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    2e Bac Sciences physiques (PC)

    Bac blanc n° 1 — Physique-Chimie (PC)

    Bac blanc original de physique-chimie 2e Bac PC, format national (3 h) : chimie, nucléaire, électricité, mécanique, corrigé détaillé et barème sur 20.

    • 3 h
    • 4 exercices
    • Barème : 20 points

    Conseil : fais le sujet sur papier, sans regarder les corrigés, puis note-toi avec le barème.

    Temps restant : 3 h 00 min 00 s

    Consignes

    • Durée : 3 heures. Barème total : 20 points (chimie 7 points, physique 13 points).
    • Calculatrice scientifique non programmable autorisée, comme au national. Aucun document n'est autorisé.
    • Le sujet comporte quatre exercices indépendants : traite-les dans l'ordre que tu veux, mais commence par ceux où tu te sens le plus à l'aise.
    • Les données et constantes utiles sont rappelées au début de chaque exercice. Les solutions sont à 25 °C sauf indication contraire.
    • Sur ta copie : écris l'expression littérale avant l'application numérique, donne le résultat avec son unité et un nombre raisonnable de chiffres significatifs (2 ou 3), et justifie chaque réponse.
    • Les corrigés sont repliés : cherche d'abord seul, puis note-toi en suivant le barème indiqué entre crochets.
    ExerciceThèmePointsTemps conseillé
    1Chimie : dosage d'un acide faible et pile zinc-fer755 min
    2Transformations nucléaires : l'iode 131325 min
    3Électricité : dipôle RC et circuit RLC545 min
    4Mécanique : chute dans un fluide et pendule élastique545 min

    Garde environ 10 minutes pour la relecture : unités, signes, chiffres significatifs.

    Sujet

    Le sujet comporte quatre exercices indépendants. Dans les exercices de physique, le référentiel du laboratoire est supposé galiléen.

    Exercice 1 : Chimie — dosage d'un acide faible et pile zinc-fer

    7 points

    Données (à 25 °C)

    • Produit ionique de l'eau : Ke=10−14K_e = 10^{-14}.
    • Masses molaires : M(Zn)=65,4 g⋅mol−1M(\mathrm{Zn}) = 65{,}4\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1} ; M(Fe)=55,8 g⋅mol−1M(\mathrm{Fe}) = 55{,}8\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}.
    • Constante de Faraday : F=96 500 C⋅mol−1F = 96\,500\ \text{C}\cdot\text{mol}^{-1}.
    • Zones de virage : hélianthine 3,1−4,43{,}1 - 4{,}4 ; bleu de bromothymol 6,0−7,66{,}0 - 7{,}6 ; phénolphtaléine 8,2−10,08{,}2 - 10{,}0.

    Partie 1 : étude et dosage d'une solution d'acide propanoïque (4 points)

    L'acide propanoïque C2H5COOH\mathrm{C_2H_5COOH}, noté HA, est utilisé comme conservateur alimentaire (E280). On dispose d'une solution aqueuse SS d'acide propanoïque, de concentration molaire CAC_A inconnue. On dose un volume VA=20,0 mLV_A = 20{,}0\ \text{mL} de la solution SS par une solution d'hydroxyde de sodium (Na++HO−)(\mathrm{Na^+ + HO^-}) de concentration CB=2,00×10−2 mol/LC_B = 2{,}00 \times 10^{-2}\ \text{mol/L}, en suivant le pH du mélange. Les mesures, avec VBV_B le volume de solution d'hydroxyde de sodium versé, sont les suivantes :

    VBV_B (mL)02,05,08,09,510,010,512,0
    pH3,444,274,865,466,148,3410,5211,10

    La méthode des tangentes parallèles, appliquée à la courbe pH=f(VB)\mathrm{pH} = f(V_B), donne le volume versé à l'équivalence : VBE=10,0 mLV_{BE} = 10{,}0\ \text{mL}.

    1. Écrire l'équation de la réaction de l'acide propanoïque avec l'eau.
    2. Écrire l'équation de la réaction support du dosage. Définir l'équivalence et calculer la concentration CAC_A de la solution SS.
    3. Le pH de la solution SS avant tout ajout de soude est donné par la première colonne du tableau. Calculer le taux d'avancement final τ\tau de la réaction de l'acide propanoïque avec l'eau. Que peut-on conclure ?
    4. a) Exprimer la constante d'acidité KAK_A du couple C2H5COOH/C2H5COO−\mathrm{C_2H_5COOH / C_2H_5COO^-} en fonction de CAC_A et de τ\tau, puis calculer pKA\mathrm{p}K_A. b) Retrouver cette valeur à partir du tableau de mesures, en justifiant.
    5. Exprimer la constante d'équilibre KK de la réaction de dosage en fonction de KAK_A et de KeK_e, la calculer, puis justifier que cette réaction convient pour un dosage.
    6. Déterminer, à l'aide du tableau, le pH à l'équivalence. Choisir, en justifiant, l'indicateur coloré le mieux adapté parmi les trois proposés.

    Partie 2 : étude d'une pile zinc-fer (3 points)

    On réalise une pile avec deux compartiments, de volume V=100 mLV = 100\ \text{mL} chacun, reliés par un pont salin. Le compartiment 1 contient une lame de zinc plongée dans une solution de sulfate de zinc de concentration initiale [Zn2+]i=0,10 mol/L[\mathrm{Zn^{2+}}]_i = 0{,}10\ \text{mol/L}. Le compartiment 2 contient une lame de fer plongée dans une solution de sulfate de fer (II) de concentration initiale [Fe2+]i=0,10 mol/L[\mathrm{Fe^{2+}}]_i = 0{,}10\ \text{mol/L}. Les lames sont assez grandes pour ne pas être entièrement consommées. À 25 °C, la constante d'équilibre associée à l'équation

    Zn(s)+Fe(aq)2+⇌Zn(aq)2++Fe(s)\mathrm{Zn_{(s)} + Fe^{2+}_{(aq)} \rightleftharpoons Zn^{2+}_{(aq)} + Fe_{(s)}}

    vaut K=5×1010K = 5 \times 10^{10}. On relie les deux électrodes par un conducteur ohmique : la pile débite alors un courant d'intensité supposée constante I=20 mAI = 20\ \text{mA} pendant une durée Δt=4 h\Delta t = 4\ \text{h}.

