Aller au contenu principal
    2e Bac Sciences physiques (PC)

    Formulaire de physique-chimie 2e Bac PC : toutes les formules par chapitre

    Les 143 formules et propriétés encadrées des 26 chapitres de physique-chimie 2e Bac PC, dans l'ordre du programme. Rien n'est ajouté : chaque bloc est tiré du cours et renvoie à l'endroit d'où il vient.

    • 143 formules et propriétés
    • 26 chapitres
    Voir les 89 définitionsLe cours

    Célérité d'une onde

    Définition

    La célérité vv d'une onde est la vitesse de propagation de la perturbation. Si la perturbation parcourt la distance dd pendant la durée Δt\Delta t :

    Voir dans le cours : Définition : Célérité d'une onde

    Retard temporel

    Propriété

    Si la perturbation se propage sans se déformer, un point M du milieu situé à la distance SMSM de la source reproduit le mouvement de S avec un retard τ\tau :

    Voir dans le cours : Propriété : Retard temporel

    2.Ondes mécaniques progressives périodiques

    Voir le chapitre : Ondes mécaniques progressives périodiques

    Onde progressive périodique

    Définition

    La période TT (en s) est la plus petite durée au bout de laquelle le mouvement d'un point se reproduit identique à lui-même. La fréquence est N=1TN = \dfrac{1}{T} (en hertz, Hz\text{Hz}).

    Voir dans le cours : Définition : Onde progressive périodique

    Longueur d'onde et double périodicité

    Définition

    La longueur d'onde λ\lambda (en m) est la distance parcourue par l'onde pendant une période. C'est aussi la plus petite distance entre deux points du milieu qui vibrent en phase (par exemple deux crêtes consécutives pour une onde transversale).

    Voir dans le cours : Définition : Longueur d'onde et double périodicité

    Comparer le mouvement de deux points

    Propriété

    • M et M' vibrent en phase si d=k λd = k\,\lambda (kk entier). Leur retard vaut alors k Tk\,T : à chaque instant, leurs élongations sont égales.
    • M et M' vibrent en opposition de phase si d=(2k+1) λ2d = (2k+1)\,\dfrac{\lambda}{2} (kk entier). Leur retard vaut (2k+1)T2(2k+1)\dfrac{T}{2} : à chaque instant, leurs élongations sont opposées.
    Voir dans le cours : Propriété : Comparer le mouvement de deux points

    Changement de milieu

    Propriété

    Quand une onde passe d'un milieu à un autre, sa fréquence NN ne change pas (elle est imposée par la source). Sa célérité change, donc sa longueur d'onde aussi : λ=vN\lambda = \dfrac{v}{N}.

    Voir dans le cours : Propriété : Changement de milieu

    Diffraction des ondes mécaniques

    Définition

    La diffraction est le changement de direction de propagation d'une onde, avec étalement, lorsqu'elle rencontre une ouverture ou un obstacle de petite dimension aa.

    Voir dans le cours : Définition : Diffraction des ondes mécaniques

    Propriété

    L'onde diffractée a la même fréquence, la même célérité et la même longueur d'onde que l'onde incidente. Seule sa direction de propagation (et son amplitude) change. La diffraction est d'autant plus marquée que aλ\dfrac{a}{\lambda} est petit.

    Voir dans le cours : Propriété : Diffraction des ondes mécaniques

    Milieu dispersif

    Définition

    Un milieu est dispersif si la célérité d'une onde sinusoïdale y dépend de sa fréquence : v=v(N)v = v(N). Il est non dispersif si vv est la même pour toutes les fréquences.

    Voir dans le cours : Définition : Milieu dispersif

    3.Propagation d'une onde lumineuse

    Voir le chapitre : Propagation d'une onde lumineuse

    La lumière : une onde, des radiations

    Définition

    Une radiation monochromatique est caractérisée par une seule fréquence ν\nu (une seule couleur) : c'est le cas de la lumière d'un laser. Une lumière polychromatique contient plusieurs radiations : la lumière blanche est un ensemble continu de radiations, du violet au rouge.

    Voir dans le cours : Définition : La lumière : une onde, des radiations

    Diffraction de la lumière

    Définition

    L'écart angulaire θ\theta est la demi-largeur angulaire de la tache centrale : c'est l'angle entre l'axe du faisceau et la direction de la première extinction.

    Voir dans le cours : Définition : Diffraction de la lumière

    Propriété

    Pour une fente de largeur aa éclairée par une radiation de longueur d'onde λ\lambda (dans le milieu où se fait l'expérience) :

    Voir dans le cours : Propriété : Diffraction de la lumière

    Indice de réfraction

    Définition

    L'indice de réfraction d'un milieu transparent, pour une radiation monochromatique, est le rapport de la célérité cc de la lumière dans le vide à sa célérité vv dans ce milieu :

    Voir dans le cours : Définition : Indice de réfraction

    Propriété

    Quand une radiation passe d'un milieu transparent à un autre, sa fréquence ν\nu ne change pas (elle est imposée par la source). Dans un milieu d'indice nn :

    Voir dans le cours : Propriété : Indice de réfraction

    Milieu dispersif : la dispersion par un prisme

    Définition

    Un milieu transparent est dispersif pour la lumière si son indice (donc la célérité de la lumière) dépend de la radiation : n=n(λ0)n = n(\lambda_0). Le vide n'est pas dispersif : toutes les radiations y ont la même célérité cc.

    Voir dans le cours : Définition : Milieu dispersif : la dispersion par un prisme

    Propriété

    Un prisme décompose la lumière blanche en un spectre continu de couleurs. Le violet est la radiation la plus déviée et le rouge la moins déviée. Une lumière monochromatique n'est pas décomposée : elle ressort en un seul faisceau dévié.

    Voir dans le cours : Propriété : Milieu dispersif : la dispersion par un prisme

    Le noyau et ses isotopes

    Définition

    • ZZ est le numéro atomique : c'est le nombre de protons, appelé aussi nombre de charge du noyau.
    • AA est le nombre de nucléons (ou nombre de masse) : A=Z+NA = Z + N.
    • N=A−ZN = A - Z est le nombre de neutrons.
    Voir dans le cours : Définition : Le noyau et ses isotopes

    Définition

    Des isotopes sont des noyaux qui ont le même nombre de protons ZZ mais des nombres de neutrons différents, donc des nombres de nucléons AA différents.

    Voir dans le cours : Définition : Le noyau et ses isotopes

    La radioactivité et les lois de Soddy

    Définition

    La radioactivité est la transformation spontanée d'un noyau instable, appelé noyau père, en un autre noyau, appelé noyau fils, avec émission d'une particule (α\alpha, β−\beta^- ou β+\beta^+) et souvent d'un rayonnement γ\gamma.

