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    2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT)

    Bac blanc n° 2 — Mathématiques (PC et SVT)

    Bac blanc original de mathématiques 2e Bac PC/SVT, format national (3 h) : suites, complexes, probabilités, équations différentielles, exponentielle.

    Conseil : fais le sujet sur papier, sans regarder les corrigés, puis note-toi avec le barème.

    Temps restant : 3 h 00 min 00 s

    Consignes

    Ce Bac blanc est un sujet original écrit par 9raya dans le format et le niveau de l'examen national de mathématiques (2e Bac Sciences expérimentales, options PC et SVT). Ce n'est pas un sujet officiel du ministère.

    • Durée : 3 heures, dans les conditions de l'examen : sans cours, sans téléphone, sans regarder le corrigé avant d'avoir terminé.
    • Calculatrice non programmable autorisée, comme au national.
    • Le sujet comporte quatre exercices et un problème, indépendants les uns des autres : tu peux les traiter dans l'ordre de ton choix.
    • Ce Bac blanc complète le n° 1 : il met l'accent sur d'autres chapitres (équations différentielles, fonction exponentielle, suites à suite auxiliaire, rotation dans le plan complexe). Réunis, les deux sujets couvrent tout le programme de 2e Bac PC/SVT.
    • Barème total : 20 points, réparti comme dans le tableau ci-dessous. Le nombre de points de chaque question est indiqué entre parenthèses.
    ExerciceThèmePoints
    Exercice 1Suites numériques3
    Exercice 2Nombres complexes3
    Exercice 3Probabilités3
    Exercice 4Équations différentielles3
    ProblèmeFonction exponentielle et calcul intégral8
    Total20

    Conseils de gestion du temps :

    • Consacre les 10 premières minutes à lire tout le sujet et à repérer les questions que tu maîtrises le mieux.
    • Prévois environ 20 minutes par exercice et 1 heure 15 pour le problème, puis garde 15 minutes pour la relecture (10 + 4 × 20 + 75 + 15 = 180 minutes).
    • Dans un même exercice, les questions sont souvent liées : si tu bloques sur une question, admets son résultat (il est presque toujours donné dans l'énoncé de la question suivante) et passe à la suivante.
    • Rédige chaque réponse en justifiant le raisonnement : un résultat juste sans justification ne rapporte pas tous les points.
    • Encadre tes résultats finaux et vérifie leur vraisemblance (une probabilité est entre 0 et 1, une distance est positive, une aire est positive, etc.).
    • Une fois le temps écoulé, corrige-toi avec le corrigé détaillé : repère le barème de chaque question et note ton score sur 20.

    Sujet

    Exercice 1 : Suites numériques

    3 points

    On considère la suite numérique (un)n∈N(u_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par u0=3u_0 = 3 et, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : un+1=3un−1un+1u_{n+1} = \dfrac{3u_n - 1}{u_n + 1}.

    1. Montrer par récurrence que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : un>1u_n > 1. (0,5 pt)
    2. a) Montrer que, pour tout n∈Nn \in \mathbb{N} : un+1−un=−(un−1)2un+1u_{n+1} - u_n = -\dfrac{(u_n - 1)^2}{u_n + 1}, puis en déduire que la suite (un)(u_n) est décroissante. (0,5 pt) b) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente. (0,25 pt)
    3. Pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, on pose vn=1un−1v_n = \dfrac{1}{u_n - 1}. a) Montrer que (vn)(v_n) est une suite arithmétique de raison 12\dfrac{1}{2} et calculer v0v_0. (0,5 pt) b) Exprimer vnv_n, puis unu_n, en fonction de nn, et calculer lim⁡n→+∞un\lim_{n \to +\infty} u_n. (0,5 pt)
    4. a) Calculer, en fonction de nn, la somme Sn=v0+v1+⋯+vnS_n = v_0 + v_1 + \cdots + v_n. (0,5 pt) b) Déterminer le plus petit entier naturel nn tel que un−1≤10−2u_n - 1 \leq 10^{-2}. (0,25 pt)
    Voir le corrigé

    1. Montrons par récurrence la propriété P(n)P(n) : « un>1u_n > 1 ».

    Initialisation : u0=3>1u_0 = 3 > 1, donc P(0)P(0) est vraie.

    Hérédité : soit n∈Nn \in \mathbb{N} tel que un>1u_n > 1 (hypothèse de récurrence). Alors un+1>0u_n + 1 > 0 et :

    un+1−1=3un−1−(un+1)un+1=2un−2un+1=2(un−1)un+1.u_{n+1} - 1 = \frac{3u_n - 1 - (u_n + 1)}{u_n + 1} = \frac{2u_n - 2}{u_n + 1} = \frac{2(u_n - 1)}{u_n + 1}.

    Comme un−1>0u_n - 1 > 0 et un+1>0u_n + 1 > 0, on a un+1−1>0u_{n+1} - 1 > 0, c'est-à-dire un+1>1u_{n+1} > 1 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

    Conclusion : pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}, un>1u_n > 1. [0,5 pt]

    2. a) Pour tout nn :

    un+1−un=3un−1un+1−un=3un−1−un(un+1)un+1=−un2+2un−1un+1=−(un−1)2un+1.u_{n+1} - u_n = \frac{3u_n - 1}{u_n + 1} - u_n = \frac{3u_n - 1 - u_n(u_n + 1)}{u_n + 1} = \frac{-u_n^2 + 2u_n - 1}{u_n + 1} = -\frac{(u_n - 1)^2}{u_n + 1}.

    D'après la question 1, un>1u_n > 1, donc (un−1)2>0(u_n - 1)^2 > 0 et un+1>0u_n + 1 > 0 : on a un+1−un<0u_{n+1} - u_n < 0 pour tout nn. La suite (un)(u_n) est donc strictement décroissante. [0,5 pt]

    2. b) La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 11 (question 1) : elle est donc convergente. [0,25 pt]

    3. a) La suite (vn)(v_n) est bien définie car un>1u_n > 1, donc un−1≠0u_n - 1 \neq 0 (question 1). Pour tout nn, d'après le calcul fait dans la question 1 : un+1−1=2(un−1)un+1u_{n+1} - 1 = \dfrac{2(u_n - 1)}{u_n + 1}, donc

    vn+1=1un+1−1=un+12(un−1)=(un−1)+22(un−1)=12+1un−1=vn+12.v_{n+1} = \frac{1}{u_{n+1} - 1} = \frac{u_n + 1}{2(u_n - 1)} = \frac{(u_n - 1) + 2}{2(u_n - 1)} = \frac{1}{2} + \frac{1}{u_n - 1} = v_n + \frac{1}{2}.

