Dénombrement et probabilités

    Mathématiques · 2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT) · Lecture, méthodes et entraînement

    Courbe d'une suite numérique

    L'essentiel

    1. Dénombrement

    Le cardinal d'un ensemble fini EE, noté card E\text{card}\,E, est son nombre d'éléments. Pour deux parties AA et BB de EE : card(A∪B)=card A+card B−card(A∩B)\text{card}(A \cup B) = \text{card}\,A + \text{card}\,B - \text{card}(A \cap B).

    Propriété (Principe multiplicatif)

    Si un choix se fait en pp étapes successives, avec n1n_1 possibilités pour la première étape, n2n_2 pour la deuxième, ..., npn_p pour la dernière, alors le nombre total de choix est n1×n2×⋯×npn_1 \times n_2 \times \cdots \times n_p.

    Pour un entier n≥1n \geq 1, on note n!=n×(n−1)×⋯×2×1n! = n \times (n - 1) \times \cdots \times 2 \times 1 (« factorielle nn ») et on pose 0!=10! = 1.

    Définition (Arrangements, permutations, combinaisons)

    Soit EE un ensemble à nn éléments et pp un entier avec 0≤p≤n0 \leq p \leq n.

    • Un arrangement de pp éléments de EE est une liste ordonnée de pp éléments distincts. Leur nombre est Anp=n(n−1)⋯(n−p+1)=n!(n−p)!A_n^p = n(n - 1) \cdots (n - p + 1) = \frac{n!}{(n - p)!}.
    • Une permutation de EE est un arrangement de ses nn éléments. Leur nombre est Ann=n!A_n^n = n!.
    • Une combinaison de pp éléments de EE est une partie de EE à pp éléments (sans ordre). Leur nombre est Cnp=n!p! (n−p)!=Anpp!C_n^p = \frac{n!}{p!\,(n - p)!} = \frac{A_n^p}{p!}.

    Propriété (Combinaisons)

    Cn0=Cnn=1C_n^0 = C_n^n = 1, Cn1=nC_n^1 = n, Cnp=Cnn−pC_n^p = C_n^{n - p} et, pour 1≤p≤n−11 \leq p \leq n - 1, Cnp=Cn−1p−1+Cn−1pC_n^p = C_{n-1}^{p-1} + C_{n-1}^{p} (relation de Pascal).

    Exemple

    A52=5×4=20A_5^2 = 5 \times 4 = 20, C52=202!=10C_5^2 = \frac{20}{2!} = 10 et 4!=244! = 24.

    On tire pp objets parmi nn. Le nombre de résultats possibles dépend du mode de tirage :

    Mode de tirageL'ordre compte ?Répétition possible ?Nombre de résultats
    Successif avec remiseouiouinpn^p
    Successif sans remiseouinonAnpA_n^p
    SimultanénonnonCnpC_n^p

    Remarque

    Dans un tirage successif, si l'on veut par exemple deux boules rouges et une verte dans un ordre quelconque, il faut compter les ordres possibles : la boule verte peut occuper 33 places, soit C31=3C_3^1 = 3 ordres (RRV, RVR, VRR).

    2. Vocabulaire des probabilités

    • Une expérience aléatoire est une expérience dont on connaît les résultats possibles sans pouvoir prévoir lequel se produira.
    • L'univers Ω\Omega est l'ensemble des résultats possibles, appelés issues (ou éventualités).
    • Un événement est une partie de Ω\Omega ; un événement élémentaire ne contient qu'une seule issue.
    • Ω\Omega est l'événement certain, ∅\emptyset l'événement impossible.
    • L'événement contraire de AA, noté A‾\overline{A}, est formé des issues qui ne sont pas dans AA.
    • A∩BA \cap B (« AA et BB ») et A∪BA \cup B (« AA ou BB »). AA et BB sont incompatibles si A∩B=∅A \cap B = \emptyset.

    3. Probabilité sur un univers fini

    Définition (Probabilité)

    Définir une probabilité sur Ω={ω1,…,ωn}\Omega = \{\omega_1, \ldots, \omega_n\}, c'est associer à chaque issue ωi\omega_i un réel pi≥0p_i \geq 0 avec p1+p2+⋯+pn=1p_1 + p_2 + \cdots + p_n = 1. La probabilité d'un événement AA est la somme des pip_i des issues qui le composent.

    Propriété (Règles de calcul)

    • p(∅)=0p(\emptyset) = 0, p(Ω)=1p(\Omega) = 1 et 0≤p(A)≤10 \leq p(A) \leq 1.
    • p(A‾)=1−p(A)p(\overline{A}) = 1 - p(A).
    • p(A∪B)=p(A)+p(B)−p(A∩B)p(A \cup B) = p(A) + p(B) - p(A \cap B) ; si AA et BB sont incompatibles, p(A∪B)=p(A)+p(B)p(A \cup B) = p(A) + p(B).

    Propriété (Équiprobabilité)

    Si toutes les issues ont la même probabilité (dé équilibré, boules indiscernables au toucher, tirage au hasard...), alors :

    p(A)=card Acard Ωp(A) = \frac{\text{card}\,A}{\text{card}\,\Omega}

    4. Probabilité conditionnelle

    Définition (Probabilité conditionnelle)

    Soit BB un événement tel que p(B)≠0p(B) \neq 0. La probabilité de AA sachant BB est :

    pB(A)=p(A∩B)p(B)p_B(A) = \frac{p(A \cap B)}{p(B)}

    On la note aussi p(A/B)p(A / B).

    Propriété (Probabilités composées)

    Si p(B)≠0p(B) \neq 0, alors p(A∩B)=p(B)×pB(A)p(A \cap B) = p(B) \times p_B(A).

