Suites numériques

    Mathématiques · 2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT) · Lecture, méthodes et entraînement

    Courbe d'une suite numérique

    L'essentiel

    Une suite numérique est une fonction définie sur N\mathbb{N} (ou sur l'ensemble des entiers n≥n0n \geq n_0) à valeurs dans R\mathbb{R}. On note unu_n le terme de rang nn et (un)n≥n0(u_n)_{n \geq n_0} la suite. Dans ce chapitre, tu apprends à répondre à trois questions : la suite est-elle bornée ? est-elle monotone ? converge-t-elle, et vers quelle limite ?

    1. Le raisonnement par récurrence

    Propriété

    Soit P(n)P(n) une propriété qui dépend d'un entier naturel n≥n0n \geq n_0. Si P(n0)P(n_0) est vraie (initialisation) et si, pour tout n≥n0n \geq n_0, « P(n)P(n) vraie » entraîne « P(n+1)P(n+1) vraie » (hérédité), alors P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥n0n \geq n_0.

    Rédige toujours les trois étapes : initialisation, hérédité, conclusion. Dans l'hérédité, tu fixes un entier n≥n0n \geq n_0, tu supposes P(n)P(n) vraie (c'est l'hypothèse de récurrence) et tu démontres P(n+1)P(n+1).

    2. Suites majorées, minorées, bornées

    Définition

    La suite (un)(u_n) est majorée s'il existe un réel MM tel que un≤Mu_n \leq M pour tout nn. Elle est minorée s'il existe un réel mm tel que un≥mu_n \geq m pour tout nn. Elle est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.

    Exemple

    Pour un=1n+1u_n = \frac{1}{n+1} avec n∈Nn \in \mathbb{N}, on a 0<un≤10 < u_n \leq 1 : la suite est bornée.

    3. Monotonie

    Définition

    La suite (un)(u_n) est croissante si un+1≥unu_{n+1} \geq u_n pour tout nn, décroissante si un+1≤unu_{n+1} \leq u_n pour tout nn, constante si un+1=unu_{n+1} = u_n pour tout nn. Elle est monotone si elle est croissante ou décroissante.

    Pour étudier la monotonie, tu as trois outils :

    • étudier le signe de un+1−unu_{n+1} - u_n ;
    • si tous les termes sont strictement positifs, comparer le quotient un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} à 11 ;
    • si un=f(n)u_n = f(n) avec ff monotone sur [n0,+∞[[n_0, +\infty[, alors (un)(u_n) a le même sens de variation que ff.

    Attention

    Pour une suite définie par un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n), le sens de variation de ff ne donne pas directement celui de (un)(u_n) : étudie le signe de un+1−unu_{n+1} - u_n, souvent à l'aide d'une récurrence.

    4. Suites arithmétiques et géométriques (rappels)

    NotionSuite arithmétique de raison rrSuite géométrique de raison qq
    Relation de récurrenceun+1=un+ru_{n+1} = u_n + run+1=q unu_{n+1} = q\,u_n
    Terme généralun=up+(n−p) ru_n = u_p + (n-p)\,run=up qn−pu_n = u_p\,q^{n-p}
    Somme de NN termes consécutifsN×premier terme+dernier terme2N \times \frac{\text{premier terme} + \text{dernier terme}}{2}premier terme×1−qN1−q\text{premier terme} \times \frac{1 - q^{N}}{1 - q} (si q≠1q \neq 1)

    Remarque

    La somme up+up+1+⋯+unu_p + u_{p+1} + \dots + u_n compte n−p+1n - p + 1 termes. Par exemple 1+2+⋯+n=n(n+1)21 + 2 + \dots + n = \frac{n(n+1)}{2} et, pour q≠1q \neq 1, 1+q+q2+⋯+qn=1−qn+11−q1 + q + q^2 + \dots + q^{n} = \frac{1 - q^{n+1}}{1 - q}.

    5. Limite d'une suite

    Définition

    On dit que la suite (un)(u_n) converge vers le réel ℓ\ell si tout intervalle ouvert contenant ℓ\ell contient tous les termes unu_n à partir d'un certain rang. On écrit lim⁡n→+∞un=ℓ\lim_{n \to +\infty} u_n = \ell, ou simplement lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell. Une suite qui ne converge pas est dite divergente.

    Propriété

    Si une suite converge, sa limite est unique.

    Une suite peut diverger de deux façons : en tendant vers +∞+\infty ou −∞-\infty (par exemple un=n2u_n = n^2), ou en n'ayant aucune limite (par exemple un=(−1)nu_n = (-1)^n, qui vaut alternativement 11 et −1-1).

    Propriété

    Pour tout rationnel a>0a > 0 : lim⁡na=+∞\lim n^{a} = +\infty et lim⁡n−a=lim⁡1na=0\lim n^{-a} = \lim \frac{1}{n^{a}} = 0. En particulier lim⁡n=lim⁡n2=+∞\lim \sqrt{n} = \lim n^2 = +\infty et lim⁡1n=lim⁡1n=0\lim \frac{1}{n} = \lim \frac{1}{\sqrt{n}} = 0.

