cry (PCR positive) et fabriquent la protéine : 12 ng par g pour T1, 85 ng par g pour T2. La mortalité des larves est de 41,7 % pour T1 et de 93,3 % pour T2, bien supérieure à celle du témoin (6,7 %). Plus la plante produit de protéine, plus la mortalité est élevée.

    2. T4 n'a pas le gène (PCR négative), ne fabrique pas la protéine et la mortalité (5,0 %) est celle du témoin : la transformation n'a pas réussi ou le transgène n'a pas été intégré.

    3. T3 possède le gène (PCR positive) mais ne fabrique pas la protéine ; la mortalité (8,3 %) ne diffère pas de celle du témoin (6,7 %). Le gène est présent mais non exprimé. Explications possibles : le transgène s'est inséré dans une région du génome où il n'est pas transcrit, ou son promoteur n'est pas actif dans la plante, ou l'ARNm est dégradé avant traduction.

    4. La mortalité n'est élevée que pour les lignées qui fabriquent la protéine (T1 et T2) et elle augmente avec la quantité de protéine. La présence du gène seul (T3) ne suffit pas. C'est donc la protéine Cry (et non la simple présence du gène dans l'ADN) qui est associée à la mort des larves : ce résultat est cohérent avec la toxicité de cette protéine annoncée dans le document 1.

    5. Le code génétique est quasi universel : la plante lit les codons du gène bactérien comme les siens. Il faut que le gène soit sous le contrôle d'un promoteur actif chez les plantes pour qu'il soit exprimé.

    6. Par exemple : évaluer l'effet sur les insectes non visés et sur l'environnement avant toute culture à grande échelle, ou surveiller l'apparition d'insectes résistants à la protéine (en conservant, par exemple, des parcelles non transgéniques à proximité).

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    QCM

    Question 1.Une enzyme de restriction :
    Question 2.Quelle enzyme soude les fragments d'ADN associés par leurs extrémités cohésives ?
    Question 3.Laquelle de ces séquences (5' vers 3') est palindromique ?
    Question 4.Un plasmide circulaire qui possède trois sites pour une même enzyme de restriction est digéré par cette enzyme. Combien de fragments obtient-on ?
    Question 5.Une PCR part d'une molécule et son rendement est de 100 %. Combien de molécules obtient-on après 20 cycles ?
    Question 6.Pourquoi utilise-t-on la Taq polymérase en PCR ?
    Question 7.Sur un gel d'électrophorèse, les fragments d'ADN qui ont migré le plus loin du puits sont :
    Question 8.Qu'est-ce qui permet à une bactérie de fabriquer une protéine humaine à partir d'un ADNc humain ?

    Erreurs fréquentes

    • Confondre enzyme de restriction et ligase. La première coupe, la seconde soude.
    • Oublier que les extrémités cohésives sont compatibles seulement entre sites reconnus par la même enzyme (ou par des enzymes qui donnent la même extrémité).
    • Ne pas distinguer ADN linéaire et circulaire. nn sites donnent n+1n + 1 fragments pour un ADN linéaire, mais nn pour un plasmide.
    • Mal lire un gel. Les plus petits fragments sont les plus loin du puits ; ceux qui sont proches du puits sont les plus grands.
    • Choisir des amorces mal orientées. Leur extrémité 3' doit pointer vers l'intérieur de la région à copier.
    • Écrire N=N0×2nN = N_0 \times 2n au lieu de N0×2nN_0 \times 2^n. Le nombre de copies double à chaque cycle : c'est une croissance exponentielle.
    • Confondre gène présent et gène exprimé. Une plante peut contenir le transgène sans fabriquer la protéine (lignée T3 de l'exercice 9).
    • Oublier les introns. Un gène humain « complet » ne peut pas être exprimé par une bactérie : il faut un ADNc.

    À retenir

    • Le génie génétique isole, coupe, assemble et transfère des fragments d'ADN. Il repose sur l'universalité de la structure de l'ADN et du code génétique.
    • Les enzymes de restriction coupent l'ADN à des sites précis (souvent palindromiques) et donnent souvent des extrémités cohésives ; la ligase soude les fragments.
    • Un vecteur (par exemple un plasmide) transporte le gène dans la cellule hôte ; un antibiotique permet de sélectionner les bactéries transformées.
    • Un ADN linéaire avec nn sites donne n+1n + 1 fragments ; un plasmide avec nn sites en donne nn ; l'électrophorèse sépare les fragments selon leur taille (les petits migrent le plus loin).
    • Pour exprimer un gène eucaryote chez une bactérie, on utilise un ADNc (sans introns) placé sous un promoteur bactérien.
    • La PCR amplifie un fragment d'ADN : dénaturation, hybridation des amorces, élongation par une polymérase thermorésistante ; N=N0×2nN = N_0 \times 2^n en théorie.
    • La transgenèse introduit un transgène dans un organisme (insuline par des bactéries, maïs Bt) ; elle impose des évaluations de sécurité et un débat éthique.
    • La PCR associée à une enzyme de restriction peut servir à un diagnostic, par exemple celui de la drépanocytose.

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