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    2e Bac Sciences expérimentales (PC et SVT)

    Formulaire de maths 2e Bac PC/SVT : toutes les formules par chapitre

    Les 141 formules et propriétés encadrées des 12 chapitres de maths 2e Bac PC/SVT, dans l'ordre du programme. Rien n'est ajouté : chaque bloc est tiré du cours et renvoie à l'endroit d'où il vient.

    • 141 formules et propriétés
    • 12 chapitres
    Voir les 43 définitionsLe cours

    Rappels sur les limites

    Propriété

    En +∞+\infty ou en −∞-\infty, un polynôme a la même limite que son terme de plus haut degré. Une fonction rationnelle a la même limite que le quotient du terme de plus haut degré du numérateur par celui du dénominateur.

    Voir dans le cours : Propriété : Rappels sur les limites

    Propriété

    Limites trigonométriques usuelles : lim⁡x→0sin⁡xx=1\lim_{x \to 0} \frac{\sin x}{x} = 1, lim⁡x→0tan⁡xx=1\lim_{x \to 0} \frac{\tan x}{x} = 1 et lim⁡x→01−cos⁡xx2=12\lim_{x \to 0} \frac{1 - \cos x}{x^2} = \frac{1}{2}.

    Voir dans le cours : Propriété : Rappels sur les limites

    Limites et ordre

    Théorème

    Soit ll un réel. Si, au voisinage de +∞+\infty, on a u(x)≤f(x)≤v(x)u(x) \leq f(x) \leq v(x) et si lim⁡x→+∞u(x)=lim⁡x→+∞v(x)=l\lim_{x \to +\infty} u(x) = \lim_{x \to +\infty} v(x) = l, alors lim⁡x→+∞f(x)=l\lim_{x \to +\infty} f(x) = l. C'est le théorème des gendarmes.

    Voir dans le cours : Théorème : Limites et ordre

    Propriété

    Au voisinage de +∞+\infty : si f(x)≥u(x)f(x) \geq u(x) et lim⁡x→+∞u(x)=+∞\lim_{x \to +\infty} u(x) = +\infty, alors lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty. Si f(x)≤v(x)f(x) \leq v(x) et lim⁡x→+∞v(x)=−∞\lim_{x \to +\infty} v(x) = -\infty, alors lim⁡x→+∞f(x)=−∞\lim_{x \to +\infty} f(x) = -\infty. Si ∣f(x)−l∣≤v(x)\lvert f(x) - l \rvert \leq v(x) et lim⁡x→+∞v(x)=0\lim_{x \to +\infty} v(x) = 0, alors lim⁡x→+∞f(x)=l\lim_{x \to +\infty} f(x) = l.

    Voir dans le cours : Propriété : Limites et ordre

    Continuité en un point et sur un intervalle

    Définition

    Soit ff une fonction définie sur un intervalle ouvert contenant le réel aa. On dit que ff est continue en aa si lim⁡x→af(x)=f(a)\lim_{x \to a} f(x) = f(a).

    Voir dans le cours : Définition : Continuité en un point et sur un intervalle

    Définition

    ff est continue à droite en aa si lim⁡x→a+f(x)=f(a)\lim_{x \to a^+} f(x) = f(a). Elle est continue à gauche en aa si lim⁡x→a−f(x)=f(a)\lim_{x \to a^-} f(x) = f(a).

    Voir dans le cours : Définition : Continuité en un point et sur un intervalle

    Propriété

    ff est continue en aa si et seulement si ff est continue à droite et à gauche en aa.

    Voir dans le cours : Propriété : Continuité en un point et sur un intervalle

    Définition

    ff est continue sur l'intervalle ouvert ]a,b[]a, b[ si elle est continue en tout point de ]a,b[]a, b[. Elle est continue sur [a,b][a, b] si elle est continue sur ]a,b[]a, b[, à droite en aa et à gauche en bb.

    Voir dans le cours : Définition : Continuité en un point et sur un intervalle

    Propriété

    Si ff et gg sont continues sur un intervalle II, alors f+gf + g, kfkf (kk réel) et f×gf \times g sont continues sur II. La fonction fg\frac{f}{g} est continue sur II si gg ne s'annule pas sur II, et f\sqrt{f} est continue sur II si f≥0f \geq 0 sur II.

    Voir dans le cours : Propriété : Continuité en un point et sur un intervalle

    Théorème

    Si ff est continue sur II, si gg est continue sur JJ et si f(I)⊂Jf(I) \subset J, alors g∘fg \circ f est continue sur II.

    Voir dans le cours : Théorème : Continuité en un point et sur un intervalle

    Image d'un intervalle par une fonction continue

    Théorème

    L'image d'un intervalle par une fonction continue est un intervalle. L'image d'un segment [a,b][a, b] par une fonction continue est un segment [m,M][m, M], où mm et MM sont le minimum et le maximum de ff sur [a,b][a, b].

    Voir dans le cours : Théorème : Image d'un intervalle par une fonction continue

    Théorème des valeurs intermédiaires (TVI)

    Théorème

    Si ff est continue sur [a,b][a, b], alors pour tout réel kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), l'équation f(x)=kf(x) = k admet au moins une solution dans [a,b][a, b].

    Voir dans le cours : Théorème : Théorème des valeurs intermédiaires (TVI)

    Propriété

    Si ff est continue sur [a,b][a, b] et si f(a)×f(b)<0f(a) \times f(b) < 0, alors l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet au moins une solution dans ]a,b[]a, b[. Si de plus ff est strictement monotone sur [a,b][a, b], cette solution est unique.

    Voir dans le cours : Propriété : Théorème des valeurs intermédiaires (TVI)

    Fonction réciproque

    Théorème

    Si ff est continue et strictement monotone sur un intervalle II, alors ff réalise une bijection de II sur l'intervalle J=f(I)J = f(I). Elle admet une fonction réciproque, notée f−1f^{-1}, définie sur JJ.

    Voir dans le cours : Théorème : Fonction réciproque

    Propriété

    La fonction f−1f^{-1} est continue sur JJ et strictement monotone, de même sens de variation que ff. Pour tout x∈Ix \in I, f−1(f(x))=xf^{-1}(f(x)) = x et pour tout x∈Jx \in J, f(f−1(x))=xf(f^{-1}(x)) = x. Dans un repère orthonormé, les courbes de ff et de f−1f^{-1} sont symétriques par rapport à la droite d'équation y=xy = x.

    Voir dans le cours : Propriété : Fonction réciproque

    Fonction racine n-ième et puissances rationnelles

    Définition

    La fonction réciproque de x↦xnx \mapsto x^n sur [0,+∞[[0, +\infty[ est la fonction racine n-ième, notée x↦xnx \mapsto \sqrt[n]{x}. Pour tous x≥0x \geq 0 et y≥0y \geq 0 : xn=y  ⟺  yn=x\sqrt[n]{x} = y \iff y^n = x.

    Voir dans le cours : Définition : Fonction racine n-ième et puissances rationnelles

    Propriété

    Pour tous réels x≥0x \geq 0, y≥0y \geq 0 et tous entiers n≥1n \geq 1, p≥1p \geq 1 : (xn)n=xnn=x(\sqrt[n]{x})^n = \sqrt[n]{x^n} = x ; xyn=xn×yn\sqrt[n]{xy} = \sqrt[n]{x} \times \sqrt[n]{y} ; xpn=(xn)p\sqrt[n]{x^p} = (\sqrt[n]{x})^p ; xpn=xnp\sqrt[n]{\sqrt[p]{x}} = \sqrt[np]{x} ; xpnp=xn\sqrt[np]{x^p} = \sqrt[n]{x}. Si de plus y>0y > 0 : xyn=xnyn\sqrt[n]{\frac{x}{y}} = \frac{\sqrt[n]{x}}{\sqrt[n]{y}}.

    Voir dans le cours : Propriété : Fonction racine n-ième et puissances rationnelles

    Propriété

    Si uu est continue et positive sur II, alors x↦u(x)nx \mapsto \sqrt[n]{u(x)} est continue sur II. Si u≥0u \geq 0 au voisinage de aa et lim⁡x→au(x)=l\lim_{x \to a} u(x) = l avec l≥0l \geq 0, alors lim⁡x→au(x)n=ln\lim_{x \to a} \sqrt[n]{u(x)} = \sqrt[n]{l}. Si lim⁡x→au(x)=+∞\lim_{x \to a} u(x) = +\infty, alors lim⁡x→au(x)n=+∞\lim_{x \to a} \sqrt[n]{u(x)} = +\infty. Ici aa est un réel ou ±∞\pm\infty.

