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Plan du chapitre

L'essentiel
1. Les lois de Kepler
Les référentiels d'étude. Le mouvement d'un astre ou d'un satellite s'étudie dans un référentiel centré sur l'astre attracteur, avec trois axes dirigés vers des étoiles lointaines supposées fixes.
- Pour les planètes, on utilise le référentiel héliocentrique (centre du Soleil).
- Pour la Lune et les satellites artificiels de la Terre, on utilise le référentiel géocentrique (centre de la Terre).
- Pour les satellites d'une autre planète, on utilise le référentiel centré sur cette planète (par exemple le référentiel jovicentrique pour Jupiter).
Pendant la durée d'une étude, ces référentiels sont supposés galiléens.
Johannes Kepler a formulé trois lois à partir des observations des planètes.
Propriété
1re loi (loi des orbites). Dans le référentiel héliocentrique, la trajectoire du centre d'une planète est une ellipse dont le centre du Soleil occupe l'un des foyers.
Propriété
2e loi (loi des aires). Le segment de droite qui joint le centre du Soleil au centre d'une planète balaie des aires égales pendant des durées égales.
Propriété
3e loi (loi des périodes). Le carré de la période de révolution d'une planète est proportionnel au cube du demi-grand axe de son ellipse : . La constante est la même pour toutes les planètes qui tournent autour du Soleil.
Voici ce qu'il faut en retenir.
- La loi des aires implique que la planète va plus vite quand elle est près du Soleil (au périhélie) que quand elle en est loin (à l'aphélie).
- Une trajectoire circulaire est une ellipse particulière : le demi-grand axe est égal au rayon et la 3e loi s'écrit . Dans ce cas, l'aire balayée par unité de temps vaut : si elle est constante, la vitesse est constante.
- Les trois lois s'appliquent aussi à la Lune et aux satellites d'un même astre. La constante dépend de l'astre attracteur (Soleil, Terre, Jupiter...), pas du satellite.
Remarque
En 2e Bac PC, l'étude quantitative porte sur les trajectoires circulaires. L'ellipse sert à énoncer les lois. Si ton professeur n'a traité que le cas circulaire, remplace simplement par partout. Seul l'exercice 7 (approfondissement) sort un peu de ce cadre en utilisant le demi-grand axe d'une ellipse.
2. La loi de gravitation universelle
Théorème
Deux corps et ponctuels, ou à répartition sphérique de masse, de masses et et dont les centres sont distants de , exercent l'un sur l'autre des forces attractives, de même direction (la droite ), de sens opposés et de même valeur :
Avec le vecteur unitaire dirigé de vers , la force exercée par sur s'écrit : elle est dirigée de vers .
La constante de gravitation est . Les masses sont en kilogrammes et la distance, mesurée entre les centres, est en mètres.
Remarque
Les deux forces ont la même valeur même si les masses sont très différentes : la Terre attire la Lune exactement comme la Lune attire la Terre (3e loi de Newton). Mais la Lune a une accélération bien plus grande que la Terre, car sa masse est plus petite. Pour des objets courants (deux personnes à ), la force est de l'ordre de : négligeable. Elle ne devient importante que pour des masses d'astres.
3. Champ de gravitation et poids
Un astre de masse , à répartition sphérique, crée en un point extérieur à l'astre, situé à la distance de son centre, un champ de gravitation dirigé vers le centre de l'astre, de valeur :
Un corps de masse placé en subit la force . À la surface de la Terre (), . À l'altitude :
Le poids d'un corps est (à très peu près) la force gravitationnelle exercée par la Terre, si on néglige l'effet de la rotation de la Terre sur elle-même.
Remarque
La valeur de diminue avec l'altitude, mais lentement : à , elle vaut encore près de de . Les astronautes d'une station spatiale flottent non pas parce que la gravité a disparu, mais parce qu'ils sont, avec la station, en chute libre autour de la Terre.
4. Le mouvement circulaire d'un satellite ou d'une planète
On étudie un satellite de masse en orbite autour d'un astre de masse (la Terre pour un satellite artificiel, le Soleil pour une planète). Le rayon de l'orbite est , où est le rayon de l'astre et l'altitude du satellite.
