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    2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT)

    Bac blanc n° 1 — Mathématiques (PC et SVT)

    Bac blanc original de mathématiques 2e Bac PC/SVT, format national (3 h) : 4 exercices et un problème, corrigé détaillé et barème sur 20.

    • 3 h
    • 5 exercices
    • Barème : 20 points

    Conseil : fais le sujet sur papier, sans regarder les corrigés, puis note-toi avec le barème.

    Temps restant : 3 h 00 min 00 s

    Consignes

    Ce Bac blanc est un sujet original écrit par 9raya dans le format et le niveau de l'examen national de mathématiques (2e Bac Sciences expérimentales, options PC et SVT). Ce n'est pas un sujet officiel du ministère.

    • Durée : 3 heures, dans les conditions de l'examen : sans cours, sans téléphone, sans regarder le corrigé avant d'avoir terminé.
    • Calculatrice non programmable autorisée, comme au national.
    • Le sujet comporte quatre exercices et un problème, indépendants les uns des autres : tu peux les traiter dans l'ordre de ton choix.
    • Barème total : 20 points, réparti comme dans le tableau ci-dessous. Le nombre de points de chaque question est indiqué entre parenthèses.
    ExerciceThèmePoints
    Exercice 1Suites numériques3
    Exercice 2Géométrie dans l'espace3
    Exercice 3Nombres complexes3
    Exercice 4Probabilités3
    ProblèmeFonction logarithme et calcul intégral8
    Total20

    Conseils de gestion du temps :

    • Consacre les 10 premières minutes à lire tout le sujet et à repérer les questions que tu maîtrises le mieux.
    • Prévois environ 20 minutes par exercice et 1 heure 15 pour le problème, puis garde 15 minutes pour la relecture (10 + 4 × 20 + 75 + 15 = 180 minutes).
    • Dans un même exercice, les questions sont souvent liées : si tu bloques sur une question, admets son résultat (il est donné ou facile à retenir) et passe à la suivante.
    • Rédige chaque réponse en justifiant le raisonnement : un résultat juste sans justification ne rapporte pas tous les points.
    • Encadre tes résultats finaux et vérifie leur vraisemblance (une probabilité est entre 0 et 1, une distance est positive, etc.).
    • Une fois le temps écoulé, corrige-toi avec le corrigé détaillé : repère le barème de chaque question et note ton score sur 20.

    Sujet

    Exercice 1 : Suites numériques

    3 points

    On considère la suite numérique (un)n∈N(u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : un+1=2un+3u_{n+1} = \sqrt{2u_n + 3}.

    1. Montrer par récurrence que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : 1≤un≤31 \leq u_n \leq 3. (0,75 pt)
    2. a) Montrer que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : un+1−un=(3−un)(un+1)un+1+unu_{n+1} - u_n = \dfrac{(3 - u_n)(u_n + 1)}{u_{n+1} + u_n}, puis en déduire que la suite (un)(u_n) est croissante. (0,5 pt) b) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente. (0,25 pt)
    3. a) Montrer que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : 3−un+1=2(3−un)3+un+13 - u_{n+1} = \dfrac{2(3 - u_n)}{3 + u_{n+1}}, puis que 3−un+1≤12(3−un)3 - u_{n+1} \leq \dfrac{1}{2}(3 - u_n). (0,5 pt) b) En déduire que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : 0≤3−un≤2(12)n0 \leq 3 - u_n \leq 2\left(\dfrac{1}{2}\right)^n, puis calculer lim⁡n→+∞un\lim_{n \to +\infty} u_n. (0,5 pt) c) Déterminer le plus petit entier naturel n0n_0 tel que 2(12)n0≤10−32\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n_0} \leq 10^{-3}, puis interpréter ce résultat pour le terme un0u_{n_0}. (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    1. Montrons par récurrence la propriété P(n)P(n) : « 1≤un≤31 \leq u_n \leq 3 ».

    Initialisation : u0=1u_0 = 1 et 1≤1≤31 \leq 1 \leq 3, donc P(0)P(0) est vraie.

    Hérédité : soit n∈Nn \in \mathbb{N} tel que 1≤un≤31 \leq u_n \leq 3 (hypothèse de récurrence). En multipliant par 22 puis en ajoutant 33, on obtient 5≤2un+3≤95 \leq 2u_n + 3 \leq 9. La fonction racine carrée est croissante sur [0,+∞[[0, +\infty[, donc 5≤un+1≤9=3\sqrt{5} \leq u_{n+1} \leq \sqrt{9} = 3. Comme 5>1\sqrt{5} > 1, on a bien 1≤un+1≤31 \leq u_{n+1} \leq 3 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

    Conclusion : pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, 1≤un≤31 \leq u_n \leq 3. [0,75 pt]

    2. a) Pour tout nn, un+12=2un+3u_{n+1}^2 = 2u_n + 3. Comme un+12−un2=(un+1−un)(un+1+un)u_{n+1}^2 - u_n^2 = (u_{n+1} - u_n)(u_{n+1} + u_n) et que un+1+un>0u_{n+1} + u_n > 0 (car un≥1u_n \geq 1), on a :

    un+1−un=un+12−un2un+1+un=2un+3−un2un+1+un.u_{n+1} - u_n = \frac{u_{n+1}^2 - u_n^2}{u_{n+1} + u_n} = \frac{2u_n + 3 - u_n^2}{u_{n+1} + u_n}.