    1. Calculer le quotient de réaction initial Qr,iQ_{r,i} et déterminer le sens d'évolution spontanée du système.
    2. Écrire le symbole conventionnel de la pile. Identifier l'anode et la cathode, indiquer la polarité de chaque électrode, le sens du courant et celui des électrons dans le circuit extérieur, et écrire l'équation de la réaction à chaque électrode.
    3. Calculer la quantité d'électricité QQ qui a traversé le circuit pendant Δt\Delta t, puis l'avancement xx de la réaction à la fin de cette durée.
    4. En déduire la variation de masse de la lame de zinc.
    5. Calculer les concentrations [Zn2+][\mathrm{Zn^{2+}}] et [Fe2+][\mathrm{Fe^{2+}}] à la fin de la durée Δt\Delta t. La pile a-t-elle atteint l'état d'équilibre ? Justifier.
    Voir le corrigé

    Partie 1 : étude et dosage d'une solution d'acide propanoïque (4 points)

    1. Réaction de l'acide avec l'eau : C2H5COOH(aq)+H2O(l)⇌C2H5COO(aq)−+H3O(aq)+\mathrm{C_2H_5COOH_{(aq)} + H_2O_{(l)} \rightleftharpoons C_2H_5COO^-_{(aq)} + H_3O^+_{(aq)}}. [0,25 pt]

    2. Réaction de dosage : C2H5COOH(aq)+HO(aq)−→C2H5COO(aq)−+H2O(l)\mathrm{C_2H_5COOH_{(aq)} + HO^-_{(aq)} \rightarrow C_2H_5COO^-_{(aq)} + H_2O_{(l)}}. [0,25 pt]

    À l'équivalence, les réactifs ont été mélangés dans les proportions stœchiométriques de l'équation de dosage : la quantité d'ions HO−\mathrm{HO^-} versée est égale à la quantité initiale d'acide, soit CAVA=CBVBEC_A V_A = C_B V_{BE}. [0,25 pt]

    CA=CB VBEVA=2,00×10−2×10,020,0=1,00×10−2 mol/LC_A = \frac{C_B\,V_{BE}}{V_A} = \frac{2{,}00 \times 10^{-2} \times 10{,}0}{20{,}0} = 1{,}00 \times 10^{-2}\ \text{mol/L}

    [0,25 pt]

    3. L'eau, solvant, est en excès : l'avancement maximal est xmax=CAVAx_{max} = C_A V_A. À l'état final, xf=[H3O+]f VAx_f = [\mathrm{H_3O^+}]_f \, V_A, d'où

    τ=xfxmax=[H3O+]fCA=10−pHCA[0,25 pt]\tau = \frac{x_f}{x_{max}} = \frac{[\mathrm{H_3O^+}]_f}{C_A} = \frac{10^{-\mathrm{pH}}}{C_A} \quad [0{,}25\ \text{pt}]

    Avec pH=3,44\mathrm{pH} = 3{,}44 : [H3O+]f=10−3,44=3,63×10−4 mol/L[\mathrm{H_3O^+}]_f = 10^{-3{,}44} = 3{,}63 \times 10^{-4}\ \text{mol/L}, donc τ=3,63×10−41,00×10−2=3,63×10−2\tau = \dfrac{3{,}63 \times 10^{-4}}{1{,}00 \times 10^{-2}} = 3{,}63 \times 10^{-2}, soit environ 3,6 %3{,}6\ \%. [0,25 pt]

    Comme τ<1\tau < 1, la transformation est limitée (non totale) : l'acide propanoïque est un acide faible, très peu dissocié dans l'eau. [0,25 pt]

    4. a) À l'équilibre, KA=[C2H5COO−]eˊq [H3O+]eˊq[C2H5COOH]eˊqK_A = \dfrac{[\mathrm{C_2H_5COO^-}]_{\acute{e}q}\,[\mathrm{H_3O^+}]_{\acute{e}q}}{[\mathrm{C_2H_5COOH}]_{\acute{e}q}}. D'après l'équation de la réaction, [C2H5COO−]eˊq=[H3O+]eˊq=CA τ[\mathrm{C_2H_5COO^-}]_{\acute{e}q} = [\mathrm{H_3O^+}]_{\acute{e}q} = C_A\,\tau (on néglige les ions HO−\mathrm{HO^-} de l'autoprotolyse) et [C2H5COOH]eˊq=CA(1−τ)[\mathrm{C_2H_5COOH}]_{\acute{e}q} = C_A(1 - \tau). Donc

    KA=CA τ21−τ[0,5 pt]K_A = \frac{C_A\,\tau^2}{1 - \tau} \quad [0{,}5\ \text{pt}]

    KA=1,00×10−2×(3,63×10−2)21−3,63×10−2=1,37×10−5K_A = \dfrac{1{,}00 \times 10^{-2} \times (3{,}63 \times 10^{-2})^2}{1 - 3{,}63 \times 10^{-2}} = 1{,}37 \times 10^{-5}, donc pKA=−log⁡KA=4,86\mathrm{p}K_A = -\log K_A = 4{,}86. [0,25 pt]

    b) Pour VB=VBE2=5,0 mLV_B = \dfrac{V_{BE}}{2} = 5{,}0\ \text{mL}, la moitié de l'acide initial a été consommée par la réaction de dosage, donc [C2H5COO−]=[C2H5COOH][\mathrm{C_2H_5COO^-}] = [\mathrm{C_2H_5COOH}]. La relation pH=pKA+log⁡[C2H5COO−][C2H5COOH]\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log\dfrac{[\mathrm{C_2H_5COO^-}]}{[\mathrm{C_2H_5COOH}]} donne alors pH=pKA\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A. Le tableau indique pH=4,86\mathrm{pH} = 4{,}86 pour VB=5,0 mLV_B = 5{,}0\ \text{mL} : c'est bien la valeur trouvée en a). [0,25 pt]