    Limite de la suite géométrique (qn)(q^n) :

    Valeur de qqq≤−1q \leq -1−1<q<1-1 < q < 1q=1q = 1q>1q > 1
    lim⁡qn\lim q^npas de limite0011+∞+\infty

    Les opérations sur les limites (somme, produit, quotient) et les formes indéterminées sont les mêmes que pour les fonctions. De plus, si un=f(n)u_n = f(n) et lim⁡x→+∞f(x)=ℓ\lim_{x \to +\infty} f(x) = \ell (finie ou infinie), alors lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell.

    6. Critères de convergence par comparaison

    Soient (un)(u_n), (vn)(v_n), (wn)(w_n) trois suites et ℓ\ell un réel. Les inégalités sont supposées vraies à partir d'un certain rang.

    • Si ∣un−ℓ∣≤vn|u_n - \ell| \leq v_n et lim⁡vn=0\lim v_n = 0, alors lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell.
    • Si vn≤un≤wnv_n \leq u_n \leq w_n et lim⁡vn=lim⁡wn=ℓ\lim v_n = \lim w_n = \ell, alors lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell (théorème des gendarmes).
    • Si un≥vnu_n \geq v_n et lim⁡vn=+∞\lim v_n = +\infty, alors lim⁡un=+∞\lim u_n = +\infty.
    • Si un≤vnu_n \leq v_n et lim⁡vn=−∞\lim v_n = -\infty, alors lim⁡un=−∞\lim u_n = -\infty.
    • Si un≤vnu_n \leq v_n, lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell et lim⁡vn=ℓ′\lim v_n = \ell', alors ℓ≤ℓ′\ell \leq \ell'.

    Attention

    Le passage à la limite ne conserve pas les inégalités strictes : 1n>0\frac{1}{n} > 0 pour tout n≥1n \geq 1, et pourtant lim⁡1n=0\lim \frac{1}{n} = 0.

    7. Suites monotones et convergence

    Théorème

    Toute suite croissante et majorée est convergente. Toute suite décroissante et minorée est convergente.

    Propriété

    Si (un)(u_n) est croissante et converge vers ℓ\ell, alors un≤ℓu_n \leq \ell pour tout nn. Une suite croissante non majorée tend vers +∞+\infty ; une suite décroissante non minorée tend vers −∞-\infty.

    Attention

    Une suite croissante et majorée par MM converge vers une limite ℓ≤M\ell \leq M, mais pas forcément vers MM. Exemple : un=1−1n+1u_n = 1 - \frac{1}{n+1} est croissante, majorée par 55, et converge vers 11.

    8. Suites du type un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n)

    Propriété

    Si lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell et si ff est continue en ℓ\ell, alors lim⁡f(un)=f(ℓ)\lim f(u_n) = f(\ell).

    Exemple

    lim⁡1n=0\lim \frac{1}{n} = 0 et la fonction cosinus est continue en 00, donc lim⁡cos⁡(1n)=cos⁡0=1\lim \cos\left(\frac{1}{n}\right) = \cos 0 = 1.

    Théorème

    Soit ff une fonction continue sur un intervalle II telle que f(I)⊂If(I) \subset I, et (un)(u_n) la suite définie par u0∈Iu_0 \in I et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n). Si (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell appartenant à II, alors f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell.

    La condition f(I)⊂If(I) \subset I garantit, par récurrence, que tous les termes unu_n sont dans II. Attention : ce théorème ne prouve pas la convergence. Il donne seulement les limites possibles, c'est-à-dire les solutions de l'équation f(x)=xf(x) = x dans II.

    9. Hors programme PC/SVT

    Remarque

    La notion de suites adjacentes n'est pas au programme des filières PC et SVT (elle est étudiée en Sciences mathématiques). Tu n'en as pas besoin : en PC/SVT, on démontre la convergence grâce à la monotonie (croissante majorée, décroissante minorée) ou par comparaison.

    Méthodes

    Méthode 1 : Rédiger une démonstration par récurrence

    1. Écris clairement la propriété P(n)P(n) à démontrer.
    2. Initialisation : vérifie P(n0)P(n_0) par un calcul.
    3. Hérédité : suppose P(n)P(n) vraie pour un entier nn fixé, puis démontre P(n+1)P(n+1) en partant de l'hypothèse.
    4. Conclusion : « d'après le principe de récurrence, P(n)P(n) est vraie pour tout n≥n0n \geq n_0 ».

    Exemple

    Montrons que 2n≥n+12^n \geq n + 1 pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}. Initialisation : 20=1≥0+12^0 = 1 \geq 0 + 1. Hérédité : si 2n≥n+12^n \geq n + 1, alors 2n+1=2×2n≥2n+2≥n+22^{n+1} = 2 \times 2^n \geq 2n + 2 \geq n + 2. Conclusion : 2n≥n+12^n \geq n + 1 pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}.

    Méthode 2 : Étudier le sens de variation d'une suite

    1. Calcule un+1−unu_{n+1} - u_n et étudie son signe.
    2. Si tous les termes sont strictement positifs et s'il y a des puissances ou des produits, compare plutôt un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} à 11.
    3. Si un=f(n)u_n = f(n), tu peux étudier les variations de ff sur [n0,+∞[[n_0, +\infty[.