    Voir dans le cours : Propriété : Fonction racine n-ième et puissances rationnelles

    Définition

    Soit x>0x > 0 et r=pqr = \frac{p}{q} un nombre rationnel, avec p∈Zp \in \mathbb{Z} et q∈N∗q \in \mathbb{N}^{\ast}. On pose xr=xpqx^{r} = \sqrt[q]{x^p}.

    Voir dans le cours : Définition : Fonction racine n-ième et puissances rationnelles

    Limite d'une fonction composée

    Théorème

    Si lim⁡x→au(x)=b\lim_{x \to a} u(x) = b et lim⁡X→bv(X)=l\lim_{X \to b} v(X) = l, alors lim⁡x→av(u(x))=l\lim_{x \to a} v(u(x)) = l. Ici aa, bb et ll sont des réels ou ±∞\pm\infty.

    Voir dans le cours : Théorème : Limite d'une fonction composée

    2.Dérivation et étude des fonctions

    Voir le chapitre : Dérivation et étude des fonctions

    Dérivabilité en un point

    Définition

    Soit ff une fonction définie sur un intervalle ouvert contenant le réel aa. On dit que ff est dérivable en aa si lim⁡x→af(x)−f(a)x−a\lim_{x \to a} \frac{f(x) - f(a)}{x - a} existe et est un réel. Ce réel est le nombre dérivé de ff en aa, noté f′(a)f'(a).

    Voir dans le cours : Définition : Dérivabilité en un point

    Définition

    ff est dérivable à droite en aa si lim⁡x→a+f(x)−f(a)x−a\lim_{x \to a^+} \frac{f(x) - f(a)}{x - a} est un réel, noté fd′(a)f'_d(a). De même, ff est dérivable à gauche en aa si lim⁡x→a−f(x)−f(a)x−a\lim_{x \to a^-} \frac{f(x) - f(a)}{x - a} est un réel, noté fg′(a)f'_g(a).

    Voir dans le cours : Définition : Dérivabilité en un point

    Propriété

    ff est dérivable en aa si et seulement si elle est dérivable à droite et à gauche en aa avec fd′(a)=fg′(a)f'_d(a) = f'_g(a). Si ff est dérivable en aa, alors ff est continue en aa. La réciproque est fausse : x↦∣x∣x \mapsto \lvert x \rvert est continue en 00 mais n'y est pas dérivable.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivabilité en un point

    Dérivée d'une fonction composée

    Théorème

    Si uu est dérivable sur II, si vv est dérivable sur JJ et si u(I)⊂Ju(I) \subset J, alors v∘uv \circ u est dérivable sur II et, pour tout x∈Ix \in I : (v∘u)′(x)=u′(x)×v′(u(x))(v \circ u)'(x) = u'(x) \times v'(u(x)).

    Voir dans le cours : Théorème : Dérivée d'une fonction composée

    Dérivée de la fonction réciproque

    Théorème

    Soit ff continue et strictement monotone sur un intervalle II, a∈Ia \in I et b=f(a)b = f(a). Si ff est dérivable en aa et si f′(a)≠0f'(a) \neq 0, alors f−1f^{-1} est dérivable en bb et (f−1)′(b)=1f′(a)=1f′(f−1(b))(f^{-1})'(b) = \frac{1}{f'(a)} = \frac{1}{f'(f^{-1}(b))}.

    Voir dans le cours : Théorème : Dérivée de la fonction réciproque

    Propriété

    Si ff est dérivable sur II et si f′f' ne s'annule pas sur II, alors f−1f^{-1} est dérivable sur J=f(I)J = f(I) et, pour tout x∈Jx \in J : (f−1)′(x)=1f′(f−1(x))(f^{-1})'(x) = \frac{1}{f'(f^{-1}(x))}.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée de la fonction réciproque

    Sens de variation et extremums

    Théorème

    Soit ff dérivable sur un intervalle II. Si f′>0f' > 0 sur II, sauf peut-être en un nombre fini de points où f′f' s'annule, alors ff est strictement croissante sur II. Si f′<0f' < 0 sur II avec la même réserve, ff est strictement décroissante sur II. Si f′=0f' = 0 sur II, ff est constante sur II.

    Voir dans le cours : Théorème : Sens de variation et extremums

    Propriété

    Soit ff dérivable sur un intervalle ouvert II et a∈Ia \in I. Si ff admet un extremum local en aa, alors f′(a)=0f'(a) = 0. Réciproquement, si f′f' s'annule en aa en changeant de signe, alors f(a)f(a) est un extremum local de ff.

    Voir dans le cours : Propriété : Sens de variation et extremums

    Concavité et points d'inflexion

    Définition

    Soit ff dérivable sur un intervalle II. La courbe (Cf)(C_f) est convexe sur II si elle est située au-dessus de toutes ses tangentes en des points d'abscisse dans II. Elle est concave sur II si elle est située au-dessous de toutes ces tangentes.

    Voir dans le cours : Définition : Concavité et points d'inflexion

    Théorème

    Soit ff deux fois dérivable sur II. Si f′′≥0f'' \geq 0 sur II, alors (Cf)(C_f) est convexe sur II. Si f′′≤0f'' \leq 0 sur II, alors (Cf)(C_f) est concave sur II.

    Voir dans le cours : Théorème : Concavité et points d'inflexion

    Définition

    Le point A(a,f(a))A(a, f(a)) est un point d'inflexion de (Cf)(C_f) si la courbe change de concavité en AA. En un tel point, la courbe traverse sa tangente.

    Voir dans le cours : Définition : Concavité et points d'inflexion

    Propriété

    Si f′′f'' s'annule en aa en changeant de signe, alors A(a,f(a))A(a, f(a)) est un point d'inflexion de (Cf)(C_f).

    Voir dans le cours : Propriété : Concavité et points d'inflexion

    Branches infinies

    Définition

    Si lim⁡x→a+f(x)=±∞\lim_{x \to a^+} f(x) = \pm\infty ou lim⁡x→a−f(x)=±∞\lim_{x \to a^-} f(x) = \pm\infty, la droite d'équation x=ax = a est une asymptote verticale à (Cf)(C_f).

    Voir dans le cours : Définition : Branches infinies

    Définition

    Si lim⁡x→+∞f(x)=b\lim_{x \to +\infty} f(x) = b avec bb réel, la droite d'équation y=by = b est une asymptote horizontale à (Cf)(C_f) au voisinage de +∞+\infty (de même en −∞-\infty).

    Voir dans le cours : Définition : Branches infinies

    Définition

    Si lim⁡x→+∞(f(x)−ax−b)=0\lim_{x \to +\infty} (f(x) - ax - b) = 0 avec a≠0a \neq 0, la droite d'équation y=ax+by = ax + b est une asymptote oblique à (Cf)(C_f) au voisinage de +∞+\infty (de même en −∞-\infty).

    Voir dans le cours : Définition : Branches infinies

    Éléments de symétrie

    Propriété

    La droite d'équation x=ax = a est un axe de symétrie de (Cf)(C_f) si et seulement si, pour tout x∈Dfx \in D_f : 2a−x∈Df2a - x \in D_f et f(2a−x)=f(x)f(2a - x) = f(x).

    Voir dans le cours : Propriété : Éléments de symétrie

    Propriété

    Le point Ω(a,b)\Omega(a, b) est un centre de symétrie de (Cf)(C_f) si et seulement si, pour tout x∈Dfx \in D_f : 2a−x∈Df2a - x \in D_f et f(2a−x)+f(x)=2bf(2a - x) + f(x) = 2b.

    Voir dans le cours : Propriété : Éléments de symétrie

    Le raisonnement par récurrence

    Propriété

    Soit P(n)P(n) une propriété qui dépend d'un entier naturel n≥n0n \geq n_0. Si P(n0)P(n_0) est vraie (initialisation) et si, pour tout n≥n0n \geq n_0, « P(n)P(n) vraie » entraîne « P(n+1)P(n+1) vraie » (hérédité), alors P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥n0n \geq n_0.