    5. Par définition, K=[C2H5COO−]eˊq[C2H5COOH]eˊq [HO−]eˊqK = \dfrac{[\mathrm{C_2H_5COO^-}]_{\acute{e}q}}{[\mathrm{C_2H_5COOH}]_{\acute{e}q}\,[\mathrm{HO^-}]_{\acute{e}q}}. En multipliant numérateur et dénominateur par [H3O+]eˊq[\mathrm{H_3O^+}]_{\acute{e}q} :

    K=KAKe[0,25 pt]K = \frac{K_A}{K_e} \quad [0{,}25\ \text{pt}]

    K=1014−4,86=109,14=1,4×109K = 10^{14 - 4{,}86} = 10^{9{,}14} = 1{,}4 \times 10^{9}. [0,25 pt]

    Comme K≫104K \gg 10^4, la transformation est quasi totale ; elle est de plus rapide et ne met en jeu que cette réaction : elle convient pour un dosage. [0,25 pt]

    6. À l'équivalence (VB=10,0 mLV_B = 10{,}0\ \text{mL}), le tableau donne pHE=8,34\mathrm{pH}_E = 8{,}34. [0,25 pt] Ce pH est supérieur à 7 car, à l'équivalence, la solution contient la base faible C2H5COO−\mathrm{C_2H_5COO^-}. La zone de virage de l'indicateur doit contenir pHE\mathrm{pH}_E : ni l'hélianthine (3,1−4,43{,}1 - 4{,}4) ni le bleu de bromothymol (6,0−7,66{,}0 - 7{,}6) ne conviennent ; on choisit la phénolphtaléine (8,2−10,08{,}2 - 10{,}0). [0,25 pt]

    Partie 2 : étude d'une pile zinc-fer (3 points)

    1. Qr,i=[Zn2+]i[Fe2+]i=0,100,10=1Q_{r,i} = \dfrac{[\mathrm{Zn^{2+}}]_i}{[\mathrm{Fe^{2+}}]_i} = \dfrac{0{,}10}{0{,}10} = 1. [0,25 pt] Comme Qr,i=1<K=5×1010Q_{r,i} = 1 < K = 5 \times 10^{10}, le système évolue spontanément dans le sens direct : le zinc est oxydé et les ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} sont réduits. [0,25 pt]

    2. Symbole de la pile : ⊖ Zn(s)∣Zn(aq)2+∥Fe(aq)2+∣Fe(s) ⊕\ominus\ \mathrm{Zn_{(s)} \mid Zn^{2+}_{(aq)} \parallel Fe^{2+}_{(aq)} \mid Fe_{(s)}}\ \oplus. [0,25 pt]

    • Anode (oxydation) : l'électrode de zinc, pôle ⊖\ominus : Zn(s)→Zn(aq)2++2 e−\mathrm{Zn_{(s)} \rightarrow Zn^{2+}_{(aq)} + 2\,e^-}. [0,25 pt]
    • Cathode (réduction) : l'électrode de fer, pôle ⊕\oplus : Fe(aq)2++2 e−→Fe(s)\mathrm{Fe^{2+}_{(aq)} + 2\,e^- \rightarrow Fe_{(s)}}. [0,25 pt]

    Dans le circuit extérieur, les électrons circulent de l'électrode de zinc (⊖\ominus) vers l'électrode de fer (⊕\oplus), et le courant en sens inverse, de l'électrode de fer vers l'électrode de zinc. [0,25 pt]

    3. Q=I Δt=20×10−3×4×3600=288 CQ = I\,\Delta t = 20 \times 10^{-3} \times 4 \times 3600 = 288\ \text{C}. [0,25 pt]

    Cette charge est portée par les électrons : n(e−)=QF=28896 500=2,985×10−3 moln(\mathrm{e^-}) = \dfrac{Q}{F} = \dfrac{288}{96\,500} = 2{,}985 \times 10^{-3}\ \text{mol}. Chaque mole de réaction échange 2 mol d'électrons, donc x=n(e−)2=1,492×10−3 molx = \dfrac{n(\mathrm{e^-})}{2} = 1{,}492 \times 10^{-3}\ \text{mol}. [0,25 pt]

    4. La quantité de zinc consommée est égale à xx : Δm(Zn)=−x M(Zn)=−1,492×10−3×65,4=−9,76×10−2 g\Delta m(\mathrm{Zn}) = -x\,M(\mathrm{Zn}) = -1{,}492 \times 10^{-3} \times 65{,}4 = -9{,}76 \times 10^{-2}\ \text{g}. La lame de zinc perd environ 97,6 mg97{,}6\ \text{mg}. [0,5 pt]

    5. [Zn2+]f=[Zn2+]i+xV=0,10+1,492×10−30,100=0,115 mol/L[\mathrm{Zn^{2+}}]_f = [\mathrm{Zn^{2+}}]_i + \dfrac{x}{V} = 0{,}10 + \dfrac{1{,}492 \times 10^{-3}}{0{,}100} = 0{,}115\ \text{mol/L} et [Fe2+]f=0,10−xV=0,085 mol/L[\mathrm{Fe^{2+}}]_f = 0{,}10 - \dfrac{x}{V} = 0{,}085\ \text{mol/L}. [0,25 pt]

    Qr,f=0,1150,085=1,35≪K=5×1010Q_{r,f} = \dfrac{0{,}115}{0{,}085} = 1{,}35 \ll K = 5 \times 10^{10} : le système est encore très loin de l'équilibre, la pile n'est pas usée et peut continuer à débiter. [0,25 pt]

    Exercice 2 : Transformations nucléaires — l'iode 131

    3 points

    L'iode 131, noté 53131I{}^{131}_{53}\text{I}, est un radionucléide utilisé en médecine nucléaire pour explorer et traiter certaines maladies de la thyroïde. C'est un émetteur β−\beta^- : il se transforme en un noyau fils Z131X{}^{131}_{Z}\text{X}.