    La suite (vn)(v_n) est donc arithmétique de raison 12\dfrac{1}{2}, et son premier terme est v0=1u0−1=12v_0 = \dfrac{1}{u_0 - 1} = \dfrac{1}{2}. [0,5 pt]

    3. b) Pour tout nn : vn=v0+n×12=12+n2=n+12v_n = v_0 + n \times \dfrac{1}{2} = \dfrac{1}{2} + \dfrac{n}{2} = \dfrac{n + 1}{2}. Comme vn=1un−1v_n = \dfrac{1}{u_n - 1}, on a un−1=1vnu_n - 1 = \dfrac{1}{v_n}, donc

    un=1+2n+1=n+3n+1.u_n = 1 + \frac{2}{n + 1} = \frac{n + 3}{n + 1}.

    (Vérification : u1=42=2u_1 = \dfrac{4}{2} = 2 et la relation de récurrence donne u1=3×3−13+1=2u_1 = \dfrac{3 \times 3 - 1}{3 + 1} = 2.) Comme lim⁡n→+∞2n+1=0\lim_{n \to +\infty} \dfrac{2}{n + 1} = 0, on obtient lim⁡n→+∞un=1\lim_{n \to +\infty} u_n = 1. [0,5 pt]

    4. a) SnS_n est la somme des n+1n + 1 premiers termes de la suite arithmétique (vn)(v_n) :

    Sn=(n+1)×v0+vn2=(n+1)×12+n+122=(n+1)(n+2)4.S_n = (n + 1) \times \frac{v_0 + v_n}{2} = (n + 1) \times \frac{\frac{1}{2} + \frac{n + 1}{2}}{2} = \frac{(n + 1)(n + 2)}{4}.

    [0,5 pt]

    4. b) un−1=2n+1u_n - 1 = \dfrac{2}{n + 1} et 2n+1≤10−2  ⟺  n+1≥200  ⟺  n≥199\dfrac{2}{n + 1} \leq 10^{-2} \iff n + 1 \geq 200 \iff n \geq 199. Le plus petit entier naturel qui convient est donc n=199n = 199 (on vérifie : u199−1=2200=10−2u_{199} - 1 = \dfrac{2}{200} = 10^{-2}, alors que u198−1=2199≈1,005×10−2>10−2u_{198} - 1 = \dfrac{2}{199} \approx 1{,}005 \times 10^{-2} > 10^{-2}). [0,25 pt]

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    Exercice 2 : Nombres complexes

    3 points

    Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O ; \vec{u}, \vec{v}).

    1. Résoudre dans C\mathbb{C} l'équation (E)(E) : z2−22 z+4=0z^2 - 2\sqrt{2}\, z + 4 = 0. On note aa la solution dont la partie imaginaire est strictement positive et bb l'autre solution. (0,5 pt)
    2. a) Écrire aa et bb sous forme trigonométrique, puis sous forme exponentielle. (0,5 pt) b) Calculer a6a^6 sous forme exponentielle, puis donner sa forme algébrique. (0,5 pt)

    On considère les points AA, BB et CC d'affixes respectives aa, bb et c=22c = 2\sqrt{2}.

    1. a) Calculer ab\dfrac{a}{b}, puis en déduire la nature du triangle OABOAB. (0,5 pt) b) Montrer que c=a+bc = a + b, puis que le quadrilatère OACBOACB est un carré. (0,5 pt)
    2. Soit rr la rotation de centre CC et d'angle π2\dfrac{\pi}{2}. a) Donner l'écriture complexe de rr et vérifier que r(A)=Br(A) = B. (0,25 pt) b) Déterminer l'affixe du point DD, image de OO par rr, puis montrer que BB est le milieu du segment [OD][OD]. (0,25 pt)
    Voir le corrigé

    1. Le discriminant de (E)(E) est Δ=(−22)2−4×1×4=8−16=−8=(22 i)2\Delta = (-2\sqrt{2})^2 - 4 \times 1 \times 4 = 8 - 16 = -8 = (2\sqrt{2}\, i)^2. L'équation admet deux solutions complexes conjuguées :

    z=22+22 i2=2+2 iouz=22−22 i2=2−2 i.z = \frac{2\sqrt{2} + 2\sqrt{2}\, i}{2} = \sqrt{2} + \sqrt{2}\, i \quad \text{ou} \quad z = \frac{2\sqrt{2} - 2\sqrt{2}\, i}{2} = \sqrt{2} - \sqrt{2}\, i.

    Ainsi a=2+2 ia = \sqrt{2} + \sqrt{2}\, i et b=2−2 ib = \sqrt{2} - \sqrt{2}\, i. (Vérification : a+b=22a + b = 2\sqrt{2} et ab=2+2=4ab = 2 + 2 = 4, ce sont bien la somme et le produit des racines de (E)(E).) [0,5 pt]

    2. a) On a ∣a∣=(2)2+(2)2=4=2|a| = \sqrt{(\sqrt{2})^2 + (\sqrt{2})^2} = \sqrt{4} = 2, donc :

    a=2(22+22 i)=2(cos⁡π4+isin⁡π4)=2eiπ4.a = 2\left(\frac{\sqrt{2}}{2} + \frac{\sqrt{2}}{2}\, i\right) = 2\left(\cos\frac{\pi}{4} + i \sin\frac{\pi}{4}\right) = 2e^{i\frac{\pi}{4}}.