    Théorème (Formule des probabilités totales)

    Si les événements B1,B2,…,BnB_1, B_2, \ldots, B_n, de probabilités non nulles, forment une partition de Ω\Omega (deux à deux incompatibles et de réunion Ω\Omega), alors pour tout événement AA :

    p(A)=p(B1) pB1(A)+p(B2) pB2(A)+⋯+p(Bn) pBn(A)p(A) = p(B_1)\,p_{B_1}(A) + p(B_2)\,p_{B_2}(A) + \cdots + p(B_n)\,p_{B_n}(A)

    Cas fréquent : p(A)=p(B) pB(A)+p(B‾) pB‾(A)p(A) = p(B)\,p_B(A) + p(\overline{B})\,p_{\overline{B}}(A).

    Dans un arbre pondéré : la somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut 11, et la probabilité d'un chemin est le produit des probabilités de ses branches.

    5. Événements indépendants

    Définition (Indépendance)

    Deux événements AA et BB sont indépendants si p(A∩B)=p(A)×p(B)p(A \cap B) = p(A) \times p(B). Lorsque p(B)≠0p(B) \neq 0, cela revient à dire pB(A)=p(A)p_B(A) = p(A) : savoir que BB est réalisé ne change pas la probabilité de AA.

    Attention

    « indépendants » et « incompatibles » sont deux notions différentes. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants, car p(A∩B)=0≠p(A)×p(B)p(A \cap B) = 0 \neq p(A) \times p(B).

    6. Épreuves répétées

    Théorème (Épreuves répétées)

    On répète nn fois, de façon indépendante, une même épreuve au cours de laquelle un événement AA a la probabilité pp. La probabilité que AA se réalise exactement kk fois (0≤k≤n0 \leq k \leq n) est :

    Cnk pk (1−p)n−kC_n^k\,p^k\,(1 - p)^{n - k}

    Exemple

    On lance 44 fois une pièce équilibrée. La probabilité d'obtenir exactement 33 fois « Pile » est C43(12)3(12)1=416=14C_4^3 \left(\frac{1}{2}\right)^3 \left(\frac{1}{2}\right)^1 = \frac{4}{16} = \frac{1}{4}.

    7. Variable aléatoire

    Définition (Variable aléatoire)

    Une variable aléatoire XX est une application qui associe un nombre réel à chaque issue de Ω\Omega. On note X(Ω)={x1,x2,…,xn}X(\Omega) = \{x_1, x_2, \ldots, x_n\} l'ensemble de ses valeurs.

    Donner la loi de probabilité de XX, c'est donner pi=p(X=xi)p_i = p(X = x_i) pour chaque valeur xix_i, en général dans un tableau. On a toujours p1+p2+⋯+pn=1p_1 + p_2 + \cdots + p_n = 1.

    xix_ix1x_1x2x_2...xnx_n
    p(X=xi)p(X = x_i)p1p_1p2p_2...pnp_n

    Définition (Espérance, variance, écart-type)

    • Espérance : E(X)=x1p1+x2p2+⋯+xnpnE(X) = x_1 p_1 + x_2 p_2 + \cdots + x_n p_n.
    • Variance : V(X)=∑i=1n(xi−E(X))2 pi=E(X2)−(E(X))2V(X) = \sum_{i=1}^{n} (x_i - E(X))^2\,p_i = E(X^2) - \left(E(X)\right)^2, avec E(X2)=x12p1+⋯+xn2pnE(X^2) = x_1^2 p_1 + \cdots + x_n^2 p_n.
    • Écart-type : σ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}.

    L'espérance s'interprète comme la valeur moyenne prise par XX lorsque l'on répète l'expérience un très grand nombre de fois. Dans un jeu, si XX est le gain, le jeu est favorable au joueur lorsque E(X)>0E(X) > 0 et équitable lorsque E(X)=0E(X) = 0.

    8. Loi binomiale

    Définition (Loi binomiale)

    On répète nn fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues : « succès » de probabilité pp et « échec » de probabilité 1−p1 - p. La variable aléatoire XX égale au nombre de succès suit la loi binomiale de paramètres nn et pp, notée B(n,p)\mathcal{B}(n, p).

    Théorème (Loi binomiale)

    Si XX suit la loi B(n,p)\mathcal{B}(n, p), alors X(Ω)={0,1,…,n}X(\Omega) = \{0, 1, \ldots, n\} et :

    p(X=k)=Cnk pk (1−p)n−kE(X)=npV(X)=np(1−p)p(X = k) = C_n^k\,p^k\,(1 - p)^{n - k} \qquad E(X) = np \qquad V(X) = np(1 - p)

    Méthodes

    Méthode 1 : Choisir le bon outil de dénombrement

    1. Lis l'énoncé : tirage simultané (une poignée) ou successif (un par un) ?
    2. En cas de tirage successif : avec ou sans remise ?
    3. Applique : CnpC_n^p (simultané), AnpA_n^p (successif sans remise), npn^p (successif avec remise).
    4. Pour un événement, compte de la même façon, couleur par couleur, puis multiplie.

    Exemple

    Une urne contient 44 boules rouges, 33 vertes et 22 blanches, indiscernables au toucher. On tire 33 boules.

    • Tirage simultané : card Ω=C93=84\text{card}\,\Omega = C_9^3 = 84.
    • Tirage successif sans remise : card Ω=A93=9×8×7=504\text{card}\,\Omega = A_9^3 = 9 \times 8 \times 7 = 504.
    • Tirage successif avec remise : card Ω=93=729\text{card}\,\Omega = 9^3 = 729.