    Données

    • Numéros atomiques : Te\text{Te} : 52 ; I\text{I} : 53 ; Xe\text{Xe} : 54 ; Cs\text{Cs} : 55.
    • Masse du noyau d'iode 131 : m(I)=130,87705 um(\text{I}) = 130{,}87705\ \text{u} ; masse du noyau fils : m(X)=130,87546 um(\text{X}) = 130{,}87546\ \text{u} ; masse de l'électron : m(e−)=5,486×10−4 um(\mathrm{e^-}) = 5{,}486 \times 10^{-4}\ \text{u}.
    • 1 u=931,5 MeV⋅c−21\ \text{u} = 931{,}5\ \text{MeV}\cdot c^{-2} ; 1 MeV=1,602×10−13 J1\ \text{MeV} = 1{,}602 \times 10^{-13}\ \text{J}.
    • Demi-vie de l'iode 131 : t1/2=8,0t_{1/2} = 8{,}0 jours. Un jour vaut 86 400 s86\,400\ \text{s}.
    1. Définir la radioactivité β−\beta^-. Écrire l'équation de la désintégration de l'iode 131 en précisant les lois de conservation utilisées, et identifier le noyau fils.
    2. Définir la demi-vie t1/2t_{1/2} et calculer la constante radioactive λ\lambda de l'iode 131 en s−1\text{s}^{-1}.
    3. À l'instant t=0t = 0 de son ingestion par un patient, une gélule contient un échantillon d'iode 131 d'activité A0=3,7×107 BqA_0 = 3{,}7 \times 10^{7}\ \text{Bq}. Calculer le nombre N0N_0 de noyaux d'iode 131 présents à cet instant.
    4. On suppose qu'aucun noyau d'iode 131 n'est éliminé de l'organisme. Calculer l'activité AA de l'échantillon à t=24t = 24 jours.
    5. a) Calculer, en MeV puis en joules, l'énergie ∣Elib∣|E_{lib}| libérée lors de la désintégration d'un noyau d'iode 131. b) En déduire l'énergie totale libérée par l'échantillon entre t=0t = 0 et t=24t = 24 jours.
    Voir le corrigé

    1. La radioactivité β−\beta^- est la désintégration spontanée d'un noyau instable qui émet un électron −10e{}^{0}_{-1}\text{e} (et un antineutrino) ; un neutron du noyau se transforme en proton. [0,25 pt]

    Équation : 53131I⟶Z131X+−10e{}^{131}_{53}\text{I} \longrightarrow {}^{131}_{Z}\text{X} + {}^{0}_{-1}\text{e}. Les lois de Soddy (conservation du nombre de nucléons et de la charge électrique) donnent : 131=131+0131 = 131 + 0 et 53=Z+(−1)53 = Z + (-1), donc Z=54Z = 54. [0,25 pt]

    Le noyau fils est le xénon : 53131I⟶54131Xe+−10e{}^{131}_{53}\text{I} \longrightarrow {}^{131}_{54}\text{Xe} + {}^{0}_{-1}\text{e}. [0,25 pt]

    2. La demi-vie t1/2t_{1/2} est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présents s'est désintégrée. [0,25 pt]

    λ=ln⁡2t1/2=0,6938,0×86 400=1,00×10−6 s−1\lambda = \frac{\ln 2}{t_{1/2}} = \frac{0{,}693}{8{,}0 \times 86\,400} = 1{,}00 \times 10^{-6}\ \text{s}^{-1}

    [0,25 pt]

    3. A0=λ N0A_0 = \lambda\,N_0, donc

    N0=A0λ=3,7×1071,003×10−6=3,69×1013 noyauxN_0 = \frac{A_0}{\lambda} = \frac{3{,}7 \times 10^{7}}{1{,}003 \times 10^{-6}} = 3{,}69 \times 10^{13}\ \text{noyaux}

    [0,5 pt]

    4. On a 24 jours=3×8,0 jours=3 t1/224\ \text{jours} = 3 \times 8{,}0\ \text{jours} = 3\,t_{1/2}. À chaque demi-vie, l'activité est divisée par 2 :

    A=A0 e−λt=A023=3,7×1078=4,6×106 BqA = A_0\,e^{-\lambda t} = \frac{A_0}{2^3} = \frac{3{,}7 \times 10^{7}}{8} = 4{,}6 \times 10^{6}\ \text{Bq}

    [0,5 pt]

    5. a) La variation de masse lors de la désintégration d'un noyau est Δm=m(X)+m(e−)−m(I)=130,87546+0,0005486−130,87705=−1,041×10−3 u\Delta m = m(\text{X}) + m(\mathrm{e^-}) - m(\text{I}) = 130{,}87546 + 0{,}0005486 - 130{,}87705 = -1{,}041 \times 10^{-3}\ \text{u}. [0,25 pt]

    L'énergie libérée est ∣Elib∣=∣Δm∣ c2=1,041×10−3×931,5=0,970 MeV|E_{lib}| = |\Delta m|\,c^2 = 1{,}041 \times 10^{-3} \times 931{,}5 = 0{,}970\ \text{MeV}, soit 0,970×1,602×10−13=1,55×10−13 J0{,}970 \times 1{,}602 \times 10^{-13} = 1{,}55 \times 10^{-13}\ \text{J}. [0,25 pt]

    b) Entre t=0t = 0 et t=24t = 24 jours, le nombre de noyaux désintégrés est N0−N(24 j)=N0(1−18)=78×3,69×1013=3,23×1013N_0 - N(24\ \text{j}) = N_0\left(1 - \dfrac{1}{8}\right) = \dfrac{7}{8} \times 3{,}69 \times 10^{13} = 3{,}23 \times 10^{13}. L'énergie totale libérée vaut