    Comme b=aˉb = \bar{a}, on a ∣b∣=2|b| = 2 et b=2(cos⁡(−π4)+isin⁡(−π4))=2e−iπ4b = 2\left(\cos\left(-\dfrac{\pi}{4}\right) + i \sin\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)\right) = 2e^{-i\frac{\pi}{4}}. [0,5 pt]

    2. b) D'après la formule de Moivre :

    a6=26ei6π4=64 ei3π2=64(cos⁡3π2+isin⁡3π2)=64 (0−i)=−64 i.a^6 = 2^6 e^{i\frac{6\pi}{4}} = 64\, e^{i\frac{3\pi}{2}} = 64\left(\cos\frac{3\pi}{2} + i \sin\frac{3\pi}{2}\right) = 64\,(0 - i) = -64\, i.

    La forme algébrique de a6a^6 est −64i-64i : c'est un imaginaire pur. [0,5 pt]

    3. a) On a :

    ab=2eiπ42e−iπ4=eiπ2=i.\frac{a}{b} = \frac{2e^{i\frac{\pi}{4}}}{2e^{-i\frac{\pi}{4}}} = e^{i\frac{\pi}{2}} = i.

    Donc ∣ab∣=1\left|\dfrac{a}{b}\right| = 1, soit OA=OBOA = OB (on retrouve ∣a∣=∣b∣=2|a| = |b| = 2), et arg⁡ab≡π2 [2π]\arg\dfrac{a}{b} \equiv \dfrac{\pi}{2}\ [2\pi], soit (OB→,OA→)≡π2 [2π](\overrightarrow{OB}, \overrightarrow{OA}) \equiv \dfrac{\pi}{2}\ [2\pi]. Le triangle OABOAB est donc isocèle et rectangle en OO. [0,5 pt]

    3. b) On a a+b=(2+2 i)+(2−2 i)=22=ca + b = (\sqrt{2} + \sqrt{2}\, i) + (\sqrt{2} - \sqrt{2}\, i) = 2\sqrt{2} = c, donc OC→=OA→+OB→\overrightarrow{OC} = \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{OB} : le quadrilatère OACBOACB est un parallélogramme. Il a un angle droit en OO (question 3. a) et deux côtés consécutifs de même longueur (OA=OB=2OA = OB = 2) : c'est un carré, de côté 22 et de diagonale OC=22OC = 2\sqrt{2}. [0,5 pt]

    4. a) La rotation rr de centre CC d'affixe cc et d'angle π2\dfrac{\pi}{2} a pour écriture complexe z′−c=eiπ2(z−c)z' - c = e^{i\frac{\pi}{2}}(z - c), c'est-à-dire :

    z′=i (z−c)+c=iz+c(1−i)=iz+22 (1−i).z' = i\,(z - c) + c = i z + c(1 - i) = i z + 2\sqrt{2}\,(1 - i).

    L'affixe de r(A)r(A) est ia+22(1−i)=i(2+2 i)+22−22 i=2 i−2+22−22 i=2−2 i=bi a + 2\sqrt{2}(1 - i) = i(\sqrt{2} + \sqrt{2}\, i) + 2\sqrt{2} - 2\sqrt{2}\, i = \sqrt{2}\, i - \sqrt{2} + 2\sqrt{2} - 2\sqrt{2}\, i = \sqrt{2} - \sqrt{2}\, i = b. Donc r(A)=Br(A) = B. [0,25 pt]

    4. b) L'affixe de D=r(O)D = r(O) est d=i×0+22(1−i)=22−22 i=2bd = i \times 0 + 2\sqrt{2}(1 - i) = 2\sqrt{2} - 2\sqrt{2}\, i = 2b. L'affixe du milieu de [OD][OD] est 0+d2=b\dfrac{0 + d}{2} = b : BB est le milieu de [OD][OD]. [0,25 pt]

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    Exercice 3 : Probabilités

    3 points

    Un jeu de kermesse utilise un dé cubique équilibré, dont les faces sont numérotées de 1 à 6, et deux urnes opaques :

    • l'urne U1U_1 contient 4 boules blanches et 2 boules noires ;
    • l'urne U2U_2 contient 2 boules blanches et 6 boules noires.

    Les boules sont indiscernables au toucher. Le joueur lance le dé : s'il obtient le 6, il tire au hasard une boule dans U1U_1 ; sinon, il tire au hasard une boule dans U2U_2. On note AA l'événement « le joueur obtient le 6 » et BB l'événement « la boule tirée est blanche ».

    1. Donner p(A)p(A), pA(B)p_A(B) et pAˉ(B)p_{\bar{A}}(B), puis montrer que p(B)=2372p(B) = \dfrac{23}{72}. (0,5 pt)
    2. Le joueur a tiré une boule blanche. Quelle est la probabilité qu'il ait obtenu le 6 au dé ? (0,5 pt)
    3. Le joueur gagne 5 dirhams si la boule tirée est blanche et perd 3 dirhams sinon. On note XX le gain algébrique du joueur, en dirhams, au cours d'une partie. Déterminer la loi de probabilité de XX, calculer son espérance E(X)E(X), puis interpréter son signe. (0,75 pt)
    4. Un joueur effectue 5 parties indépendantes. On note YY le nombre de parties au cours desquelles il tire une boule blanche. a) Déterminer la loi de YY et calculer p(Y=2)p(Y = 2), arrondie à 10−210^{-2} près. (0,5 pt) b) Calculer la probabilité de tirer au moins une boule blanche au cours de ces 5 parties, arrondie à 10−210^{-2} près. (0,25 pt) c) Quel est le nombre minimal de parties que le joueur doit effectuer pour que la probabilité de tirer au moins une boule blanche soit supérieure ou égale à 0,990{,}99 ? (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    1. Le dé est équilibré : p(A)=16p(A) = \dfrac{1}{6} et p(Aˉ)=56p(\bar{A}) = \dfrac{5}{6}. Si le 6 est obtenu, le tirage se fait dans U1U_1 (6 boules dont 4 blanches) : pA(B)=46=23p_A(B) = \dfrac{4}{6} = \dfrac{2}{3}. Sinon, il se fait dans U2U_2 (8 boules dont 2 blanches) : pAˉ(B)=28=14p_{\bar{A}}(B) = \dfrac{2}{8} = \dfrac{1}{4}.