    Voir dans le cours : Propriété : Le raisonnement par récurrence

    Suites majorées, minorées, bornées

    Définition

    La suite (un)(u_n) est majorée s'il existe un réel MM tel que un≤Mu_n \leq M pour tout nn. Elle est minorée s'il existe un réel mm tel que un≥mu_n \geq m pour tout nn. Elle est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.

    Voir dans le cours : Définition : Suites majorées, minorées, bornées

    Monotonie

    Définition

    La suite (un)(u_n) est croissante si un+1≥unu_{n+1} \geq u_n pour tout nn, décroissante si un+1≤unu_{n+1} \leq u_n pour tout nn, constante si un+1=unu_{n+1} = u_n pour tout nn. Elle est monotone si elle est croissante ou décroissante.

    Voir dans le cours : Définition : Monotonie

    Limite d'une suite

    Définition

    On dit que la suite (un)(u_n) converge vers le réel ℓ\ell si tout intervalle ouvert contenant ℓ\ell contient tous les termes unu_n à partir d'un certain rang. On écrit lim⁡n→+∞un=ℓ\lim_{n \to +\infty} u_n = \ell, ou simplement lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell. Une suite qui ne converge pas est dite divergente.

    Voir dans le cours : Définition : Limite d'une suite

    Propriété

    Si une suite converge, sa limite est unique.

    Voir dans le cours : Propriété : Limite d'une suite

    Propriété

    Pour tout rationnel a>0a > 0 : lim⁡na=+∞\lim n^{a} = +\infty et lim⁡n−a=lim⁡1na=0\lim n^{-a} = \lim \frac{1}{n^{a}} = 0. En particulier lim⁡n=lim⁡n2=+∞\lim \sqrt{n} = \lim n^2 = +\infty et lim⁡1n=lim⁡1n=0\lim \frac{1}{n} = \lim \frac{1}{\sqrt{n}} = 0.

    Voir dans le cours : Propriété : Limite d'une suite

    Suites monotones et convergence

    Théorème

    Toute suite croissante et majorée est convergente. Toute suite décroissante et minorée est convergente.

    Voir dans le cours : Théorème : Suites monotones et convergence

    Propriété

    Si (un)(u_n) est croissante et converge vers ℓ\ell, alors un≤ℓu_n \leq \ell pour tout nn. Une suite croissante non majorée tend vers +∞+\infty ; une suite décroissante non minorée tend vers −∞-\infty.

    Voir dans le cours : Propriété : Suites monotones et convergence

    Suites du type un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n)

    Propriété

    Si lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell et si ff est continue en ℓ\ell, alors lim⁡f(un)=f(ℓ)\lim f(u_n) = f(\ell).

    Voir dans le cours : Propriété : Suites du type u indice n+1 = f(u indice n )

    Théorème

    Soit ff une fonction continue sur un intervalle II telle que f(I)⊂If(I) \subset I, et (un)(u_n) la suite définie par u0∈Iu_0 \in I et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n). Si (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell appartenant à II, alors f(ℓ)=ℓf(\ell) = \ell.

    Voir dans le cours : Théorème : Suites du type u indice n+1 = f(u indice n )

    Définition

    Définition

    Soit ff une fonction définie sur un intervalle II. On appelle primitive de ff sur II toute fonction FF dérivable sur II telle que F′(x)=f(x)F'(x) = f(x) pour tout x∈Ix \in I.

    Voir dans le cours : Définition : Définition

    Existence et ensemble des primitives

    Théorème

    Toute fonction continue sur un intervalle II admet des primitives sur II (résultat admis).

    Voir dans le cours : Théorème : Existence et ensemble des primitives

    Propriété

    Si FF est une primitive de ff sur l'intervalle II, alors les primitives de ff sur II sont exactement les fonctions x↦F(x)+kx \mapsto F(x) + k, où kk est une constante réelle.

    Voir dans le cours : Propriété : Existence et ensemble des primitives

    Primitive prenant une valeur donnée

    Propriété

    Soit ff une fonction continue sur un intervalle II, x0∈Ix_0 \in I et y0∈Ry_0 \in \mathbb{R}. Il existe une unique primitive GG de ff sur II telle que G(x0)=y0G(x_0) = y_0.

    Voir dans le cours : Propriété : Primitive prenant une valeur donnée

    Opérations sur les primitives

    Propriété

    Si FF et GG sont des primitives de ff et gg sur II, et si α\alpha et β\beta sont deux réels, alors αF+βG\alpha F + \beta G est une primitive de αf+βg\alpha f + \beta g sur II.

    Voir dans le cours : Propriété : Opérations sur les primitives

    Définition de la fonction logarithme népérien

    Définition

    La fonction logarithme népérien, notée ln⁡\ln, est l'unique primitive de la fonction x↦1xx \mapsto \frac{1}{x} sur ]0,+∞[]0,+\infty[ qui s'annule en 11.

    Voir dans le cours : Définition : Définition de la fonction logarithme népérien

    Propriété

    Pour tous réels a>0a > 0 et b>0b > 0 : ln⁡a=ln⁡b  ⟺  a=b\ln a = \ln b \iff a = b et ln⁡a<ln⁡b  ⟺  a<b\ln a < \ln b \iff a < b. En particulier, pour x>0x > 0 : ln⁡x>0  ⟺  x>1\ln x > 0 \iff x > 1 et ln⁡x<0  ⟺  0<x<1\ln x < 0 \iff 0 < x < 1.

    Voir dans le cours : Propriété : Définition de la fonction logarithme népérien

    Définition

    Le nombre ee est l'unique réel strictement positif tel que ln⁡e=1\ln e = 1. On a e≈2,718e \approx 2{,}718.

    Voir dans le cours : Définition : Définition de la fonction logarithme népérien

    Propriétés algébriques

    Propriété

    Pour tous réels a>0a > 0 et b>0b > 0, et pour tout entier relatif nn : ln⁡(ab)=ln⁡a+ln⁡b\ln(ab) = \ln a + \ln b ; ln⁡(1a)=−ln⁡a\ln\left(\frac{1}{a}\right) = -\ln a ; ln⁡(ab)=ln⁡a−ln⁡b\ln\left(\frac{a}{b}\right) = \ln a - \ln b ; ln⁡(an)=nln⁡a\ln(a^n) = n\ln a ; ln⁡a=12ln⁡a\ln\sqrt{a} = \frac{1}{2}\ln a.

    Voir dans le cours : Propriété : Propriétés algébriques

    Dérivée de ln⁡u\ln u et de ln⁡∣u∣\ln|u|

    Propriété

    Si uu est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle II, alors la fonction x↦ln⁡(u(x))x \mapsto \ln(u(x)) est dérivable sur II et (ln⁡u)′=u′u(\ln u)' = \frac{u'}{u}.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée de ln u et de ln|u|

    Propriété

    Si uu est une fonction dérivable sur un intervalle II et qui ne s'annule pas sur II, alors la fonction x↦ln⁡∣u(x)∣x \mapsto \ln|u(x)| est dérivable sur II et (ln⁡∣u∣)′=u′u(\ln|u|)' = \frac{u'}{u}.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée de ln u et de ln|u|

    Primitives de u′u\frac{u'}{u}

    Propriété

    Si uu est dérivable sur un intervalle II et ne s'annule pas sur II, alors les primitives de u′u\frac{u'}{u} sur II sont les fonctions x↦ln⁡∣u(x)∣+Cx \mapsto \ln|u(x)| + C, où C∈RC \in \mathbb{R}. Si de plus u>0u > 0 sur II, ce sont les fonctions x↦ln⁡(u(x))+Cx \mapsto \ln(u(x)) + C.

    Voir dans le cours : Propriété : Primitives de (u') sur (u)

    Logarithme de base aa et logarithme décimal

    Définition

    Soit aa un réel strictement positif et différent de 11. La fonction logarithme de base aa, notée log⁡a\log_a, est définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par log⁡a(x)=ln⁡xln⁡a\log_a(x) = \frac{\ln x}{\ln a}.

    Voir dans le cours : Définition : Logarithme de base a et logarithme décimal

    Définition

    Le logarithme décimal, noté log⁡\log, est le logarithme de base 1010 : log⁡x=ln⁡xln⁡10\log x = \frac{\ln x}{\ln 10}. Pour tout entier relatif nn, log⁡(10n)=n\log(10^n) = n.