    Or 2un+3−un2=−(un−3)(un+1)=(3−un)(un+1)2u_n + 3 - u_n^2 = -(u_n - 3)(u_n + 1) = (3 - u_n)(u_n + 1). D'où l'égalité demandée. D'après la question 1, 3−un≥03 - u_n \geq 0, un+1>0u_n + 1 > 0 et un+1+un>0u_{n+1} + u_n > 0 : donc un+1−un≥0u_{n+1} - u_n \geq 0 pour tout nn et la suite (un)(u_n) est croissante. [0,5 pt]

    2. b) La suite (un)(u_n) est croissante et majorée par 33 (question 1) : elle est donc convergente. [0,25 pt]

    3. a) Pour tout nn, comme un+12=2un+3u_{n+1}^2 = 2u_n + 3 :

    3−un+1=9−un+123+un+1=9−2un−33+un+1=6−2un3+un+1=2(3−un)3+un+1.3 - u_{n+1} = \frac{9 - u_{n+1}^2}{3 + u_{n+1}} = \frac{9 - 2u_n - 3}{3 + u_{n+1}} = \frac{6 - 2u_n}{3 + u_{n+1}} = \frac{2(3 - u_n)}{3 + u_{n+1}}.

    Comme un+1≥1u_{n+1} \geq 1, on a 3+un+1≥43 + u_{n+1} \geq 4, donc 0<23+un+1≤120 < \dfrac{2}{3 + u_{n+1}} \leq \dfrac{1}{2}. Puisque 3−un≥03 - u_n \geq 0, on en déduit 3−un+1≤12(3−un)3 - u_{n+1} \leq \dfrac{1}{2}(3 - u_n). [0,5 pt]

    3. b) Montrons par récurrence que 3−un≤2(12)n3 - u_n \leq 2\left(\dfrac{1}{2}\right)^n. Pour n=0n = 0 : 3−u0=2=2(12)03 - u_0 = 2 = 2\left(\dfrac{1}{2}\right)^0. Si 3−un≤2(12)n3 - u_n \leq 2\left(\dfrac{1}{2}\right)^n, alors d'après la question 3. a) : 3−un+1≤12(3−un)≤2(12)n+13 - u_{n+1} \leq \dfrac{1}{2}(3 - u_n) \leq 2\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}. Avec la question 1 (un≤3u_n \leq 3), on obtient pour tout nn :

    0≤3−un≤2(12)n.0 \leq 3 - u_n \leq 2\left(\frac{1}{2}\right)^n.

    Comme −1<12<1-1 < \dfrac{1}{2} < 1, lim⁡n→+∞(12)n=0\lim_{n \to +\infty} \left(\dfrac{1}{2}\right)^n = 0. Par encadrement, lim⁡n→+∞(3−un)=0\lim_{n \to +\infty} (3 - u_n) = 0, donc lim⁡n→+∞un=3\lim_{n \to +\infty} u_n = 3. [0,5 pt]

    3. c) 2(12)n≤10−3  ⟺  2n≥2000  ⟺  nln⁡2≥ln⁡2000  ⟺  n≥ln⁡2000ln⁡2≈10,972\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} \leq 10^{-3} \iff 2^{n} \geq 2000 \iff n \ln 2 \geq \ln 2000 \iff n \geq \dfrac{\ln 2000}{\ln 2} \approx 10{,}97. Le plus petit entier naturel qui convient est donc n0=11n_0 = 11 (on vérifie : 210=1024<2000≤2048=2112^{10} = 1024 < 2000 \leq 2048 = 2^{11}). Pour n0=11n_0 = 11, on a 0≤3−u11≤10−30 \leq 3 - u_{11} \leq 10^{-3} : u11u_{11} est une valeur approchée de la limite 33 à 10−310^{-3} près par défaut. [0,5 pt]

    Exercice 2 : Géométrie dans l'espace

    3 points

    L'espace est rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O ; \vec{i}, \vec{j}, \vec{k}). On considère les points A(1,1,0)A(1, 1, 0), B(0,−1,0)B(0, -1, 0), C(0,1,1)C(0, 1, 1) et Ω(1,−2,3)\Omega(1, -2, 3), ainsi que la sphère (S)(S) d'équation : x2+y2+z2−2x+4y−6z−11=0x^2 + y^2 + z^2 - 2x + 4y - 6z - 11 = 0.

    1. Montrer que (S)(S) est la sphère de centre Ω\Omega et de rayon 55. (0,5 pt)
    2. a) Calculer le produit vectoriel AB→∧AC→\overrightarrow{AB} \wedge \overrightarrow{AC}, puis en déduire que 2x−y+2z−1=02x - y + 2z - 1 = 0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC). (0,75 pt) b) Calculer la distance d(Ω,(ABC))d(\Omega, (ABC)), puis montrer que le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma). (0,5 pt) c) Déterminer les coordonnées du centre HH du cercle (Γ)(\Gamma) et calculer son rayon. (0,75 pt)
    3. Vérifier que le point E(5,−5,3)E(5, -5, 3) appartient à la sphère (S)(S), puis déterminer une équation cartésienne du plan (Q)(Q) tangent à (S)(S) au point EE. (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    1. Pour tout point M(x,y,z)M(x, y, z) de l'espace :

    x2+y2+z2−2x+4y−6z−11=0  ⟺  (x−1)2+(y+2)2+(z−3)2−1−4−9−11=0  ⟺  (x−1)2+(y+2)2+(z−3)2=25.x^2 + y^2 + z^2 - 2x + 4y - 6z - 11 = 0 \iff (x - 1)^2 + (y + 2)^2 + (z - 3)^2 - 1 - 4 - 9 - 11 = 0 \iff (x - 1)^2 + (y + 2)^2 + (z - 3)^2 = 25.

    C'est l'équation de la sphère de centre Ω(1,−2,3)\Omega(1, -2, 3) et de rayon 25=5\sqrt{25} = 5. [0,5 pt]

    2. a) On a AB→(−1,−2,0)\overrightarrow{AB}(-1, -2, 0) et AC→(−1,0,1)\overrightarrow{AC}(-1, 0, 1). Alors :

    AB→∧AC→=((−2)(1)−0×00×(−1)−(−1)(1)(−1)(0)−(−2)(−1))=(−21−2).\overrightarrow{AB} \wedge \overrightarrow{AC} = \begin{pmatrix} (-2)(1) - 0 \times 0 \\ 0 \times (-1) - (-1)(1) \\ (-1)(0) - (-2)(-1) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -2 \\ 1 \\ -2 \end{pmatrix}.