Hypothèses. Le référentiel (géocentrique pour la Terre) est supposé galiléen. La seule force est l'attraction gravitationnelle de l'astre : on néglige les autres astres et les frottements. L'astre et le satellite ont une répartition sphérique de masse.
Application de la deuxième loi. On utilise la base de Frenet , avec tangent à la trajectoire (noté dans le chapitre sur les lois de Newton) et dirigé vers le centre de l'astre. Pour une trajectoire circulaire de rayon , l'accélération s'écrit :
La force gravitationnelle est . La loi donne, en projection :
- sur : , donc la vitesse est constante : le mouvement est uniforme ;
- sur : .
Le mouvement est donc circulaire uniforme, et on en déduit les grandeurs caractéristiques.
Propriété
Pour un satellite en orbite circulaire de rayon autour d'un astre de masse : ; ; ;
On retrouve la 3e loi de Kepler, avec la constante qui ne dépend que de la masse de l'astre attracteur.
Ce qu'il faut remarquer :
- La vitesse et la période ne dépendent pas de la masse du satellite.
- Plus l'orbite est grande ( grand), plus la vitesse est petite et plus la période est grande.
- La 3e loi permet de peser un astre : , à partir du rayon et de la période d'un de ses satellites.
- L'accélération du satellite est : c'est la valeur du champ de gravitation à son altitude.
5. Le satellite géostationnaire
Définition
Un satellite géostationnaire est un satellite de la Terre qui reste immobile par rapport à un point de la surface terrestre (donc dans le référentiel terrestre).
Cette immobilité impose trois conditions.
- Le satellite est en orbite circulaire dans le plan équatorial de la Terre. En effet, la force gravitationnelle est dirigée vers le centre de la Terre, donc le plan de l'orbite contient et le satellite décrit un cercle de centre . Un point de latitude non nulle décrit un cercle dont le centre est sur l'axe des pôles mais pas en : seuls les points de l'équateur décrivent un cercle de centre .
- Le satellite tourne dans le même sens que la Terre (d'ouest en est).
- Sa période est égale à la période de rotation de la Terre sur elle-même dans le référentiel géocentrique, soit le jour sidéral : .
Comme , la période impose le rayon de l'orbite : il n'existe qu'une seule altitude géostationnaire.
soit environ d'altitude. La vitesse du satellite est .
Remarque
Certains énoncés donnent simplement . On trouve alors et : des valeurs qui diffèrent de moins de de celles obtenues avec le jour sidéral.
Attention
Un satellite d'observation en orbite basse, qui survole des régions différentes au cours du temps, n'est pas géostationnaire. Un satellite en orbite polaire ou inclinée non plus : un satellite géostationnaire est forcément dans le plan équatorial.
Méthodes
Méthode 1 : Calculer une force de gravitation et la valeur de à l'altitude
- Convertis les données en unités SI : masses en kg, distances entre centres en m (pense à ajouter à l'altitude).
- Applique ou .
- Conclus avec une phrase (comparaison, ordre de grandeur).
Exemple : Terre () et Lune (), distantes de . Alors . À (), .
Méthode 2 : Établir la vitesse et la période d'un satellite en orbite circulaire
- Précise le système (le satellite), le référentiel (géocentrique, supposé galiléen) et la force (la gravitation de l'astre, seule).
- Écris la force dans la base de Frenet.
- Applique avec : la projection sur donne constante, celle sur donne .
- Déduis .
Exemple : un satellite à . On a , donc et , soit environ .
Méthode 3 : Utiliser la 3e loi de Kepler avec un rapport
Pour deux astres tournant autour du même astre attracteur, . On en tire ou . Les unités se simplifient : on peut garder des années ou des unités astronomiques, à condition de le faire pour les deux astres.
Exemple : la Terre (, ) et Jupiter (). Alors .
Méthode 4 : Déterminer la masse de l'astre attracteur
- Établis (ou rappelle) , donc .
- Convertis en secondes et en mètres.
- Calcule, puis donne l'ordre de grandeur.
Exemple : la Terre tourne autour du Soleil avec et . Alors .
Méthode 5 : Étudier un satellite géostationnaire
- Rappelle les trois conditions : plan équatorial, même sens que la Terre, période .
- Isole le rayon dans la 3e loi : .