    Voir dans le cours : Définition : Logarithme de base a et logarithme décimal

    Définition : la réciproque de ln

    Définition

    La fonction exponentielle népérienne, notée exp⁡\exp, est la fonction réciproque de la fonction ln⁡\ln. Elle est définie sur R\mathbb{R} et, pour tout réel xx et tout réel y>0y > 0 : y=exp⁡(x)  ⟺  x=ln⁡yy = \exp(x) \iff x = \ln y.

    Voir dans le cours : Définition : Définition : la réciproque de ln

    Propriétés algébriques

    Propriété

    Pour tous réels aa et bb, et pour tout rationnel rr : ea+b=ea×ebe^{a+b} = e^a \times e^b ; e−a=1eae^{-a} = \frac{1}{e^a} ; ea−b=eaebe^{a-b} = \frac{e^a}{e^b} ; (ea)r=era(e^a)^r = e^{ra}.

    Voir dans le cours : Propriété : Propriétés algébriques

    Propriété

    Pour tous réels aa et bb : ea=eb  ⟺  a=be^a = e^b \iff a = b et ea<eb  ⟺  a<be^a < e^b \iff a < b. Pour tout réel aa et tout réel b>0b > 0 : ea=b  ⟺  a=ln⁡be^a = b \iff a = \ln b.

    Voir dans le cours : Propriété : Propriétés algébriques

    Dérivée, variations et limites

    Propriété

    La fonction exp⁡\exp est dérivable sur R\mathbb{R} et, pour tout réel xx : (ex)′=ex(e^x)' = e^x. Comme ex>0e^x > 0, la fonction exp⁡\exp est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée, variations et limites

    Dérivée de eue^u et primitives de u′euu'e^u

    Propriété

    Si uu est une fonction dérivable sur un intervalle II, alors x↦eu(x)x \mapsto e^{u(x)} est dérivable sur II et (eu)′=u′eu(e^u)' = u'e^u.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée de e puissance u et primitives de u'e puissance u

    Propriété

    Si uu est dérivable sur un intervalle II, les primitives de u′euu'e^u sur II sont les fonctions x↦eu(x)+Cx \mapsto e^{u(x)} + C, où C∈RC \in \mathbb{R}.

    Voir dans le cours : Propriété : Dérivée de e puissance u et primitives de u'e puissance u

    La fonction x↦axx \mapsto a^x (a>0a > 0)

    Définition

    Soit aa un réel strictement positif. Pour tout réel xx, on pose ax=exln⁡aa^x = e^{x\ln a}. La fonction x↦axx \mapsto a^x s'appelle la fonction exponentielle de base aa.

    Voir dans le cours : Définition : La fonction x mapsto a puissance x (a > 0)

    Forme algébrique

    Définition

    Tout nombre complexe zz s'écrit de façon unique z=a+ibz = a + ib avec a∈Ra \in \mathbb{R} et b∈Rb \in \mathbb{R}. C'est la forme algébrique de zz. Le réel aa est la partie réelle de zz, notée Re(z)\mathrm{Re}(z) ; le réel bb est la partie imaginaire de zz, notée Im(z)\mathrm{Im}(z).

    Voir dans le cours : Définition : Forme algébrique

    Propriété

    Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire : a+ib=a′+ib′  ⟺  a=a′a + ib = a' + ib' \iff a = a' et b=b′b = b'. En particulier, a+ib=0  ⟺  a=0a + ib = 0 \iff a = 0 et b=0b = 0.

    Voir dans le cours : Propriété : Forme algébrique

    Opérations dans ℂ

    Propriété

    Tout nombre complexe z=a+ibz = a + ib non nul admet un inverse : 1z=a−iba2+b2\frac{1}{z} = \frac{a - ib}{a^2 + b^2}. Pour écrire un quotient sous forme algébrique, on multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur.

    Voir dans le cours : Propriété : Opérations dans ℂ

    Conjugué d'un nombre complexe

    Définition

    Le conjugué de z=a+ibz = a + ib est le nombre complexe z‾=a−ib\overline{z} = a - ib.

    Voir dans le cours : Définition : Conjugué d'un nombre complexe

    Propriété

    Pour tous zz et z′z' de C\mathbb{C} et tout entier naturel nn : z+z′‾=z‾+z′‾\overline{z + z'} = \overline{z} + \overline{z'}, zz′‾=z‾×z′‾\overline{z z'} = \overline{z} \times \overline{z'}, zn‾=z‾ n\overline{z^n} = \overline{z}^{\,n}, et si z′≠0z' \neq 0 : (zz′)‾=z‾z′‾\overline{\left(\frac{z}{z'}\right)} = \frac{\overline{z}}{\overline{z'}}. De plus z‾‾=z\overline{\overline{z}} = z, z+z‾=2 Re(z)z + \overline{z} = 2\,\mathrm{Re}(z), z−z‾=2i Im(z)z - \overline{z} = 2i\,\mathrm{Im}(z) et zz‾=a2+b2z \overline{z} = a^2 + b^2.

    Voir dans le cours : Propriété : Conjugué d'un nombre complexe

    Propriété

    zz est réel   ⟺  z‾=z\iff \overline{z} = z. zz est imaginaire pur   ⟺  z‾=−z\iff \overline{z} = -z.

    Voir dans le cours : Propriété : Conjugué d'un nombre complexe

    Représentation géométrique

    Définition

    Au nombre complexe z=a+ibz = a + ib on associe le point M(a;b)M(a ; b) : MM est l'image de zz, et zz est l'affixe du point MM. On note M(z)M(z) ou zMz_M. De même, le vecteur w⃗(a;b)\vec{w}(a ; b) a pour affixe zw⃗=a+ibz_{\vec{w}} = a + ib.

    Voir dans le cours : Définition : Représentation géométrique

    Propriété

    Pour deux points AA et BB : l'affixe du vecteur AB→\overrightarrow{AB} est zB−zAz_B - z_A ; l'affixe du milieu II de [AB][AB] est zI=zA+zB2z_I = \frac{z_A + z_B}{2} ; pour tout réel kk, le vecteur kw⃗+w′⃗k\vec{w} + \vec{w'} a pour affixe kzw⃗+zw′⃗k z_{\vec{w}} + z_{\vec{w'}}.

    Voir dans le cours : Propriété : Représentation géométrique

    Module

    Définition

    Le module de z=a+ibz = a + ib est le réel positif ∣z∣=a2+b2=zz‾|z| = \sqrt{a^2 + b^2} = \sqrt{z \overline{z}}. Si MM est l'image de zz, alors ∣z∣=OM|z| = OM. Pour deux points AA et BB : AB=∣zB−zA∣AB = |z_B - z_A|.

    Voir dans le cours : Définition : Module

    Propriété

    Pour tous zz, z′z' de C\mathbb{C} et tout entier naturel nn : ∣zz′∣=∣z∣×∣z′∣|z z'| = |z| \times |z'|, ∣zn∣=∣z∣n|z^n| = |z|^n, et si z′≠0z' \neq 0 : ∣zz′∣=∣z∣∣z′∣\left|\frac{z}{z'}\right| = \frac{|z|}{|z'|}. ∣z‾∣=∣−z∣=∣z∣|\overline{z}| = |-z| = |z|, et ∣z∣=0  ⟺  z=0|z| = 0 \iff z = 0. Inégalité triangulaire : ∣z+z′∣≤∣z∣+∣z′∣|z + z'| \leq |z| + |z'|.

    Voir dans le cours : Propriété : Module

    Argument et forme trigonométrique

    Définition

    Soit zz un nombre complexe non nul d'image MM. On appelle argument de zz toute mesure θ\theta de l'angle orienté (u⃗,OM→)(\vec{u}, \overrightarrow{OM}). On note arg⁡(z)≡θ [2π]\arg(z) \equiv \theta \ [2\pi]. Le nombre 00 n'a pas d'argument.

    Voir dans le cours : Définition : Argument et forme trigonométrique

    Définition

    L'écriture z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z = r(\cos\theta + i\sin\theta) avec r>0r > 0 est la forme trigonométrique de zz. On la note aussi z=[r,θ]z = [r, \theta]. Pour la trouver à partir de z=a+ibz = a + ib : r=a2+b2r = \sqrt{a^2 + b^2}, puis θ\theta vérifie cos⁡θ=ar\cos\theta = \frac{a}{r} et sin⁡θ=br\sin\theta = \frac{b}{r}.