    Ce vecteur est non nul, donc les points AA, BB, CC ne sont pas alignés et définissent un plan ; le vecteur n⃗(−2,1,−2)\vec{n}(-2, 1, -2), orthogonal à AB→\overrightarrow{AB} et à AC→\overrightarrow{AC}, est normal au plan (ABC)(ABC). Ce plan a donc une équation de la forme −2x+y−2z+d=0-2x + y - 2z + d = 0. Comme A(1,1,0)A(1, 1, 0) appartient au plan : −2+1+d=0-2 + 1 + d = 0, soit d=1d = 1. Une équation de (ABC)(ABC) est −2x+y−2z+1=0-2x + y - 2z + 1 = 0, c'est-à-dire en multipliant par −1-1 : 2x−y+2z−1=02x - y + 2z - 1 = 0. [0,75 pt]

    2. b) La distance de Ω(1,−2,3)\Omega(1, -2, 3) au plan (ABC)(ABC) est :

    d(Ω,(ABC))=∣2×1−(−2)+2×3−1∣22+(−1)2+22=∣2+2+6−1∣9=93=3.d(\Omega, (ABC)) = \frac{|2 \times 1 - (-2) + 2 \times 3 - 1|}{\sqrt{2^2 + (-1)^2 + 2^2}} = \frac{|2 + 2 + 6 - 1|}{\sqrt{9}} = \frac{9}{3} = 3.

    Comme 3<53 < 5 (le rayon de la sphère), le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma). [0,5 pt]

    2. c) Le centre HH de (Γ)(\Gamma) est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur le plan (ABC)(ABC). La droite (ΩH)(\Omega H) passe par Ω\Omega et a pour vecteur directeur le vecteur normal n⃗′(2,−1,2)\vec{n}'(2, -1, 2) du plan : une représentation paramétrique est x=1+2tx = 1 + 2t, y=−2−ty = -2 - t, z=3+2tz = 3 + 2t (t∈Rt \in \mathbb{R}). On remplace dans l'équation du plan :

    2(1+2t)−(−2−t)+2(3+2t)−1=0  ⟺  9+9t=0  ⟺  t=−1.2(1 + 2t) - (-2 - t) + 2(3 + 2t) - 1 = 0 \iff 9 + 9t = 0 \iff t = -1.

    D'où H(1−2,−2+1,3−2)H(1 - 2, -2 + 1, 3 - 2), soit H(−1,−1,1)H(-1, -1, 1). On vérifie que HH est dans le plan : −2+1+2−1=0-2 + 1 + 2 - 1 = 0. Le rayon du cercle est r=R2−d2=25−9=4r = \sqrt{R^2 - d^2} = \sqrt{25 - 9} = 4. [0,75 pt]

    3. On a (5−1)2+(−5+2)2+(3−3)2=16+9+0=25(5 - 1)^2 + (-5 + 2)^2 + (3 - 3)^2 = 16 + 9 + 0 = 25, donc E∈(S)E \in (S). Le plan tangent à (S)(S) en EE est le plan passant par EE et orthogonal à ΩE→\overrightarrow{\Omega E}. Ici ΩE→(4,−3,0)\overrightarrow{\Omega E}(4, -3, 0). Un point M(x,y,z)M(x, y, z) appartient à (Q)(Q) si et seulement si ΩE→⋅EM→=0\overrightarrow{\Omega E} \cdot \overrightarrow{EM} = 0, c'est-à-dire :

    4(x−5)−3(y+5)+0×(z−3)=0  ⟺  4x−3y−35=0.4(x - 5) - 3(y + 5) + 0 \times (z - 3) = 0 \iff 4x - 3y - 35 = 0.

    Une équation du plan (Q)(Q) est 4x−3y−35=04x - 3y - 35 = 0. [0,5 pt]

    Exercice 3 : Nombres complexes

    3 points
    1. Résoudre dans C\mathbb{C} l'équation (E)(E) : z2−23 z+4=0z^2 - 2\sqrt{3}\, z + 4 = 0. On note aa la solution dont la partie imaginaire est strictement positive et bb l'autre solution. (0,5 pt)

    Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O ; \vec{u}, \vec{v}). On considère les points AA, BB et CC d'affixes respectives aa, bb et c=23c = 2\sqrt{3}.

    1. a) Écrire aa et bb sous forme trigonométrique, puis sous forme exponentielle. (0,5 pt) b) Pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, donner la forme trigonométrique de ana^n. En déduire l'ensemble des entiers naturels nn tels que ana^n soit un nombre réel, puis l'ensemble de ceux tels que ana^n soit un imaginaire pur. (0,5 pt)
    2. Montrer que a=eiπ3 ba = e^{i\frac{\pi}{3}}\, b, puis en déduire la nature du triangle OABOAB. (0,5 pt)
    3. a) Montrer que c−ab−a=eiπ3\dfrac{c - a}{b - a} = e^{i\frac{\pi}{3}}. (0,5 pt) b) En déduire que CC est l'image de BB par la rotation de centre AA et d'angle π3\dfrac{\pi}{3}, puis déterminer la nature du triangle ABCABC. (0,25 pt)
    4. Montrer que c=a+bc = a + b, puis en déduire que le quadrilatère OACBOACB est un losange. (0,25 pt)
    Voir le corrigé

    1. Le discriminant de (E)(E) est Δ=(−23)2−4×1×4=12−16=−4=(2i)2\Delta = (-2\sqrt{3})^2 - 4 \times 1 \times 4 = 12 - 16 = -4 = (2i)^2. L'équation admet donc deux solutions complexes conjuguées :

    z=23+2i2=3+iouz=23−2i2=3−i.z = \frac{2\sqrt{3} + 2i}{2} = \sqrt{3} + i \quad \text{ou} \quad z = \frac{2\sqrt{3} - 2i}{2} = \sqrt{3} - i.