    En tirage simultané, l'événement « trois boules de même couleur » contient C43+C33=4+1=5C_4^3 + C_3^3 = 4 + 1 = 5 issues (on ne peut pas tirer trois blanches), donc sa probabilité vaut 584\frac{5}{84}.

    Méthode 2 : Calculer une probabilité par dénombrement

    1. Vérifie l'hypothèse d'équiprobabilité et calcule card Ω\text{card}\,\Omega.
    2. Pour « au moins un », passe par l'événement contraire « aucun ».
    3. En tirage successif, n'oublie pas de multiplier par le nombre d'ordres possibles.

    Exemple

    Même urne, tirage simultané de 33 boules. L'événement « au moins une boule rouge » a pour contraire « aucune rouge », qui contient C53=10C_5^3 = 10 issues. Donc p=1−1084=7484=3742p = 1 - \frac{10}{84} = \frac{74}{84} = \frac{37}{42}.

    En tirage successif sans remise, « exactement deux rouges » : 33 ordres possibles, chacun donnant A42×A51=12×5=60A_4^2 \times A_5^1 = 12 \times 5 = 60 issues, soit 180180 issues. Donc p=180504=514p = \frac{180}{504} = \frac{5}{14}. On retrouve le même résultat qu'en tirage simultané : C42×C51C93=3084=514\frac{C_4^2 \times C_5^1}{C_9^3} = \frac{30}{84} = \frac{5}{14}.

    Méthode 3 : Utiliser un arbre pondéré et les probabilités totales

    1. Nomme les événements de la première étape (ils doivent former une partition).
    2. Place sur les branches les probabilités données ; complète pour que chaque nœud totalise 11.
    3. Applique la formule des probabilités totales, puis la définition de pB(A)p_B(A) pour « inverser » le conditionnement.

    Exemple

    Salma va au lycée en tramway 60 %60\,\% des jours, sinon à pied. En tramway, elle arrive en retard avec une probabilité 0,10{,}1 ; à pied, avec une probabilité 0,250{,}25. On note TT : « elle prend le tramway » et RR : « elle est en retard ».

    • Branches : p(T)=0,6p(T) = 0{,}6, p(T‾)=0,4p(\overline{T}) = 0{,}4, pT(R)=0,1p_T(R) = 0{,}1, pT‾(R)=0,25p_{\overline{T}}(R) = 0{,}25.
    • p(R)=0,6×0,1+0,4×0,25=0,06+0,1=0,16p(R) = 0{,}6 \times 0{,}1 + 0{,}4 \times 0{,}25 = 0{,}06 + 0{,}1 = 0{,}16.
    • Sachant qu'elle est en retard, la probabilité qu'elle ait pris le tramway est pR(T)=p(T∩R)p(R)=0,060,16=0,375p_R(T) = \frac{p(T \cap R)}{p(R)} = \frac{0{,}06}{0{,}16} = 0{,}375.

    Méthode 4 : Déterminer la loi d'une variable aléatoire et ses paramètres

    1. Liste toutes les valeurs possibles de XX.
    2. Calcule p(X=xi)p(X = x_i) pour chacune et vérifie que la somme vaut 11.
    3. Calcule E(X)E(X), puis E(X2)E(X^2), puis V(X)=E(X2)−(E(X))2V(X) = E(X^2) - (E(X))^2 et σ(X)\sigma(X).

    Exemple

    À la kermesse de fin d'année, on lance un dé équilibré. Avec un 66 on gagne 1010 DH, avec un 44 ou un 55 on gagne 22 DH, sinon on perd 33 DH. Soit XX le gain algébrique.

    • Loi : p(X=10)=16p(X = 10) = \frac{1}{6}, p(X=2)=26p(X = 2) = \frac{2}{6}, p(X=−3)=36p(X = -3) = \frac{3}{6} ; la somme vaut bien 11.
    • E(X)=10+4−96=56≈0,83E(X) = \frac{10 + 4 - 9}{6} = \frac{5}{6} \approx 0{,}83 DH : le jeu est favorable au joueur.
    • E(X2)=100+8+276=452E(X^2) = \frac{100 + 8 + 27}{6} = \frac{45}{2}, donc V(X)=452−2536=78536≈21,81V(X) = \frac{45}{2} - \frac{25}{36} = \frac{785}{36} \approx 21{,}81 et σ(X)≈4,67\sigma(X) \approx 4{,}67.

    Méthode 5 : Reconnaître et utiliser une loi binomiale

    1. Repère une épreuve à deux issues (succès / échec) et précise pp.
    2. Vérifie qu'elle est répétée nn fois de façon indépendante (tirages avec remise, lancers...).
    3. Conclus : XX (nombre de succès) suit B(n,p)\mathcal{B}(n, p), puis applique les formules.

    Exemple

    On lance 55 fois un dé équilibré et XX compte le nombre de 66 obtenus. Chaque lancer est une épreuve à deux issues (succès « obtenir 66 », de probabilité 16\frac{1}{6}), répétée 55 fois de façon indépendante : XX suit B(5,16)\mathcal{B}\left(5, \frac{1}{6}\right).