    Voir dans le cours : Définition : Argument et forme trigonométrique

    Propriété

    Pour r>0r > 0 et r′>0r' > 0 : [r,θ]=[r′,θ′]  ⟺  r=r′[r, \theta] = [r', \theta'] \iff r = r' et θ≡θ′ [2π]\theta \equiv \theta' \ [2\pi]. zz est un réel strictement positif   ⟺  arg⁡(z)≡0 [2π]\iff \arg(z) \equiv 0 \ [2\pi] ; un réel strictement négatif   ⟺  arg⁡(z)≡π [2π]\iff \arg(z) \equiv \pi \ [2\pi]. zz est un imaginaire pur non nul   ⟺  arg⁡(z)≡π2 [π]\iff \arg(z) \equiv \frac{\pi}{2} \ [\pi].

    Voir dans le cours : Propriété : Argument et forme trigonométrique

    Propriétés de l'argument

    Propriété

    Pour tous zz et z′z' non nuls et tout entier naturel nn (modulo 2π2\pi) : arg⁡(zz′)≡arg⁡(z)+arg⁡(z′)\arg(z z') \equiv \arg(z) + \arg(z') ; arg⁡(zn)≡narg⁡(z)\arg(z^n) \equiv n\arg(z) ; arg⁡(1z)≡−arg⁡(z)\arg\left(\frac{1}{z}\right) \equiv -\arg(z) ; arg⁡(zz′)≡arg⁡(z)−arg⁡(z′)\arg\left(\frac{z}{z'}\right) \equiv \arg(z) - \arg(z') ; arg⁡(z‾)≡−arg⁡(z)\arg(\overline{z}) \equiv -\arg(z) ; arg⁡(−z)≡π+arg⁡(z)\arg(-z) \equiv \pi + \arg(z).

    Voir dans le cours : Propriété : Propriétés de l'argument

    Interprétation géométrique

    Propriété

    Pour deux points distincts AA et BB : arg⁡(zB−zA)≡(u⃗,AB→) [2π]\arg(z_B - z_A) \equiv (\vec{u}, \overrightarrow{AB}) \ [2\pi]. Pour trois points AA, BB, CC deux à deux distincts : ∣zC−zAzB−zA∣=ACAB\left|\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right| = \frac{AC}{AB} et arg⁡(zC−zAzB−zA)≡(AB→,AC→) [2π]\arg\left(\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right) \equiv (\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}) \ [2\pi].

    Voir dans le cours : Propriété : Interprétation géométrique

    Notation exponentielle

    Définition

    Pour tout réel θ\theta, on pose eiθ=cos⁡θ+isin⁡θe^{i\theta} = \cos\theta + i\sin\theta. C'est le nombre complexe de module 11 et d'argument θ\theta : ∣eiθ∣=1|e^{i\theta}| = 1 et arg⁡(eiθ)≡θ [2π]\arg(e^{i\theta}) \equiv \theta \ [2\pi].

    Voir dans le cours : Définition : Notation exponentielle

    Propriété

    Pour tous réels θ\theta et θ′\theta' et tout entier relatif nn : eiθ×eiθ′=ei(θ+θ′)e^{i\theta} \times e^{i\theta'} = e^{i(\theta + \theta')} ; 1eiθ=e−iθ\frac{1}{e^{i\theta}} = e^{-i\theta} ; eiθeiθ′=ei(θ−θ′)\frac{e^{i\theta}}{e^{i\theta'}} = e^{i(\theta - \theta')} ; eiθ‾=e−iθ\overline{e^{i\theta}} = e^{-i\theta} ; (eiθ)n=einθ\left(e^{i\theta}\right)^n = e^{in\theta}.

    Voir dans le cours : Propriété : Notation exponentielle

    Propriété

    Pour r>0r > 0 et r′>0r' > 0 : reiθ=r′eiθ′  ⟺  r=r′r e^{i\theta} = r' e^{i\theta'} \iff r = r' et θ≡θ′ [2π]\theta \equiv \theta' \ [2\pi].

    Voir dans le cours : Propriété : Notation exponentielle

    Formule de Moivre

    Théorème

    Pour tout réel θ\theta et tout entier relatif nn : (cos⁡θ+isin⁡θ)n=cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ)(\cos\theta + i\sin\theta)^n = \cos(n\theta) + i\sin(n\theta). Autrement dit, (eiθ)n=einθ\left(e^{i\theta}\right)^n = e^{in\theta}.

    Voir dans le cours : Théorème : Formule de Moivre

    Formules d'Euler et linéarisation

    Théorème

    Pour tout réel θ\theta : cos⁡θ=eiθ+e−iθ2\cos\theta = \frac{e^{i\theta} + e^{-i\theta}}{2} et sin⁡θ=eiθ−e−iθ2i\sin\theta = \frac{e^{i\theta} - e^{-i\theta}}{2i}. Plus généralement : einθ+e−inθ=2cos⁡(nθ)e^{in\theta} + e^{-in\theta} = 2\cos(n\theta) et einθ−e−inθ=2isin⁡(nθ)e^{in\theta} - e^{-in\theta} = 2i\sin(n\theta).

    Voir dans le cours : Théorème : Formules d'Euler et linéarisation

    Propriété

    Technique de l'angle moitié : pour tout réel θ\theta, 1+eiθ=eiθ2(e−iθ2+eiθ2)=2cos⁡(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = e^{i\frac{\theta}{2}}\left(e^{-i\frac{\theta}{2}} + e^{i\frac{\theta}{2}}\right) = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}, eiθ−1=eiθ2(eiθ2−e−iθ2)=2isin⁡(θ2)eiθ2e^{i\theta} - 1 = e^{i\frac{\theta}{2}}\left(e^{i\frac{\theta}{2}} - e^{-i\frac{\theta}{2}}\right) = 2i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}.

    Voir dans le cours : Propriété : Formules d'Euler et linéarisation

    Équation du second degré à coefficients réels

    Théorème

    Si Δ>0\Delta > 0 : deux solutions réelles z1=−b−Δ2az_1 = \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} et z2=−b+Δ2az_2 = \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a}. Si Δ=0\Delta = 0 : une solution réelle (double) z0=−b2az_0 = -\frac{b}{2a}. Si Δ<0\Delta < 0 : deux solutions complexes conjuguées z1=−b−i−Δ2az_1 = \frac{-b - i\sqrt{-\Delta}}{2a} et z2=−b+i−Δ2a=z1‾z_2 = \frac{-b + i\sqrt{-\Delta}}{2a} = \overline{z_1}.

    Voir dans le cours : Théorème : Équation du second degré à coefficients réels

    Transformations du plan et écriture complexe

    Propriété

    Translation de vecteur w⃗\vec{w} d'affixe bb : z′=z+bz' = z + b. Homothétie de centre Ω(ω)\Omega(\omega) et de rapport kk (réel non nul) : z′−ω=k(z−ω)z' - \omega = k(z - \omega). Rotation de centre Ω(ω)\Omega(\omega) et d'angle θ\theta : z′−ω=eiθ(z−ω)z' - \omega = e^{i\theta}(z - \omega).

    Voir dans le cours : Propriété : Transformations du plan et écriture complexe

    Propriété

    Réciproquement, soit la transformation d'écriture z′=az+bz' = az + b avec a≠0a \neq 0. Si a=1a = 1 : c'est la translation de vecteur d'affixe bb. Si aa est un réel différent de 11 : c'est l'homothétie de rapport aa et de centre Ω\Omega d'affixe ω=b1−a\omega = \frac{b}{1 - a}. Si ∣a∣=1|a| = 1 et a≠1a \neq 1 : c'est la rotation d'angle arg⁡(a)\arg(a) et de centre Ω\Omega d'affixe ω=b1−a\omega = \frac{b}{1 - a}.

    Voir dans le cours : Propriété : Transformations du plan et écriture complexe

    L'équation y′=ay+by' = ay + b

    Théorème

    Soit aa et bb deux réels avec a≠0a \neq 0. Les solutions sur R\mathbb{R} de l'équation différentielle y′=ay+by' = ay + b sont les fonctions x↦αeax−bax \mapsto \alpha e^{ax} - \frac{b}{a}, où α\alpha est un réel quelconque.