    Ainsi a=3+ia = \sqrt{3} + i et b=3−ib = \sqrt{3} - i. [0,5 pt]

    2. a) On a ∣a∣=(3)2+12=4=2|a| = \sqrt{(\sqrt{3})^2 + 1^2} = \sqrt{4} = 2, donc :

    a=2(32+12i)=2(cos⁡π6+isin⁡π6)=2eiπ6.a = 2\left(\frac{\sqrt{3}}{2} + \frac{1}{2}i\right) = 2\left(\cos\frac{\pi}{6} + i \sin\frac{\pi}{6}\right) = 2e^{i\frac{\pi}{6}}.

    Comme b=aˉb = \bar{a}, on a ∣b∣=2|b| = 2 et b=2(cos⁡(−π6)+isin⁡(−π6))=2e−iπ6b = 2\left(\cos\left(-\dfrac{\pi}{6}\right) + i \sin\left(-\dfrac{\pi}{6}\right)\right) = 2e^{-i\frac{\pi}{6}}. [0,5 pt]

    2. b) D'après la formule de Moivre, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : an=2n(cos⁡nπ6+isin⁡nπ6)a^n = 2^n \left(\cos\dfrac{n\pi}{6} + i \sin\dfrac{n\pi}{6}\right). Comme 2n≠02^n \neq 0 :

    • an∈R  ⟺  sin⁡nπ6=0  ⟺  nπ6=kπa^n \in \mathbb{R} \iff \sin\dfrac{n\pi}{6} = 0 \iff \dfrac{n\pi}{6} = k\pi avec k∈N  ⟺  n=6kk \in \mathbb{N} \iff n = 6k. Les entiers cherchés sont les multiples de 66 ;
    • ana^n est imaginaire pur   ⟺  cos⁡nπ6=0  ⟺  nπ6=π2+kπ\iff \cos\dfrac{n\pi}{6} = 0 \iff \dfrac{n\pi}{6} = \dfrac{\pi}{2} + k\pi avec k∈N  ⟺  n=3+6kk \in \mathbb{N} \iff n = 3 + 6k. Les entiers cherchés sont les entiers de la forme 6k+36k + 3.

    Vérification : a3=8ia^3 = 8i (imaginaire pur) et a6=64eiπ=−64a^6 = 64e^{i\pi} = -64 (réel). [0,5 pt]

    3. On a ab=2eiπ62e−iπ6=eiπ3\dfrac{a}{b} = \dfrac{2e^{i\frac{\pi}{6}}}{2e^{-i\frac{\pi}{6}}} = e^{i\frac{\pi}{3}}, donc a=eiπ3 ba = e^{i\frac{\pi}{3}}\, b. Cela signifie que la rotation de centre OO et d'angle π3\dfrac{\pi}{3} transforme BB en AA. Ainsi OA=OBOA = OB (on retrouve ∣a∣=∣b∣=2|a| = |b| = 2) et l'angle (OB→,OA→)(\overrightarrow{OB}, \overrightarrow{OA}) mesure π3\dfrac{\pi}{3}. Un triangle isocèle dont l'angle au sommet vaut π3\dfrac{\pi}{3} est équilatéral : le triangle OABOAB est équilatéral. [0,5 pt]

    4. a) On a c−a=23−3−i=3−ic - a = 2\sqrt{3} - \sqrt{3} - i = \sqrt{3} - i et b−a=−2ib - a = -2i. Donc :

    c−ab−a=3−i−2i=(3−i)×i−2i×i=3 i+12=12+32i=eiπ3.\frac{c - a}{b - a} = \frac{\sqrt{3} - i}{-2i} = \frac{(\sqrt{3} - i) \times i}{-2i \times i} = \frac{\sqrt{3}\,i + 1}{2} = \frac{1}{2} + \frac{\sqrt{3}}{2}i = e^{i\frac{\pi}{3}}.

    [0,5 pt]

    4. b) L'égalité c−a=eiπ3(b−a)c - a = e^{i\frac{\pi}{3}}(b - a) est l'écriture complexe de la rotation de centre AA et d'angle π3\dfrac{\pi}{3} appliquée à BB : CC est l'image de BB par cette rotation. Donc AC=ABAC = AB et (AB→,AC→)=π3(\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}) = \dfrac{\pi}{3} : le triangle ABCABC est isocèle en AA avec un angle de π3\dfrac{\pi}{3}, donc équilatéral (on vérifie : AB=∣b−a∣=2AB = |b - a| = 2 et AC=∣c−a∣=∣3−i∣=2AC = |c - a| = |\sqrt{3} - i| = 2). [0,25 pt]

    5. On a a+b=(3+i)+(3−i)=23=ca + b = (\sqrt{3} + i) + (\sqrt{3} - i) = 2\sqrt{3} = c, d'où OC→=OA→+OB→\overrightarrow{OC} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{OB} : le quadrilatère OACBOACB est un parallélogramme. De plus OA=OB=2OA = OB = 2 : deux côtés consécutifs ont la même longueur, donc OACBOACB est un losange. [0,25 pt]

    Exercice 4 : Probabilités

    3 points

    Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher : 4 boules rouges, 3 boules vertes et 3 boules jaunes.

    Partie A. On tire simultanément et au hasard 3 boules de l'urne.

    1. Calculer la probabilité de l'événement AA : « les trois boules tirées sont de la même couleur ». (0,5 pt)
    2. Sachant que l'événement AA est réalisé, calculer la probabilité que les trois boules tirées soient rouges. (0,5 pt)

    Partie B. On note XX la variable aléatoire égale au nombre de boules rouges parmi les 3 boules tirées.

    1. Déterminer la loi de probabilité de XX. (0,75 pt)
    2. Calculer l'espérance mathématique E(X)E(X). (0,25 pt)

    Partie C. On effectue maintenant quatre tirages successifs d'une boule avec remise : après chaque tirage, la boule est remise dans l'urne. On note YY la variable aléatoire égale au nombre de boules rouges obtenues.