    Voir dans le cours : Définition : La radioactivité et les lois de Soddy

    Théorème(Lois de Soddy)

    Dans toute transformation nucléaire, il y a conservation du nombre de charge ZZ et du nombre de nucléons AA :

    ∑Areˊactifs=∑Aproduitset∑Zreˊactifs=∑Zproduits\sum A_{\text{réactifs}} = \sum A_{\text{produits}} \qquad \text{et} \qquad \sum Z_{\text{réactifs}} = \sum Z_{\text{produits}}
    Voir dans le cours : Théorème : Lois de Soddy

    La loi de décroissance radioactive

    Théorème(Loi de décroissance radioactive)

    Le nombre de noyaux radioactifs non encore désintégrés décroît de façon exponentielle :

    N(t)=N0 e−λtN(t) = N_0\, e^{-\lambda t}
    Voir dans le cours : Théorème : Loi de décroissance radioactive

    Définition

    La constante de temps est τ=1λ\tau = \dfrac{1}{\lambda} (en secondes). À la date t=τt = \tau, il reste N0e−1≈0,37 N0N_0 e^{-1} \approx 0{,}37\,N_0 noyaux. Sur la courbe N(t)N(t), la tangente à l'origine coupe l'axe des temps au point d'abscisse τ\tau.

    Voir dans le cours : Définition : La loi de décroissance radioactive

    Définition

    La demi-vie t1/2t_{1/2} est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux radioactifs initialement présents s'est désintégrée : N(t1/2)=N02N(t_{1/2}) = \dfrac{N_0}{2}.

    Voir dans le cours : Définition : La loi de décroissance radioactive

    L'activité d'un échantillon

    Définition

    L'activité d'un échantillon radioactif est le nombre moyen de désintégrations par seconde : a(t)=−dNdta(t) = -\dfrac{dN}{dt}. Son unité est le becquerel (Bq) : 1 Bq=11\,\text{Bq} = 1 désintégration par seconde (1 s−11\,\text{s}^{-1}).

    Voir dans le cours : Définition : L'activité d'un échantillon

    L'équivalence masse-énergie

    Théorème(Relation d'Einstein)

    Un système de masse mm, au repos, possède une énergie de masse E=m c2E = m\,c^2, où c=3,00×108 m.s−1c = 3{,}00 \times 10^{8}\,\text{m.s}^{-1} est la célérité de la lumière dans le vide. Quand la masse du système varie de Δm\Delta m, son énergie varie de ΔE=Δm c2\Delta E = \Delta m\,c^2.

    Voir dans le cours : Théorème : Relation d'Einstein

    Défaut de masse et énergie de liaison

    Définition

    Le défaut de masse d'un noyau ZAX{}^{A}_{Z}\text{X} est la différence entre la somme des masses de ses nucléons isolés et la masse du noyau :

    Δm=Z mp+(A−Z) mn−m(ZAX)\Delta m = Z\,m_p + (A - Z)\,m_n - m\left({}^{A}_{Z}\text{X}\right)

    Il est toujours positif pour un noyau stable.

    Voir dans le cours : Définition : Défaut de masse et énergie de liaison

    Définition

    L'énergie de liaison EℓE_\ell d'un noyau est l'énergie qu'il faut fournir au noyau, au repos, pour le dissocier en ses nucléons isolés et au repos :

    Eℓ=Δm c2E_\ell = \Delta m\,c^2

    L'énergie de liaison par nucléon est le quotient EℓA\dfrac{E_\ell}{A}, exprimé en MeV par nucléon.

    Voir dans le cours : Définition : Défaut de masse et énergie de liaison

    Stabilité d'un noyau et courbe d'Aston

    Définition

    La courbe d'Aston représente l'opposé de l'énergie de liaison par nucléon, −EℓA-\dfrac{E_\ell}{A}, en fonction du nombre de nucléons AA. On trace −EℓA-\dfrac{E_\ell}{A} pour que la courbe forme une « vallée » : plus un noyau est bas sur la courbe, plus il est stable.

    Voir dans le cours : Définition : Stabilité d'un noyau et courbe d'Aston

    Propriété

    Une transformation qui fait passer d'un ou plusieurs noyaux à des noyaux situés plus bas sur la courbe d'Aston libère de l'énergie. C'est possible pour la fusion de noyaux légers (A<20A < 20) et pour la fission de noyaux lourds (A>190A > 190).

    Voir dans le cours : Propriété : Stabilité d'un noyau et courbe d'Aston

    Bilan de masse et d'énergie d'une réaction nucléaire

    Définition

    Pour une réaction nucléaire, on appelle variation de masse Δm=∑mproduits−∑mreˊactifs\Delta m = \sum m_{\text{produits}} - \sum m_{\text{réactifs}}. La variation d'énergie correspondante est :

    ΔE=Δm c2=[∑mproduits−∑mreˊactifs]c2\Delta E = \Delta m\,c^2 = \left[\sum m_{\text{produits}} - \sum m_{\text{réactifs}}\right]c^2
    Voir dans le cours : Définition : Bilan de masse et d'énergie d'une réaction nucléaire

    Propriété

    Quand tous les produits et réactifs sont des noyaux ou des nucléons (sans électrons ni positons), on peut aussi calculer l'énergie à partir des énergies de liaison :

    ΔE=∑Eℓ(reˊactifs)−∑Eℓ(produits)doncElib=∑Eℓ(produits)−∑Eℓ(reˊactifs)\Delta E = \sum E_\ell(\text{réactifs}) - \sum E_\ell(\text{produits}) \qquad \text{donc} \qquad E_{\text{lib}} = \sum E_\ell(\text{produits}) - \sum E_\ell(\text{réactifs})

    Un neutron ou un proton isolé a une énergie de liaison nulle.

    Voir dans le cours : Propriété : Bilan de masse et d'énergie d'une réaction nucléaire

    Le condensateur

    Définition

    On adopte la convention récepteur : l'intensité ii est orientée vers l'armature A et la tension est uC=uABu_C = u_{AB}. La charge du condensateur est la charge q=qAq = q_A de l'armature A (l'armature B porte −q-q). L'intensité est la dérivée de la charge par rapport au temps :

    i=dqdti = \frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}
    Voir dans le cours : Définition : Le condensateur

    Définition

    La capacité CC d'un condensateur est la constante de proportionnalité entre sa charge et la tension à ses bornes :

    q=C uCq = C\,u_C

    Elle s'exprime en farad (F). On utilise surtout les sous-multiples : 1 mF=10−3 F1\,\text{mF} = 10^{-3}\,\text{F}, 1 μF=10−6 F1\,\mu\text{F} = 10^{-6}\,\text{F}, 1 nF=10−9 F1\,\text{nF} = 10^{-9}\,\text{F} et 1 pF=10−12 F1\,\text{pF} = 10^{-12}\,\text{F}.

    Voir dans le cours : Définition : Le condensateur

    Propriété

    Pour un condensateur en convention récepteur :

    i=C duCdti = C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}
    Voir dans le cours : Propriété : Le condensateur

    Propriété

    La tension uCu_C aux bornes d'un condensateur est une fonction continue du temps : elle ne peut pas changer brusquement, sinon duCdt\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} et donc ii seraient infinis. En revanche, l'intensité ii peut varier brusquement.

    Voir dans le cours : Propriété : Le condensateur

    Propriété

    En régime permanent (tension constante), duCdt=0\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = 0, donc i=0i = 0 : le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert.