    Voir dans le cours : Théorème : L'équation y' = ay + b

    Propriété

    Pour tous réels x0x_0 et y0y_0, l'équation y′=ay+by' = ay + b admet une unique solution ff qui vérifie la condition initiale f(x0)=y0f(x_0) = y_0.

    Voir dans le cours : Propriété : L'équation y' = ay + b

    L'équation y′′+ay′+by=0y'' + ay' + by = 0

    Définition

    Soit aa et bb deux réels. L'équation r2+ar+b=0r^2 + ar + b = 0, d'inconnue rr, s'appelle l'équation caractéristique de l'équation différentielle y′′+ay′+by=0y'' + ay' + by = 0. On note Δ=a2−4b\Delta = a^2 - 4b son discriminant.

    Voir dans le cours : Définition : L'équation y'' + ay' + by = 0

    Théorème

    Les solutions sur R\mathbb{R} de l'équation y′′+ay′+by=0y'' + ay' + by = 0 dépendent du signe de Δ\Delta, comme indiqué dans le tableau ci-dessous, où α\alpha et β\beta sont des réels quelconques.

    Voir dans le cours : Théorème : L'équation y'' + ay' + by = 0

    Propriété

    Pour tous réels x0x_0, y0y_0 et y1y_1, l'équation y′′+ay′+by=0y'' + ay' + by = 0 admet une unique solution ff qui vérifie les deux conditions initiales f(x0)=y0f(x_0) = y_0 et f′(x0)=y1f'(x_0) = y_1.

    Voir dans le cours : Propriété : L'équation y'' + ay' + by = 0

    Intégrale d'une fonction continue

    Définition

    Soit ff une fonction continue sur un intervalle II, FF une primitive de ff sur II, et aa, bb deux éléments de II. Le réel F(b)−F(a)F(b) - F(a) s'appelle l'intégrale de aa à bb de ff. On le note ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx et on écrit ∫abf(x) dx=[F(x)]ab=F(b)−F(a)\int_a^b f(x)\,dx = \left[F(x)\right]_a^b = F(b) - F(a).

    Voir dans le cours : Définition : Intégrale d'une fonction continue

    Propriété

    Pour tous aa et bb de II : ∫aaf(x) dx=0\int_a^a f(x)\,dx = 0 et ∫baf(x) dx=−∫abf(x) dx\int_b^a f(x)\,dx = -\int_a^b f(x)\,dx.

    Voir dans le cours : Propriété : Intégrale d'une fonction continue

    Propriété

    Soit a∈Ia \in I. La fonction x↦∫axf(t) dtx \mapsto \int_a^x f(t)\,dt est l'unique primitive de ff sur II qui s'annule en aa.

    Voir dans le cours : Propriété : Intégrale d'une fonction continue

    Relation de Chasles et linéarité

    Propriété

    Pour ff et gg continues sur II, pour aa, bb, cc dans II et pour α\alpha, β\beta réels, on a la relation de Chasles et la linéarité ci-dessous.

    Voir dans le cours : Propriété : Relation de Chasles et linéarité

    Intégrale et ordre

    Propriété

    Si f(x)≥0f(x) \geq 0 pour tout x∈[a,b]x \in [a, b], alors ∫abf(x) dx≥0\int_a^b f(x)\,dx \geq 0 (positivité). Si f(x)≤g(x)f(x) \leq g(x) pour tout x∈[a,b]x \in [a, b], alors ∫abf(x) dx≤∫abg(x) dx\int_a^b f(x)\,dx \leq \int_a^b g(x)\,dx.

    Voir dans le cours : Propriété : Intégrale et ordre

    Propriété

    On a ∣∫abf(x) dx∣≤∫ab∣f(x)∣ dx\left|\int_a^b f(x)\,dx\right| \leq \int_a^b |f(x)|\,dx. Si m≤f(x)≤Mm \leq f(x) \leq M pour tout x∈[a,b]x \in [a, b], alors m(b−a)≤∫abf(x) dx≤M(b−a)m(b - a) \leq \int_a^b f(x)\,dx \leq M(b - a).

    Voir dans le cours : Propriété : Intégrale et ordre

    Valeur moyenne

    Définition

    Soit ff continue sur [a,b][a, b] avec a<ba < b. La valeur moyenne de ff sur [a,b][a, b] est le réel μ=1b−a∫abf(x) dx\mu = \frac{1}{b - a}\int_a^b f(x)\,dx.

    Voir dans le cours : Définition : Valeur moyenne

    Propriété

    Il existe au moins un réel c∈[a,b]c \in [a, b] tel que f(c)=μf(c) = \mu.

    Voir dans le cours : Propriété : Valeur moyenne

    Intégration par parties

    Théorème

    Soient uu et vv deux fonctions dérivables sur [a,b][a, b], dont les dérivées u′u' et v′v' sont continues sur [a,b][a, b]. Alors :

    Voir dans le cours : Théorème : Intégration par parties

    Calcul d'aires

    Propriété

    Soit ff continue sur [a,b][a, b] avec a<ba < b. L'aire du domaine limité par la courbe (Cf)(C_f), l'axe des abscisses et les droites d'équations x=ax = a et x=bx = b est A=∫ab∣f(x)∣ dx\mathcal{A} = \int_a^b |f(x)|\,dx u.a.

    Voir dans le cours : Propriété : Calcul d'aires

    Propriété

    Soient ff et gg continues sur [a,b][a, b] avec a<ba < b. L'aire du domaine limité par (Cf)(C_f), (Cg)(C_g) et les droites d'équations x=ax = a et x=bx = b est A=∫ab∣f(x)−g(x)∣ dx\mathcal{A} = \int_a^b |f(x) - g(x)|\,dx u.a.

    Voir dans le cours : Propriété : Calcul d'aires

    Volume d'un solide de révolution

    Propriété

    Soit ff continue sur [a,b][a, b] avec a<ba < b. Le volume du solide engendré par la rotation de la courbe (Cf)(C_f), pour x∈[a,b]x \in [a, b], autour de l'axe des abscisses est V=∫abπ (f(x))2 dxV = \int_a^b \pi\,\big(f(x)\big)^2\,dx u.v.

    Voir dans le cours : Propriété : Volume d'un solide de révolution

    Produit scalaire dans l'espace

    Définition(Produit scalaire)

    Si u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} sont non nuls, u⃗⋅v⃗=∥u⃗∥×∥v⃗∥×cos⁡θ\vec{u} \cdot \vec{v} = \|\vec{u}\| \times \|\vec{v}\| \times \cos\theta, où θ\theta est une mesure de l'angle géométrique formé par u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}. Si l'un des deux vecteurs est nul, u⃗⋅v⃗=0\vec{u} \cdot \vec{v} = 0.

    Voir dans le cours : Définition : Produit scalaire

    Propriété(Expression analytique)

    Dans un repère orthonormé :

    u⃗⋅v⃗=aa′+bb′+cc′∥u⃗∥=a2+b2+c2\vec{u} \cdot \vec{v} = aa' + bb' + cc' \qquad \|\vec{u}\| = \sqrt{a^2 + b^2 + c^2}

    Pour deux points AA et BB : AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2+(zB−zA)2AB = \sqrt{(x_B - x_A)^2 + (y_B - y_A)^2 + (z_B - z_A)^2}.

    Voir dans le cours : Propriété : Expression analytique

    Vecteur normal et équation cartésienne d'un plan

    Définition(Vecteur normal)

    Un vecteur n⃗\vec{n} non nul est normal au plan (P)(P) s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de (P)(P). Il est alors orthogonal à tout vecteur de (P)(P).

    Voir dans le cours : Définition : Vecteur normal

    Théorème(Équation cartésienne d'un plan)

    Le plan (P)(P) passant par AA et de vecteur normal n⃗(a,b,c)\vec{n}(a, b, c) est l'ensemble des points MM tels que AM→⋅n⃗=0\overrightarrow{AM} \cdot \vec{n} = 0. Il admet une équation de la forme :

    ax+by+cz+d=0avec (a,b,c)≠(0,0,0)ax + by + cz + d = 0 \qquad \text{avec } (a, b, c) \neq (0, 0, 0)

    Réciproquement, tout ensemble d'équation ax+by+cz+d=0ax + by + cz + d = 0 avec (a,b,c)≠(0,0,0)(a, b, c) \neq (0, 0, 0) est un plan de vecteur normal n⃗(a,b,c)\vec{n}(a, b, c).