    • p(X=2)=C52(16)2(56)3=10×1257776=6253888≈0,161p(X = 2) = C_5^2 \left(\frac{1}{6}\right)^2 \left(\frac{5}{6}\right)^3 = 10 \times \frac{125}{7776} = \frac{625}{3888} \approx 0{,}161.
    • E(X)=56E(X) = \frac{5}{6} et V(X)=5×16×56=2536V(X) = 5 \times \frac{1}{6} \times \frac{5}{6} = \frac{25}{36}.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Codes et comités

    Facile
    Énoncé
    1. Le cadenas d'un casier du lycée s'ouvre avec un code de 44 chiffres, chacun choisi entre 00 et 99. Combien de codes différents existe-t-il ?
    2. Combien de ces codes ont leurs 44 chiffres deux à deux distincts ?
    3. Déduis-en le nombre de codes comportant au moins deux chiffres identiques.
    4. Une classe de 3030 élèves élit un bureau formé d'un président, d'un secrétaire et d'un trésorier (trois élèves différents). Combien de bureaux sont possibles ?
    5. La même classe désigne plutôt un comité de 33 élèves, sans rôles. Combien de comités sont possibles ?
    Voir le corrigé

    1. Chaque chiffre a 1010 possibilités, avec répétition permise : 104=10 00010^4 = 10\,000 codes.

    2. Les chiffres sont distincts et l'ordre compte : A104=10×9×8×7=5 040A_{10}^4 = 10 \times 9 \times 8 \times 7 = 5\,040 codes.

    3. « Au moins deux chiffres identiques » est le contraire de « chiffres tous distincts » : 10 000−5 040=4 96010\,000 - 5\,040 = 4\,960 codes.

    4. Les rôles sont différents, donc l'ordre compte, sans répétition : A303=30×29×28=24 360A_{30}^3 = 30 \times 29 \times 28 = 24\,360 bureaux.

    5. Sans rôles, l'ordre ne compte plus : C303=24 3603!=24 3606=4 060C_{30}^3 = \frac{24\,360}{3!} = \frac{24\,360}{6} = 4\,060 comités.

    Exercice 2 : Tirage simultané de deux boules

    Facile
    Énoncé

    Une urne contient 55 boules blanches et 33 boules noires, indiscernables au toucher. On tire simultanément 22 boules.

    1. Calcule le nombre de tirages possibles.
    2. Calcule la probabilité de l'événement AA : « les deux boules sont blanches ».
    3. Calcule la probabilité de l'événement BB : « les deux boules sont de la même couleur ».
    4. Calcule la probabilité de l'événement CC : « au moins une boule est noire ».
    Voir le corrigé

    1. Tirage simultané de 22 boules parmi 88 : card Ω=C82=8×72=28\text{card}\,\Omega = C_8^2 = \frac{8 \times 7}{2} = 28. Les boules étant indiscernables au toucher, il y a équiprobabilité.

    2. card A=C52=10\text{card}\,A = C_5^2 = 10, donc p(A)=1028=514p(A) = \frac{10}{28} = \frac{5}{14}.

    3. Deux blanches ou deux noires : card B=C52+C32=10+3=13\text{card}\,B = C_5^2 + C_3^2 = 10 + 3 = 13, donc p(B)=1328p(B) = \frac{13}{28}.

    4. CC est le contraire de AA (« aucune noire » signifie « deux blanches ») : p(C)=1−514=914p(C) = 1 - \frac{5}{14} = \frac{9}{14}.

    Contrôle direct : une noire et une blanche donne C31×C51=15C_3^1 \times C_5^1 = 15 issues, deux noires donne 33 issues, soit 1828=914\frac{18}{28} = \frac{9}{14}.

    Exercice 3 : Tirages successifs de jetons

    Moyen
    Énoncé

    Un sac contient 66 jetons indiscernables au toucher : trois portent le chiffre 11, deux le chiffre 22 et un le chiffre 33.

    1. On tire successivement et sans remise 22 jetons. Calcule la probabilité des événements AA : « les deux jetons portent le même chiffre », BB : « la somme des deux chiffres est paire » et CC : « la somme des deux chiffres vaut 33 ».
    2. On tire maintenant successivement et avec remise 22 jetons. Calcule la probabilité de AA.
    Voir le corrigé

    1. Tirage successif sans remise de 22 jetons parmi 66 : card Ω=A62=30\text{card}\,\Omega = A_6^2 = 30.

    • AA : deux « 11 » (A32=6A_3^2 = 6 issues) ou deux « 22 » (A22=2A_2^2 = 2 issues). Le « 33 » est seul, il ne peut pas sortir deux fois. Donc p(A)=830=415p(A) = \frac{8}{30} = \frac{4}{15}.
    • BB : la somme est paire si les deux chiffres sont de même parité. Il y a 44 jetons impairs (trois « 11 » et le « 33 ») et 22 jetons pairs. Donc card B=A42+A22=12+2=14\text{card}\,B = A_4^2 + A_2^2 = 12 + 2 = 14 et p(B)=1430=715p(B) = \frac{14}{30} = \frac{7}{15}.
    • CC : un « 11 » et un « 22 », dans les deux ordres possibles : 2×(3×2)=122 \times (3 \times 2) = 12 issues. Donc p(C)=1230=25p(C) = \frac{12}{30} = \frac{2}{5}.

    2. Avec remise : card Ω=62=36\text{card}\,\Omega = 6^2 = 36. Deux « 11 » : 32=93^2 = 9 issues ; deux « 22 » : 22=42^2 = 4 ; deux « 33 » : 11. Donc p(A)=1436=718p(A) = \frac{14}{36} = \frac{7}{18}.

    Avec remise, le « 33 » peut sortir deux fois : c'est pourquoi le résultat diffère de la question 1.

    Exercice 4 : Sport au lycée

    Moyen
    Énoncé

    Dans un lycée de Tanger, 55 %55\,\% des élèves sont des filles. Parmi les filles, 40 %40\,\% pratiquent un sport en club ; parmi les garçons, 30 %30\,\%. On choisit un élève au hasard et on note FF : « l'élève est une fille » et SS : « l'élève pratique un sport en club ».