    Etot=3,23×1013×1,55×10−13≈5,0 JE_{tot} = 3{,}23 \times 10^{13} \times 1{,}55 \times 10^{-13} \approx 5{,}0\ \text{J}

    [0,25 pt]

    Exercice 3 : Électricité — dipôle RC et circuit RLC

    5 points

    Le montage étudié comprend : un générateur idéal de tension de force électromotrice E=6,00 VE = 6{,}00\ \text{V} ; un condensateur de capacité CC, initialement déchargé ; un conducteur ohmique de résistance R=1,0 kΩR = 1{,}0\ \text{k}\Omega ; une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr ; un interrupteur KK à deux positions. En position 1, le générateur, le conducteur ohmique et le condensateur sont montés en série (charge du condensateur). En position 2, le condensateur est branché en série avec la bobine seule (le générateur et le conducteur ohmique sont hors circuit).

    On note qq la charge de l'armature A du condensateur, uC=uABu_C = u_{AB} la tension entre ses bornes et i=dqdti = \dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} l'intensité du courant, orientée vers l'armature A.

    Partie 1 : charge du condensateur (2,5 points)

    À l'instant t=0t = 0, on place KK en position 1. On relève la tension uCu_C au cours du temps :

    tt (ms)00,51,01,52,02,53,04,06,0
    uCu_C (V)01,332,363,173,794,284,665,195,70
    1. Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension uC(t)u_C(t).
    2. La solution de cette équation s'écrit uC(t)=E(1−e−t/τ)u_C(t) = E\left(1 - e^{-t/\tau}\right). Montrer qu'elle convient et exprimer τ\tau en fonction de RR et CC.
    3. Déterminer la valeur de la constante de temps τ\tau à l'aide du tableau, en précisant la méthode utilisée. En déduire la valeur de la capacité CC.
    4. Montrer que i(t)=ER e−t/τi(t) = \dfrac{E}{R}\,e^{-t/\tau} et calculer l'intensité du courant à t=0t = 0.
    5. Calculer l'énergie électrique emmagasinée dans le condensateur en fin de charge.

    Partie 2 : décharge du condensateur dans la bobine (2,5 points)

    Le condensateur étant complètement chargé, on bascule KK en position 2. On choisit cet instant comme nouvelle origine des temps. L'enregistrement de uC(t)u_C(t) montre des oscillations d'amplitude décroissante, de pseudo-période T=6,3 msT = 6{,}3\ \text{ms}, que l'on assimile à la période propre T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}. À t=Tt = T, la tension uCu_C passe par un maximum et vaut 5,0 V5{,}0\ \text{V}.

    1. Établir l'équation différentielle vérifiée par uC(t)u_C(t). Quel est le régime observé ?
    2. Exprimer l'énergie totale E\mathcal{E} du circuit et montrer que dEdt=−r i2\dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = -r\,i^2. Interpréter ce résultat.
    3. Calculer l'inductance LL de la bobine.
    4. Calculer l'énergie dissipée par effet Joule entre t=0t = 0 et t=Tt = T.
    5. Pour entretenir les oscillations, on insère dans le circuit un dispositif électronique qui applique une tension uG=k iu_G = k\,i avec k>0k > 0, de sorte que la loi des mailles s'écrit uC+Ldidt+r i=uGu_C + L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + r\,i = u_G. Montrer que les oscillations deviennent sinusoïdales lorsque kk prend une valeur k0k_0 que l'on exprimera en fonction de rr, puis calculer la période de ces oscillations.
    Voir le corrigé

    Partie 1 : charge du condensateur (2,5 points)

    1. Loi d'additivité des tensions : E=uR+uCE = u_R + u_C avec uR=R iu_R = R\,i et i=dqdt=CduCdti = \dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}. Donc

    RC duCdt+uC=E[0,5 pt]RC\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C = E \quad [0{,}5\ \text{pt}]

    2. On dérive : duCdt=Eτ e−t/τ\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = \dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau}. En remplaçant dans l'équation différentielle :

    RC Eτ e−t/τ+E(1−e−t/τ)=E(RCτ−1)e−t/τ+ERC\,\frac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau} + E\left(1 - e^{-t/\tau}\right) = E\left(\frac{RC}{\tau} - 1\right)e^{-t/\tau} + E

    Cette expression est égale à EE pour tout tt si et seulement si RCτ−1=0\dfrac{RC}{\tau} - 1 = 0, c'est-à-dire

    τ=RC\tau = RC

    La condition initiale uC(0)=E(1−1)=0u_C(0) = E(1 - 1) = 0 est bien vérifiée. [0,5 pt]

    3. On utilise la méthode des 63 % : à t=τt = \tau, uC(τ)=E (1−e−1)=0,63 E=0,63×6,00=3,78 Vu_C(\tau) = E\,(1 - e^{-1}) = 0{,}63\,E = 0{,}63 \times 6{,}00 = 3{,}78\ \text{V}. Le tableau donne uC=3,79 Vu_C = 3{,}79\ \text{V} pour t=2,0 mst = 2{,}0\ \text{ms}, donc τ=2,0 ms\tau = 2{,}0\ \text{ms}. [0,25 pt]

    C=τR=2,0×10−31,0×103=2,0×10−6 F=2,0 μFC = \frac{\tau}{R} = \frac{2{,}0 \times 10^{-3}}{1{,}0 \times 10^{3}} = 2{,}0 \times 10^{-6}\ \text{F} = 2{,}0\ \mu\text{F}

    [0,25 pt]