    1. a) Déterminer la loi de YY en justifiant, puis calculer p(Y=2)p(Y = 2). (0,5 pt) b) Calculer la probabilité d'obtenir au moins une boule rouge. (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    Dans la partie A et la partie B, tous les tirages simultanés de 3 boules sont équiprobables, et leur nombre est (103)=10×9×83×2×1=120\binom{10}{3} = \dfrac{10 \times 9 \times 8}{3 \times 2 \times 1} = 120.

    1. L'événement AA est réalisé si les trois boules sont rouges ((43)=4\binom{4}{3} = 4 façons), ou vertes ((33)=1\binom{3}{3} = 1 façon), ou jaunes ((33)=1\binom{3}{3} = 1 façon). Donc :

    p(A)=4+1+1120=6120=120.p(A) = \frac{4 + 1 + 1}{120} = \frac{6}{120} = \frac{1}{20}.

    [0,5 pt]

    2. Soit RR l'événement « les trois boules tirées sont rouges ». On a R⊂AR \subset A, donc R∩A=RR \cap A = R et p(R∩A)=p(R)=4120=130p(R \cap A) = p(R) = \dfrac{4}{120} = \dfrac{1}{30}. La probabilité conditionnelle est :

    pA(R)=p(R∩A)p(A)=1/301/20=2030=23.p_A(R) = \frac{p(R \cap A)}{p(A)} = \frac{1/30}{1/20} = \frac{20}{30} = \frac{2}{3}.

    [0,5 pt]

    3. XX prend les valeurs 00, 11, 22, 33. Pour obtenir kk boules rouges, on choisit kk boules parmi les 4 rouges et 3−k3 - k boules parmi les 6 non rouges : p(X=k)=(4k)(63−k)120p(X = k) = \dfrac{\binom{4}{k}\binom{6}{3-k}}{120}.

    • p(X=0)=1×20120=16p(X = 0) = \dfrac{1 \times 20}{120} = \dfrac{1}{6} ;
    • p(X=1)=4×15120=12p(X = 1) = \dfrac{4 \times 15}{120} = \dfrac{1}{2} ;
    • p(X=2)=6×6120=310p(X = 2) = \dfrac{6 \times 6}{120} = \dfrac{3}{10} ;
    • p(X=3)=4×1120=130p(X = 3) = \dfrac{4 \times 1}{120} = \dfrac{1}{30}.
    kk00112233
    p(X=k)p(X = k)16\frac{1}{6}12\frac{1}{2}310\frac{3}{10}130\frac{1}{30}

    Contrôle : 16+12+310+130=5+15+9+130=1\dfrac{1}{6} + \dfrac{1}{2} + \dfrac{3}{10} + \dfrac{1}{30} = \dfrac{5 + 15 + 9 + 1}{30} = 1. [0,75 pt]

    4. E(X)=0×16+1×12+2×310+3×130=510+610+110=1210=65E(X) = 0 \times \dfrac{1}{6} + 1 \times \dfrac{1}{2} + 2 \times \dfrac{3}{10} + 3 \times \dfrac{1}{30} = \dfrac{5}{10} + \dfrac{6}{10} + \dfrac{1}{10} = \dfrac{12}{10} = \dfrac{6}{5}. [0,25 pt]

    5. a) Chaque tirage avec remise remet l'urne dans son état initial : les quatre tirages sont identiques et indépendants, et chacun n'a que deux issues, « rouge » (probabilité p=410=25p = \dfrac{4}{10} = \dfrac{2}{5}) ou « non rouge » (probabilité 35\dfrac{3}{5}). La variable YY suit donc la loi binomiale de paramètres n=4n = 4 et p=25p = \dfrac{2}{5} : pour k∈{0,1,2,3,4}k \in \{0, 1, 2, 3, 4\}, p(Y=k)=(4k)(25)k(35)4−kp(Y = k) = \binom{4}{k}\left(\dfrac{2}{5}\right)^k \left(\dfrac{3}{5}\right)^{4-k}. En particulier :

    p(Y=2)=(42)(25)2(35)2=6×425×925=216625≈0,35.p(Y = 2) = \binom{4}{2}\left(\frac{2}{5}\right)^2\left(\frac{3}{5}\right)^2 = 6 \times \frac{4}{25} \times \frac{9}{25} = \frac{216}{625} \approx 0{,}35.

    [0,5 pt]

    5. b) L'événement contraire de « au moins une boule rouge » est « aucune boule rouge », soit Y=0Y = 0 : p(Y=0)=(35)4=81625p(Y = 0) = \left(\dfrac{3}{5}\right)^4 = \dfrac{81}{625}. Donc :

    p(Y≥1)=1−p(Y=0)=1−81625=544625≈0,87.p(Y \geq 1) = 1 - p(Y = 0) = 1 - \frac{81}{625} = \frac{544}{625} \approx 0{,}87.

    [0,5 pt]

    Exercice 5 : Problème : Étude d'une fonction logarithme et calcul d'aire

    8 points

    Partie I : une fonction auxiliaire. On considère la fonction gg définie sur ]0,+∞[]0, +\infty[ par g(x)=x3+1−2ln⁡xg(x) = x^3 + 1 - 2\ln x.

    1. Calculer g′(x)g'(x), puis montrer que gg admet un minimum atteint en x0=(23)13x_0 = \left(\dfrac{2}{3}\right)^{\frac{1}{3}}, égal à 53+23ln⁡32\dfrac{5}{3} + \dfrac{2}{3}\ln\dfrac{3}{2}. (1 pt)
    2. En déduire que g(x)>0g(x) > 0 pour tout x∈]0,+∞[x \in ]0, +\infty[. (0,5 pt)

    Partie II : étude de la fonction ff. On considère la fonction ff définie sur ]0,+∞[]0, +\infty[ par f(x)=x+ln⁡xx2f(x) = x + \dfrac{\ln x}{x^2}. On note (C)(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O ; \vec{i}, \vec{j}) d'unité 22 cm.