    1. Traduis les données par des probabilités et construis l'arbre pondéré.
    2. Calcule p(F∩S)p(F \cap S) puis p(S)p(S).
    3. L'élève choisi pratique un sport en club. Quelle est la probabilité que ce soit une fille ? Arrondis à 10−310^{-3}.
    4. Les événements FF et SS sont-ils indépendants ?
    Voir le corrigé

    1. p(F)=0,55p(F) = 0{,}55, p(F‾)=0,45p(\overline{F}) = 0{,}45, pF(S)=0,4p_F(S) = 0{,}4, pF(S‾)=0,6p_F(\overline{S}) = 0{,}6, pF‾(S)=0,3p_{\overline{F}}(S) = 0{,}3, pF‾(S‾)=0,7p_{\overline{F}}(\overline{S}) = 0{,}7. L'arbre a deux branches au premier niveau (FF et F‾\overline{F}), puis deux branches (SS et S‾\overline{S}) au bout de chacune.

    2. p(F∩S)=p(F)×pF(S)=0,55×0,4=0,22p(F \cap S) = p(F) \times p_F(S) = 0{,}55 \times 0{,}4 = 0{,}22.

    Comme FF et F‾\overline{F} forment une partition, la formule des probabilités totales donne :

    p(S)=0,55×0,4+0,45×0,3=0,22+0,135=0,355p(S) = 0{,}55 \times 0{,}4 + 0{,}45 \times 0{,}3 = 0{,}22 + 0{,}135 = 0{,}355

    3. pS(F)=p(F∩S)p(S)=0,220,355=4471≈0,620p_S(F) = \frac{p(F \cap S)}{p(S)} = \frac{0{,}22}{0{,}355} = \frac{44}{71} \approx 0{,}620.

    4. p(F)×p(S)=0,55×0,355=0,19525≠0,22=p(F∩S)p(F) \times p(S) = 0{,}55 \times 0{,}355 = 0{,}19525 \neq 0{,}22 = p(F \cap S) : FF et SS ne sont pas indépendants. On le voit aussi avec pF(S)=0,4≠p(S)=0,355p_F(S) = 0{,}4 \neq p(S) = 0{,}355.

    Exercice 5 : Indépendance avec deux dés

    Moyen
    Énoncé

    On lance un dé rouge et un dé vert, tous deux équilibrés, et on note le couple des résultats (résultat du dé rouge, résultat du dé vert). On considère les événements AA : « le dé rouge donne un nombre pair », BB : « la somme des deux dés vaut 77 » et CC : « la somme des deux dés vaut 88 ».

    1. Calcule p(A)p(A), p(B)p(B) et p(C)p(C).
    2. Les événements AA et BB sont-ils indépendants ?
    3. Les événements AA et CC sont-ils indépendants ?
    Voir le corrigé

    1. Il y a 6×6=366 \times 6 = 36 couples équiprobables.

    • AA : le dé rouge a 33 résultats pairs, le vert 66 résultats : 1818 couples, donc p(A)=12p(A) = \frac{1}{2}.
    • BB : (1,6)(1, 6), (2,5)(2, 5), (3,4)(3, 4), (4,3)(4, 3), (5,2)(5, 2), (6,1)(6, 1), donc p(B)=636=16p(B) = \frac{6}{36} = \frac{1}{6}.
    • CC : (2,6)(2, 6), (3,5)(3, 5), (4,4)(4, 4), (5,3)(5, 3), (6,2)(6, 2), donc p(C)=536p(C) = \frac{5}{36}.

    2. A∩B={(2,5),(4,3),(6,1)}A \cap B = \{(2, 5), (4, 3), (6, 1)\}, donc p(A∩B)=336=112p(A \cap B) = \frac{3}{36} = \frac{1}{12}. Or p(A)×p(B)=12×16=112p(A) \times p(B) = \frac{1}{2} \times \frac{1}{6} = \frac{1}{12} : AA et BB sont indépendants.

    3. A∩C={(2,6),(4,4),(6,2)}A \cap C = \{(2, 6), (4, 4), (6, 2)\}, donc p(A∩C)=336=672p(A \cap C) = \frac{3}{36} = \frac{6}{72}. Or p(A)×p(C)=12×536=572p(A) \times p(C) = \frac{1}{2} \times \frac{5}{36} = \frac{5}{72} : AA et CC ne sont pas indépendants.

    L'indépendance se vérifie toujours par le calcul : l'intuition ne suffit pas.

    Exercice 6 : Variable aléatoire et jeu

    Moyen
    Énoncé

    Une urne contient 33 boules rouges et 22 boules vertes, indiscernables au toucher. Un joueur tire simultanément 22 boules. On note XX le nombre de boules rouges tirées.

    1. Détermine la loi de probabilité de XX.
    2. Calcule E(X)E(X), V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X).
    3. Le joueur gagne 55 DH par boule rouge tirée et perd 44 DH par boule verte tirée. On note GG son gain algébrique. Exprime GG en fonction de XX, donne la loi de GG et dis si le jeu est favorable au joueur.
    Voir le corrigé

    1. card Ω=C52=10\text{card}\,\Omega = C_5^2 = 10 et X(Ω)={0,1,2}X(\Omega) = \{0, 1, 2\}.