    4. i=CduCdt=C Eτ e−t/τ=ER e−t/τi = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = C\,\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau} = \dfrac{E}{R}\,e^{-t/\tau} car τ=RC\tau = RC. [0,25 pt]

    À t=0t = 0 : i(0)=ER=6,001,0×103=6,0×10−3 A=6,0 mAi(0) = \dfrac{E}{R} = \dfrac{6{,}00}{1{,}0 \times 10^{3}} = 6{,}0 \times 10^{-3}\ \text{A} = 6{,}0\ \text{mA}. [0,25 pt]

    5. En fin de charge, uC=Eu_C = E : Ee=12 C E2=12×2,0×10−6×6,002=3,6×10−5 J=36 μJ\mathcal{E}_e = \dfrac{1}{2}\,C\,E^2 = \dfrac{1}{2} \times 2{,}0 \times 10^{-6} \times 6{,}00^2 = 3{,}6 \times 10^{-5}\ \text{J} = 36\ \mu\text{J}. [0,5 pt]

    Partie 2 : décharge du condensateur dans la bobine (2,5 points)

    1. Loi des mailles avec le condensateur et la bobine en convention récepteur, parcourus par le même courant ii : uC+Ldidt+r i=0u_C + L\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + r\,i = 0. Avec i=CduCdti = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} :

    LC d2uCdt2+rC duCdt+uC=0[0,25 pt]LC\,\frac{\mathrm{d}^2u_C}{\mathrm{d}t^2} + rC\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C = 0 \quad [0{,}25\ \text{pt}]

    Les oscillations ont une amplitude décroissante : le régime est pseudo-périodique (l'amortissement est dû à la résistance rr de la bobine). [0,25 pt]

    2. L'énergie totale est la somme de l'énergie électrique du condensateur et de l'énergie magnétique de la bobine : E=12 C uC2+12 L i2\mathcal{E} = \dfrac{1}{2}\,C\,u_C^2 + \dfrac{1}{2}\,L\,i^2. [0,25 pt]

    dEdt=C uCduCdt+L i didt=i(uC+Ldidt)=i (−r i)=−r i2\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = C\,u_C\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + L\,i\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = i\left(u_C + L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}\right) = i\,(-r\,i) = -r\,i^2

    Comme r i2≥0r\,i^2 \geq 0, l'énergie totale diminue : elle est dissipée par effet Joule dans la résistance de la bobine. [0,25 pt]

    3. T≈T0=2πLCT \approx T_0 = 2\pi\sqrt{LC} donne L=T24π2 CL = \dfrac{T^2}{4\pi^2\,C}. [0,25 pt]

    L=(6,3×10−3)24π2×2,0×10−6=0,50 HL = \frac{(6{,}3 \times 10^{-3})^2}{4\pi^2 \times 2{,}0 \times 10^{-6}} = 0{,}50\ \text{H}

    [0,25 pt]

    4. À t=0t = 0, i=0i = 0 et uC=Eu_C = E : E(0)=12 C E2=36 μJ\mathcal{E}(0) = \dfrac{1}{2}\,C\,E^2 = 36\ \mu\text{J}. À t=Tt = T, uCu_C est maximale, donc i=CduCdt=0i = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = 0 et E(T)=12 C uC(T)2=12×2,0×10−6×5,02=25 μJ\mathcal{E}(T) = \dfrac{1}{2}\,C\,u_C(T)^2 = \dfrac{1}{2} \times 2{,}0 \times 10^{-6} \times 5{,}0^2 = 25\ \mu\text{J}. [0,25 pt]

    L'énergie dissipée par effet Joule est E(0)−E(T)=36−25=11 μJ\mathcal{E}(0) - \mathcal{E}(T) = 36 - 25 = 11\ \mu\text{J}. [0,25 pt]

    5. En remplaçant uG=k iu_G = k\,i et i=CduCdti = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} dans la loi des mailles :

    LC d2uCdt2+(r−k) C duCdt+uC=0LC\,\frac{\mathrm{d}^2u_C}{\mathrm{d}t^2} + (r - k)\,C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C = 0

    Pour k=k0=rk = k_0 = r (kk s'exprime en ohms), le terme d'amortissement disparaît : d2uCdt2+1LC uC=0\dfrac{\mathrm{d}^2u_C}{\mathrm{d}t^2} + \dfrac{1}{LC}\,u_C = 0, équation d'un oscillateur harmonique, dont les solutions sont sinusoïdales. [0,25 pt]

    La période est alors la période propre : T0=2πLC=2π0,50×2,0×10−6=6,3×10−3 s=6,3 msT_0 = 2\pi\sqrt{LC} = 2\pi\sqrt{0{,}50 \times 2{,}0 \times 10^{-6}} = 6{,}3 \times 10^{-3}\ \text{s} = 6{,}3\ \text{ms}. [0,25 pt]

    Exercice 4 : Mécanique — chute dans un fluide et pendule élastique

    5 points

    Partie 1 : chute d'une bille dans l'huile (2,5 points)

    Une bille sphérique en acier, de masse m=4,08 gm = 4{,}08\ \text{g} et de volume V=5,24×10−7 m3V = 5{,}24 \times 10^{-7}\ \text{m}^3, est lâchée sans vitesse initiale à l'instant t=0t = 0, entièrement immergée juste sous la surface d'une huile contenue dans une éprouvette haute. On étudie le mouvement du centre d'inertie GG de la bille sur un axe vertical (O,k⃗)(O, \vec{k}) orienté vers le bas, OO étant la position initiale de GG. On note vv la composante de la vitesse de GG sur cet axe. Outre son poids, la bille subit la poussée d'Archimède Π⃗\vec{\Pi} et une force de frottement fluide f⃗=−h v⃗\vec{f} = -h\,\vec{v} avec h=0,20 kg/sh = 0{,}20\ \text{kg/s}.

    Données : masse volumique de l'huile ρ=9,0×102 kg/m3\rho = 9{,}0 \times 10^{2}\ \text{kg/m}^3 ; intensité de la pesanteur g=9,8 m/s2g = 9{,}8\ \text{m/s}^2.