    Voir dans le cours : Propriété : Le condensateur

    Association de condensateurs

    Propriété

    Condensateurs en série, initialement déchargés (même charge qq sur chacun, les tensions s'ajoutent) :

    1Ceq=1C1+1C2+…\frac{1}{C_{eq}} = \frac{1}{C_1} + \frac{1}{C_2} + \dots

    Condensateurs en dérivation (même tension uu aux bornes de chacun, les charges s'ajoutent) :

    Ceq=C1+C2+…C_{eq} = C_1 + C_2 + \dots
    Voir dans le cours : Propriété : Association de condensateurs

    Réponse d'un dipôle RC à un échelon de tension : la charge

    Définition

    Un échelon de tension montant est une tension qui passe brusquement de 00 à une valeur constante EE à l'instant t=0t = 0. Un échelon descendant passe de EE à 00. On le réalise avec un générateur idéal de tension et un interrupteur.

    Voir dans le cours : Définition : Réponse d'un dipôle RC à un échelon de tension : la charge

    Théorème

    Lors de la charge d'un condensateur initialement déchargé à travers un conducteur ohmique, sous un échelon EE :

    uC(t)=E(1−e−t/τ)avecτ=RCu_C(t) = E\left(1 - e^{-t/\tau}\right) \quad \text{avec} \quad \tau = RC
    Voir dans le cours : Théorème : Réponse d'un dipôle RC à un échelon de tension : la charge

    La constante de temps

    Définition

    La grandeur τ=RC\tau = RC s'appelle la constante de temps du dipôle RC. Elle caractérise la rapidité de la charge et de la décharge : plus τ\tau est grande, plus le régime transitoire dure longtemps.

    Voir dans le cours : Définition : La constante de temps

    La décharge

    Théorème

    Lors de la décharge d'un condensateur initialement chargé sous EE :

    uC(t)=E e−t/τavecτ=RCu_C(t) = E\,e^{-t/\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = RC
    Voir dans le cours : Théorème : La décharge

    Énergie emmagasinée

    Propriété

    L'énergie électrique emmagasinée dans un condensateur est :

    Ee=12 C uC2=q22C=12 q uCE_e = \frac{1}{2}\,C\,u_C^{2} = \frac{q^{2}}{2C} = \frac{1}{2}\,q\,u_C

    Elle s'exprime en joules (J).

    Voir dans le cours : Propriété : Énergie emmagasinée

    La bobine

    Définition

    En convention récepteur (la tension uLu_L est fléchée en sens inverse de l'intensité ii), la tension aux bornes d'une bobine d'inductance LL et de résistance interne rr est :

    uL=r i+L didtu_L = r\,i + L\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}

    L'inductance s'exprime en henry (H). On utilise surtout le millihenry : 1 mH=10−3 H1\,\text{mH} = 10^{-3}\,\text{H}.

    Voir dans le cours : Définition : La bobine

    Propriété

    L'intensité ii du courant qui traverse une bobine est une fonction continue du temps : elle ne peut pas changer brusquement, sinon didt\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} et donc la tension uLu_L seraient infinies. En revanche, la tension uLu_L peut varier brusquement.

    Voir dans le cours : Propriété : La bobine

    Propriété

    En régime permanent (intensité constante), didt=0\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} = 0 et uL=r iu_L = r\,i : la bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance rr. Une bobine idéale se comporte alors comme un fil (uL=0u_L = 0).

    Voir dans le cours : Propriété : La bobine

    Énergie magnétique

    Propriété

    L'énergie magnétique emmagasinée dans une bobine d'inductance LL parcourue par l'intensité ii est :

    Em=12 L i2E_m = \frac{1}{2}\,L\,i^{2}

    Elle s'exprime en joules (J). Comme ii est continue, EmE_m est aussi une fonction continue du temps.

    Voir dans le cours : Propriété : Énergie magnétique

    Établissement du courant dans un dipôle RL

    Théorème

    Lors de l'établissement du courant dans un dipôle RL soumis à un échelon EE :

    i(t)=Ip(1−e−t/τ)avecIp=ER+retτ=LR+ri(t) = I_p\left(1 - e^{-t/\tau}\right) \quad \text{avec} \quad I_p = \frac{E}{R + r} \quad \text{et} \quad \tau = \frac{L}{R + r}

    IpI_p est l'intensité du régime permanent.

    Voir dans le cours : Théorème : Établissement du courant dans un dipôle RL

    La constante de temps

    Définition

    La grandeur τ=LRt\tau = \frac{L}{R_t}, avec Rt=R+rR_t = R + r, s'appelle la constante de temps du dipôle RL. Plus LL est grande ou plus RtR_t est petite, plus l'établissement du courant est lent.

    Voir dans le cours : Définition : La constante de temps

    Rupture du courant dans un dipôle RL

    Théorème

    Lors de la rupture du courant dans un dipôle RL, avec i(0)=I0i(0) = I_0 :

    i(t)=I0 e−t/τavecτ=LR+ri(t) = I_0\,e^{-t/\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{L}{R + r}
    Voir dans le cours : Théorème : Rupture du courant dans un dipôle RL

    8.Oscillations libres d'un circuit RLC série

    Voir le chapitre : Oscillations libres d'un circuit RLC série

    Oscillations non amorties : le circuit LC

    Théorème

    La solution est sinusoïdale : q(t)=Qmcos⁡(2πT0t+φ)q(t) = Q_m \cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right), à condition que la période propre soit

    T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}

    T0T_0 s'exprime en secondes quand LL est en henrys et CC en farads. La fréquence propre est f0=1T0f_0 = \frac{1}{T_0} et la pulsation propre ω0=2πT0=1LC\omega_0 = \frac{2\pi}{T_0} = \frac{1}{\sqrt{LC}}.

    Voir dans le cours : Théorème : Oscillations non amorties : le circuit LC

    Étude énergétique

    Propriété

    L'énergie totale d'un circuit RLC libre vérifie dEdt=−Rt i2≤0\frac{dE}{dt} = -R_t\, i^2 \le 0. Elle diminue : l'énergie perdue est dissipée par effet Joule. Dans un circuit LC (Rt=0R_t = 0), l'énergie totale est constante.

    Voir dans le cours : Propriété : Étude énergétique

    Entretien des oscillations

    Propriété

    Si R0=Rt=R+rR_0 = R_t = R + r, le dispositif fournit à chaque instant la puissance R0 i2R_0\,i^2, qui compense exactement l'effet Joule : l'énergie totale reste constante et les oscillations sont sinusoïdales, de période T0=2πLCT_0 = 2\pi\sqrt{LC}.

    Voir dans le cours : Propriété : Entretien des oscillations

    9.Ondes électromagnétiques et modulation d'amplitude

    Voir le chapitre : Ondes électromagnétiques et modulation d'amplitude

    La modulation d'amplitude

    Définition

    Moduler en amplitude une porteuse, c'est faire varier son amplitude en fonction affine du signal modulant. La tension modulée a la fréquence FpF_p de la porteuse, mais son amplitude évolue au rythme du signal modulant.

    Voir dans le cours : Définition : La modulation d'amplitude

    Propriété

    La tension modulée s'écrit

    uS(t)=A[1+mcos⁡(2πfst)]cos⁡(2πFpt)u_S(t) = A\left[1 + m\cos(2\pi f_s t)\right]\cos(2\pi F_p t)

    avec A=k Pm U0A = k\,P_m\,U_0 (en volts) et m=SmU0m = \frac{S_m}{U_0} (sans unité).