    • p(X=0)=C2210=110p(X = 0) = \frac{C_2^2}{10} = \frac{1}{10} (deux vertes).
    • p(X=1)=C31×C2110=610=35p(X = 1) = \frac{C_3^1 \times C_2^1}{10} = \frac{6}{10} = \frac{3}{5}.
    • p(X=2)=C3210=310p(X = 2) = \frac{C_3^2}{10} = \frac{3}{10}.
    xix_i001122
    p(X=xi)p(X = x_i)110\frac{1}{10}610\frac{6}{10}310\frac{3}{10}

    Contrôle : 1+6+310=1\frac{1 + 6 + 3}{10} = 1.

    2. E(X)=0×110+1×610+2×310=1210=65E(X) = 0 \times \frac{1}{10} + 1 \times \frac{6}{10} + 2 \times \frac{3}{10} = \frac{12}{10} = \frac{6}{5}.

    E(X2)=0+610+4×310=1810=95E(X^2) = 0 + \frac{6}{10} + 4 \times \frac{3}{10} = \frac{18}{10} = \frac{9}{5}, donc V(X)=95−3625=925V(X) = \frac{9}{5} - \frac{36}{25} = \frac{9}{25} et σ(X)=35\sigma(X) = \frac{3}{5}.

    3. Le joueur tire XX rouges et 2−X2 - X vertes, donc G=5X−4(2−X)=9X−8G = 5X - 4(2 - X) = 9X - 8.

    GG prend les valeurs −8-8 (si X=0X = 0), 11 (si X=1X = 1) et 1010 (si X=2X = 2), avec les probabilités 110\frac{1}{10}, 610\frac{6}{10} et 310\frac{3}{10}.

    E(G)=−8×110+1×610+10×310=−8+6+3010=2,8E(G) = -8 \times \frac{1}{10} + 1 \times \frac{6}{10} + 10 \times \frac{3}{10} = \frac{-8 + 6 + 30}{10} = 2{,}8 DH.

    E(G)>0E(G) > 0 : le jeu est favorable au joueur.

    Contrôle : en revenant à la définition de l'espérance, E(G)=∑(9xi−8) pi=9∑xi pi−8∑pi=9 E(X)−8E(G) = \sum (9x_i - 8)\,p_i = 9 \sum x_i\,p_i - 8 \sum p_i = 9\,E(X) - 8, car la somme des pip_i vaut 11. On retrouve 9×1,2−8=2,89 \times 1{,}2 - 8 = 2{,}8 DH.

    Exercice 7 : Rang de la première boule verte

    Difficile
    Énoncé

    Une urne contient 33 boules rouges et 22 boules vertes, indiscernables au toucher. On tire les boules une par une, au hasard et sans remise, jusqu'à obtenir une boule verte. On note XX le rang du tirage où apparaît la première boule verte.

    1. Justifie que XX prend les valeurs 11, 22, 33 et 44.
    2. Détermine la loi de probabilité de XX.
    3. Calcule E(X)E(X), V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X).
    4. Calcule la probabilité qu'il faille au moins 33 tirages.
    Voir le corrigé

    1. La première verte peut sortir dès le premier tirage. Comme il n'y a que 33 rouges, au plus tard le quatrième tirage donne une verte. Donc X(Ω)={1,2,3,4}X(\Omega) = \{1, 2, 3, 4\}.

    2. On utilise les probabilités composées, en tenant compte de la composition de l'urne qui change à chaque tirage. Par exemple, X=3X = 3 signifie : rouge, puis rouge, puis verte.

    • p(X=1)=25p(X = 1) = \frac{2}{5}.
    • p(X=2)=35×24=310p(X = 2) = \frac{3}{5} \times \frac{2}{4} = \frac{3}{10}.
    • p(X=3)=35×24×23=15p(X = 3) = \frac{3}{5} \times \frac{2}{4} \times \frac{2}{3} = \frac{1}{5}.
    • p(X=4)=35×24×13×22=110p(X = 4) = \frac{3}{5} \times \frac{2}{4} \times \frac{1}{3} \times \frac{2}{2} = \frac{1}{10}.
    xix_i11223344
    p(X=xi)p(X = x_i)410\frac{4}{10}310\frac{3}{10}210\frac{2}{10}110\frac{1}{10}

    Contrôle : 4+3+2+110=1\frac{4 + 3 + 2 + 1}{10} = 1.

    3. E(X)=1×4+2×3+3×2+4×110=2010=2E(X) = \frac{1 \times 4 + 2 \times 3 + 3 \times 2 + 4 \times 1}{10} = \frac{20}{10} = 2.

    E(X2)=1×4+4×3+9×2+16×110=5010=5E(X^2) = \frac{1 \times 4 + 4 \times 3 + 9 \times 2 + 16 \times 1}{10} = \frac{50}{10} = 5, donc V(X)=5−22=1V(X) = 5 - 2^2 = 1 et σ(X)=1\sigma(X) = 1.

    4. p(X≥3)=p(X=3)+p(X=4)=210+110=310p(X \geq 3) = p(X = 3) + p(X = 4) = \frac{2}{10} + \frac{1}{10} = \frac{3}{10}.

    Autre méthode : X≥3X \geq 3 signifie que les deux premières boules sont rouges, soit 35×24=310\frac{3}{5} \times \frac{2}{4} = \frac{3}{10}.

    Exercice 8 : Urne tricolore et épreuves répétées

    Type Bac
    Énoncé

    Une urne contient 1010 boules indiscernables au toucher : 55 rouges, 33 blanches et 22 vertes. On tire simultanément 33 boules.