    Exemple

    Soit un=n2nu_n = \frac{n}{2^n} pour n≥1n \geq 1. Les termes sont strictement positifs et un+1un=n+12n+1×2nn=n+12n\frac{u_{n+1}}{u_n} = \frac{n+1}{2^{n+1}} \times \frac{2^n}{n} = \frac{n+1}{2n}. Or n+12n≤1  ⟺  n+1≤2n  ⟺  n≥1\frac{n+1}{2n} \leq 1 \iff n + 1 \leq 2n \iff n \geq 1. Donc un+1≤unu_{n+1} \leq u_n pour tout n≥1n \geq 1 : la suite est décroissante (on a d'ailleurs u1=u2=12u_1 = u_2 = \frac{1}{2}).

    Méthode 3 : Utiliser une suite auxiliaire pour un+1=a un+bu_{n+1} = a\,u_n + b

    1. Avec a≠1a \neq 1, cherche le réel α\alpha tel que α=aα+b\alpha = a\alpha + b, soit α=b1−a\alpha = \frac{b}{1 - a} (si a=1a = 1, la suite est arithmétique de raison bb).
    2. Pose vn=un−αv_n = u_n - \alpha et montre que vn+1=a vnv_{n+1} = a\,v_n : la suite (vn)(v_n) est géométrique de raison aa.
    3. Écris vn=v0 anv_n = v_0\,a^n, puis un=vn+αu_n = v_n + \alpha.
    4. Déduis la limite de (un)(u_n) à partir de celle de (an)(a^n).

    Exemple

    Soit u0=5u_0 = 5 et un+1=13un+2u_{n+1} = \frac{1}{3}u_n + 2. On résout α=13α+2\alpha = \frac{1}{3}\alpha + 2, soit α=3\alpha = 3. Avec vn=un−3v_n = u_n - 3 : vn+1=13un+2−3=13(un−3)=13vnv_{n+1} = \frac{1}{3}u_n + 2 - 3 = \frac{1}{3}(u_n - 3) = \frac{1}{3}v_n. Comme v0=2v_0 = 2, on obtient vn=2(13)nv_n = 2\left(\frac{1}{3}\right)^n et un=3+2(13)nu_n = 3 + 2\left(\frac{1}{3}\right)^n. Puisque −1<13<1-1 < \frac{1}{3} < 1, lim⁡un=3\lim u_n = 3.

    Méthode 4 : Calculer une limite par comparaison

    1. Repère le terme « qui oscille » ((−1)n(-1)^n, sin⁡n\sin n, cos⁡n\cos n) et encadre-le (par exemple −1≤sin⁡n≤1-1 \leq \sin n \leq 1).
    2. Déduis un encadrement de unu_n (attention au signe quand tu multiplies ou divises).
    3. Conclus avec les gendarmes, ou avec ∣un−ℓ∣≤vn|u_n - \ell| \leq v_n et lim⁡vn=0\lim v_n = 0.

    Exemple

    Soit un=3+sin⁡nnu_n = \frac{3 + \sin n}{n} pour n≥1n \geq 1. Comme 2≤3+sin⁡n≤42 \leq 3 + \sin n \leq 4 et n>0n > 0 : 2n≤un≤4n\frac{2}{n} \leq u_n \leq \frac{4}{n}. Les deux suites qui encadrent tendent vers 00, donc lim⁡un=0\lim u_n = 0.

    Méthode 5 : Étudier une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n)

    1. Trouve un intervalle II tel que f(I)⊂If(I) \subset I (souvent avec le tableau de variations de ff), puis montre par récurrence que un∈Iu_n \in I.
    2. Étudie le signe de f(x)−xf(x) - x sur II : il donne le signe de un+1−un=f(un)−unu_{n+1} - u_n = f(u_n) - u_n, donc la monotonie.
    3. Monotone et bornée : la suite converge.
    4. La limite ℓ\ell est une solution de f(x)=xf(x) = x dans II ; élimine les solutions incompatibles.

    Exemple

    Soit u0=12u_0 = \frac{1}{2} et un+1=un2u_{n+1} = u_n^2, avec f(x)=x2f(x) = x^2 et I=[0,1]I = [0, 1]. On a f(I)=[0,1]⊂If(I) = [0, 1] \subset I, donc un∈[0,1]u_n \in [0, 1] pour tout nn. Sur II, f(x)−x=x(x−1)≤0f(x) - x = x(x - 1) \leq 0, donc la suite est décroissante. Décroissante et minorée par 00, elle converge vers ℓ∈[0,1]\ell \in [0, 1] avec ℓ2=ℓ\ell^2 = \ell, soit ℓ=0\ell = 0 ou ℓ=1\ell = 1. Or un≤u0=12u_n \leq u_0 = \frac{1}{2}, donc ℓ≤12\ell \leq \frac{1}{2} : lim⁡un=0\lim u_n = 0.

    Exercices corrigés

    Exercice 1 : Suite arithmétique

    Facile
    Énoncé

    (un)n∈N(u_n)_{n \in \mathbb{N}} est une suite arithmétique telle que u3=11u_3 = 11 et u10=32u_{10} = 32.