    Voir dans le cours : Propriété : La modulation d'amplitude

    Définition

    Le taux de modulation est m=SmU0m = \frac{S_m}{U_0}. On le mesure sur l'oscillogramme avec

    m=Umax−UminUmax+Uminm = \frac{U_{max} - U_{min}}{U_{max} + U_{min}}

    où UmaxU_{max} et UminU_{min} sont la plus grande et la plus petite amplitude de la tension modulée (le rapport est le même avec les hauteurs crête à crête).

    Voir dans le cours : Définition : La modulation d'amplitude

    Réception et démodulation

    Propriété

    Pour que le détecteur d'enveloppe fonctionne, la constante de temps RCRC doit vérifier Tp≪RC<TsT_p \ll RC < T_s, avec Tp=1FpT_p = \frac{1}{F_p} et Ts=1fsT_s = \frac{1}{f_s}. Autrement dit, RCRC est grand devant la période de la porteuse, et inférieur à la période du signal modulant (en pratique, nettement inférieur).

    Voir dans le cours : Propriété : Réception et démodulation

    Vecteur position et vecteur vitesse

    Définition

    Le vecteur vitesse moyenne de GG entre deux positions M1M_1 (à l'instant t1t_1) et M2M_2 (à l'instant t2t_2) est v⃗m=M1M2→t2−t1\vec{v}_m = \frac{\overrightarrow{M_1M_2}}{t_2 - t_1}. Le vecteur vitesse instantanée est la dérivée du vecteur position par rapport au temps : v⃗G=dOG→dt\vec{v}_G = \frac{d\overrightarrow{OG}}{dt}.

    Voir dans le cours : Définition : Vecteur position et vecteur vitesse

    Vecteur accélération

    Définition

    Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps : a⃗G=dv⃗Gdt=d2OG→dt2\vec{a}_G = \frac{d\vec{v}_G}{dt} = \frac{d^2\overrightarrow{OG}}{dt^2}.

    Voir dans le cours : Définition : Vecteur accélération

    Base de Frenet

    Définition

    La base de Frenet (G,τ⃗,n⃗)(G, \vec{\tau}, \vec{n}) est un repère mobile attaché à GG (certains manuels notent u⃗\vec{u} au lieu de τ⃗\vec{\tau}) :

    • τ⃗\vec{\tau} est le vecteur unitaire tangent à la trajectoire, dans le sens du mouvement ;
    • n⃗\vec{n} est le vecteur unitaire normal (perpendiculaire à τ⃗\vec{\tau}), dirigé vers l'intérieur de la courbure de la trajectoire (vers son centre de courbure).
    Voir dans le cours : Définition : Base de Frenet

    Les trois lois de Newton

    Théorème

    Première loi (principe d'inertie). Dans un référentiel galiléen, si la somme des forces extérieures appliquées à un solide est nulle, son centre d'inertie est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme. Réciproquement, si GG est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme, la somme des forces extérieures est nulle : ∑F⃗ext=0⃗  ⟺  v⃗G=constante→\sum\vec{F}_{ext} = \vec{0} \iff \vec{v}_G = \overrightarrow{\text{constante}}

    Voir dans le cours : Théorème : Les trois lois de Newton

    Théorème

    Deuxième loi (relation fondamentale de la dynamique). Dans un référentiel galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à un solide est égale à la dérivée de sa quantité de mouvement p⃗=mv⃗G\vec{p} = m\vec{v}_G : ∑F⃗ext=dp⃗dt\sum\vec{F}_{ext} = \frac{d\vec{p}}{dt} Pour un solide de masse mm constante, cela donne ∑F⃗ext=m a⃗G\sum\vec{F}_{ext} = m\,\vec{a}_G.

    Voir dans le cours : Théorème : Les trois lois de Newton

    Théorème

    Troisième loi (principe des actions réciproques). Si un corps AA exerce sur un corps BB une force F⃗A/B\vec{F}_{A/B}, alors BB exerce sur AA la force F⃗B/A=−F⃗A/B\vec{F}_{B/A} = -\vec{F}_{A/B}. Ces deux forces ont la même droite d'action, la même intensité et des sens opposés, que les corps soient au repos ou en mouvement.

    Voir dans le cours : Théorème : Les trois lois de Newton

    Mouvement rectiligne uniformément varié (MRUV)

    Définition

    Un mouvement est rectiligne uniformément varié si la trajectoire est une droite et si l'accélération est constante, portée par cette droite. Sur l'axe OxOx de la trajectoire, on note aa la valeur algébrique (constante) de l'accélération.

    Voir dans le cours : Définition : Mouvement rectiligne uniformément varié (MRUV)

    La chute libre

    Définition

    Un solide est en chute libre lorsqu'il n'est soumis qu'à son poids P⃗=mg⃗\vec{P} = m\vec{g}.

    Voir dans le cours : Définition : La chute libre

    Les forces exercées par un fluide

    Définition

    Poussée d'Archimède F⃗A\vec{F}_A : force verticale, dirigée vers le haut, dont l'intensité est égale au poids du fluide déplacé : FA=ρf V gF_A = \rho_f\,V\,g où ρf\rho_f est la masse volumique du fluide (en kg.m−3\text{kg.m}^{-3}), VV le volume de fluide déplacé (le volume immergé du solide, en m3\text{m}^3) et gg l'intensité de la pesanteur.

    Voir dans le cours : Définition : Les forces exercées par un fluide

    Définition

    Force de frottement fluide f⃗\vec{f} : force opposée au vecteur vitesse, d'intensité f=k vnf = k\,v^n avec n=1n = 1 pour les faibles vitesses (fluide visqueux) et n=2n = 2 pour les vitesses plus grandes. La constante positive kk dépend du fluide, de la forme et des dimensions du solide. L'énoncé précise toujours la valeur de nn et de kk.

    Voir dans le cours : Définition : Les forces exercées par un fluide

    Le cas n = 1 : solution, vitesse limite, temps caractéristique

    Propriété

    Vérification : si v(t)=vlim(1−e−t/τ)v(t) = v_{lim}\left(1 - e^{-t/\tau}\right), alors dvdt=vlimτe−t/τ\frac{dv}{dt} = \frac{v_{lim}}{\tau}e^{-t/\tau} et dvdt+vτ=vlimτe−t/τ+vlimτ−vlimτe−t/τ=vlimτ\frac{dv}{dt} + \frac{v}{\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau}e^{-t/\tau} + \frac{v_{lim}}{\tau} - \frac{v_{lim}}{\tau}e^{-t/\tau} = \frac{v_{lim}}{\tau}. Plus généralement, avec une vitesse initiale v0v_0 : v(t)=vlim+(v0−vlim) e−t/τv(t) = v_{lim} + (v_0 - v_{lim})\,e^{-t/\tau}.

    Voir dans le cours : Propriété : Le cas n = 1 : solution, vitesse limite, temps caractéristique

    Le projectile dans le champ de pesanteur uniforme

    Définition

    Un projectile est un solide lancé avec une vitesse initiale v⃗0\vec{v}_0 non nulle et qui n'est soumis qu'à son poids pendant son mouvement. On dit qu'il est en chute libre.