- Déduis l'altitude et la vitesse .
Exemple : , donc , puis et .
Exercices corrigés
Sauf mention contraire, on utilise : , masse de la Terre , rayon de la Terre , masse du Soleil , et pour le poids au sol. Garde les valeurs non arrondies dans ta calculatrice et n'arrondis qu'à la fin.
Exercice 1 : Des forces d'attraction, petites et grandes
Facile- Deux élèves de masses et sont assis côte à côte, leurs centres d'inertie étant distants de . Calcule la valeur de la force d'attraction gravitationnelle entre eux et compare-la au poids du second élève.
- La distance Terre-Lune est et la masse de la Lune est . Calcule . Que vaut ? Justifie.
Voir le corrigé
1) . Le poids du second élève est . Le rapport : l'attraction entre les deux élèves est totalement négligeable.
2) . D'après la loi de gravitation (et la 3e loi de Newton), les deux forces ont la même valeur : . Elles ont la même direction (la droite des centres) et des sens opposés, chacune dirigée vers l'astre qui l'exerce.
Exercice 2 : La pesanteur en altitude
Facile- Donne l'expression de , valeur du champ de gravitation à la surface de la Terre, et calcule-la.
- Calcule la valeur du champ à l'altitude . De quel pourcentage a-t-elle diminué par rapport à ?
- Un astronaute de masse est en orbite à cette altitude. Compare la force gravitationnelle qu'il subit à son poids au sol. Pourquoi flotte-t-il malgré tout ?
- À quelle altitude la valeur du champ est-elle égale à ?
Voir le corrigé
1) .
2) . Le rapport : la diminution est d'environ .
3) À l'altitude de , la force gravitationnelle est , contre au sol (avec la valeur de de la question 1). Elle est donc toujours très grande. L'astronaute flotte parce que, comme la station, il est en chute libre : la gravité fournit exactement l'accélération centripète de son mouvement circulaire. Il n'appuie sur rien, d'où la sensation d'apesanteur.
4) On veut , soit et . Donc , soit environ .
Exercice 3 : Une station spatiale en orbite basse
MoyenUne station spatiale décrit une orbite circulaire autour de la Terre, à l'altitude . On l'étudie dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen.
- Calcule le rayon de son orbite.
- Montre que son mouvement est uniforme et établis l'expression de sa vitesse . Calcule-la en puis en .
- Calcule la période de révolution en secondes puis en minutes.
- Combien de tours la station effectue-t-elle en ?
- Calcule l'accélération de la station. Vérifie qu'elle est égale à .
Voir le corrigé
1) .
2) La seule force est la gravitation . Dans la base de Frenet, la deuxième loi avec donne, sur , : la vitesse est constante, le mouvement est uniforme. Sur , , donc , soit .
3) , soit environ .
4) Le nombre de tours en est tours : la station fait plus de quinze fois le tour de la Terre par jour.
5) . D'autre part, . On retrouve bien , ce qui confirme que seule la gravitation intervient.
Exercice 4 : Les lois de Kepler appliquées au Soleil
MoyenOn donne, dans le référentiel héliocentrique :
| Demi-grand axe | Période | |
|---|---|---|
| Terre | ||
| Mars |
- Calcule, en unités SI, pour la Terre et pour Mars. Que constates-tu ?
- Vénus a une période . Calcule le rayon de son orbite, supposée circulaire.
- Une planète fictive a une période de . Calcule le rayon de son orbite en , puis en unités astronomiques ().
- Pour la Lune (, autour de la Terre), . Pourquoi cette constante est-elle très différente de celle du Soleil ? Déduis-en le rapport .
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1) Pour la Terre, et . Pour Mars, et . Les deux valeurs sont égales à moins de près : c'est la 3e loi de Kepler, avec une même constante pour les planètes du Soleil.
2) On utilise .
3) , soit (car ).
4) La constante dépend de la masse de l'astre attracteur : celui de la Lune est la Terre, celui des planètes est le Soleil. Comme , on a , avec et , soit . Le Soleil est environ fois plus massif que la Terre.
Exercice 5 : Peser Jupiter avec Io
MoyenIo est un satellite de Jupiter. On admet que son orbite est circulaire, de rayon , et que sa période de révolution est dans le référentiel jovicentrique, supposé galiléen.