    1. Détermine la raison rr et le premier terme u0u_0.
    2. Exprime unu_n en fonction de nn.
    3. Calcule S=u0+u1+⋯+u20S = u_0 + u_1 + \dots + u_{20}.
    Voir le corrigé
    1. On a u10=u3+(10−3)ru_{10} = u_3 + (10 - 3)r, donc 32=11+7r32 = 11 + 7r, d'où r=3r = 3. Puis u0=u3−3r=11−9=2u_0 = u_3 - 3r = 11 - 9 = 2.
    2. un=u0+nr=2+3nu_n = u_0 + nr = 2 + 3n.
    3. La somme compte 20−0+1=2120 - 0 + 1 = 21 termes. Le dernier terme est u20=2+60=62u_{20} = 2 + 60 = 62. Donc :
    S=21×2+622=21×32=672S = 21 \times \frac{2 + 62}{2} = 21 \times 32 = 672

    Exercice 2 : Suite géométrique et somme

    Facile
    Énoncé

    (vn)n∈N(v_n)_{n \in \mathbb{N}} est une suite géométrique telle que v1=18v_1 = 18 et v4=23v_4 = \frac{2}{3}.

    1. Détermine la raison qq et v0v_0.
    2. Exprime vnv_n en fonction de nn.
    3. On pose Sn=v0+v1+⋯+vnS_n = v_0 + v_1 + \dots + v_n. Exprime SnS_n en fonction de nn, puis calcule lim⁡Sn\lim S_n.
    Voir le corrigé
    1. On a v4=v1 q3v_4 = v_1\,q^3, donc q3=2/318=127q^3 = \frac{2/3}{18} = \frac{1}{27}, d'où q=13q = \frac{1}{3}. Puis v0=v1q=18×3=54v_0 = \frac{v_1}{q} = 18 \times 3 = 54.
    2. vn=54(13)nv_n = 54\left(\frac{1}{3}\right)^n.
    3. SnS_n compte n+1n + 1 termes et q≠1q \neq 1, donc :
    Sn=54×1−(13)n+11−13=81(1−(13)n+1)S_n = 54 \times \frac{1 - \left(\frac{1}{3}\right)^{n+1}}{1 - \frac{1}{3}} = 81\left(1 - \left(\frac{1}{3}\right)^{n+1}\right)

    Comme −1<13<1-1 < \frac{1}{3} < 1, on a lim⁡(13)n+1=0\lim \left(\frac{1}{3}\right)^{n+1} = 0, donc lim⁡Sn=81\lim S_n = 81.

    Exercice 3 : Calculs de limites

    Facile
    Énoncé

    Calcule la limite de chaque suite.

    1. un=3n2−n+12n2+5u_n = \frac{3n^2 - n + 1}{2n^2 + 5}
    2. vn=n+1−nv_n = \sqrt{n+1} - \sqrt{n}
    3. wn=2n−5n3n+5nw_n = \frac{2^n - 5^n}{3^n + 5^n}
    4. tn=nn−4nt_n = n\sqrt{n} - 4n
    Voir le corrigé
    1. On factorise par n2n^2 : un=3−1n+1n22+5n2u_n = \frac{3 - \frac{1}{n} + \frac{1}{n^2}}{2 + \frac{5}{n^2}}. Donc lim⁡un=32\lim u_n = \frac{3}{2}.
    2. Forme indéterminée « +∞−∞+\infty - \infty ». On multiplie par la quantité conjuguée : vn=(n+1)−nn+1+n=1n+1+nv_n = \frac{(n+1) - n}{\sqrt{n+1} + \sqrt{n}} = \frac{1}{\sqrt{n+1} + \sqrt{n}}. Le dénominateur tend vers +∞+\infty, donc lim⁡vn=0\lim v_n = 0.
    3. On divise numérateur et dénominateur par 5n5^n : wn=(25)n−1(35)n+1w_n = \frac{\left(\frac{2}{5}\right)^n - 1}{\left(\frac{3}{5}\right)^n + 1}. Comme 25\frac{2}{5} et 35\frac{3}{5} sont dans ]−1,1[]-1, 1[, leurs puissances tendent vers 00, donc lim⁡wn=0−10+1=−1\lim w_n = \frac{0 - 1}{0 + 1} = -1.
    4. Forme « +∞−∞+\infty - \infty ». On factorise : tn=n(n−4)t_n = n(\sqrt{n} - 4). Comme lim⁡n=+∞\lim n = +\infty et lim⁡(n−4)=+∞\lim (\sqrt{n} - 4) = +\infty, on obtient lim⁡tn=+∞\lim t_n = +\infty.

    Exercice 4 : Limites par comparaison

    Moyen
    Énoncé
    1. Soit un=2n+(−1)nn+3u_n = \frac{2n + (-1)^n}{n + 3} pour n∈Nn \in \mathbb{N}. Calcule lim⁡un\lim u_n.
    2. Soit vn=cos⁡nnv_n = \frac{\cos n}{\sqrt{n}} pour n≥1n \geq 1. Calcule lim⁡vn\lim v_n.
    3. Soit wn=n2+(−1)n nw_n = n^2 + (-1)^n\,n pour n∈Nn \in \mathbb{N}. Calcule lim⁡wn\lim w_n.
    Voir le corrigé
    1. On a −1≤(−1)n≤1-1 \leq (-1)^n \leq 1 et n+3>0n + 3 > 0, donc :
    2n−1n+3≤un≤2n+1n+3\frac{2n - 1}{n + 3} \leq u_n \leq \frac{2n + 1}{n + 3}

    Les deux suites qui encadrent tendent vers 22 (quotient des termes de plus haut degré). D'après le théorème des gendarmes, lim⁡un=2\lim u_n = 2.