    Voir dans le cours : Définition : Le projectile dans le champ de pesanteur uniforme

    13.Mouvement des satellites et des planètes

    Voir le chapitre : Mouvement des satellites et des planètes

    Les lois de Kepler

    Propriété

    1re loi (loi des orbites). Dans le référentiel héliocentrique, la trajectoire du centre d'une planète est une ellipse dont le centre du Soleil occupe l'un des foyers.

    Voir dans le cours : Propriété : Les lois de Kepler

    Propriété

    2e loi (loi des aires). Le segment de droite qui joint le centre du Soleil au centre d'une planète balaie des aires égales pendant des durées égales.

    Voir dans le cours : Propriété : Les lois de Kepler

    Propriété

    3e loi (loi des périodes). Le carré de la période de révolution TT d'une planète est proportionnel au cube du demi-grand axe aa de son ellipse : T2a3=k\dfrac{T^2}{a^3} = k. La constante kk est la même pour toutes les planètes qui tournent autour du Soleil.

    Voir dans le cours : Propriété : Les lois de Kepler

    La loi de gravitation universelle

    Théorème

    Deux corps AA et BB ponctuels, ou à répartition sphérique de masse, de masses mAm_A et mBm_B et dont les centres sont distants de dd, exercent l'un sur l'autre des forces attractives, de même direction (la droite ABAB), de sens opposés et de même valeur : FA/B=FB/A=G mA mBd2F_{A/B} = F_{B/A} = G\,\dfrac{m_A\,m_B}{d^2}

    Voir dans le cours : Théorème : La loi de gravitation universelle

    Le mouvement circulaire d'un satellite ou d'une planète

    Propriété

    Pour un satellite en orbite circulaire de rayon rr autour d'un astre de masse MM : v=G Mrv = \sqrt{\dfrac{G\,M}{r}} ; T=2πrv=2πr3G M\quad T = \dfrac{2\pi r}{v} = 2\pi\sqrt{\dfrac{r^3}{G\,M}} ; ω=vr=2πT\quad \omega = \dfrac{v}{r} = \dfrac{2\pi}{T} ; T2r3=4π2G M\quad \dfrac{T^2}{r^3} = \dfrac{4\pi^2}{G\,M}

    Voir dans le cours : Propriété : Le mouvement circulaire d'un satellite ou d'une planète

    14.Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe

    Voir le chapitre : Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe

    Solide en rotation autour d'un axe fixe

    Propriété

    L'abscisse curviligne et l'abscisse angulaire sont liées par s=R θs = R\,\theta, avec θ\theta en radians et RR en mètres. Si le solide fait un tour complet, θ\theta varie de 2π rad2\pi\,\text{rad}.

    Voir dans le cours : Propriété : Solide en rotation autour d'un axe fixe

    Vitesse angulaire et accélération angulaire

    Définition

    La vitesse angulaire du solide est ω=dθdt=θ˙\omega = \frac{d\theta}{dt} = \dot{\theta}, en rad.s−1\text{rad.s}^{-1}. L'accélération angulaire est θ¨=dωdt=d2θdt2\ddot{\theta} = \frac{d\omega}{dt} = \frac{d^2\theta}{dt^2}, en rad.s−2\text{rad.s}^{-2}.

    Voir dans le cours : Définition : Vitesse angulaire et accélération angulaire

    Deux mouvements de rotation particuliers

    Propriété

    Rotation uniforme : ω\omega est constante, donc θ¨=0\ddot{\theta} = 0 et θ(t)=ω t+θ0\theta(t) = \omega\,t + \theta_0. La période est T=2πωT = \frac{2\pi}{\omega} (durée d'un tour) et la fréquence f=1Tf = \frac{1}{T}.

    Voir dans le cours : Propriété : Deux mouvements de rotation particuliers

    Propriété

    Rotation uniformément variée : θ¨\ddot{\theta} est constante. Avec les conditions initiales ω(0)=ω0\omega(0) = \omega_0 et θ(0)=θ0\theta(0) = \theta_0 :

    ω(t)=θ¨ t+ω0\omega(t) = \ddot{\theta}\,t + \omega_0 et θ(t)=12θ¨ t2+ω0 t+θ0\theta(t) = \frac{1}{2}\ddot{\theta}\,t^2 + \omega_0\,t + \theta_0.

    On en déduit, en éliminant tt : ω2−ω02=2 θ¨ (θ−θ0)\omega^2 - \omega_0^2 = 2\,\ddot{\theta}\,(\theta - \theta_0).

    Voir dans le cours : Propriété : Deux mouvements de rotation particuliers

    Moment d'une force et d'un couple par rapport à l'axe

    Définition

    Le moment d'une force F⃗\vec{F} par rapport à l'axe Δ\Delta, quand F⃗\vec{F} est dans un plan perpendiculaire à Δ\Delta, est MΔ(F⃗)=±F d\mathcal{M}_\Delta(\vec{F}) = \pm F\,d en N.m\text{N.m}. La distance dd (le bras de levier) est celle entre l'axe et la droite d'action de la force. Le signe est ++ si la force tend à faire tourner le solide dans le sens positif choisi, −- sinon.

    Voir dans le cours : Définition : Moment d'une force et d'un couple par rapport à l'axe

    Définition

    Un couple de forces est formé de deux forces de même valeur FF, de sens opposés, de droites d'action parallèles distinctes. Son moment par rapport à n'importe quel axe perpendiculaire à leur plan est M=±F d\mathcal{M} = \pm F\,d, où dd est la distance entre les deux droites d'action. Un couple ne modifie pas le mouvement du centre d'inertie : il ne fait que faire tourner.

    Voir dans le cours : Définition : Moment d'une force et d'un couple par rapport à l'axe

    Moment d'inertie

    Définition

    Le moment d'inertie d'un solide par rapport à l'axe Δ\Delta est JΔ=∑imi ri2J_\Delta = \sum_i m_i\,r_i^2, où rir_i est la distance de la partie de masse mim_i à l'axe. Il s'exprime en kg.m2\text{kg.m}^2. Il mesure la résistance du solide à un changement de sa vitesse angulaire : c'est l'analogue de la masse pour la rotation.

    Voir dans le cours : Définition : Moment d'inertie

    Relation fondamentale de la dynamique en rotation

    Théorème

    Pour un solide indéformable en rotation autour d'un axe fixe Δ\Delta, dans un référentiel galiléen, la somme des moments des forces extérieures par rapport à Δ\Delta vérifie

    ∑MΔ(F⃗ext)=JΔ θ¨\sum \mathcal{M}_\Delta(\vec{F}_{ext}) = J_\Delta\,\ddot{\theta}

    Voir dans le cours : Théorème : Relation fondamentale de la dynamique en rotation

    Énergie cinétique, travail et puissance

    Propriété

    L'énergie cinétique d'un solide en rotation est Ec=12 JΔ ω2E_c = \frac{1}{2}\,J_\Delta\,\omega^2 (en joules, avec ω\omega en rad.s−1\text{rad.s}^{-1}).

