Bac blanc original de mathématiques 2e Bac PC/SVT, format national (3 h) : 4 exercices et un problème, corrigé détaillé et barème sur 20.
3 h
5 exercices
Barème : 20 points
Conseil : fais le sujet sur papier, sans regarder les corrigés, puis note-toi avec le barème.
Temps restant : 3 h 00 min 00 s
Consignes
Ce Bac blanc est un sujet original écrit par 9raya dans le format et le niveau de l'examen national de mathématiques (2e Bac Sciences expérimentales, options PC et SVT). Ce n'est pas un sujet officiel du ministère.
Durée : 3 heures, dans les conditions de l'examen : sans cours, sans téléphone, sans regarder le corrigé avant d'avoir terminé.
Calculatrice non programmable autorisée, comme au national.
Le sujet comporte quatre exercices et un problème, indépendants les uns des autres : tu peux les traiter dans l'ordre de ton choix.
Barème total : 20 points, réparti comme dans le tableau ci-dessous. Le nombre de points de chaque question est indiqué entre parenthèses.
Exercice
Thème
Points
Exercice 1
Suites numériques
3
Exercice 2
Géométrie dans l'espace
3
Exercice 3
Nombres complexes
3
Exercice 4
Probabilités
3
Problème
Fonction logarithme et calcul intégral
8
Total
20
Conseils de gestion du temps :
Consacre les 10 premières minutes à lire tout le sujet et à repérer les questions que tu maîtrises le mieux.
Prévois environ 20 minutes par exercice et 1 heure 15 pour le problème, puis garde 15 minutes pour la relecture (10 + 4 × 20 + 75 + 15 = 180 minutes).
Dans un même exercice, les questions sont souvent liées : si tu bloques sur une question, admets son résultat (il est donné ou facile à retenir) et passe à la suivante.
Rédige chaque réponse en justifiant le raisonnement : un résultat juste sans justification ne rapporte pas tous les points.
Encadre tes résultats finaux et vérifie leur vraisemblance (une probabilité est entre 0 et 1, une distance est positive, etc.).
Une fois le temps écoulé, corrige-toi avec le corrigé détaillé : repère le barème de chaque question et note ton score sur 20.
Sujet
Exercice 1 : Suites numériques
3 points
On considère la suite numérique (un)n∈N définie par u0=1 et, pour tout n∈N : un+1=2un+3.
Montrer par récurrence que, pour tout n∈N : 1≤un≤3. (0,75 pt)
a) Montrer que, pour tout n∈N : un+1−un=un+1+un(3−un)(un+1), puis en déduire que la suite (un) est croissante. (0,5 pt) b) En déduire que la suite (un) est convergente. (0,25 pt)
a) Montrer que, pour tout n∈N : 3−un+1=3+un+12(3−un), puis que 3−un+1≤21(3−un). (0,5 pt) b) En déduire que, pour tout n∈N : 0≤3−un≤2(21)n, puis calculer limn→+∞un. (0,5 pt) c) Déterminer le plus petit entier naturel n0 tel que 2(21)n0≤10−3, puis interpréter ce résultat pour le terme un0. (0,5 pt)
Voir le corrigé
1. Montrons par récurrence la propriété P(n) : « 1≤un≤3 ».
Initialisation : u0=1 et 1≤1≤3, donc P(0) est vraie.
Hérédité : soit n∈N tel que 1≤un≤3 (hypothèse de récurrence). En multipliant par 2 puis en ajoutant 3, on obtient 5≤2un+3≤9. La fonction racine carrée est croissante sur [0,+∞[, donc 5≤un+1≤9=3. Comme 5>1, on a bien 1≤un+1≤3 : P(n+1) est vraie.
Conclusion : pour tout n∈N, 1≤un≤3. [0,75 pt]
2. a) Pour tout n, un+12=2un+3. Comme un+12−un2=(un+1−un)(un+1+un) et que un+1+un>0 (car un≥1), on a :
Or 2un+3−un2=−(un−3)(un+1)=(3−un)(un+1). D'où l'égalité demandée. D'après la question 1, 3−un≥0, un+1>0 et un+1+un>0 : donc un+1−un≥0 pour tout n et la suite (un) est croissante. [0,5 pt]
2. b) La suite (un) est croissante et majorée par 3 (question 1) : elle est donc convergente. [0,25 pt]
Comme un+1≥1, on a 3+un+1≥4, donc 0<3+un+12≤21. Puisque 3−un≥0, on en déduit 3−un+1≤21(3−un). [0,5 pt]
3. b) Montrons par récurrence que 3−un≤2(21)n. Pour n=0 : 3−u0=2=2(21)0. Si 3−un≤2(21)n, alors d'après la question 3. a) : 3−un+1≤21(3−un)≤2(21)n+1. Avec la question 1 (un≤3), on obtient pour tout n :
0≤3−un≤2(21)n.