    1. Comme ∣cos⁡n∣≤1|\cos n| \leq 1, on a ∣vn−0∣=∣cos⁡n∣n≤1n|v_n - 0| = \frac{|\cos n|}{\sqrt{n}} \leq \frac{1}{\sqrt{n}}, et lim⁡1n=0\lim \frac{1}{\sqrt{n}} = 0. Donc lim⁡vn=0\lim v_n = 0.
    1. Comme (−1)n n≥−n(-1)^n\,n \geq -n, on a wn≥n2−n=n(n−1)w_n \geq n^2 - n = n(n - 1). Or lim⁡n(n−1)=+∞\lim n(n-1) = +\infty, donc lim⁡wn=+∞\lim w_n = +\infty.

    Exercice 5 : Monotonie, bornes et convergence

    Moyen
    Énoncé

    Soit (un)(u_n) définie pour n∈Nn \in \mathbb{N} par un=3n+1n+2u_n = \frac{3n + 1}{n + 2}.

    1. Vérifie que un=3−5n+2u_n = 3 - \frac{5}{n + 2}.
    2. Étudie le sens de variation de (un)(u_n).
    3. Montre que 12≤un<3\frac{1}{2} \leq u_n < 3 pour tout nn.
    4. Justifie que (un)(u_n) converge et calcule sa limite.
    Voir le corrigé
    1. 3−5n+2=3(n+2)−5n+2=3n+1n+2=un3 - \frac{5}{n+2} = \frac{3(n+2) - 5}{n+2} = \frac{3n + 1}{n + 2} = u_n.
    2. On calcule :
    un+1−un=−5n+3+5n+2=5((n+3)−(n+2))(n+2)(n+3)=5(n+2)(n+3)>0u_{n+1} - u_n = -\frac{5}{n+3} + \frac{5}{n+2} = \frac{5\big((n+3) - (n+2)\big)}{(n+2)(n+3)} = \frac{5}{(n+2)(n+3)} > 0

    La suite est strictement croissante.

    1. La suite est croissante, donc un≥u0=12u_n \geq u_0 = \frac{1}{2}. De plus 5n+2>0\frac{5}{n+2} > 0, donc un<3u_n < 3.
    2. (un)(u_n) est croissante et majorée par 33, donc elle converge. Comme lim⁡5n+2=0\lim \frac{5}{n+2} = 0, on a lim⁡un=3\lim u_n = 3.

    Exercice 6 : Suite récurrente avec une racine carrée

    Moyen
    Énoncé

    Soit (un)(u_n) définie par u0=0u_0 = 0 et un+1=3un+4u_{n+1} = \sqrt{3u_n + 4} pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}.

    1. Montre par récurrence que 0≤un<40 \leq u_n < 4 pour tout nn.
    2. Montre que un+1−un=(4−un)(un+1)3un+4+unu_{n+1} - u_n = \frac{(4 - u_n)(u_n + 1)}{\sqrt{3u_n + 4} + u_n}, puis déduis le sens de variation de (un)(u_n).
    3. Montre que (un)(u_n) converge et détermine sa limite.
    Voir le corrigé
    1. Initialisation : u0=0u_0 = 0 vérifie 0≤u0<40 \leq u_0 < 4.

    Hérédité : supposons 0≤un<40 \leq u_n < 4. Alors 4≤3un+4<164 \leq 3u_n + 4 < 16, et comme la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0,+∞[[0, +\infty[ : 2≤3un+4<42 \leq \sqrt{3u_n + 4} < 4. Donc 0≤un+1<40 \leq u_{n+1} < 4.

    Conclusion : 0≤un<40 \leq u_n < 4 pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}.

    1. On multiplie par la quantité conjuguée :
    un+1−un=3un+4−un=3un+4−un23un+4+unu_{n+1} - u_n = \sqrt{3u_n + 4} - u_n = \frac{3u_n + 4 - u_n^2}{\sqrt{3u_n + 4} + u_n}

    Or −x2+3x+4=(4−x)(x+1)-x^2 + 3x + 4 = (4 - x)(x + 1) (on vérifie en développant). D'où la formule. Comme 0≤un<40 \leq u_n < 4 : 4−un>04 - u_n > 0, un+1>0u_n + 1 > 0 et le dénominateur est supérieur ou égal à 22. Donc un+1−un>0u_{n+1} - u_n > 0 : la suite est strictement croissante.

    1. (un)(u_n) est croissante et majorée par 44, donc elle converge vers un réel ℓ\ell, et 0≤ℓ≤40 \leq \ell \leq 4 par passage à la limite.