    1. a) Calculer lim⁡x→0+f(x)\lim_{x \to 0^+} f(x) et interpréter graphiquement le résultat. (0,5 pt) b) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\lim_{x \to +\infty} f(x) et lim⁡x→+∞(f(x)−x)\lim_{x \to +\infty} \left(f(x) - x\right), puis interpréter graphiquement le second résultat. (0,5 pt) c) Étudier la position relative de (C)(C) et de la droite (D)(D) d'équation y=xy = x. (0,5 pt)
    2. a) Montrer que, pour tout x>0x > 0 : f′(x)=g(x)x3f'(x) = \dfrac{g(x)}{x^3}. (0,5 pt) b) Dresser le tableau de variations de ff. (0,5 pt)
    3. Montrer que l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet une solution unique α\alpha dans ]0,+∞[]0, +\infty[, puis que 0,7<α<0,710{,}7 < \alpha < 0{,}71. (0,5 pt)
    4. Montrer que, pour tout x>0x > 0 : f′′(x)=6ln⁡x−5x4f''(x) = \dfrac{6\ln x - 5}{x^4}, puis en déduire que (C)(C) admet un point d'inflexion dont on précisera l'abscisse. (0,5 pt)
    5. Écrire une équation de la tangente (T)(T) à (C)(C) au point A(1,1)A(1, 1), puis construire (D)(D), (T)(T) et (C)(C) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O ; \vec{i}, \vec{j}). On prendra α≈0,7\alpha \approx 0{,}7 et on donne : f(0,5)≈−2,27f(0{,}5) \approx -2{,}27 ; f(2)≈2,17f(2) \approx 2{,}17 ; f(e)≈2,85f(e) \approx 2{,}85 ; abscisse du point d'inflexion ≈2,3\approx 2{,}3. (0,5 pt)
    6. Soit mm un nombre réel. Discuter, selon les valeurs de mm, le nombre de solutions de l'équation ln⁡x=mx2\ln x = m x^2 d'inconnue x>0x > 0. On pourra remarquer que f(x)−x=ln⁡xx2f(x) - x = \dfrac{\ln x}{x^2} et étudier les variations de la fonction hh définie sur ]0,+∞[]0, +\infty[ par h(x)=f(x)−xh(x) = f(x) - x. (0,75 pt)

    Partie III : calcul intégral.

    1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que ∫1eln⁡xx2 dx=1−2e\displaystyle\int_1^e \frac{\ln x}{x^2}\, dx = 1 - \frac{2}{e}. (0,75 pt)
    2. Calculer, en cm², l'aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), la droite (D)(D) et les droites d'équations x=1x = 1 et x=ex = e. (0,5 pt)
    3. Calculer ∫1ef(x) dx\displaystyle\int_1^e f(x)\, dx, puis en déduire, en cm², l'aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), l'axe des abscisses et les droites d'équations x=1x = 1 et x=ex = e. (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    Partie I

    I. 1. La fonction gg est dérivable sur ]0,+∞[]0, +\infty[ et, pour tout x>0x > 0 :

    g′(x)=3x2−2x=3x3−2x.g'(x) = 3x^2 - \frac{2}{x} = \frac{3x^3 - 2}{x}.

    Comme x>0x > 0, g′(x)g'(x) a le signe de 3x3−23x^3 - 2. On a 3x3−2<0  ⟺  x3<23  ⟺  x<x0=(23)133x^3 - 2 < 0 \iff x^3 < \dfrac{2}{3} \iff x < x_0 = \left(\dfrac{2}{3}\right)^{\frac{1}{3}}, et 3x3−2>0  ⟺  x>x03x^3 - 2 > 0 \iff x > x_0. D'où le tableau de variations :

    xx00x0x_0+∞+\infty
    g′(x)g'(x)−-00++
    g(x)g(x)↘\searrowg(x0)g(x_0)↗\nearrow

    La fonction gg admet donc un minimum en x0x_0. Comme x03=23x_0^3 = \dfrac{2}{3}, on a ln⁡x0=13ln⁡x03=13ln⁡23\ln x_0 = \dfrac{1}{3}\ln x_0^3 = \dfrac{1}{3}\ln\dfrac{2}{3} et :

    g(x0)=x03+1−2ln⁡x0=23+1−23ln⁡23=53+23ln⁡32≈1,94.g(x_0) = x_0^3 + 1 - 2\ln x_0 = \frac{2}{3} + 1 - \frac{2}{3}\ln\frac{2}{3} = \frac{5}{3} + \frac{2}{3}\ln\frac{3}{2} \approx 1{,}94.

    [1 pt]

    I. 2. Pour tout x>0x > 0, g(x)≥g(x0)=53+23ln⁡32g(x) \geq g(x_0) = \dfrac{5}{3} + \dfrac{2}{3}\ln\dfrac{3}{2}. Or 32>1\dfrac{3}{2} > 1 donc ln⁡32>0\ln\dfrac{3}{2} > 0 et g(x0)>0g(x_0) > 0. Donc g(x)>0g(x) > 0 pour tout x∈]0,+∞[x \in ]0, +\infty[. [0,5 pt]

    Partie II

    II. 1. a) On a lim⁡x→0+ln⁡x=−∞\lim_{x \to 0^+} \ln x = -\infty et lim⁡x→0+1x2=+∞\lim_{x \to 0^+} \dfrac{1}{x^2} = +\infty, donc lim⁡x→0+ln⁡xx2=−∞\lim_{x \to 0^+} \dfrac{\ln x}{x^2} = -\infty. Comme lim⁡x→0+x=0\lim_{x \to 0^+} x = 0, on obtient lim⁡x→0+f(x)=−∞\lim_{x \to 0^+} f(x) = -\infty. La courbe (C)(C) admet donc l'axe des ordonnées (droite d'équation x=0x = 0) pour asymptote verticale. [0,5 pt]