    Voir dans le cours : Théorème : Équation cartésienne d'un plan

    Propriété(Positions relatives)

    Soit (P)(P) et (Q)(Q) deux plans de vecteurs normaux n⃗\vec{n} et n′⃗\vec{n'}, et (D)(D) une droite de vecteur directeur u⃗\vec{u}.

    • (P)∥(Q)  ⟺  n⃗(P) \parallel (Q) \iff \vec{n} et n′⃗\vec{n'} sont colinéaires.
    • (P)⊥(Q)  ⟺  n⃗⋅n′⃗=0(P) \perp (Q) \iff \vec{n} \cdot \vec{n'} = 0.
    • (D)⊥(P)  ⟺  u⃗(D) \perp (P) \iff \vec{u} et n⃗\vec{n} sont colinéaires.
    • (D)∥(P)  ⟺  u⃗⋅n⃗=0(D) \parallel (P) \iff \vec{u} \cdot \vec{n} = 0.
    Voir dans le cours : Propriété : Positions relatives

    Distance d'un point à un plan

    Théorème(Distance d'un point à un plan)

    La distance du point A(xA,yA,zA)A(x_A, y_A, z_A) au plan (P):ax+by+cz+d=0(P) : ax + by + cz + d = 0 est :

    d(A,(P))=∣axA+byA+czA+d∣a2+b2+c2d(A, (P)) = \frac{|a x_A + b y_A + c z_A + d|}{\sqrt{a^2 + b^2 + c^2}}

    C'est la distance AHAH, où HH est le projeté orthogonal de AA sur (P)(P).

    Voir dans le cours : Théorème : Distance d'un point à un plan

    Représentation paramétrique d'une droite

    Propriété(Représentation paramétrique)

    La droite (D)(D) passant par A(xA,yA,zA)A(x_A, y_A, z_A) et de vecteur directeur u⃗(a,b,c)\vec{u}(a, b, c) non nul est l'ensemble des points MM tels que AM→=t u⃗\overrightarrow{AM} = t\,\vec{u} avec t∈Rt \in \mathbb{R}, c'est-à-dire :

    {x=xA+aty=yA+btz=zA+ct(t∈R)\begin{cases} x = x_A + a t \\ y = y_A + b t \\ z = z_A + c t \end{cases} \quad (t \in \mathbb{R})
    Voir dans le cours : Propriété : Représentation paramétrique

    La sphère

    Définition(Sphère)

    La sphère (S)(S) de centre Ω\Omega et de rayon R>0R > 0 est l'ensemble des points MM de l'espace tels que ΩM=R\Omega M = R.

    Voir dans le cours : Définition : Sphère

    Propriété(Équation d'une sphère)

    La sphère de centre Ω(a,b,c)\Omega(a, b, c) et de rayon RR a pour équation :

    (x−a)2+(y−b)2+(z−c)2=R2(x - a)^2 + (y - b)^2 + (z - c)^2 = R^2

    La sphère de diamètre [AB][AB] est l'ensemble des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA} \cdot \overrightarrow{MB} = 0.

    Voir dans le cours : Propriété : Équation d'une sphère

    Propriété(Ensemble d'équation développée)

    L'ensemble (E)(E) d'équation x2+y2+z2−2ax−2by−2cz+d=0x^2 + y^2 + z^2 - 2ax - 2by - 2cz + d = 0 s'écrit (x−a)2+(y−b)2+(z−c)2=k(x - a)^2 + (y - b)^2 + (z - c)^2 = k avec k=a2+b2+c2−dk = a^2 + b^2 + c^2 - d.

    • Si k>0k > 0 : (E)(E) est la sphère de centre Ω(a,b,c)\Omega(a, b, c) et de rayon k\sqrt{k}.
    • Si k=0k = 0 : (E)(E) est réduit au point Ω(a,b,c)\Omega(a, b, c).
    • Si k<0k < 0 : (E)(E) est l'ensemble vide.
    Voir dans le cours : Propriété : Ensemble d'équation développée

    Position relative d'une sphère et d'un plan

    Théorème(Sphère et plan)

    • Si d>Rd > R : (P)(P) ne coupe pas (S)(S).
    • Si d=Rd = R : (P)(P) est tangent à (S)(S) au point HH.
    • Si d<Rd < R : (P)(P) coupe (S)(S) selon le cercle de centre HH et de rayon r=R2−d2r = \sqrt{R^2 - d^2}.
    Voir dans le cours : Théorème : Sphère et plan

    Propriété(Plan tangent)

    Si AA est un point de (S)(S), le plan tangent à (S)(S) en AA est le plan passant par AA et de vecteur normal ΩA→\overrightarrow{\Omega A}.

    Voir dans le cours : Propriété : Plan tangent

    Position relative d'une sphère et d'une droite

    Théorème(Sphère et droite)

    • Si d>Rd > R : (D)(D) ne coupe pas (S)(S).
    • Si d=Rd = R : (D)(D) est tangente à (S)(S) (un seul point commun).
    • Si d<Rd < R : (D)(D) coupe (S)(S) en deux points.
    Voir dans le cours : Théorème : Sphère et droite

    Produit vectoriel

    Définition(Produit vectoriel)

    Le produit vectoriel de u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}, noté u⃗∧v⃗\vec{u} \wedge \vec{v}, est le vecteur défini ainsi :

    • si u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} sont colinéaires, u⃗∧v⃗=0⃗\vec{u} \wedge \vec{v} = \vec{0} ;
    • sinon, w⃗=u⃗∧v⃗\vec{w} = \vec{u} \wedge \vec{v} est orthogonal à u⃗\vec{u} et à v⃗\vec{v}, la base (u⃗,v⃗,w⃗)(\vec{u}, \vec{v}, \vec{w}) est directe et ∥w⃗∥=∥u⃗∥×∥v⃗∥×sin⁡θ\|\vec{w}\| = \|\vec{u}\| \times \|\vec{v}\| \times \sin\theta, où θ\theta est une mesure de l'angle géométrique formé par u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}.
    Voir dans le cours : Définition : Produit vectoriel

    Propriété(Règles de calcul)

    • v⃗∧u⃗=− u⃗∧v⃗\vec{v} \wedge \vec{u} = -\,\vec{u} \wedge \vec{v} (le produit vectoriel est antisymétrique).
    • (αu⃗)∧v⃗=α(u⃗∧v⃗)(\alpha \vec{u}) \wedge \vec{v} = \alpha (\vec{u} \wedge \vec{v}) et u⃗∧(v⃗+w⃗)=u⃗∧v⃗+u⃗∧w⃗\vec{u} \wedge (\vec{v} + \vec{w}) = \vec{u} \wedge \vec{v} + \vec{u} \wedge \vec{w}.
    • u⃗∧v⃗=0⃗  ⟺  u⃗\vec{u} \wedge \vec{v} = \vec{0} \iff \vec{u} et v⃗\vec{v} sont colinéaires.
    • i⃗∧j⃗=k⃗\vec{i} \wedge \vec{j} = \vec{k}, j⃗∧k⃗=i⃗\vec{j} \wedge \vec{k} = \vec{i}, k⃗∧i⃗=j⃗\vec{k} \wedge \vec{i} = \vec{j}.
    Voir dans le cours : Propriété : Règles de calcul

    Théorème(Expression analytique)

    Dans un repère orthonormé direct :

    u⃗∧v⃗=∣bb′cc′∣i⃗−∣aa′cc′∣j⃗+∣aa′bb′∣k⃗\vec{u} \wedge \vec{v} = \begin{vmatrix} b & b' \\ c & c' \end{vmatrix} \vec{i} - \begin{vmatrix} a & a' \\ c & c' \end{vmatrix} \vec{j} + \begin{vmatrix} a & a' \\ b & b' \end{vmatrix} \vec{k}

    c'est-à-dire u⃗∧v⃗=(bc′−cb′) i⃗−(ac′−ca′) j⃗+(ab′−ba′) k⃗\vec{u} \wedge \vec{v} = (bc' - cb')\,\vec{i} - (ac' - ca')\,\vec{j} + (ab' - ba')\,\vec{k}.