- Montre que , où est la masse de Jupiter.
- Calcule .
- Compare à la masse de la Terre.
- Calcule la vitesse d'Io sur son orbite.
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1) Pour un satellite en orbite circulaire autour de Jupiter, la deuxième loi de Newton donne un mouvement uniforme de vitesse . La période est , donc , soit .
2) Avec :
3) : Jupiter est environ fois plus massive que la Terre.
4) , soit environ .
Exercice 6 : Un satellite de navigation de période 12 h
MoyenUn satellite artificiel de la Terre décrit une orbite circulaire avec la période . On l'étudie dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen.
- Établis l'expression du rayon de l'orbite en fonction de , et .
- Calcule et l'altitude du satellite.
- Calcule sa vitesse.
- Utilise la 3e loi de Kepler pour calculer le rayon d'un satellite géostationnaire (période ) à partir de ce satellite. Le satellite de est-il géostationnaire ?
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1) On a , donc .
2) Avec : , d'où . L'altitude est , soit environ .
3) .
4) Les deux satellites tournent autour de la Terre : , donc (soit avec la valeur non arrondie de ), ce qui est bien le rayon de l'orbite géostationnaire. Le satellite de n'est pas géostationnaire : sa période est différente du jour sidéral () et son rayon est plus petit. Il fait deux tours en et survole donc des régions différentes.
Exercice 7 : Une comète sur une orbite très allongée
DifficileExercice d'approfondissement : il utilise la 3e loi de Kepler avec le demi-grand axe d'une ellipse, au-delà du cas circulaire étudié dans le reste du chapitre.
Une comète décrit autour du Soleil une orbite elliptique. Sa distance au Soleil vaut au périhélie et à l'aphélie. On donne , la période de la Terre et le demi-grand axe de sa trajectoire .
- Calcule le demi-grand axe de l'orbite de la comète, sachant que le grand axe de l'ellipse est égal à .
- Déduis sa période en années grâce à la 3e loi de Kepler.
- Vérifie ce résultat en utilisant , avec (valable aussi pour une ellipse).
- Sur une durée très courte, la comète parcourt un petit arc perpendiculaire au rayon, de longueur . Montre, avec la loi des aires, que et calcule ce rapport.
Voir le corrigé
1) Le grand axe vaut , donc .
2) La 3e loi pour la comète et la Terre donne , soit .
3) et . En années (), : le résultat est cohérent avec le précédent, à moins de près.
4) Au périhélie, l'aire balayée pendant est celle d'un triangle de base et de hauteur : . De même, à l'aphélie, . La loi des aires impose , donc , soit . La comète va fois plus vite au périhélie qu'à l'aphélie.
Exercice 8 : Un satellite d'observation de la Terre
Type BacUn satellite d'observation, de masse , décrit une orbite circulaire autour de la Terre à l'altitude . On l'étudie dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen. On néglige les frottements et l'action des autres astres.
- Exprime la valeur de la force exercée par la Terre sur le satellite en fonction de , , , et . Calcule-la. Représente-la sur un schéma.
- Applique la deuxième loi de Newton dans la base de Frenet et montre que le mouvement est uniforme.
- Établis l'expression de la vitesse du satellite et calcule-la.
- Établis l'expression de la période puis calcule-la en minutes.
- Calcule le nombre de révolutions effectuées en .
- Montre que est une constante et calcule sa valeur.
- Un second satellite décrit une orbite circulaire à l'altitude . Calcule sa période avec la 3e loi de Kepler. Compare vitesse et période des deux satellites.
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1) Avec : . Sur le schéma, est représentée par une flèche partant du satellite et dirigée vers le centre de la Terre (c'est le vecteur de la base de Frenet).
2) La deuxième loi s'écrit . La projection sur donne : la vitesse est constante, donc le mouvement circulaire est uniforme.
3) La projection sur donne , donc .
4) , soit environ .
5) Le nombre de révolutions est : le satellite fait environ tours par jour.
6) En élevant la période au carré : , donc ne dépend que de : c'est une constante. Sa valeur est . Contrôle numérique : .
7) Pour le second satellite, . Comme la constante est la même, , soit environ . Sa vitesse est . Le satellite le plus haut a une vitesse plus petite et une période plus grande.