    1. On considère les événements AA : « les trois boules ont la même couleur », BB : « les trois boules sont de couleurs différentes » et CC : « au moins une boule verte est tirée ». Montre que p(A)=11120p(A) = \frac{11}{120}, p(B)=14p(B) = \frac{1}{4} et p(C)=815p(C) = \frac{8}{15}.
    2. Soit XX la variable aléatoire égale au nombre de boules vertes tirées. a) Détermine la loi de probabilité de XX. b) Calcule E(X)E(X) et V(X)V(X).
    3. On répète 44 fois l'expérience précédente, en remettant les 33 boules dans l'urne après chaque tirage. Calcule la probabilité que l'événement BB se réalise exactement 22 fois, puis la probabilité qu'il se réalise au moins une fois.
    Voir le corrigé

    1. card Ω=C103=10×9×86=120\text{card}\,\Omega = C_{10}^3 = \frac{10 \times 9 \times 8}{6} = 120, avec équiprobabilité.

    • AA : trois rouges (C53=10C_5^3 = 10) ou trois blanches (C33=1C_3^3 = 1) ; trois vertes est impossible. Donc p(A)=11120p(A) = \frac{11}{120}.
    • BB : une boule de chaque couleur : C51×C31×C21=30C_5^1 \times C_3^1 \times C_2^1 = 30, donc p(B)=30120=14p(B) = \frac{30}{120} = \frac{1}{4}.
    • C‾\overline{C} : « aucune verte », c'est-à-dire 33 boules parmi les 88 non vertes : C83=56C_8^3 = 56. Donc p(C)=1−56120=64120=815p(C) = 1 - \frac{56}{120} = \frac{64}{120} = \frac{8}{15}.

    2. a) X(Ω)={0,1,2}X(\Omega) = \{0, 1, 2\}.

    • p(X=0)=C83120=56120=715p(X = 0) = \frac{C_8^3}{120} = \frac{56}{120} = \frac{7}{15}.
    • p(X=1)=C21×C82120=2×28120=715p(X = 1) = \frac{C_2^1 \times C_8^2}{120} = \frac{2 \times 28}{120} = \frac{7}{15}.
    • p(X=2)=C22×C81120=8120=115p(X = 2) = \frac{C_2^2 \times C_8^1}{120} = \frac{8}{120} = \frac{1}{15}.

    Contrôle : 7+7+115=1\frac{7 + 7 + 1}{15} = 1.

    2. b) E(X)=0×715+1×715+2×115=915=35E(X) = 0 \times \frac{7}{15} + 1 \times \frac{7}{15} + 2 \times \frac{1}{15} = \frac{9}{15} = \frac{3}{5}.

    E(X2)=715+415=1115E(X^2) = \frac{7}{15} + \frac{4}{15} = \frac{11}{15}, donc V(X)=1115−925=55−2775=2875V(X) = \frac{11}{15} - \frac{9}{25} = \frac{55 - 27}{75} = \frac{28}{75}.

    3. Les 44 épreuves sont identiques et indépendantes (on remet les boules), et BB a la probabilité 14\frac{1}{4} à chaque épreuve. On note DD l'événement « BB se réalise exactement 22 fois ». D'après la formule des épreuves répétées :

    p(D)=C42(14)2(34)2=6×116×916=27128≈0,211p(D) = C_4^2 \left(\frac{1}{4}\right)^2 \left(\frac{3}{4}\right)^2 = 6 \times \frac{1}{16} \times \frac{9}{16} = \frac{27}{128} \approx 0{,}211

    « Au moins une fois » est le contraire de « jamais » : 1−(34)4=1−81256=175256≈0,6841 - \left(\frac{3}{4}\right)^4 = 1 - \frac{81}{256} = \frac{175}{256} \approx 0{,}684.

    Exercice 9 : QCM, arbre et loi binomiale

    Type Bac
    Énoncé

    Partie A. Pour chaque question d'un QCM à 44 propositions dont une seule est juste, Youssef connaît la bonne réponse avec une probabilité 0,60{,}6. S'il ne la connaît pas, il répond au hasard. On note KK : « Youssef connaît la réponse » et JJ : « sa réponse est juste ».

    1. Donne pK(J)p_K(J) et pK‾(J)p_{\overline{K}}(J), puis montre que p(J)=0,7p(J) = 0{,}7.
    2. Sachant que la réponse de Youssef est juste, quelle est la probabilité qu'il ait connu la réponse ?

    Partie B. Le QCM comporte 44 questions indépendantes. On note XX le nombre de réponses justes de Youssef.

    1. Justifie que XX suit une loi binomiale dont tu préciseras les paramètres.
    2. Détermine la loi de probabilité de XX.
    3. Calcule E(X)E(X), V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X) (arrondi à 10−210^{-2}).
    4. Calcule la probabilité que Youssef donne au moins 33 réponses justes.
    Voir le corrigé

    Partie A.

    1. S'il connaît la réponse, elle est juste : pK(J)=1p_K(J) = 1. Sinon, il choisit au hasard parmi 44 propositions : pK‾(J)=14p_{\overline{K}}(J) = \frac{1}{4}.

    KK et K‾\overline{K} forment une partition, donc :

    p(J)=p(K) pK(J)+p(K‾) pK‾(J)=0,6×1+0,4×0,25=0,6+0,1=0,7p(J) = p(K)\,p_K(J) + p(\overline{K})\,p_{\overline{K}}(J) = 0{,}6 \times 1 + 0{,}4 \times 0{,}25 = 0{,}6 + 0{,}1 = 0{,}7

    2. D'abord p(K∩J)=p(K)×pK(J)=0,6×1=0,6p(K \cap J) = p(K) \times p_K(J) = 0{,}6 \times 1 = 0{,}6. Donc pJ(K)=p(K∩J)p(J)=0,60,7=67≈0,857p_J(K) = \frac{p(K \cap J)}{p(J)} = \frac{0{,}6}{0{,}7} = \frac{6}{7} \approx 0{,}857.