    Voir dans le cours : Théorème : Expression analytique

    Propriété(Applications du produit vectoriel)

    • AA, BB, CC sont alignés   ⟺  AB→∧AC→=0⃗\iff \overrightarrow{AB} \wedge \overrightarrow{AC} = \vec{0}.
    • Si AA, BB, CC ne sont pas alignés, AB→∧AC→\overrightarrow{AB} \wedge \overrightarrow{AC} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).
    • L'aire du triangle ABCABC vaut 12∥AB→∧AC→∥\frac{1}{2} \|\overrightarrow{AB} \wedge \overrightarrow{AC}\|.
    • La distance d'un point MM à la droite (D)(D) passant par AA et dirigée par u⃗\vec{u} est d(M,(D))=∥AM→∧u⃗∥∥u⃗∥d(M, (D)) = \frac{\|\overrightarrow{AM} \wedge \vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}.
    Voir dans le cours : Propriété : Applications du produit vectoriel

    12.Dénombrement et probabilités

    Voir le chapitre : Dénombrement et probabilités

    Dénombrement

    Propriété(Principe multiplicatif)

    Si un choix se fait en pp étapes successives, avec n1n_1 possibilités pour la première étape, n2n_2 pour la deuxième, ..., npn_p pour la dernière, alors le nombre total de choix est n1×n2×⋯×npn_1 \times n_2 \times \cdots \times n_p.

    Voir dans le cours : Propriété : Principe multiplicatif

    Définition(Arrangements, permutations, combinaisons)

    Soit EE un ensemble à nn éléments et pp un entier avec 0≤p≤n0 \leq p \leq n.

    • Un arrangement de pp éléments de EE est une liste ordonnée de pp éléments distincts. Leur nombre est Anp=n(n−1)⋯(n−p+1)=n!(n−p)!A_n^p = n(n - 1) \cdots (n - p + 1) = \frac{n!}{(n - p)!}.
    • Une permutation de EE est un arrangement de ses nn éléments. Leur nombre est Ann=n!A_n^n = n!.
    • Une combinaison de pp éléments de EE est une partie de EE à pp éléments (sans ordre). Leur nombre est Cnp=n!p! (n−p)!=Anpp!C_n^p = \frac{n!}{p!\,(n - p)!} = \frac{A_n^p}{p!}.
    Voir dans le cours : Définition : Arrangements, permutations, combinaisons

    Propriété(Combinaisons)

    Cn0=Cnn=1C_n^0 = C_n^n = 1, Cn1=nC_n^1 = n, Cnp=Cnn−pC_n^p = C_n^{n - p} et, pour 1≤p≤n−11 \leq p \leq n - 1, Cnp=Cn−1p−1+Cn−1pC_n^p = C_{n-1}^{p-1} + C_{n-1}^{p} (relation de Pascal).

    Voir dans le cours : Propriété : Combinaisons

    Probabilité sur un univers fini

    Définition(Probabilité)

    Définir une probabilité sur Ω={ω1,…,ωn}\Omega = \{\omega_1, \ldots, \omega_n\}, c'est associer à chaque issue ωi\omega_i un réel pi≥0p_i \geq 0 avec p1+p2+⋯+pn=1p_1 + p_2 + \cdots + p_n = 1. La probabilité d'un événement AA est la somme des pip_i des issues qui le composent.

    Voir dans le cours : Définition : Probabilité

    Propriété(Règles de calcul)

    • p(∅)=0p(\emptyset) = 0, p(Ω)=1p(\Omega) = 1 et 0≤p(A)≤10 \leq p(A) \leq 1.
    • p(A‾)=1−p(A)p(\overline{A}) = 1 - p(A).
    • p(A∪B)=p(A)+p(B)−p(A∩B)p(A \cup B) = p(A) + p(B) - p(A \cap B) ; si AA et BB sont incompatibles, p(A∪B)=p(A)+p(B)p(A \cup B) = p(A) + p(B).
    Voir dans le cours : Propriété : Règles de calcul

    Propriété(Équiprobabilité)

    Si toutes les issues ont la même probabilité (dé équilibré, boules indiscernables au toucher, tirage au hasard...), alors :

    p(A)=card Acard Ωp(A) = \frac{\text{card}\,A}{\text{card}\,\Omega}
    Voir dans le cours : Propriété : Équiprobabilité

    Probabilité conditionnelle

    Définition(Probabilité conditionnelle)

    Soit BB un événement tel que p(B)≠0p(B) \neq 0. La probabilité de AA sachant BB est :

    pB(A)=p(A∩B)p(B)p_B(A) = \frac{p(A \cap B)}{p(B)}

    On la note aussi p(A/B)p(A / B).

    Voir dans le cours : Définition : Probabilité conditionnelle

    Propriété(Probabilités composées)

    Si p(B)≠0p(B) \neq 0, alors p(A∩B)=p(B)×pB(A)p(A \cap B) = p(B) \times p_B(A).

    Voir dans le cours : Propriété : Probabilités composées

    Théorème(Formule des probabilités totales)

    Si les événements B1,B2,…,BnB_1, B_2, \ldots, B_n, de probabilités non nulles, forment une partition de Ω\Omega (deux à deux incompatibles et de réunion Ω\Omega), alors pour tout événement AA :

    p(A)=p(B1) pB1(A)+p(B2) pB2(A)+⋯+p(Bn) pBn(A)p(A) = p(B_1)\,p_{B_1}(A) + p(B_2)\,p_{B_2}(A) + \cdots + p(B_n)\,p_{B_n}(A)

    Cas fréquent : p(A)=p(B) pB(A)+p(B‾) pB‾(A)p(A) = p(B)\,p_B(A) + p(\overline{B})\,p_{\overline{B}}(A).

    Voir dans le cours : Théorème : Formule des probabilités totales

    Événements indépendants

    Définition(Indépendance)

    Deux événements AA et BB sont indépendants si p(A∩B)=p(A)×p(B)p(A \cap B) = p(A) \times p(B). Lorsque p(B)≠0p(B) \neq 0, cela revient à dire pB(A)=p(A)p_B(A) = p(A) : savoir que BB est réalisé ne change pas la probabilité de AA.

    Voir dans le cours : Définition : Indépendance

    Épreuves répétées

    Théorème(Épreuves répétées)

    On répète nn fois, de façon indépendante, une même épreuve au cours de laquelle un événement AA a la probabilité pp. La probabilité que AA se réalise exactement kk fois (0≤k≤n0 \leq k \leq n) est :

    Cnk pk (1−p)n−kC_n^k\,p^k\,(1 - p)^{n - k}
    Voir dans le cours : Théorème : Épreuves répétées

    Variable aléatoire

    Définition(Variable aléatoire)

    Une variable aléatoire XX est une application qui associe un nombre réel à chaque issue de Ω\Omega. On note X(Ω)={x1,x2,…,xn}X(\Omega) = \{x_1, x_2, \ldots, x_n\} l'ensemble de ses valeurs.

    Voir dans le cours : Définition : Variable aléatoire

    Définition(Espérance, variance, écart-type)

    • Espérance : E(X)=x1p1+x2p2+⋯+xnpnE(X) = x_1 p_1 + x_2 p_2 + \cdots + x_n p_n.
    • Variance : V(X)=∑i=1n(xi−E(X))2 pi=E(X2)−(E(X))2V(X) = \sum_{i=1}^{n} (x_i - E(X))^2\,p_i = E(X^2) - \left(E(X)\right)^2, avec E(X2)=x12p1+⋯+xn2pnE(X^2) = x_1^2 p_1 + \cdots + x_n^2 p_n.
    • Écart-type : σ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}.
    Voir dans le cours : Définition : Espérance, variance, écart-type

    Loi binomiale

    Définition(Loi binomiale)

    On répète nn fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues : « succès » de probabilité pp et « échec » de probabilité 1−p1 - p. La variable aléatoire XX égale au nombre de succès suit la loi binomiale de paramètres nn et pp, notée B(n,p)\mathcal{B}(n, p).

    Voir dans le cours : Définition : Loi binomiale

    Théorème(Loi binomiale)

    Si XX suit la loi B(n,p)\mathcal{B}(n, p), alors X(Ω)={0,1,…,n}X(\Omega) = \{0, 1, \ldots, n\} et :

    p(X=k)=Cnk pk (1−p)n−kE(X)=npV(X)=np(1−p)p(X = k) = C_n^k\,p^k\,(1 - p)^{n - k} \qquad E(X) = np \qquad V(X) = np(1 - p)
    Voir dans le cours : Théorème : Loi binomiale

    Pour aller plus loin

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