    La fonction f:x↦3x+4f : x \mapsto \sqrt{3x + 4} est continue sur I=[0,4]I = [0, 4], croissante, avec f(0)=2f(0) = 2 et f(4)=4f(4) = 4, donc f(I)=[2,4]⊂If(I) = [2, 4] \subset I. Comme u0∈Iu_0 \in I et ℓ∈I\ell \in I, on a f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell :

    3ℓ+4=ℓ  ⟺  ℓ2=3ℓ+4 et ℓ≥0  ⟺  (ℓ−4)(ℓ+1)=0 et ℓ≥0\sqrt{3\ell + 4} = \ell \iff \ell^2 = 3\ell + 4 \ \text{et} \ \ell \geq 0 \iff (\ell - 4)(\ell + 1) = 0 \ \text{et} \ \ell \geq 0

    On rejette ℓ=−1\ell = -1 : donc lim⁡un=4\lim u_n = 4.

    Exercice 7 : Suite homographique et suite auxiliaire

    Type Bac
    Énoncé

    Soit (un)(u_n) définie par u0=3u_0 = 3 et un+1=4un−2un+1u_{n+1} = \frac{4u_n - 2}{u_n + 1} pour tout n∈Nn \in \mathbb{N}.

    1. a) Vérifie que un+1−2=2(un−2)un+1u_{n+1} - 2 = \frac{2(u_n - 2)}{u_n + 1}. b) Montre par récurrence que un>2u_n > 2 pour tout nn.
    2. a) Montre que un+1−un=−(un−1)(un−2)un+1u_{n+1} - u_n = -\frac{(u_n - 1)(u_n - 2)}{u_n + 1}. b) Déduis que (un)(u_n) est décroissante, puis qu'elle est convergente.
    3. On pose vn=un−2un−1v_n = \frac{u_n - 2}{u_n - 1}. a) Montre que (vn)(v_n) est géométrique de raison 23\frac{2}{3} et calcule v0v_0. b) Exprime vnv_n, puis unu_n, en fonction de nn. c) Calcule lim⁡un\lim u_n.
    Voir le corrigé
    1. a) un+1−2=4un−2−2(un+1)un+1=2un−4un+1=2(un−2)un+1u_{n+1} - 2 = \frac{4u_n - 2 - 2(u_n + 1)}{u_n + 1} = \frac{2u_n - 4}{u_n + 1} = \frac{2(u_n - 2)}{u_n + 1}.

    b) Initialisation : u0=3>2u_0 = 3 > 2. Hérédité : si un>2u_n > 2, alors un−2>0u_n - 2 > 0 et un+1>0u_n + 1 > 0, donc un+1−2>0u_{n+1} - 2 > 0 d'après a). Conclusion : un>2u_n > 2 pour tout nn.

    1. a) un+1−un=4un−2−un(un+1)un+1=−un2+3un−2un+1=−(un−1)(un−2)un+1u_{n+1} - u_n = \frac{4u_n - 2 - u_n(u_n + 1)}{u_n + 1} = \frac{-u_n^2 + 3u_n - 2}{u_n + 1} = -\frac{(u_n - 1)(u_n - 2)}{u_n + 1}, car x2−3x+2=(x−1)(x−2)x^2 - 3x + 2 = (x - 1)(x - 2).

    b) Comme un>2u_n > 2 : un−1>0u_n - 1 > 0, un−2>0u_n - 2 > 0 et un+1>0u_n + 1 > 0, donc un+1−un<0u_{n+1} - u_n < 0. La suite est décroissante et minorée par 22 : elle converge.

    1. a) Comme un>2u_n > 2, un−1≠0u_n - 1 \neq 0 et vnv_n est bien défini. On calcule un+1−1=4un−2−(un+1)un+1=3(un−1)un+1u_{n+1} - 1 = \frac{4u_n - 2 - (u_n + 1)}{u_n + 1} = \frac{3(u_n - 1)}{u_n + 1}. Avec 1. a) :
    vn+1=un+1−2un+1−1=2(un−2)3(un−1)=23 vnv_{n+1} = \frac{u_{n+1} - 2}{u_{n+1} - 1} = \frac{2(u_n - 2)}{3(u_n - 1)} = \frac{2}{3}\,v_n

    La suite (vn)(v_n) est géométrique de raison 23\frac{2}{3}, de premier terme v0=3−23−1=12v_0 = \frac{3 - 2}{3 - 1} = \frac{1}{2}.

    b) vn=12(23)nv_n = \frac{1}{2}\left(\frac{2}{3}\right)^n. De vn(un−1)=un−2v_n(u_n - 1) = u_n - 2, on tire un(1−vn)=2−vnu_n(1 - v_n) = 2 - v_n, et vn≤12v_n \leq \frac{1}{2} donc 1−vn≠01 - v_n \neq 0 :

    un=2−vn1−vn=4−(23)n2−(23)nu_n = \frac{2 - v_n}{1 - v_n} = \frac{4 - \left(\frac{2}{3}\right)^n}{2 - \left(\frac{2}{3}\right)^n}

    Contrôle : pour n=0n = 0, on retrouve 4−12−1=3=u0\frac{4 - 1}{2 - 1} = 3 = u_0.

    c) Comme −1<23<1-1 < \frac{2}{3} < 1, lim⁡(23)n=0\lim \left(\frac{2}{3}\right)^n = 0, donc lim⁡un=42=2\lim u_n = \frac{4}{2} = 2.