    Voir dans le cours : Propriété : Énergie cinétique, travail et puissance

    Propriété

    Quand le moment MΔ(F⃗)\mathcal{M}_\Delta(\vec{F}) est constant, le travail de la force pour une rotation d'un angle Δθ\Delta\theta est W=MΔ(F⃗) ΔθW = \mathcal{M}_\Delta(\vec{F})\,\Delta\theta (en joules, Δθ\Delta\theta en radians). C'est vrai aussi pour un couple de moment constant M\mathcal{M} : W=M ΔθW = \mathcal{M}\,\Delta\theta.

    Voir dans le cours : Propriété : Énergie cinétique, travail et puissance

    Propriété

    La puissance instantanée d'un couple ou d'une force de moment MΔ\mathcal{M}_\Delta est P=MΔ ωP = \mathcal{M}_\Delta\,\omega (en watts). La puissance moyenne sur une durée Δt\Delta t est Pmoy=WΔtP_{moy} = \frac{W}{\Delta t}.

    Voir dans le cours : Propriété : Énergie cinétique, travail et puissance

    Théorème

    Théorème de l'énergie cinétique : entre deux instants, ΔEc=12JΔ(ω22−ω12)=∑W(F⃗ext)\Delta E_c = \frac{1}{2}J_\Delta\left(\omega_2^2 - \omega_1^2\right) = \sum W(\vec{F}_{ext}).

    Voir dans le cours : Théorème : Énergie cinétique, travail et puissance

    15.Systèmes mécaniques oscillants

    Voir le chapitre : Systèmes mécaniques oscillants

    Oscillateur mécanique et oscillations libres

    Propriété

    L'abscisse d'un oscillateur harmonique s'écrit x(t)=Xmcos⁡(2πT0 t+φ)=Xmcos⁡(ω0 t+φ)x(t) = X_m \cos\left(\frac{2\pi}{T_0}\,t + \varphi\right) = X_m \cos\left(\omega_0\,t + \varphi\right), avec :

    • XmX_m l'amplitude (en m pour une translation, en rad pour une rotation) ;
    • T0T_0 la période propre (en s), f0=1T0f_0 = \frac{1}{T_0} la fréquence propre (en Hz) ;
    • ω0=2πT0\omega_0 = \frac{2\pi}{T_0} la pulsation propre (en rad.s−1\text{rad.s}^{-1}) ;
    • φ\varphi la phase à l'origine (en rad).
    Voir dans le cours : Propriété : Oscillateur mécanique et oscillations libres

    Propriété

    Si l'étude dynamique conduit à une équation de la forme x¨+K x=0\ddot{x} + K\,x = 0 avec K>0K > 0 constante, le mouvement est sinusoïdal de pulsation propre ω0=K\omega_0 = \sqrt{K}, donc de période propre T0=2πKT_0 = \frac{2\pi}{\sqrt{K}}. En effet, x(t)=Xmcos⁡(ω0 t+φ)x(t) = X_m\cos(\omega_0\,t + \varphi) donne x¨=−ω02 x\ddot{x} = -\omega_0^2\,x : l'équation est vérifiée si et seulement si ω02=K\omega_0^2 = K. Les constantes XmX_m et φ\varphi ne sont pas imposées par l'équation : elles dépendent des conditions initiales.

    Voir dans le cours : Propriété : Oscillateur mécanique et oscillations libres

    Propriété

    Avec les conditions initiales x(0)=x0x(0) = x_0 et v(0)=v0v(0) = v_0 : Xm=x02+(v0ω0)2X_m = \sqrt{x_0^2 + \left(\frac{v_0}{\omega_0}\right)^2} avec cos⁡φ=x0Xm\cos\varphi = \frac{x_0}{X_m} et sin⁡φ=−v0ω0 Xm\sin\varphi = -\frac{v_0}{\omega_0\,X_m}.

    Voir dans le cours : Propriété : Oscillateur mécanique et oscillations libres

    Pendule pesant

    Définition

    Un pendule pesant est un solide mobile autour d'un axe horizontal fixe Δ\Delta qui ne passe pas par son centre d'inertie GG. On note d=OGd = OG la distance entre GG et l'axe, et θ\theta l'angle entre OG⃗\vec{OG} et la verticale descendante (position d'équilibre stable : GG sous l'axe).

    Voir dans le cours : Définition : Pendule pesant

    16.Aspects énergétiques des oscillations mécaniques

    Voir le chapitre : Aspects énergétiques des oscillations mécaniques

    Rappels : travail d'une force

    Définition

    Le travail d'une force constante F⃗\vec{F} dont le point d'application se déplace en ligne droite de AA à BB est WAB(F⃗)=F⃗⋅AB⃗=F×AB×cos⁡αW_{AB}(\vec{F}) = \vec{F} \cdot \vec{AB} = F \times AB \times \cos\alpha, en joules, où α\alpha est l'angle entre F⃗\vec{F} et AB⃗\vec{AB}. Il est moteur (W>0W > 0) si α<90∘\alpha < 90^\circ et résistant (W<0W < 0) si α>90∘\alpha > 90^\circ.

    Voir dans le cours : Définition : Rappels : travail d'une force

    Propriété

    Le poids, la tension d'un ressort et le couple de torsion sont des forces conservatives : leur travail ne dépend que de la position initiale et de la position finale, pas du chemin suivi. Le travail d'une force de frottement dépend du chemin : ce n'est pas une force conservative.

    Voir dans le cours : Propriété : Rappels : travail d'une force

    Énergies potentielles

    Définition

    L'énergie potentielle EpE_p associée à une force conservative est définie par sa variation : ΔEp=Ep(B)−Ep(A)=−WAB(F⃗)\Delta E_p = E_p(B) - E_p(A) = -W_{AB}(\vec{F}). Elle est définie à une constante près : seule sa variation a un sens physique ; on choisit une référence où Ep=0E_p = 0.

    Voir dans le cours : Définition : Énergies potentielles

    Propriété

    • Pesanteur (axe OzOz vertical vers le haut) : Epp=m g z+csteE_{pp} = m\,g\,z + \text{cste}.
    • Élastique (ressort de raideur kk, allongement xx) : Epe=12 k x2+csteE_{pe} = \frac{1}{2}\,k\,x^2 + \text{cste}. Avec la référence « ressort non déformé » (Epe=0E_{pe} = 0 pour x=0x = 0), la constante est nulle.
    • Torsion (fil de constante CC, angle de torsion θ\theta) : Ept=12 C θ2+csteE_{pt} = \frac{1}{2}\,C\,\theta^2 + \text{cste} ; référence : fil non tordu.
    Voir dans le cours : Propriété : Énergies potentielles

    Énergie mécanique et conservation

    Définition

    L'énergie mécanique d'un système est la somme de son énergie cinétique et de ses énergies potentielles : Em=Ec+EpE_m = E_c + E_p.

    Voir dans le cours : Définition : Énergie mécanique et conservation

    Théorème

    Entre deux instants, ΔEm=∑W(forces non conservatives)\Delta E_m = \sum W(\text{forces non conservatives}). Si le système n'est soumis qu'à des forces conservatives (ou à des forces dont le travail est nul, comme la réaction d'un support lisse), l'énergie mécanique se conserve : Em=constanteE_m = \text{constante}.