    II. 1. b) Par croissances comparées, lim⁡x→+∞ln⁡xx=0\lim_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0, donc ln⁡xx2=ln⁡xx×1x→0\dfrac{\ln x}{x^2} = \dfrac{\ln x}{x} \times \dfrac{1}{x} \to 0 quand x→+∞x \to +\infty. Ainsi lim⁡x→+∞(f(x)−x)=0\lim_{x \to +\infty} \left(f(x) - x\right) = 0 et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty. La droite (D)(D) d'équation y=xy = x est asymptote oblique à (C)(C) au voisinage de +∞+\infty. [0,5 pt]

    II. 1. c) Pour tout x>0x > 0, f(x)−x=ln⁡xx2f(x) - x = \dfrac{\ln x}{x^2} a le signe de ln⁡x\ln x (car x2>0x^2 > 0) :

    • si 0<x<10 < x < 1 : f(x)−x<0f(x) - x < 0, donc (C)(C) est au-dessous de (D)(D) ;
    • si x=1x = 1 : f(1)−1=0f(1) - 1 = 0, donc (C)(C) coupe (D)(D) au point A(1,1)A(1, 1) ;
    • si x>1x > 1 : f(x)−x>0f(x) - x > 0, donc (C)(C) est au-dessus de (D)(D).

    [0,5 pt]

    II. 2. a) La fonction ff est dérivable sur ]0,+∞[]0, +\infty[. On dérive le quotient ln⁡xx2\dfrac{\ln x}{x^2} :

    f′(x)=1+1x×x2−ln⁡x×2xx4=1+x−2xln⁡xx4=1+1−2ln⁡xx3=x3+1−2ln⁡xx3=g(x)x3.f'(x) = 1 + \frac{\frac{1}{x} \times x^2 - \ln x \times 2x}{x^4} = 1 + \frac{x - 2x\ln x}{x^4} = 1 + \frac{1 - 2\ln x}{x^3} = \frac{x^3 + 1 - 2\ln x}{x^3} = \frac{g(x)}{x^3}.

    [0,5 pt]

    II. 2. b) D'après la partie I, g(x)>0g(x) > 0, et x3>0x^3 > 0, donc f′(x)>0f'(x) > 0 pour tout x>0x > 0 : ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0, +\infty[. Avec les limites de la question 1 :

    xx00+∞+\infty
    f′(x)f'(x)++
    f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow+∞+\infty

    [0,5 pt]

    II. 3. La fonction ff est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[]0, +\infty[, et f(]0,+∞[)=]lim⁡0+f,lim⁡+∞f[=Rf(]0, +\infty[) = \left]\lim_{0^+} f, \lim_{+\infty} f\right[ = \mathbb{R}, qui contient 00. D'après le théorème de la bijection, l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet une solution unique α\alpha dans ]0,+∞[]0, +\infty[. À la calculatrice : f(0,7)=0,7+ln⁡0,70,49≈−0,028<0f(0{,}7) = 0{,}7 + \dfrac{\ln 0{,}7}{0{,}49} \approx -0{,}028 < 0 et f(0,71)≈0,031>0f(0{,}71) \approx 0{,}031 > 0. Donc f(0,7)<f(α)<f(0,71)f(0{,}7) < f(\alpha) < f(0{,}71) et, ff étant strictement croissante, 0,7<α<0,710{,}7 < \alpha < 0{,}71. [0,5 pt]

    II. 4. On dérive f′(x)=1+1−2ln⁡xx3f'(x) = 1 + \dfrac{1 - 2\ln x}{x^3} :

    f′′(x)=−2x×x3−3x2(1−2ln⁡x)x6=−2x2−3x2+6x2ln⁡xx6=6ln⁡x−5x4.f''(x) = \frac{-\frac{2}{x} \times x^3 - 3x^2(1 - 2\ln x)}{x^6} = \frac{-2x^2 - 3x^2 + 6x^2\ln x}{x^6} = \frac{6\ln x - 5}{x^4}.

    Comme x4>0x^4 > 0, f′′(x)f''(x) a le signe de 6ln⁡x−56\ln x - 5 : f′′(x)=0  ⟺  ln⁡x=56  ⟺  x=e56≈2,30f''(x) = 0 \iff \ln x = \dfrac{5}{6} \iff x = e^{\frac{5}{6}} \approx 2{,}30. La dérivée seconde est négative sur ]0,e56[]0, e^{\frac{5}{6}}[ (courbe concave) et positive sur ]e56,+∞[]e^{\frac{5}{6}}, +\infty[ (courbe convexe) : elle s'annule en changeant de signe, donc (C)(C) admet un point d'inflexion II d'abscisse e56e^{\frac{5}{6}} ; son ordonnée est f(e56)=e56+56e−53≈2,46f\left(e^{\frac{5}{6}}\right) = e^{\frac{5}{6}} + \dfrac{5}{6}e^{-\frac{5}{3}} \approx 2{,}46. [0,5 pt]

    II. 5. On a f(1)=1f(1) = 1 et f′(1)=g(1)1=1+1−2ln⁡1=2f'(1) = \dfrac{g(1)}{1} = 1 + 1 - 2\ln 1 = 2. La tangente (T)(T) en A(1,1)A(1, 1) a pour équation y=f′(1)(x−1)+f(1)y = f'(1)(x - 1) + f(1), soit y=2x−1y = 2x - 1.