    1. Faire le bilan des forces appliquées à la bille. Donner l'expression de l'intensité de la poussée d'Archimède et calculer les intensités du poids et de la poussée.
    2. En appliquant la deuxième loi de Newton, montrer que l'équation différentielle vérifiée par vv s'écrit dvdt=A−B v\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = A - B\,v. Exprimer AA et BB en fonction de mm, VV, ρ\rho, gg et hh, puis calculer leurs valeurs.
    3. Déterminer la vitesse limite vℓv_\ell et le temps caractéristique τ\tau du mouvement. Donner la signification de chacune de ces grandeurs.
    4. On utilise la méthode d'Euler avec un pas Δt=5,0 ms\Delta t = 5{,}0\ \text{ms}, avec v0=0v_0 = 0 à t0=0t_0 = 0 et les relations ai=A−B via_i = A - B\,v_i et vi+1=vi+ai Δtv_{i+1} = v_i + a_i\,\Delta t. Calculer v1v_1, a1a_1 et v2v_2.

    Partie 2 : pendule élastique horizontal (2,5 points)

    Un solide (S)(S) de masse M=250 gM = 250\ \text{g} glisse sans frottement sur un banc à coussin d'air horizontal. Il est fixé à l'extrémité d'un ressort horizontal à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur k=25,0 N/mk = 25{,}0\ \text{N/m}, dont l'autre extrémité est fixe. On repère la position du centre d'inertie GG de (S)(S) par son abscisse xx sur un axe horizontal (O,i⃗)(O, \vec{i}), l'origine OO correspondant à la position de GG lorsque le ressort n'est ni allongé ni comprimé. À t=0t = 0, on écarte (S)(S) jusqu'à l'abscisse x0=+4,0 cmx_0 = +4{,}0\ \text{cm} et on le lâche sans vitesse initiale.

    1. En appliquant la deuxième loi de Newton, établir l'équation différentielle vérifiée par x(t)x(t).
    2. La solution est de la forme x(t)=Xmcos⁡(2πT0 t+φ)x(t) = X_m\cos\left(\dfrac{2\pi}{T_0}\,t + \varphi\right). Exprimer la période propre T0T_0 en fonction de MM et de kk, puis la calculer.
    3. Déterminer XmX_m et φ\varphi à l'aide des conditions initiales. Écrire l'équation horaire x(t)x(t) avec ses valeurs numériques.
    4. L'énergie potentielle élastique est nulle pour x=0x = 0 et le mouvement est horizontal. Exprimer l'énergie mécanique EmE_m du système {solide, ressort}, montrer qu'elle est constante et calculer sa valeur.
    5. Calculer la valeur de la vitesse de GG lorsqu'il passe par l'abscisse x=2,0 cmx = 2{,}0\ \text{cm}.
    Voir le corrigé

    Partie 1 : chute d'une bille dans l'huile (2,5 points)

    1. Système : la bille. Forces : le poids P⃗\vec{P} (vertical, vers le bas), la poussée d'Archimède Π⃗\vec{\Pi} (verticale, vers le haut) et la force de frottement f⃗\vec{f} (verticale, vers le haut puisque la bille descend). [0,25 pt]

    Π=ρ V g=9,0×102×5,24×10−7×9,8=4,62×10−3 N\Pi = \rho\,V\,g = 9{,}0 \times 10^{2} \times 5{,}24 \times 10^{-7} \times 9{,}8 = 4{,}62 \times 10^{-3}\ \text{N} et P=m g=4,08×10−3×9,8=4,00×10−2 NP = m\,g = 4{,}08 \times 10^{-3} \times 9{,}8 = 4{,}00 \times 10^{-2}\ \text{N}. [0,25 pt]

    2. Deuxième loi de Newton : P⃗+Π⃗+f⃗=m a⃗\vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{f} = m\,\vec{a}. Projection sur l'axe (O,k⃗)(O, \vec{k}) orienté vers le bas :

    m g−ρ V g−h v=m dvdtm\,g - \rho\,V\,g - h\,v = m\,\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}

    soit

    dvdt=g(1−ρ Vm)−hm v[0,5 pt]\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = g\left(1 - \frac{\rho\,V}{m}\right) - \frac{h}{m}\,v \quad [0{,}5\ \text{pt}]

    Donc A=g(1−ρ Vm)=9,8(1−9,0×102×5,24×10−74,08×10−3)=8,67 m/s2A = g\left(1 - \dfrac{\rho\,V}{m}\right) = 9{,}8\left(1 - \dfrac{9{,}0 \times 10^{2} \times 5{,}24 \times 10^{-7}}{4{,}08 \times 10^{-3}}\right) = 8{,}67\ \text{m/s}^2 et B=hm=0,204,08×10−3=49,0 s−1B = \dfrac{h}{m} = \dfrac{0{,}20}{4{,}08 \times 10^{-3}} = 49{,}0\ \text{s}^{-1}. [0,25 pt]

    3. En régime permanent, dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0, donc

    vℓ=AB=8,6749,0=0,177 m/s[0,25 pt]v_\ell = \frac{A}{B} = \frac{8{,}67}{49{,}0} = 0{,}177\ \text{m/s} \quad [0{,}25\ \text{pt}]

    Le temps caractéristique est τ=1B=mh=2,04×10−2 s=20,4 ms\tau = \dfrac{1}{B} = \dfrac{m}{h} = 2{,}04 \times 10^{-2}\ \text{s} = 20{,}4\ \text{ms}. [0,25 pt]

    Signification : vℓv_\ell est la valeur vers laquelle tend la vitesse quand les trois forces se compensent ; τ\tau mesure la durée du régime transitoire, la vitesse limite étant pratiquement atteinte au bout de 5 τ≈0,10 s5\,\tau \approx 0{,}10\ \text{s}.