Comme −1<21<1, limn→+∞(21)n=0. Par encadrement, limn→+∞(3−un)=0, donc limn→+∞un=3. [0,5 pt]
3. c)2(21)n≤10−3⟺2n≥2000⟺nln2≥ln2000⟺n≥ln2ln2000≈10,97. Le plus petit entier naturel qui convient est donc n0=11 (on vérifie : 210=1024<2000≤2048=211). Pour n0=11, on a 0≤3−u11≤10−3 : u11 est une valeur approchée de la limite 3 à 10−3 près par défaut. [0,5 pt]
Exercice 2 : Géométrie dans l'espace
3 points
L'espace est rapporté à un repère orthonormé direct (O;i,j,k). On considère les points A(1,1,0), B(0,−1,0), C(0,1,1) et Ω(1,−2,3), ainsi que la sphère (S) d'équation : x2+y2+z2−2x+4y−6z−11=0.
Montrer que (S) est la sphère de centre Ω et de rayon 5. (0,5 pt)
a) Calculer le produit vectoriel AB∧AC, puis en déduire que 2x−y+2z−1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC). (0,75 pt) b) Calculer la distance d(Ω,(ABC)), puis montrer que le plan (ABC) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ). (0,5 pt) c) Déterminer les coordonnées du centre H du cercle (Γ) et calculer son rayon. (0,75 pt)
Vérifier que le point E(5,−5,3) appartient à la sphère (S), puis déterminer une équation cartésienne du plan (Q) tangent à (S) au point E. (0,5 pt)
Ce vecteur est non nul, donc les points A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan ; le vecteur n(−2,1,−2), orthogonal à AB et à AC, est normal au plan (ABC). Ce plan a donc une équation de la forme −2x+y−2z+d=0. Comme A(1,1,0) appartient au plan : −2+1+d=0, soit d=1. Une équation de (ABC) est −2x+y−2z+1=0, c'est-à-dire en multipliant par −1 : 2x−y+2z−1=0. [0,75 pt]
2. b) La distance de Ω(1,−2,3) au plan (ABC) est :
Comme 3<5 (le rayon de la sphère), le plan (ABC) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ). [0,5 pt]
2. c) Le centre H de (Γ) est le projeté orthogonal de Ω sur le plan (ABC). La droite (ΩH) passe par Ω et a pour vecteur directeur le vecteur normal n′(2,−1,2) du plan : une représentation paramétrique est x=1+2t, y=−2−t, z=3+2t (t∈R). On remplace dans l'équation du plan :
2(1+2t)−(−2−t)+2(3+2t)−1=0⟺9+9t=0⟺t=−1.
D'où H(1−2,−2+1,3−2), soit H(−1,−1,1). On vérifie que H est dans le plan : −2+1+2−1=0. Le rayon du cercle est r=R2−d2=25−9=4. [0,75 pt]
3. On a (5−1)2+(−5+2)2+(3−3)2=16+9+0=25, donc E∈(S). Le plan tangent à (S) en E est le plan passant par E et orthogonal à ΩE. Ici ΩE(4,−3,0). Un point M(x,y,z) appartient à (Q) si et seulement si ΩE⋅EM=0, c'est-à-dire :
4(x−5)−3(y+5)+0×(z−3)=0⟺4x−3y−35=0.
Une équation du plan (Q) est 4x−3y−35=0. [0,5 pt]
Exercice 3 : Nombres complexes
3 points
Résoudre dans C l'équation (E) : z2−23z+4=0. On note a la solution dont la partie imaginaire est strictement positive et b l'autre solution. (0,5 pt)
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O;u,v). On considère les points A, B et C d'affixes respectives a, b et c=23.
a) Écrire a et b sous forme trigonométrique, puis sous forme exponentielle. (0,5 pt) b) Pour tout n∈N, donner la forme trigonométrique de an. En déduire l'ensemble des entiers naturels n tels que an soit un nombre réel, puis l'ensemble de ceux tels que an soit un imaginaire pur. (0,5 pt)
Montrer que a=ei3πb, puis en déduire la nature du triangle OAB. (0,5 pt)
a) Montrer que b−ac−a=ei3π. (0,5 pt) b) En déduire que C est l'image de B par la rotation de centre A et d'angle 3π, puis déterminer la nature du triangle ABC. (0,25 pt)
Montrer que c=a+b, puis en déduire que le quadrilatère OACB est un losange. (0,25 pt)
Voir le corrigé
1. Le discriminant de (E) est Δ=(−23)2−4×1×4=12−16=−4=(2i)2. L'équation admet donc deux solutions complexes conjuguées :
z=223+2i=3+iouz=223−2i=3−i.