    Exercice 8 : Étude de fonction et suite récurrente

    Type Bac
    Énoncé

    Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par f(x)=x3+23f(x) = \frac{x^3 + 2}{3}.

    Partie A

    1. Calcule f′(x)f'(x) et montre que ff est croissante sur [0,1][0, 1]. Déduis que f([0,1])⊂[0,1]f([0, 1]) \subset [0, 1].
    2. Vérifie que f(x)−x=(x−1)2(x+2)3f(x) - x = \frac{(x - 1)^2(x + 2)}{3}, puis déduis le signe de f(x)−xf(x) - x sur [0,1][0, 1].

    Partie B : soit (un)(u_n) définie par u0=0u_0 = 0 et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n).

    1. Calcule u1u_1 et u2u_2.
    2. Montre par récurrence que 0≤un≤10 \leq u_n \leq 1 pour tout nn.
    3. Montre que (un)(u_n) est croissante.
    4. Déduis que (un)(u_n) converge et calcule sa limite.
    Voir le corrigé

    Partie A

    1. f′(x)=3x23=x2≥0f'(x) = \frac{3x^2}{3} = x^2 \geq 0, donc ff est croissante sur R\mathbb{R}, en particulier sur [0,1][0, 1]. Pour 0≤x≤10 \leq x \leq 1 : f(0)≤f(x)≤f(1)f(0) \leq f(x) \leq f(1), soit 23≤f(x)≤1\frac{2}{3} \leq f(x) \leq 1. Donc f([0,1])=[23,1]⊂[0,1]f([0, 1]) = \left[\frac{2}{3}, 1\right] \subset [0, 1].
    1. f(x)−x=x3−3x+23f(x) - x = \frac{x^3 - 3x + 2}{3}. En développant : (x−1)2(x+2)=(x2−2x+1)(x+2)=x3−3x+2(x - 1)^2(x + 2) = (x^2 - 2x + 1)(x + 2) = x^3 - 3x + 2. D'où l'égalité. Sur [0,1][0, 1], (x−1)2≥0(x - 1)^2 \geq 0 et x+2>0x + 2 > 0, donc f(x)−x≥0f(x) - x \geq 0.

    Partie B

    1. u1=f(0)=23u_1 = f(0) = \frac{2}{3} et u2=f(23)=827+23=6281u_2 = f\left(\frac{2}{3}\right) = \frac{\frac{8}{27} + 2}{3} = \frac{62}{81}.
    1. Initialisation : u0=0∈[0,1]u_0 = 0 \in [0, 1]. Hérédité : si un∈[0,1]u_n \in [0, 1], alors un+1=f(un)∈f([0,1])⊂[0,1]u_{n+1} = f(u_n) \in f([0, 1]) \subset [0, 1]. Conclusion : 0≤un≤10 \leq u_n \leq 1 pour tout nn.
    1. un+1−un=f(un)−un≥0u_{n+1} - u_n = f(u_n) - u_n \geq 0 d'après A.2, car un∈[0,1]u_n \in [0, 1]. La suite est croissante.
    1. (un)(u_n) est croissante et majorée par 11, donc elle converge vers un réel ℓ∈[0,1]\ell \in [0, 1]. La fonction ff est continue sur [0,1][0, 1], f([0,1])⊂[0,1]f([0, 1]) \subset [0, 1] et u0∈[0,1]u_0 \in [0, 1], donc f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell, c'est-à-dire (ℓ−1)2(ℓ+2)=0(\ell - 1)^2(\ell + 2) = 0. Comme ℓ∈[0,1]\ell \in [0, 1], on rejette ℓ=−2\ell = -2 : lim⁡un=1\lim u_n = 1.

    Exercice 9 : Approcher 2 avec une suite

    Difficile
    Énoncé

    Soit (un)(u_n) définie par u0=3u_0 = 3 et un+1=12(un+4un)u_{n+1} = \frac{1}{2}\left(u_n + \frac{4}{u_n}\right).