    4. a0=A−B×0=8,67 m/s2a_0 = A - B \times 0 = 8{,}67\ \text{m/s}^2. [0,25 pt]

    v1=v0+a0 Δt=0+8,67×5,0×10−3=4,33×10−2 m/sv_1 = v_0 + a_0\,\Delta t = 0 + 8{,}67 \times 5{,}0 \times 10^{-3} = 4{,}33 \times 10^{-2}\ \text{m/s}.

    a1=A−B v1=8,67−49,0×4,33×10−2=6,54 m/s2a_1 = A - B\,v_1 = 8{,}67 - 49{,}0 \times 4{,}33 \times 10^{-2} = 6{,}54\ \text{m/s}^2. [0,25 pt]

    v2=v1+a1 Δt=4,33×10−2+6,54×5,0×10−3=7,6×10−2 m/sv_2 = v_1 + a_1\,\Delta t = 4{,}33 \times 10^{-2} + 6{,}54 \times 5{,}0 \times 10^{-3} = 7{,}6 \times 10^{-2}\ \text{m/s}. [0,25 pt]

    Partie 2 : pendule élastique horizontal (2,5 points)

    1. Système : le solide (S)(S). Forces : le poids P⃗\vec{P}, la réaction normale R⃗\vec{R} du banc (les frottements sont négligeables, donc R⃗\vec{R} est verticale) et la force de rappel du ressort T⃗=−k x i⃗\vec{T} = -k\,x\,\vec{i}. Deuxième loi de Newton : P⃗+R⃗+T⃗=M a⃗\vec{P} + \vec{R} + \vec{T} = M\,\vec{a}. Projection sur (O,i⃗)(O, \vec{i}) (où Px=Rx=0P_x = R_x = 0) : −k x=M d2xdt2-k\,x = M\,\dfrac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2}, soit

    d2xdt2+kM x=0[0,5 pt]\frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \frac{k}{M}\,x = 0 \quad [0{,}5\ \text{pt}]

    2. On dérive deux fois x(t)x(t) : d2xdt2=−(2πT0)2x\dfrac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = -\left(\dfrac{2\pi}{T_0}\right)^2 x. En remplaçant dans l'équation différentielle, (2πT0)2=kM\left(\dfrac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \dfrac{k}{M}, d'où

    T0=2πMk=2π0,25025,0=0,628 s[0,5 pt]T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{M}{k}} = 2\pi\sqrt{\frac{0{,}250}{25{,}0}} = 0{,}628\ \text{s} \quad [0{,}5\ \text{pt}]

    3. À t=0t = 0 : x(0)=Xmcos⁡φ=4,0×10−2 mx(0) = X_m\cos\varphi = 4{,}0 \times 10^{-2}\ \text{m} et v(0)=−Xm 2πT0sin⁡φ=0v(0) = -X_m\,\dfrac{2\pi}{T_0}\sin\varphi = 0. La seconde condition donne sin⁡φ=0\sin\varphi = 0, donc φ=0\varphi = 0 ou φ=π\varphi = \pi. Comme Xm>0X_m > 0 et x(0)>0x(0) > 0, on a cos⁡φ>0\cos\varphi > 0, donc φ=0\varphi = 0 et Xm=4,0×10−2 mX_m = 4{,}0 \times 10^{-2}\ \text{m}. [0,25 pt]

    Avec 2πT0=10,0 rad/s\dfrac{2\pi}{T_0} = 10{,}0\ \text{rad/s} : x(t)=4,0×10−2cos⁡(10 t)x(t) = 4{,}0 \times 10^{-2}\cos(10\,t) (xx en m, tt en s). [0,25 pt]

    4. Em=Ec+Epe=12 M v2+12 k x2E_m = E_c + E_{pe} = \dfrac{1}{2}\,M\,v^2 + \dfrac{1}{2}\,k\,x^2 (l'énergie potentielle de pesanteur reste constante, on la prend nulle). On note ω0=2πT0=kM\omega_0 = \dfrac{2\pi}{T_0} = \sqrt{\dfrac{k}{M}}. Avec x=Xmcos⁡(ω0t)x = X_m\cos(\omega_0 t), v=−ω0Xmsin⁡(ω0t)v = -\omega_0 X_m\sin(\omega_0 t) et Mω02=kM\omega_0^2 = k :

    Em=12 k Xm2sin⁡2(ω0t)+12 k Xm2cos⁡2(ω0t)=12 k Xm2E_m = \frac{1}{2}\,k\,X_m^2\sin^2(\omega_0 t) + \frac{1}{2}\,k\,X_m^2\cos^2(\omega_0 t) = \frac{1}{2}\,k\,X_m^2

    EmE_m ne dépend pas du temps : l'énergie mécanique est constante. [0,25 pt]

    Em=12×25,0×(4,0×10−2)2=2,0×10−2 JE_m = \dfrac{1}{2} \times 25{,}0 \times (4{,}0 \times 10^{-2})^2 = 2{,}0 \times 10^{-2}\ \text{J}. [0,25 pt]

    5. Par conservation de l'énergie mécanique : 12 M v2=Em−12 k x2=2,0×10−2−12×25,0×(2,0×10−2)2=1,5×10−2 J\dfrac{1}{2}\,M\,v^2 = E_m - \dfrac{1}{2}\,k\,x^2 = 2{,}0 \times 10^{-2} - \dfrac{1}{2} \times 25{,}0 \times (2{,}0 \times 10^{-2})^2 = 1{,}5 \times 10^{-2}\ \text{J}. [0,25 pt]

    ∣v∣=2×1,5×10−20,250=0,35 m/s|v| = \sqrt{\frac{2 \times 1{,}5 \times 10^{-2}}{0{,}250}} = 0{,}35\ \text{m/s}

    (le signe de vv dépend du sens de passage de GG en x=2,0 cmx = 2{,}0\ \text{cm}).

    [0,25 pt]

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