Ainsi a=3+i et b=3−i. [0,5 pt]
2. a) On a ∣a∣=(3)2+12=4=2, donc :
a=2(23+21i)=2(cos6π+isin6π)=2ei6π.
Comme b=aˉ, on a ∣b∣=2 et b=2(cos(−6π)+isin(−6π))=2e−i6π. [0,5 pt]
2. b) D'après la formule de Moivre, pour tout n∈N : an=2n(cos6nπ+isin6nπ). Comme 2n=0 :
an∈R⟺sin6nπ=0⟺6nπ=kπ avec k∈N⟺n=6k. Les entiers cherchés sont les multiples de 6 ;
an est imaginaire pur ⟺cos6nπ=0⟺6nπ=2π+kπ avec k∈N⟺n=3+6k. Les entiers cherchés sont les entiers de la forme 6k+3.
Vérification : a3=8i (imaginaire pur) et a6=64eiπ=−64 (réel). [0,5 pt]
3. On a ba=2e−i6π2ei6π=ei3π, donc a=ei3πb. Cela signifie que la rotation de centre O et d'angle 3π transforme B en A. Ainsi OA=OB (on retrouve ∣a∣=∣b∣=2) et l'angle (OB,OA) mesure 3π. Un triangle isocèle dont l'angle au sommet vaut 3π est équilatéral : le triangle OAB est équilatéral. [0,5 pt]
4. b) L'égalité c−a=ei3π(b−a) est l'écriture complexe de la rotation de centre A et d'angle 3π appliquée à B : C est l'image de B par cette rotation. Donc AC=AB et (AB,AC)=3π : le triangle ABC est isocèle en A avec un angle de 3π, donc équilatéral (on vérifie : AB=∣b−a∣=2 et AC=∣c−a∣=∣3−i∣=2). [0,25 pt]
5. On a a+b=(3+i)+(3−i)=23=c, d'où OC=OA+OB : le quadrilatère OACB est un parallélogramme. De plus OA=OB=2 : deux côtés consécutifs ont la même longueur, donc OACB est un losange. [0,25 pt]
Exercice 4 : Probabilités
3 points
Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher : 4 boules rouges, 3 boules vertes et 3 boules jaunes.
Partie A. On tire simultanément et au hasard 3 boules de l'urne.
Calculer la probabilité de l'événement A : « les trois boules tirées sont de la même couleur ». (0,5 pt)
Sachant que l'événement A est réalisé, calculer la probabilité que les trois boules tirées soient rouges. (0,5 pt)
Partie B. On note X la variable aléatoire égale au nombre de boules rouges parmi les 3 boules tirées.
Déterminer la loi de probabilité de X. (0,75 pt)
Calculer l'espérance mathématique E(X). (0,25 pt)
Partie C. On effectue maintenant quatre tirages successifs d'une boule avec remise : après chaque tirage, la boule est remise dans l'urne. On note Y la variable aléatoire égale au nombre de boules rouges obtenues.
a) Déterminer la loi de Y en justifiant, puis calculer p(Y=2). (0,5 pt) b) Calculer la probabilité d'obtenir au moins une boule rouge. (0,5 pt)
Voir le corrigé
Dans la partie A et la partie B, tous les tirages simultanés de 3 boules sont équiprobables, et leur nombre est (310)=3×2×110×9×8=120.
1. L'événement A est réalisé si les trois boules sont rouges ((34)=4 façons), ou vertes ((33)=1 façon), ou jaunes ((33)=1 façon). Donc :
p(A)=1204+1+1=1206=201.
[0,5 pt]
2. Soit R l'événement « les trois boules tirées sont rouges ». On a R⊂A, donc R∩A=R et p(R∩A)=p(R)=1204=301. La probabilité conditionnelle est :
pA(R)=p(A)p(R∩A)=1/201/30=3020=32.
[0,5 pt]
3.X prend les valeurs 0, 1, 2, 3. Pour obtenir k boules rouges, on choisit k boules parmi les 4 rouges et 3−k boules parmi les 6 non rouges : p(X=k)=120(k4)(3−k6).