    Arbre pondéré :

    CheminProbabilité
    AA puis BB16×23=19\dfrac{1}{6} \times \dfrac{2}{3} = \dfrac{1}{9}
    AA puis Bˉ\bar{B}16×13=118\dfrac{1}{6} \times \dfrac{1}{3} = \dfrac{1}{18}
    Aˉ\bar{A} puis BB56×14=524\dfrac{5}{6} \times \dfrac{1}{4} = \dfrac{5}{24}
    Aˉ\bar{A} puis Bˉ\bar{B}56×34=58\dfrac{5}{6} \times \dfrac{3}{4} = \dfrac{5}{8}

    {A,Aˉ}\{A, \bar{A}\} est une partition de l'univers ; d'après la formule des probabilités totales :

    p(B)=p(A) pA(B)+p(Aˉ) pAˉ(B)=19+524=872+1572=2372.p(B) = p(A)\,p_A(B) + p(\bar{A})\,p_{\bar{A}}(B) = \frac{1}{9} + \frac{5}{24} = \frac{8}{72} + \frac{15}{72} = \frac{23}{72}.

    [0,5 pt]

    2. On cherche pB(A)p_B(A) :

    pB(A)=p(A∩B)p(B)=192372=872×7223=823≈0,35.p_B(A) = \frac{p(A \cap B)}{p(B)} = \frac{\frac{1}{9}}{\frac{23}{72}} = \frac{8}{72} \times \frac{72}{23} = \frac{8}{23} \approx 0{,}35.

    [0,5 pt]

    3. XX prend les valeurs 55 (boule blanche) et −3-3 (boule noire) : p(X=5)=p(B)=2372p(X = 5) = p(B) = \dfrac{23}{72} et p(X=−3)=p(Bˉ)=1−2372=4972p(X = -3) = p(\bar{B}) = 1 - \dfrac{23}{72} = \dfrac{49}{72}.

    xix_i55−3-3
    p(X=xi)p(X = x_i)2372\frac{23}{72}4972\frac{49}{72}

    Contrôle : 2372+4972=1\dfrac{23}{72} + \dfrac{49}{72} = 1. L'espérance est :

    E(X)=5×2372+(−3)×4972=115−14772=−3272=−49≈−0,44 dirham.E(X) = 5 \times \frac{23}{72} + (-3) \times \frac{49}{72} = \frac{115 - 147}{72} = -\frac{32}{72} = -\frac{4}{9} \approx -0{,}44 \text{ dirham}.

    E(X)<0E(X) < 0 : en jouant un grand nombre de parties, le joueur perd en moyenne environ 0,440{,}44 dirham par partie ; le jeu est défavorable au joueur (et favorable à l'organisateur de la kermesse). [0,75 pt]

    4. a) Chaque partie repart d'un lancer de dé et d'un tirage identiques : les 5 parties sont des épreuves identiques et indépendantes, chacune n'ayant que deux issues, « boule blanche » de probabilité p=2372p = \dfrac{23}{72} ou « boule noire » de probabilité 4972\dfrac{49}{72}. La variable YY suit donc la loi binomiale de paramètres n=5n = 5 et p=2372p = \dfrac{23}{72} : pour k∈{0,1,2,3,4,5}k \in \{0, 1, 2, 3, 4, 5\}, p(Y=k)=(5k)(2372)k(4972)5−kp(Y = k) = \binom{5}{k}\left(\dfrac{23}{72}\right)^k \left(\dfrac{49}{72}\right)^{5 - k}. En particulier :

    p(Y=2)=(52)(2372)2(4972)3=10×232×493725=622 363 2101 934 917 632≈0,32.p(Y = 2) = \binom{5}{2}\left(\frac{23}{72}\right)^2 \left(\frac{49}{72}\right)^3 = 10 \times \frac{23^2 \times 49^3}{72^5} = \frac{622\,363\,210}{1\,934\,917\,632} \approx 0{,}32.

    [0,5 pt]

    4. b) L'événement contraire de « au moins une boule blanche » est « aucune boule blanche », c'est-à-dire Y=0Y = 0 :

    p(Y≥1)=1−p(Y=0)=1−(4972)5≈0,854,soit 0,85 aˋ 10−2 preˋs.p(Y \geq 1) = 1 - p(Y = 0) = 1 - \left(\frac{49}{72}\right)^5 \approx 0{,}854, \quad \text{soit } 0{,}85 \text{ à } 10^{-2} \text{ près}.

    [0,25 pt]

    4. c) Pour nn parties indépendantes, la probabilité de tirer au moins une boule blanche est 1−(4972)n1 - \left(\dfrac{49}{72}\right)^n. On résout :

    1−(4972)n≥0,99  ⟺  (4972)n≤0,01  ⟺  nln⁡4972≤ln⁡0,01  ⟺  n≥ln⁡0,01ln⁡4972≈11,97,1 - \left(\frac{49}{72}\right)^n \geq 0{,}99 \iff \left(\frac{49}{72}\right)^n \leq 0{,}01 \iff n \ln\frac{49}{72} \leq \ln 0{,}01 \iff n \geq \frac{\ln 0{,}01}{\ln\frac{49}{72}} \approx 11{,}97,

    car ln⁡4972<0\ln\dfrac{49}{72} < 0 (l'inégalité change de sens quand on divise par ce nombre négatif). Le nombre minimal de parties est donc n=12n = 12. Vérification : pour n=11n = 11, 1−(4972)11≈0,9855<0,991 - \left(\dfrac{49}{72}\right)^{11} \approx 0{,}9855 < 0{,}99 ; pour n=12n = 12, 1−(4972)12≈0,9901≥0,991 - \left(\dfrac{49}{72}\right)^{12} \approx 0{,}9901 \geq 0{,}99. [0,5 pt]

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    Exercice 4 : Équations différentielles

    3 points

    On considère l'équation différentielle (E)(E) : y′′+2y′+5y=0y'' + 2y' + 5y = 0, d'inconnue yy, fonction deux fois dérivable sur R\mathbb{R}.