    Partie B.

    1. Chaque question est une épreuve à deux issues : « juste » (succès, probabilité 0,70{,}7) ou « fausse ». Elle est répétée 44 fois de façon indépendante, et XX compte les succès : XX suit la loi B(4 ; 0,7)\mathcal{B}(4\,;\,0{,}7).

    2. Pour k∈{0,1,2,3,4}k \in \{0, 1, 2, 3, 4\} : p(X=k)=C4k (0,7)k (0,3)4−kp(X = k) = C_4^k\,(0{,}7)^k\,(0{,}3)^{4 - k}.

    • p(X=0)=(0,3)4=0,0081p(X = 0) = (0{,}3)^4 = 0{,}0081.
    • p(X=1)=4×0,7×(0,3)3=0,0756p(X = 1) = 4 \times 0{,}7 \times (0{,}3)^3 = 0{,}0756.
    • p(X=2)=6×(0,7)2×(0,3)2=0,2646p(X = 2) = 6 \times (0{,}7)^2 \times (0{,}3)^2 = 0{,}2646.
    • p(X=3)=4×(0,7)3×0,3=0,4116p(X = 3) = 4 \times (0{,}7)^3 \times 0{,}3 = 0{,}4116.
    • p(X=4)=(0,7)4=0,2401p(X = 4) = (0{,}7)^4 = 0{,}2401.

    Contrôle : 0,0081+0,0756+0,2646+0,4116+0,2401=10{,}0081 + 0{,}0756 + 0{,}2646 + 0{,}4116 + 0{,}2401 = 1.

    3. E(X)=np=4×0,7=2,8E(X) = np = 4 \times 0{,}7 = 2{,}8 ; V(X)=np(1−p)=4×0,7×0,3=0,84V(X) = np(1 - p) = 4 \times 0{,}7 \times 0{,}3 = 0{,}84 ; σ(X)=0,84≈0,92\sigma(X) = \sqrt{0{,}84} \approx 0{,}92.

    4. p(X≥3)=p(X=3)+p(X=4)=0,4116+0,2401=0,6517p(X \geq 3) = p(X = 3) + p(X = 4) = 0{,}4116 + 0{,}2401 = 0{,}6517.

    QCM

    QCM de 8 questions

    Une réponse, puis l'explication : les questions ratées sont gardées dans Mes pièges.

    Lancer le quiz du chapitre

    Erreurs fréquentes

    • Confondre tirage simultané et tirage successif : simultané se compte avec CnpC_n^p (pas d'ordre), successif sans remise avec AnpA_n^p (ordre).
    • En tirage successif, oublier de multiplier par le nombre d'ordres possibles (par exemple 33 ordres pour « deux rouges et une verte »).
    • Confondre pB(A)p_B(A) et pA(B)p_A(B) : écris toujours la formule pB(A)=p(A∩B)p(B)p_B(A) = \frac{p(A \cap B)}{p(B)}, le conditionnement est au dénominateur.
    • Confondre « incompatibles » (A∩B=∅A \cap B = \emptyset) et « indépendants » (p(A∩B)=p(A) p(B)p(A \cap B) = p(A)\,p(B)).
    • Calculer « au moins un » en additionnant de nombreux cas au lieu de passer par le contraire « aucun ».
    • Oublier de vérifier que la somme des probabilités d'une loi vaut 11 : c'est le meilleur contrôle de tes calculs.
    • Écrire V(X)=E(X2)−E(X)V(X) = E(X^2) - E(X) : il faut soustraire le carré de l'espérance.
    • Dans la loi binomiale, oublier le coefficient CnkC_n^k ou utiliser la loi binomiale pour des tirages sans remise (les épreuves ne sont plus indépendantes).

    À retenir

    • Principe multiplicatif : on multiplie les nombres de choix de chaque étape.
    • Anp=n!(n−p)!A_n^p = \frac{n!}{(n - p)!} (ordre, sans répétition), Cnp=n!p! (n−p)!C_n^p = \frac{n!}{p!\,(n - p)!} (sans ordre), npn^p (ordre, avec répétition).
    • Simultané : CnpC_n^p ; successif sans remise : AnpA_n^p ; successif avec remise : npn^p.
    • Équiprobabilité : p(A)=card Acard Ωp(A) = \frac{\text{card}\,A}{\text{card}\,\Omega} ; contraire : p(A‾)=1−p(A)p(\overline{A}) = 1 - p(A).
    • Probabilité conditionnelle : pB(A)=p(A∩B)p(B)p_B(A) = \frac{p(A \cap B)}{p(B)}, donc p(A∩B)=p(B) pB(A)p(A \cap B) = p(B)\,p_B(A).
    • Probabilités totales : p(A)=p(B) pB(A)+p(B‾) pB‾(A)p(A) = p(B)\,p_B(A) + p(\overline{B})\,p_{\overline{B}}(A).
    • Indépendance : p(A∩B)=p(A)×p(B)p(A \cap B) = p(A) \times p(B).
    • Épreuves répétées : kk succès sur nn épreuves indépendantes avec probabilité Cnk pk (1−p)n−kC_n^k\,p^k\,(1 - p)^{n - k}.
    • E(X)=∑xipiE(X) = \sum x_i p_i, V(X)=E(X2)−(E(X))2V(X) = E(X^2) - (E(X))^2, σ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}.
    • Loi binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n, p) : E(X)=npE(X) = np et V(X)=np(1−p)V(X) = np(1 - p).

    Mes notes

    Tes notes restent sur cet appareil.

    M'entraîner

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