    1. Montre que, si un>0u_n > 0, alors un+1−2=(un−2)22unu_{n+1} - 2 = \frac{(u_n - 2)^2}{2u_n}.
    2. Montre par récurrence que un≥2u_n \geq 2 pour tout nn.
    3. Montre que un+1−2≤12(un−2)u_{n+1} - 2 \leq \frac{1}{2}(u_n - 2) pour tout nn.
    4. Déduis que 0≤un−2≤(12)n0 \leq u_n - 2 \leq \left(\frac{1}{2}\right)^n, puis calcule lim⁡un\lim u_n.
    5. Donne un entier nn pour lequel unu_n est une valeur approchée de 22 à 10−310^{-3} près.
    Voir le corrigé
    1. un+1−2=un2+42un−2=un2−4un+42un=(un−2)22unu_{n+1} - 2 = \frac{u_n^2 + 4}{2u_n} - 2 = \frac{u_n^2 - 4u_n + 4}{2u_n} = \frac{(u_n - 2)^2}{2u_n}.
    1. Initialisation : u0=3≥2u_0 = 3 \geq 2. Hérédité : si un≥2u_n \geq 2, alors un>0u_n > 0 et, d'après 1., un+1−2=(un−2)22un≥0u_{n+1} - 2 = \frac{(u_n - 2)^2}{2u_n} \geq 0. Conclusion : un≥2u_n \geq 2 pour tout nn.
    1. On écrit un+1−2=(un−2)×un−22unu_{n+1} - 2 = (u_n - 2) \times \frac{u_n - 2}{2u_n}. Comme un≥2u_n \geq 2, on a 0≤un−2<un0 \leq u_n - 2 < u_n, donc 0≤un−22un<120 \leq \frac{u_n - 2}{2u_n} < \frac{1}{2}. En multipliant par un−2≥0u_n - 2 \geq 0 : un+1−2≤12(un−2)u_{n+1} - 2 \leq \frac{1}{2}(u_n - 2).
    1. Par récurrence : pour n=0n = 0, 0≤u0−2=1≤(12)00 \leq u_0 - 2 = 1 \leq \left(\frac{1}{2}\right)^0. Si 0≤un−2≤(12)n0 \leq u_n - 2 \leq \left(\frac{1}{2}\right)^n, alors avec 2. et 3. : 0≤un+1−2≤12(12)n=(12)n+10 \leq u_{n+1} - 2 \leq \frac{1}{2}\left(\frac{1}{2}\right)^n = \left(\frac{1}{2}\right)^{n+1}.

    Comme −1<12<1-1 < \frac{1}{2} < 1, lim⁡(12)n=0\lim \left(\frac{1}{2}\right)^n = 0. Avec ∣un−2∣≤(12)n|u_n - 2| \leq \left(\frac{1}{2}\right)^n, on conclut : lim⁡un=2\lim u_n = 2.

    1. Il suffit que (12)n≤10−3\left(\frac{1}{2}\right)^n \leq 10^{-3}, soit 2n≥10002^n \geq 1000. Comme 210=10242^{10} = 1024, l'entier n=10n = 10 convient. En réalité, la convergence est bien plus rapide : u2=313156≈2,0064u_2 = \frac{313}{156} \approx 2{,}0064 et u3≈2,00001u_3 \approx 2{,}00001.

    QCM

    QCM de 8 questions

    Une réponse, puis l'explication : les questions ratées sont gardées dans Mes pièges.

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    Erreurs fréquentes

    • Oublier l'initialisation dans une récurrence : l'hérédité seule ne prouve rien. Écris toujours les trois étapes.
    • Se tromper sur le nombre de termes : u0+u1+⋯+unu_0 + u_1 + \dots + u_n compte n+1n + 1 termes, pas nn.
    • Écrire « croissante et majorée par MM, donc elle converge vers MM » : la limite est seulement inférieure ou égale à MM.
    • Croire que lim⁡qn=0\lim q^n = 0 dès que q<1q < 1 : il faut −1<q<1-1 < q < 1. Pour q≤−1q \leq -1, la suite (qn)(q^n) n'a pas de limite.
    • Résoudre f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell sans avoir prouvé la convergence : l'équation donne seulement les limites possibles.
    • Garder une solution de f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell qui n'est pas dans l'intervalle II, ou qui contredit la monotonie de la suite.
    • Passer à la limite en gardant une inégalité stricte : un<4u_n < 4 pour tout nn donne seulement ℓ≤4\ell \leq 4.

    À retenir

    • Récurrence : initialisation, hérédité, conclusion.
    • Monotonie : signe de un+1−unu_{n+1} - u_n, ou un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} comparé à 11 si les termes sont strictement positifs.
    • Arithmétique : un=up+(n−p)ru_n = u_p + (n - p)r et somme =N×premier+dernier2= N \times \frac{\text{premier} + \text{dernier}}{2}.
    • Géométrique : un=up qn−pu_n = u_p\,q^{n-p} et somme =premier×1−qN1−q= \text{premier} \times \frac{1 - q^{N}}{1 - q} pour q≠1q \neq 1.
    • lim⁡qn=0\lim q^n = 0 si −1<q<1-1 < q < 1, +∞+\infty si q>1q > 1, pas de limite si q≤−1q \leq -1.
    • Pour aa rationnel strictement positif : lim⁡na=+∞\lim n^{a} = +\infty et lim⁡1na=0\lim \frac{1}{n^{a}} = 0.
    • Croissante et majorée (ou décroissante et minorée) implique convergente.
    • Gendarmes, ou ∣un−ℓ∣≤vn|u_n - \ell| \leq v_n avec lim⁡vn=0\lim v_n = 0, pour les suites avec (−1)n(-1)^n, sin⁡n\sin n, cos⁡n\cos n.
    • Pour un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) avec ff continue et f(I)⊂If(I) \subset I : la limite (si elle existe et appartient à II) vérifie f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell.
    • Pour un+1=a un+bu_{n+1} = a\,u_n + b avec a≠1a \neq 1 : pose vn=un−αv_n = u_n - \alpha avec α=aα+b\alpha = a\alpha + b, elle est géométrique de raison aa.

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