    1. Résoudre l'équation différentielle (E)(E) sur R\mathbb{R}. (0,5 pt)
    2. a) Déterminer la solution ff de (E)(E) qui vérifie les conditions initiales f(0)=2f(0) = 2 et f′(0)=0f'(0) = 0. (0,5 pt) b) Montrer que, pour tout réel xx : f′(x)=−5e−xsin⁡(2x)f'(x) = -5e^{-x}\sin(2x). (0,25 pt)
    3. a) Montrer que, pour tout réel xx : ∣f(x)∣≤3e−x|f(x)| \leq 3e^{-x}, puis calculer lim⁡x→+∞f(x)\lim_{x \to +\infty} f(x). (0,5 pt) b) Étudier le signe de f′(x)f'(x) sur l'intervalle [0,π][0, \pi], puis dresser le tableau de variations de ff sur [0,π][0, \pi]. (0,5 pt)
    4. a) Montrer que, pour tout réel xx : f(x)=−15(f′+2f)′(x)f(x) = -\dfrac{1}{5}\left(f' + 2f\right)'(x). (0,25 pt) b) En déduire la valeur de l'intégrale ∫0πf(x) dx\displaystyle\int_0^{\pi} f(x)\, dx. (0,5 pt)
    Voir le corrigé

    1. L'équation caractéristique de (E)(E) est r2+2r+5=0r^2 + 2r + 5 = 0, de discriminant Δ=4−20=−16=(4i)2\Delta = 4 - 20 = -16 = (4i)^2. Ses racines sont r=−2±4i2=−1±2ir = \dfrac{-2 \pm 4i}{2} = -1 \pm 2i : on a donc p=−1p = -1 et q=2q = 2. Les solutions de (E)(E) sont les fonctions

    y(x)=e−x(αcos⁡(2x)+βsin⁡(2x)),(α,β)∈R2.y(x) = e^{-x}\left(\alpha \cos(2x) + \beta \sin(2x)\right), \quad (\alpha, \beta) \in \mathbb{R}^2.

    [0,5 pt]

    2. a) Soit f(x)=e−x(αcos⁡(2x)+βsin⁡(2x))f(x) = e^{-x}\left(\alpha\cos(2x) + \beta\sin(2x)\right). Alors :

    f′(x)=−e−x(αcos⁡(2x)+βsin⁡(2x))+e−x(−2αsin⁡(2x)+2βcos⁡(2x))=e−x[(2β−α)cos⁡(2x)−(2α+β)sin⁡(2x)].f'(x) = -e^{-x}\left(\alpha\cos(2x) + \beta\sin(2x)\right) + e^{-x}\left(-2\alpha\sin(2x) + 2\beta\cos(2x)\right) = e^{-x}\left[(2\beta - \alpha)\cos(2x) - (2\alpha + \beta)\sin(2x)\right].

    La condition f(0)=2f(0) = 2 donne α=2\alpha = 2. La condition f′(0)=0f'(0) = 0 donne 2β−α=02\beta - \alpha = 0, donc β=1\beta = 1. Ainsi :

    f(x)=e−x(2cos⁡(2x)+sin⁡(2x)).f(x) = e^{-x}\left(2\cos(2x) + \sin(2x)\right).

    [0,5 pt]

    2. b) Avec α=2\alpha = 2 et β=1\beta = 1 : 2β−α=02\beta - \alpha = 0 et 2α+β=52\alpha + \beta = 5, donc f′(x)=e−x[0×cos⁡(2x)−5sin⁡(2x)]=−5e−xsin⁡(2x)f'(x) = e^{-x}\left[0 \times \cos(2x) - 5\sin(2x)\right] = -5e^{-x}\sin(2x). [0,25 pt]

    3. a) Pour tout réel xx, ∣2cos⁡(2x)+sin⁡(2x)∣≤2∣cos⁡(2x)∣+∣sin⁡(2x)∣≤2+1=3|2\cos(2x) + \sin(2x)| \leq 2|\cos(2x)| + |\sin(2x)| \leq 2 + 1 = 3 et e−x>0e^{-x} > 0, donc ∣f(x)∣≤3e−x|f(x)| \leq 3e^{-x}, soit −3e−x≤f(x)≤3e−x-3e^{-x} \leq f(x) \leq 3e^{-x}. Comme lim⁡x→+∞e−x=0\lim_{x \to +\infty} e^{-x} = 0, le théorème des gendarmes donne lim⁡x→+∞f(x)=0\lim_{x \to +\infty} f(x) = 0. [0,5 pt]

    3. b) Pour tout xx, e−x>0e^{-x} > 0, donc f′(x)f'(x) a le signe de −sin⁡(2x)-\sin(2x). Pour x∈[0,π]x \in [0, \pi], on a 2x∈[0,2π]2x \in [0, 2\pi] :

    • sur [0,π2]\left[0, \dfrac{\pi}{2}\right], 2x∈[0,π]2x \in [0, \pi] donc sin⁡(2x)≥0\sin(2x) \geq 0 et f′(x)≤0f'(x) \leq 0 : ff est décroissante ;
    • sur [π2,π]\left[\dfrac{\pi}{2}, \pi\right], 2x∈[π,2π]2x \in [\pi, 2\pi] donc sin⁡(2x)≤0\sin(2x) \leq 0 et f′(x)≥0f'(x) \geq 0 : ff est croissante.