    Voir dans le cours : Théorème : Énergie mécanique et conservation

    Pendule élastique horizontal

    Propriété

    Retrouver l'équation différentielle. On dérive Em=12 m x˙2+12 k x2E_m = \frac{1}{2}\,m\,\dot{x}^2 + \frac{1}{2}\,k\,x^2 par rapport au temps : dEmdt=m x˙ x¨+k x x˙=x˙(m x¨+k x)\frac{dE_m}{dt} = m\,\dot{x}\,\ddot{x} + k\,x\,\dot{x} = \dot{x}\left(m\,\ddot{x} + k\,x\right). Comme EmE_m est constante, cette dérivée est nulle pour tout tt ; avec x˙≠0\dot{x} \neq 0 la plupart du temps, on obtient m x¨+k x=0m\,\ddot{x} + k\,x = 0, soit x¨+km x=0\ddot{x} + \frac{k}{m}\,x = 0.

    Voir dans le cours : Propriété : Pendule élastique horizontal

    17.Transformations lentes et transformations rapides

    Voir le chapitre : Transformations lentes et transformations rapides

    Rappels : les réactions d'oxydoréduction

    Définition

    Un oxydant est une espèce chimique capable de capter un ou plusieurs électrons. Un réducteur est une espèce capable de céder un ou plusieurs électrons. Un oxydant Ox\text{Ox} et un réducteur Red\text{Red} qui se correspondent forment un couple noté Ox/Red\text{Ox}/\text{Red}, et la demi-équation associée s'écrit : Ox+n e−=Red\text{Ox} + n\,e^- = \text{Red}

    Voir dans le cours : Définition : Rappels : les réactions d'oxydoréduction

    Les facteurs cinétiques

    Propriété

    Une élévation de température ou de concentration d'un réactif raccourcit la durée de la transformation ; une diminution l'allonge. Pour une transformation totale, la température ne change que la durée de l'évolution : l'avancement maximal xmaxx_{max} reste fixé par les quantités de matière initiales (réactif limitant).

    Voir dans le cours : Propriété : Les facteurs cinétiques

    18.Suivi temporel d'une transformation et vitesse de réaction

    Voir le chapitre : Suivi temporel d'une transformation et vitesse de réaction

    Rappels : avancement et tableau d'avancement

    Définition

    L'avancement maximal xmaxx_{max} est la plus petite valeur de xx qui annule la quantité d'un réactif : xmax=min⁡(n0(A)a,n0(B)b)x_{max} = \min\left(\dfrac{n_0(\text{A})}{a}, \dfrac{n_0(\text{B})}{b}\right). Le réactif qui s'épuise le premier est le réactif limitant. Pour une transformation totale, l'avancement final est égal à l'avancement maximal : xf=xmaxx_f = x_{max}.

    Voir dans le cours : Définition : Rappels : avancement et tableau d'avancement

    Suivi par mesure de pression

    Propriété

    Si la transformation produit ν\nu moles de gaz par unité d'avancement (bilan net, ν<0\nu < 0 si du gaz est consommé ; ν=1\nu = 1 pour H2\text{H}_2 dans Zn+2H3O+⟶Zn2++H2+2H2O\text{Zn} + 2\text{H}_3\text{O}^+ \longrightarrow \text{Zn}^{2+} + \text{H}_2 + 2\text{H}_2\text{O}), alors à TT et VgV_g constants : P(t)=P0+ν x(t) RTVgP(t) = P_0 + \nu\,x(t)\,\dfrac{RT}{V_g}, d'où x(t)=(P(t)−P0)Vgν RTx(t) = \dfrac{\left(P(t) - P_0\right)V_g}{\nu\,RT}

    Voir dans le cours : Propriété : Suivi par mesure de pression

    Suivi par conductimétrie

    Propriété

    σ=∑iλi [Xi]\sigma = \sum_i \lambda_i\,[\text{X}_i], où λi\lambda_i est la conductivité molaire ionique de l'ion Xi\text{X}_i (en S.m2.mol−1\text{S.m}^2\text{.mol}^{-1}) et [Xi][\text{X}_i] sa concentration en mol.m−3\text{mol.m}^{-3} (1 mol.L−1=1000 mol.m−31\,\text{mol.L}^{-1} = 1000\,\text{mol.m}^{-3}). La conductance GG d'une cellule est proportionnelle à σ\sigma : G=k σG = k\,\sigma, où k=SLk = \dfrac{S}{L} est la constante de la cellule (SS : surface des électrodes, LL : distance entre elles).

    Voir dans le cours : Propriété : Suivi par conductimétrie

    Vitesse volumique de réaction

    Définition

    Pour un mélange de volume VV constant, la vitesse volumique de réaction à la date tt est v(t)=1Vdxdtv(t) = \dfrac{1}{V}\dfrac{dx}{dt}. Elle s'exprime en mol.L−1.s−1\text{mol.L}^{-1}\text{.s}^{-1} (ou mol.L−1.min−1\text{mol.L}^{-1}\text{.min}^{-1}, ou en unité SI mol.m−3.s−1\text{mol.m}^{-3}\text{.s}^{-1} ; 1 mol.L−1.s−1=103 mol.m−3.s−11\,\text{mol.L}^{-1}\text{.s}^{-1} = 10^3\,\text{mol.m}^{-3}\text{.s}^{-1}).

    Voir dans le cours : Définition : Vitesse volumique de réaction

    Temps de demi-réaction

    Définition

    Le temps de demi-réaction t1/2t_{1/2} est la durée nécessaire pour que l'avancement atteigne la moitié de sa valeur finale : x(t1/2)=xf2x(t_{1/2}) = \dfrac{x_f}{2}. Pour une transformation totale, xf=xmaxx_f = x_{max}.

    Voir dans le cours : Définition : Temps de demi-réaction

    19.Transformations chimiques s'effectuant dans les deux sens

    Voir le chapitre : Transformations chimiques s'effectuant dans les deux sens

    Une transformation peut s'arrêter avant la fin

    Définition

    • L'avancement maximal xmaxx_{\text{max}} est la valeur de l'avancement si le réactif limitant disparaissait complètement (valeur calculée avec le tableau d'avancement).
    • L'avancement final xfx_f est la valeur de l'avancement dans l'état final, quand la composition du système ne change plus (valeur déduite d'une mesure).
    Voir dans le cours : Définition : Une transformation peut s'arrêter avant la fin

    Définition

    Le taux d'avancement final d'une transformation est le nombre sans unité :

    τ=xfxmax\tau = \frac{x_f}{x_{\text{max}}}

    On a toujours 0≤τ≤10 \le \tau \le 1 ; on l'exprime souvent en pourcentage.

    Voir dans le cours : Définition : Une transformation peut s'arrêter avant la fin

    Le pH d'une solution aqueuse

    Définition

    Le pH d'une solution aqueuse diluée est défini par :

    pH=−log⁡[H3O+]soit[H3O+]=10−pH mol.L−1\mathrm{pH} = -\log\left[\mathrm{H_3O^+}\right] \qquad\text{soit}\qquad \left[\mathrm{H_3O^+}\right] = 10^{-\mathrm{pH}}\,\text{mol.L}^{-1}

    où [H3O+]\left[\mathrm{H_3O^+}\right] est la concentration des ions oxonium (ou hydronium) exprimée en mol.L−1\text{mol.L}^{-1}, et log⁡\log le logarithme décimal.