Exercice 9 : Satellites géostationnaires et Lune
Type BacOn étudie, dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, des satellites de la Terre en orbite circulaire. On donne : (jour sidéral) ; pour la Lune, et .
- Un satellite est géostationnaire. Énonce les trois conditions que doit remplir son orbite. Explique pourquoi son plan est nécessairement le plan équatorial.
- Montre que, pour un satellite en orbite circulaire de rayon , .
- Calcule le rayon de l'orbite géostationnaire, puis son altitude .
- Retrouve avec la seule 3e loi de Kepler appliquée à la Lune et au satellite . Compare à la question 3.
- Calcule la vitesse de et la vitesse de la Lune. Commente.
Voir le corrigé
1) Trois conditions : (i) orbite circulaire dans le plan équatorial ; (ii) satellite tournant dans le même sens que la Terre (d'ouest en est) ; (iii) période égale à celle de la Terre, . Le plan est équatorial car la force gravitationnelle est toujours dirigée vers le centre de la Terre : le plan de l'orbite contient donc et la trajectoire est un cercle de centre . Un point fixe de la Terre à la latitude décrit un cercle dont le centre est sur l'axe des pôles, différent de : un satellite ne pourrait pas rester à sa verticale. Seuls les points de l'équateur décrivent un cercle de centre .
2) La deuxième loi de Newton appliquée à donne, en projection sur , , donc . Avec , on obtient , soit .
3) . L'altitude est , soit environ .
4) La Lune et ont la même Terre pour astre attracteur, donc . Avec : . L'écart avec la question 3 est d'environ : les deux méthodes concordent, aux arrondis des données près.
5) Pour : . Pour la Lune : . La Lune est sur une orbite beaucoup plus grande et va plus lentement que le satellite géostationnaire, ce qui est cohérent avec .
QCM
Une réponse, puis l'explication : les questions ratées sont gardées dans Mes pièges.
Lancer le quiz du chapitreErreurs fréquentes
- Oublier d'ajouter le rayon de la Terre à l'altitude : dans les formules, c'est la distance au centre qui compte, . Si on te donne , calcule d'abord .
- Garder des kilomètres dans les formules : est en unités SI. Convertis les distances en mètres et les durées en secondes (un jour vaut ) avant tout calcul.
- Croire que la vitesse dépend de la masse du satellite : dans , n'apparaît pas. Deux satellites de masses différentes sur la même orbite ont la même vitesse.
- Penser qu'un satellite plus haut va plus vite : c'est l'inverse. Plus est grand, plus est petit et plus est grand.
- Dire que la Terre attire plus la Lune que la Lune n'attire la Terre : les deux forces ont la même valeur (3e loi de Newton). C'est l'accélération qui diffère, pas la force.
- Parler d'« absence de gravité » dans une station spatiale : la gravité y vaut encore environ de sa valeur au sol. L'apesanteur apparente vient de la chute libre.
- Dire qu'un satellite géostationnaire peut être à n'importe quelle altitude ou latitude : sa période fixe son rayon (une seule altitude, environ ), et il est obligatoirement dans le plan équatorial.
- Mélanger du Soleil et celui de la Terre : la constante de la 3e loi dépend de l'astre attracteur. Pour comparer deux astres, ils doivent tourner autour du même centre.
À retenir
- Kepler : orbite elliptique avec le Soleil à un foyer (1re loi) ; aires égales en durées égales (2e loi) ; pour tous les astres du même attracteur (3e loi).
- Gravitation universelle : , forces attractives, de même valeur, sur la droite des centres ; .
- Champ de gravitation : , avec toujours pris entre les centres.
- Satellite en orbite circulaire : force centripète seule, mouvement circulaire uniforme ().
- et : indépendantes de la masse du satellite.
- : on retrouve Kepler et on peut peser l'astre attracteur avec .
- Plus l'orbite est haute, plus le satellite est lent et sa période longue.
- Satellite géostationnaire : orbite circulaire équatoriale, même sens que la Terre, ; altitude unique .
- Toujours convertir en SI (m, kg, s) avant de calculer, et vérifier l'ordre de grandeur du résultat.
Mes notes
Tes notes restent sur cet appareil.
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