    On calcule f(0)=2f(0) = 2, f(π2)=e−π2(2cos⁡π+sin⁡π)=−2e−π2≈−0,42f\left(\dfrac{\pi}{2}\right) = e^{-\frac{\pi}{2}}\left(2\cos\pi + \sin\pi\right) = -2e^{-\frac{\pi}{2}} \approx -0{,}42 et f(π)=e−π(2cos⁡2π+sin⁡2π)=2e−π≈0,09f(\pi) = e^{-\pi}\left(2\cos 2\pi + \sin 2\pi\right) = 2e^{-\pi} \approx 0{,}09.

    xx00π2\dfrac{\pi}{2}π\pi
    f′(x)f'(x)00−-00++00
    f(x)f(x)22↘\searrow−2e−π2-2e^{-\frac{\pi}{2}}↗\nearrow2e−π2e^{-\pi}

    [0,5 pt]

    4. a) On a (f′+2f)′(x)=f′′(x)+2f′(x)\left(f' + 2f\right)'(x) = f''(x) + 2f'(x). Comme ff est solution de (E)(E) : f′′(x)+2f′(x)=−5f(x)f''(x) + 2f'(x) = -5f(x). Donc (f′+2f)′(x)=−5f(x)\left(f' + 2f\right)'(x) = -5f(x), c'est-à-dire f(x)=−15(f′+2f)′(x)f(x) = -\dfrac{1}{5}\left(f' + 2f\right)'(x). [0,25 pt]

    4. b) D'après la question précédente, la fonction F=−15(f′+2f)F = -\dfrac{1}{5}\left(f' + 2f\right) est une primitive de ff sur R\mathbb{R}. Donc :

    ∫0πf(x) dx=F(π)−F(0)=−15[(f′(π)+2f(π))−(f′(0)+2f(0))].\int_0^{\pi} f(x)\, dx = F(\pi) - F(0) = -\frac{1}{5}\Big[\left(f'(\pi) + 2f(\pi)\right) - \left(f'(0) + 2f(0)\right)\Big].

    Or f′(π)=−5e−πsin⁡(2π)=0f'(\pi) = -5e^{-\pi}\sin(2\pi) = 0, f(π)=2e−πf(\pi) = 2e^{-\pi}, f′(0)=0f'(0) = 0 et f(0)=2f(0) = 2. D'où :

    ∫0πf(x) dx=−15[4e−π−4]=45(1−e−π)≈0,77.\int_0^{\pi} f(x)\, dx = -\frac{1}{5}\left[4e^{-\pi} - 4\right] = \frac{4}{5}\left(1 - e^{-\pi}\right) \approx 0{,}77.

    [0,5 pt]

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    Exercice 5 : Problème : Étude d'une fonction exponentielle et calcul d'aire

    8 points

    Partie I : une fonction auxiliaire. On considère la fonction hh définie sur R\mathbb{R} par h(x)=(x+1)e−xh(x) = (x + 1)e^{-x}.

    1. Calculer lim⁡x→−∞h(x)\lim_{x \to -\infty} h(x) et lim⁡x→+∞h(x)\lim_{x \to +\infty} h(x). Montrer que, pour tout réel xx : h′(x)=−xe−xh'(x) = -x e^{-x}, puis dresser le tableau de variations de hh. (1 pt)
    2. En déduire que, pour tout réel xx : h(x)≤1h(x) \leq 1, et que h(x)=1h(x) = 1 si et seulement si x=0x = 0. (0,5 pt)

    Partie II : étude de la fonction ff. On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=2x−1+(x+2)e−xf(x) = 2x - 1 + (x + 2)e^{-x}. On note (C)(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O ; \vec{i}, \vec{j}) d'unité 11 cm.

    1. a) Calculer lim⁡x→−∞f(x)\lim_{x \to -\infty} f(x) et lim⁡x→+∞f(x)\lim_{x \to +\infty} f(x). (0,5 pt) b) Montrer que la droite (D)(D) d'équation y=2x−1y = 2x - 1 est asymptote oblique à (C)(C) au voisinage de +∞+\infty, puis étudier la position relative de (C)(C) et de (D)(D). (0,5 pt) c) Calculer lim⁡x→−∞f(x)x\lim_{x \to -\infty} \dfrac{f(x)}{x} et interpréter graphiquement le résultat. (0,5 pt)
    2. a) Montrer que, pour tout réel xx : f′(x)=2−h(x)f'(x) = 2 - h(x). b) En déduire que ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations. (0,75 pt)
    3. Montrer que l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet une solution unique α\alpha dans R\mathbb{R}, puis que −0,9<α<−0,8-0{,}9 < \alpha < -0{,}8. (0,5 pt)
    4. a) Montrer que, pour tout réel xx : f′′(x)=xe−xf''(x) = x e^{-x}. b) En déduire que (C)(C) admet un point d'inflexion II dont on précisera les coordonnées, puis écrire une équation de la tangente (T)(T) à (C)(C) au point II. (0,75 pt)
    5. Construire (D)(D), (T)(T) et (C)(C) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O ; \vec{i}, \vec{j}) (on prévoira une feuille couvrant au moins [−5;6][-5 ; 6] en abscisse et en ordonnée). On prendra α≈−0,84\alpha \approx -0{,}84 et on donne : f(−2)=−5f(-2) = -5 ; f(−1,5)≈−1,76f(-1{,}5) \approx -1{,}76 ; f(−1)≈−0,28f(-1) \approx -0{,}28 ; f(1)≈2,10f(1) \approx 2{,}10 ; f(2)≈3,54f(2) \approx 3{,}54 ; f(3)≈5,25f(3) \approx 5{,}25. (0,5 pt)
    6. a) Montrer que ff admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur R\mathbb{R}. b) Calculer (f−1)′(1)(f^{-1})'(1). c) Construire dans le même repère la courbe (C′)(C') de f−1f^{-1}. (0,5 pt)

    Partie III : calcul intégral.

    1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que ∫02(x+2)e−x dx=3−5e−2\displaystyle\int_0^2 (x + 2)e^{-x}\, dx = 3 - 5e^{-2}. (0,75 pt)
    2. Calculer, en cm², l'aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), la droite (D)(D) et les droites d'équations x=0x = 0 et x=2x = 2. (0,5 pt)
    3. Calculer ∫02f(x) dx\displaystyle\int_0^2 f(x)\, dx, puis la valeur moyenne de ff sur l'intervalle [0,2][0, 2]. (0,75 pt)
    Voir le corrigé

    Partie I

    I. 1. Pour x→−∞x \to -\infty : x+1→−∞x + 1 \to -\infty et e−x→+∞e^{-x} \to +\infty, donc lim⁡x→−∞h(x)=−∞\lim_{x \to -\infty} h(x) = -\infty. Pour x→+∞x \to +\infty : h(x)=xe−x+e−xh(x) = x e^{-x} + e^{-x} avec lim⁡x→+∞xe−x=0\lim_{x \to +\infty} x e^{-x} = 0 (croissances comparées) et lim⁡x→+∞e−x=0\lim_{x \to +\infty} e^{-x} = 0, donc lim⁡x→+∞h(x)=0\lim_{x \to +\infty} h(x) = 0.