5. a) Chaque tirage avec remise remet l'urne dans son état initial : les quatre tirages sont identiques et indépendants, et chacun n'a que deux issues, « rouge » (probabilité p=104=52) ou « non rouge » (probabilité 53). La variable Y suit donc la loi binomiale de paramètres n=4 et p=52 : pour k∈{0,1,2,3,4}, p(Y=k)=(k4)(52)k(53)4−k. En particulier :
5. b) L'événement contraire de « au moins une boule rouge » est « aucune boule rouge », soit Y=0 : p(Y=0)=(53)4=62581. Donc :
p(Y≥1)=1−p(Y=0)=1−62581=625544≈0,87.
[0,5 pt]
Exercice 5 : Problème : Étude d'une fonction logarithme et calcul d'aire
8 points
Partie I : une fonction auxiliaire. On considère la fonction g définie sur ]0,+∞[ par g(x)=x3+1−2lnx.
Calculer g′(x), puis montrer que g admet un minimum atteint en x0=(32)31, égal à 35+32ln23. (1 pt)
En déduire que g(x)>0 pour tout x∈]0,+∞[. (0,5 pt)
Partie II : étude de la fonction f. On considère la fonction f définie sur ]0,+∞[ par f(x)=x+x2lnx. On note (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i,j) d'unité 2 cm.
a) Calculer limx→0+f(x) et interpréter graphiquement le résultat. (0,5 pt) b) Calculer limx→+∞f(x) et limx→+∞(f(x)−x), puis interpréter graphiquement le second résultat. (0,5 pt) c) Étudier la position relative de (C) et de la droite (D) d'équation y=x. (0,5 pt)
a) Montrer que, pour tout x>0 : f′(x)=x3g(x). (0,5 pt) b) Dresser le tableau de variations de f. (0,5 pt)
Montrer que l'équation f(x)=0 admet une solution unique α dans ]0,+∞[, puis que 0,7<α<0,71. (0,5 pt)
Montrer que, pour tout x>0 : f′′(x)=x46lnx−5, puis en déduire que (C) admet un point d'inflexion dont on précisera l'abscisse. (0,5 pt)
Écrire une équation de la tangente (T) à (C) au point A(1,1), puis construire (D), (T) et (C) dans le repère (O;i,j). On prendra α≈0,7 et on donne : f(0,5)≈−2,27 ; f(2)≈2,17 ; f(e)≈2,85 ; abscisse du point d'inflexion ≈2,3. (0,5 pt)
Soit m un nombre réel. Discuter, selon les valeurs de m, le nombre de solutions de l'équation lnx=mx2 d'inconnue x>0. On pourra remarquer que f(x)−x=x2lnx et étudier les variations de la fonction h définie sur ]0,+∞[ par h(x)=f(x)−x. (0,75 pt)
Partie III : calcul intégral.
À l'aide d'une intégration par parties, montrer que ∫1ex2lnxdx=1−e2. (0,75 pt)
Calculer, en cm², l'aire du domaine plan limité par la courbe (C), la droite (D) et les droites d'équations x=1 et x=e. (0,5 pt)
Calculer ∫1ef(x)dx, puis en déduire, en cm², l'aire du domaine plan limité par la courbe (C), l'axe des abscisses et les droites d'équations x=1 et x=e. (0,5 pt)
Voir le corrigé
Partie I
I. 1. La fonction g est dérivable sur ]0,+∞[ et, pour tout x>0 :
g′(x)=3x2−x2=x3x3−2.
Comme x>0, g′(x) a le signe de 3x3−2. On a 3x3−2<0⟺x3<32⟺x<x0=(32)31, et 3x3−2>0⟺x>x0. D'où le tableau de variations :
x
0
x0
+∞
g′(x)
−
0
+
g(x)
↘
g(x0)
↗
La fonction g admet donc un minimum en x0. Comme x03=32, on a lnx0=31lnx03=31ln32 et :
I. 2. Pour tout x>0, g(x)≥g(x0)=35+32ln23. Or 23>1 donc ln23>0 et g(x0)>0. Donc g(x)>0 pour tout x∈]0,+∞[. [0,5 pt]
Partie II
II. 1. a) On a limx→0+lnx=−∞ et limx→0+x21=+∞, donc limx→0+x2lnx=−∞. Comme limx→0+x=0, on obtient limx→0+f(x)=−∞. La courbe (C) admet donc l'axe des ordonnées (droite d'équation x=0) pour asymptote verticale. [0,5 pt]
II. 1. b) Par croissances comparées, limx→+∞xlnx=0, donc x2lnx=xlnx×x1→0 quand x→+∞. Ainsi limx→+∞(f(x)−x)=0 et limx→+∞f(x)=+∞. La droite (D) d'équation y=x est asymptote oblique à (C) au voisinage de +∞. [0,5 pt]
II. 1. c) Pour tout x>0, f(x)−x=x2lnx a le signe de lnx (car x2>0) :
si 0<x<1 : f(x)−x<0, donc (C) est au-dessous de (D) ;
si x=1 : f(1)−1=0, donc (C) coupe (D) au point A(1,1) ;
si x>1 : f(x)−x>0, donc (C) est au-dessus de (D).