    Pour la construction, on place d'abord l'asymptote verticale x=0x = 0, l'asymptote oblique (D)(D) : y=xy = x et la tangente (T)(T) : y=2x−1y = 2x - 1, puis les points suivants :

    xx0,50{,}5α≈0,7\alpha \approx 0{,}711222,32{,}3 (inflexion)e≈2,72e \approx 2{,}7233
    f(x)f(x)−2,27-2{,}2700112,172{,}172,462{,}462,852{,}853,123{,}12

    La courbe (C)(C) vient de −∞-\infty le long de l'axe des ordonnées, coupe l'axe des abscisses en α\alpha, traverse (D)(D) en AA en passant au-dessus, est concave jusqu'à II puis convexe, et se rapproche de (D)(D) par au-dessus quand x→+∞x \to +\infty. [0,5 pt]

    II. 6. Pour x>0x > 0, ln⁡x=mx2  ⟺  ln⁡xx2=m  ⟺  h(x)=m\ln x = m x^2 \iff \dfrac{\ln x}{x^2} = m \iff h(x) = m avec h(x)=f(x)−x=ln⁡xx2h(x) = f(x) - x = \dfrac{\ln x}{x^2} : on cherche le nombre d'intersections de (C)(C) avec la droite d'équation y=x+my = x + m, parallèle à (D)(D).

    On a h′(x)=f′(x)−1=1−2ln⁡xx3h'(x) = f'(x) - 1 = \dfrac{1 - 2\ln x}{x^3}, qui s'annule en x=ex = \sqrt{e}, est positive sur ]0,e[]0, \sqrt{e}[ et négative sur ]e,+∞[]\sqrt{e}, +\infty[. De plus h(e)=12e=12e≈0,18h(\sqrt{e}) = \dfrac{\frac{1}{2}}{e} = \dfrac{1}{2e} \approx 0{,}18, lim⁡0+h=−∞\lim_{0^+} h = -\infty et lim⁡+∞h=0\lim_{+\infty} h = 0.

    xx00e\sqrt{e}+∞+\infty
    h′(x)h'(x)++00−-
    h(x)h(x)−∞-\infty↗\nearrow12e\frac{1}{2e}↘\searrow00

    La fonction hh réalise une bijection de ]0,e]]0, \sqrt{e}] sur ]−∞,12e]\left]-\infty, \dfrac{1}{2e}\right] et une bijection de [e,+∞[[\sqrt{e}, +\infty[ sur ]0,12e]\left]0, \dfrac{1}{2e}\right] (sur cet intervalle hh est strictement positive car e>1\sqrt{e} > 1, et sa limite 00 n'est jamais atteinte). On en déduit :

    • si m>12em > \dfrac{1}{2e} : aucune solution ;
    • si m=12em = \dfrac{1}{2e} : une seule solution, x=ex = \sqrt{e} ;
    • si 0<m<12e0 < m < \dfrac{1}{2e} : deux solutions, l'une dans ]1,e[]1, \sqrt{e}[, l'autre dans ]e,+∞[]\sqrt{e}, +\infty[ ;
    • si m≤0m \leq 0 : une seule solution, dans ]0,1]]0, 1] (pour m=0m = 0, c'est x=1x = 1).

    [0,75 pt]

    Partie III

    III. 1. Posons u(x)=ln⁡xu(x) = \ln x et v′(x)=1x2v'(x) = \dfrac{1}{x^2}, d'où u′(x)=1xu'(x) = \dfrac{1}{x} et v(x)=−1xv(x) = -\dfrac{1}{x}. Les fonctions uu et vv sont dérivables sur [1,e][1, e] et leurs dérivées u′u' et v′v' sont continues sur [1,e][1, e]. Par intégration par parties :

    ∫1eln⁡xx2 dx=[−ln⁡xx]1e+∫1e1x×1x dx=(−1e+0)+[−1x]1e=−1e+(−1e+1)=1−2e.\int_1^e \frac{\ln x}{x^2}\, dx = \left[-\frac{\ln x}{x}\right]_1^e + \int_1^e \frac{1}{x} \times \frac{1}{x}\, dx = \left(-\frac{1}{e} + 0\right) + \left[-\frac{1}{x}\right]_1^e = -\frac{1}{e} + \left(-\frac{1}{e} + 1\right) = 1 - \frac{2}{e}.

    [0,75 pt]

    III. 2. Sur [1,e][1, e], f(x)−x=ln⁡xx2≥0f(x) - x = \dfrac{\ln x}{x^2} \geq 0 : la courbe (C)(C) est au-dessus de (D)(D). L'aire du domaine, exprimée en unités d'aire, est donc :

    ∫1e(f(x)−x)dx=∫1eln⁡xx2 dx=1−2e.\int_1^e \left(f(x) - x\right) dx = \int_1^e \frac{\ln x}{x^2}\, dx = 1 - \frac{2}{e}.

    Une unité d'aire vaut 2 cm×2 cm=4 cm22 \text{ cm} \times 2 \text{ cm} = 4 \text{ cm}^2, donc l'aire cherchée est 4(1−2e) cm2≈1,06 cm24\left(1 - \dfrac{2}{e}\right) \text{ cm}^2 \approx 1{,}06 \text{ cm}^2. [0,5 pt]

    III. 3. On a :

    ∫1ef(x) dx=∫1ex dx+∫1eln⁡xx2 dx=[x22]1e+1−2e=e2−12+1−2e=e22+12−2e≈3,46.\int_1^e f(x)\, dx = \int_1^e x\, dx + \int_1^e \frac{\ln x}{x^2}\, dx = \left[\frac{x^2}{2}\right]_1^e + 1 - \frac{2}{e} = \frac{e^2 - 1}{2} + 1 - \frac{2}{e} = \frac{e^2}{2} + \frac{1}{2} - \frac{2}{e} \approx 3{,}46.

    La fonction ff est croissante sur [1,e][1, e] et f(1)=1>0f(1) = 1 > 0, donc ff est positive sur [1,e][1, e] : l'aire du domaine limité par (C)(C), l'axe des abscisses et les droites x=1x = 1 et x=ex = e est ∫1ef(x) dx\displaystyle\int_1^e f(x)\, dx unités d'aire, soit 4(e22+12−2e)=2e2+2−8e≈13,84 cm24\left(\dfrac{e^2}{2} + \dfrac{1}{2} - \dfrac{2}{e}\right) = 2e^2 + 2 - \dfrac{8}{e} \approx 13{,}84 \text{ cm}^2. [0,5 pt]

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