    La fonction hh est dérivable sur R\mathbb{R} et, pour tout réel xx :

    h′(x)=e−x+(x+1)×(−e−x)=e−x(1−x−1)=−xe−x.h'(x) = e^{-x} + (x + 1) \times (-e^{-x}) = e^{-x}(1 - x - 1) = -x e^{-x}.

    Comme e−x>0e^{-x} > 0, h′(x)h'(x) a le signe de −x-x : positive pour x<0x < 0, négative pour x>0x > 0. Avec h(0)=1h(0) = 1 :

    xx−∞-\infty00+∞+\infty
    h′(x)h'(x)++00−-
    h(x)h(x)−∞-\infty↗\nearrow11↘\searrow00

    [1 pt]

    I. 2. D'après le tableau de variations, hh admet un maximum égal à 11, atteint en x=0x = 0 uniquement (hh est strictement croissante sur ]−∞,0]]-\infty, 0] et strictement décroissante sur [0,+∞[[0, +\infty[). Donc h(x)≤1h(x) \leq 1 pour tout réel xx, avec égalité si et seulement si x=0x = 0. [0,5 pt]

    Partie II

    II. 1. a) Pour x→−∞x \to -\infty : 2x−1→−∞2x - 1 \to -\infty, et (x+2)→−∞(x + 2) \to -\infty tandis que e−x→+∞e^{-x} \to +\infty, donc (x+2)e−x→−∞(x + 2)e^{-x} \to -\infty. Par somme, lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim_{x \to -\infty} f(x) = -\infty. Pour x→+∞x \to +\infty : (x+2)e−x=xe−x+2e−x→0(x + 2)e^{-x} = x e^{-x} + 2e^{-x} \to 0 (croissances comparées) et 2x−1→+∞2x - 1 \to +\infty, donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty. [0,5 pt]

    II. 1. b) Pour tout réel xx, f(x)−(2x−1)=(x+2)e−xf(x) - (2x - 1) = (x + 2)e^{-x}, et lim⁡x→+∞(x+2)e−x=0\lim_{x \to +\infty} (x + 2)e^{-x} = 0 d'après la question précédente. La droite (D)(D) d'équation y=2x−1y = 2x - 1 est donc asymptote oblique à (C)(C) au voisinage de +∞+\infty. Comme e−x>0e^{-x} > 0, f(x)−(2x−1)f(x) - (2x - 1) a le signe de x+2x + 2 :

    • si x<−2x < -2 : (C)(C) est au-dessous de (D)(D) ;
    • si x=−2x = -2 : (C)(C) coupe (D)(D) au point (−2,−5)(-2, -5) ;
    • si x>−2x > -2 : (C)(C) est au-dessus de (D)(D).

    [0,5 pt]

    II. 1. c) Pour x<0x < 0 : f(x)x=2−1x+(x+2)e−xx=2−1x+(1+2x)e−x\dfrac{f(x)}{x} = 2 - \dfrac{1}{x} + \dfrac{(x + 2)e^{-x}}{x} = 2 - \dfrac{1}{x} + \left(1 + \dfrac{2}{x}\right)e^{-x}. Quand x→−∞x \to -\infty, 2−1x→22 - \dfrac{1}{x} \to 2, 1+2x→11 + \dfrac{2}{x} \to 1 et e−x→+∞e^{-x} \to +\infty, donc lim⁡x→−∞f(x)x=+∞\lim_{x \to -\infty} \dfrac{f(x)}{x} = +\infty. Comme de plus lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim_{x \to -\infty} f(x) = -\infty, la courbe (C)(C) admet au voisinage de −∞-\infty une branche parabolique de direction l'axe des ordonnées. [0,5 pt]

    II. 2. a) La fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R} et, pour tout réel xx :

    f′(x)=2+e−x+(x+2)(−e−x)=2+e−x(1−x−2)=2−(x+1)e−x=2−h(x).f'(x) = 2 + e^{-x} + (x + 2)(-e^{-x}) = 2 + e^{-x}(1 - x - 2) = 2 - (x + 1)e^{-x} = 2 - h(x).

    II. 2. b) D'après la question I. 2, h(x)≤1h(x) \leq 1 pour tout xx, donc f′(x)=2−h(x)≥1>0f'(x) = 2 - h(x) \geq 1 > 0 : la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}. Avec les limites de la question 1. a) :

    xx−∞-\infty+∞+\infty
    f′(x)f'(x)++
    f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow+∞+\infty

    [0,75 pt pour les deux questions]

    II. 3. La fonction ff est continue et strictement croissante sur R\mathbb{R}, et f(R)=]lim⁡−∞f,lim⁡+∞f[=Rf(\mathbb{R}) = \left]\lim_{-\infty} f, \lim_{+\infty} f\right[ = \mathbb{R}, qui contient 00. D'après le théorème de la bijection, l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet une solution unique α\alpha dans R\mathbb{R}. À la calculatrice : f(−0,9)=−2,8+1,1 e0,9≈−0,094<0f(-0{,}9) = -2{,}8 + 1{,}1\,e^{0{,}9} \approx -0{,}094 < 0 et f(−0,8)=−2,6+1,2 e0,8≈0,071>0f(-0{,}8) = -2{,}6 + 1{,}2\,e^{0{,}8} \approx 0{,}071 > 0. Donc f(−0,9)<f(α)<f(−0,8)f(-0{,}9) < f(\alpha) < f(-0{,}8) et, ff étant strictement croissante, −0,9<α<−0,8-0{,}9 < \alpha < -0{,}8. [0,5 pt]

    II. 4. a) D'après la question 2. a), f′(x)=2−h(x)f'(x) = 2 - h(x), donc f′′(x)=−h′(x)=xe−xf''(x) = -h'(x) = x e^{-x}. [0,25 pt]