[0,5 pt]
II. 2. a) La fonction f est dérivable sur ]0,+∞[. On dérive le quotient x2lnx :
II. 2. b) D'après la partie I, g(x)>0, et x3>0, donc f′(x)>0 pour tout x>0 : f est strictement croissante sur ]0,+∞[. Avec les limites de la question 1 :
x
0
+∞
f′(x)
+
f(x)
−∞
↗
+∞
[0,5 pt]
II. 3. La fonction f est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[, et f(]0,+∞[)=]lim0+f,lim+∞f[=R, qui contient 0. D'après le théorème de la bijection, l'équation f(x)=0 admet une solution unique α dans ]0,+∞[. À la calculatrice : f(0,7)=0,7+0,49ln0,7≈−0,028<0 et f(0,71)≈0,031>0. Donc f(0,7)<f(α)<f(0,71) et, f étant strictement croissante, 0,7<α<0,71. [0,5 pt]
Comme x4>0, f′′(x) a le signe de 6lnx−5 : f′′(x)=0⟺lnx=65⟺x=e65≈2,30. La dérivée seconde est négative sur ]0,e65[ (courbe concave) et positive sur ]e65,+∞[ (courbe convexe) : elle s'annule en changeant de signe, donc (C) admet un point d'inflexion I d'abscisse e65 ; son ordonnée est f(e65)=e65+65e−35≈2,46. [0,5 pt]
II. 5. On a f(1)=1 et f′(1)=1g(1)=1+1−2ln1=2. La tangente (T) en A(1,1) a pour équation y=f′(1)(x−1)+f(1), soit y=2x−1.
Pour la construction, on place d'abord l'asymptote verticale x=0, l'asymptote oblique (D) : y=x et la tangente (T) : y=2x−1, puis les points suivants :
x
0,5
α≈0,7
1
2
2,3 (inflexion)
e≈2,72
3
f(x)
−2,27
0
1
2,17
2,46
2,85
3,12
La courbe (C) vient de −∞ le long de l'axe des ordonnées, coupe l'axe des abscisses en α, traverse (D) en A en passant au-dessus, est concave jusqu'à I puis convexe, et se rapproche de (D) par au-dessus quand x→+∞. [0,5 pt]
II. 6. Pour x>0, lnx=mx2⟺x2lnx=m⟺h(x)=m avec h(x)=f(x)−x=x2lnx : on cherche le nombre d'intersections de (C) avec la droite d'équation y=x+m, parallèle à (D).
On a h′(x)=f′(x)−1=x31−2lnx, qui s'annule en x=e, est positive sur ]0,e[ et négative sur ]e,+∞[. De plus h(e)=e21=2e1≈0,18, lim0+h=−∞ et lim+∞h=0.
x
0
e
+∞
h′(x)
+
0
−
h(x)
−∞
↗
2e1
↘
0
La fonction h réalise une bijection de ]0,e] sur ]−∞,2e1] et une bijection de [e,+∞[ sur ]0,2e1] (sur cet intervalle h est strictement positive car e>1, et sa limite 0 n'est jamais atteinte). On en déduit :
si m>2e1 : aucune solution ;
si m=2e1 : une seule solution, x=e ;
si 0<m<2e1 : deux solutions, l'une dans ]1,e[, l'autre dans ]e,+∞[ ;
si m≤0 : une seule solution, dans ]0,1] (pour m=0, c'est x=1).
[0,75 pt]
Partie III
III. 1. Posons u(x)=lnx et v′(x)=x21, d'où u′(x)=x1 et v(x)=−x1. Les fonctions u et v sont dérivables sur [1,e] et leurs dérivées u′ et v′ sont continues sur [1,e]. Par intégration par parties :
La fonction f est croissante sur [1,e] et f(1)=1>0, donc f est positive sur [1,e] : l'aire du domaine limité par (C), l'axe des abscisses et les droites x=1 et x=e est ∫1ef(x)dx unités d'aire, soit 4(2e2+21−e2)=2e2+2−e8≈13,84 cm2. [0,5 pt]
Auto-évaluation
Après l'épreuve, compare ta copie aux corrigés et saisis tes points par exercice.