    II. 4. b) Comme e−x>0e^{-x} > 0, f′′(x)f''(x) a le signe de xx : f′′f'' est négative sur ]−∞,0[]-\infty, 0[ (la courbe est concave) et positive sur ]0,+∞[]0, +\infty[ (la courbe est convexe). La dérivée seconde s'annule en 00 en changeant de signe : (C)(C) admet un point d'inflexion II d'abscisse 00. Son ordonnée est f(0)=−1+2e0=1f(0) = -1 + 2e^0 = 1 : I(0,1)I(0, 1). La tangente en II a pour équation y=f′(0) x+f(0)y = f'(0)\,x + f(0), avec f′(0)=2−h(0)=1f'(0) = 2 - h(0) = 1 ; donc (T)(T) : y=x+1y = x + 1. [0,5 pt]

    II. 5. Pour la construction, on trace d'abord la droite (D)(D) : y=2x−1y = 2x - 1 (elle passe par (0,−1)(0, -1) et (1,1)(1, 1)) et la tangente (T)(T) : y=x+1y = x + 1 (elle passe par I(0,1)I(0, 1) et (1,2)(1, 2)), puis on place les points suivants :

    xx−2-2−1,5-1{,}5−1-1α≈−0,84\alpha \approx -0{,}8400112233
    f(x)f(x)−5-5−1,76-1{,}76−0,28-0{,}2800112,102{,}103,543{,}545,255{,}25

    La courbe (C)(C) est croissante, coupe (D)(D) au point (−2,−5)(-2, -5) en passant au-dessous de (D)(D) pour x<−2x < -2, coupe l'axe des abscisses en α\alpha, est concave jusqu'à II puis convexe, et se rapproche de (D)(D) par au-dessus quand x→+∞x \to +\infty. [0,5 pt]

    II. 6. a) La fonction ff est continue et strictement croissante sur R\mathbb{R}, d'image R\mathbb{R} : elle réalise une bijection de R\mathbb{R} sur R\mathbb{R}, donc elle admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur R\mathbb{R}.

    b) La fonction ff est dérivable et sa dérivée ne s'annule pas (f′>0f' > 0), donc f−1f^{-1} est dérivable sur R\mathbb{R}. Comme f(0)=1f(0) = 1, on a f−1(1)=0f^{-1}(1) = 0 et :

    (f−1)′(1)=1f′(f−1(1))=1f′(0)=1.(f^{-1})'(1) = \frac{1}{f'\left(f^{-1}(1)\right)} = \frac{1}{f'(0)} = 1.

    c) La courbe (C′)(C') est la symétrique de (C)(C) par rapport à la droite d'équation y=xy = x : on obtient ses points en permutant abscisse et ordonnée (par exemple (−5,−2)(-5, -2), (1,0)(1, 0), (2,10,1)(2{,}10, 1), (3,54,2)(3{,}54, 2), (0,α)(0, \alpha)). Au point (1,0)(1, 0), sa tangente a pour pente 11, ce qui est cohérent avec la symétrie. [0,5 pt pour les trois questions]

    Partie III

    III. 1. Posons u(x)=x+2u(x) = x + 2 et v′(x)=e−xv'(x) = e^{-x}, d'où u′(x)=1u'(x) = 1 et v(x)=−e−xv(x) = -e^{-x}. Les fonctions uu et vv sont dérivables sur [0,2][0, 2] et leurs dérivées sont continues. Par intégration par parties :

    ∫02(x+2)e−x dx=[−(x+2)e−x]02+∫02e−x dx=(−4e−2+2)+[−e−x]02=−4e−2+2−e−2+1=3−5e−2.\int_0^2 (x + 2)e^{-x}\, dx = \Big[-(x + 2)e^{-x}\Big]_0^2 + \int_0^2 e^{-x}\, dx = \left(-4e^{-2} + 2\right) + \Big[-e^{-x}\Big]_0^2 = -4e^{-2} + 2 - e^{-2} + 1 = 3 - 5e^{-2}.

    [0,75 pt]

    III. 2. Sur [0,2][0, 2], f(x)−(2x−1)=(x+2)e−x>0f(x) - (2x - 1) = (x + 2)e^{-x} > 0 : la courbe (C)(C) est au-dessus de la droite (D)(D). L'aire du domaine est donc :

    ∫02[f(x)−(2x−1)]dx=∫02(x+2)e−x dx=3−5e−2 u.a.\int_0^2 \left[f(x) - (2x - 1)\right] dx = \int_0^2 (x + 2)e^{-x}\, dx = 3 - 5e^{-2} \text{ u.a.}

    Une unité d'aire vaut 1 cm×1 cm=1 cm21\text{ cm} \times 1\text{ cm} = 1\text{ cm}^2 : l'aire cherchée est (3−5e−2) cm2≈2,32 cm2\left(3 - 5e^{-2}\right)\text{ cm}^2 \approx 2{,}32\text{ cm}^2. [0,5 pt]

    III. 3. On a :

    ∫02f(x) dx=∫02(2x−1) dx+∫02(x+2)e−x dx=[x2−x]02+3−5e−2=2+3−5e−2=5−5e−2≈4,32.\int_0^2 f(x)\, dx = \int_0^2 (2x - 1)\, dx + \int_0^2 (x + 2)e^{-x}\, dx = \Big[x^2 - x\Big]_0^2 + 3 - 5e^{-2} = 2 + 3 - 5e^{-2} = 5 - 5e^{-2} \approx 4{,}32.

    La valeur moyenne de ff sur [0,2][0, 2] est :

    μ=12−0∫02f(x) dx=5−5e−22=52(1−e−2)≈2,16.\mu = \frac{1}{2 - 0}\int_0^2 f(x)\, dx = \frac{5 - 5e^{-2}}{2} = \frac{5}{2}\left(1 - e^{-2}\right) \approx 2{,}16.

    (Cohérence : ff est croissante sur [0,2][0, 2] avec f(0)=1f(0) = 1 et f(2)≈3,54f(2) \approx 3{,}54, et 1≤2,16≤3,541 \leq 2{,}16 \leq 3{,}54.) [0,75 pt]

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