    Voir dans le cours : Définition : Le pH d'une solution aqueuse

    Exemple : deux acides, deux comportements

    Propriété

    Pour un acide AH\mathrm{AH} de concentration apportée cc qui réagit avec l'eau selon AH+H2O⇌A−+H3O+\mathrm{AH + H_2O \rightleftharpoons A^- + H_3O^+}, le taux d'avancement final se déduit du pH :

    τ=10−pHc\tau = \frac{10^{-\mathrm{pH}}}{c}
    Voir dans le cours : Propriété : Exemple : deux acides, deux comportements

    Conductimétrie : mesurer la composition ionique

    Définition

    La conductivité σ\sigma d'une solution (en S.m−1\text{S.m}^{-1}) est liée à la conductance mesurée par :

    G=σ SLG = \sigma\,\frac{S}{L}

    Pour une solution diluée, la conductivité est la somme des contributions de tous les ions :

    σ=∑iλi[Xi]\sigma = \sum_i \lambda_i \left[\mathrm{X}_i\right]

    où λi\lambda_i est la conductivité molaire ionique de l'ion Xi\mathrm{X}_i (en S.m2.mol−1\text{S.m}^2.\text{mol}^{-1}) et [Xi]\left[\mathrm{X}_i\right] sa concentration en mol.m−3\text{mol.m}^{-3}.

    Voir dans le cours : Définition : Conductimétrie : mesurer la composition ionique

    L'état d'équilibre dynamique

    Propriété

    • L'état final d'une transformation non totale est un état d'équilibre : xf=xeˊq<xmaxx_f = x_{\text{éq}} < x_{\text{max}}.
    • Un même état d'équilibre peut être atteint à partir des réactifs ou à partir des produits (exercice 5) : la transformation peut se faire dans les deux sens, d'où le titre de ce chapitre.
    • Dans l'état d'équilibre, la composition est constante, mais elle n'est pas figée : un équilibre n'est pas un arrêt.
    Voir dans le cours : Propriété : L'état d'équilibre dynamique

    20.État d'équilibre d'un système chimique

    Voir le chapitre : État d'équilibre d'un système chimique

    Le quotient de réaction QrQ_r

    Définition

    On considère une transformation modélisée par a A+b B⇌c C+d Da\,\mathrm{A} + b\,\mathrm{B} \rightleftharpoons c\,\mathrm{C} + d\,\mathrm{D}, où les espèces sont en solution aqueuse. À chaque instant, le quotient de réaction du système est :

    Qr=[C]c [D]d[A]a [B]bQ_r = \frac{[\mathrm{C}]^{c}\,[\mathrm{D}]^{d}}{[\mathrm{A}]^{a}\,[\mathrm{B}]^{b}}

    où [X][\mathrm{X}] est la concentration de l'espèce X\mathrm{X} en mol.L−1\text{mol.L}^{-1} à cet instant. QrQ_r est un nombre sans unité.

    Voir dans le cours : Définition : Le quotient de réaction Q indice r

    La constante d'équilibre KK

    Propriété

    Quand un système est à l'équilibre, son quotient de réaction prend une valeur qui ne dépend que de l'équation écrite et de la température. Cette valeur est la constante d'équilibre KK :

    Qr,eˊq=KQ_{r,\text{éq}} = K

    KK est sans unité et ne dépend pas de la composition initiale du système ni du volume.

    Voir dans le cours : Propriété : La constante d'équilibre K

    Influence de l'état initial sur le taux d'avancement final

    Propriété

    Introduire un réactif en excès fait augmenter le taux d'avancement final du réactif limitant. À l'inverse, introduire dès le départ un produit de la réaction le fait diminuer.

    Voir dans le cours : Propriété : Influence de l'état initial sur le taux d'avancement final

    Prévoir le sens d'évolution spontanée

    Propriété

    On compare le quotient de réaction initial Qr,iQ_{r,i} à la constante d'équilibre KK :

    • si Qr,i<KQ_{r,i} < K, le système évolue dans le sens direct (formation des produits, QrQ_r augmente jusqu'à KK) ;
    • si Qr,i>KQ_{r,i} > K, le système évolue dans le sens inverse (formation des réactifs, QrQ_r diminue jusqu'à KK) ;
    • si Qr,i=KQ_{r,i} = K, le système est déjà à l'équilibre et n'évolue pas.
    Voir dans le cours : Propriété : Prévoir le sens d'évolution spontanée

    21.Transformations liées aux réactions acide-base

    Voir le chapitre : Transformations liées aux réactions acide-base

    Acides et bases de Brønsted : rappels

    Définition

    Un acide est une espèce chimique capable de céder un proton H+\text{H}^+. Une base est une espèce chimique capable de capter un proton H+\text{H}^+.

    Voir dans le cours : Définition : Acides et bases de Brønsted : rappels

    Définition

    Une réaction acide-base est un transfert de proton entre l'acide A1H\text{A}_1\text{H} d'un couple et la base A2−\text{A}_2^- d'un autre couple : A1H+A2−=A1−+A2H\text{A}_1\text{H} + \text{A}_2^- = \text{A}_1^- + \text{A}_2\text{H}.

    Voir dans le cours : Définition : Acides et bases de Brønsted : rappels

    Autoprotolyse de l'eau et produit ionique

    Définition(Produit ionique de l'eau)

    La constante d'équilibre de cette réaction s'appelle le produit ionique de l'eau : Ke=[H3O+]eˊq×[HO−]eˊqK_e = [\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}} \times [\text{HO}^-]_{\text{éq}}. À 25 °C25\,°\text{C} : Ke=1,0×10−14K_e = 1{,}0 \times 10^{-14}, soit pKe=−log⁡Ke=14\text{p}K_e = -\log K_e = 14.

    Voir dans le cours : Définition : Produit ionique de l'eau

    pH et caractère acide, neutre ou basique

    Définition(pH)

    pH=−log⁡[H3O+]\text{pH} = -\log [\text{H}_3\text{O}^+], avec la concentration en mol.L−1\text{mol.L}^{-1}. Inversement, [H3O+]=10−pH mol.L−1[\text{H}_3\text{O}^+] = 10^{-\text{pH}}\,\text{mol.L}^{-1}.

    Voir dans le cours : Définition : pH

    Acide fort, acide faible : taux d'avancement final

    Définition(Taux d'avancement final)

    τ=xfxmax\tau = \dfrac{x_f}{x_{max}}.

    Voir dans le cours : Définition : Taux d'avancement final

    Propriété(Influence de la concentration)

    Pour un acide faible, τ\tau augmente quand la solution est diluée (il en est de même pour une base faible). En effet, pour l'acide, KA=c τ21−τK_A = \dfrac{c\,\tau^2}{1 - \tau} est constante à température fixée : si cc diminue, τ\tau doit augmenter.

    Voir dans le cours : Propriété : Influence de la concentration

    Constante d'acidité KAK_A

    Définition(Constante d'acidité)

    C'est la constante d'équilibre associée à l'équation de la réaction de l'acide AH\text{AH} avec l'eau : KA=Qr,eˊq=[A−]eˊq [H3O+]eˊq[AH]eˊqK_A = Q_{r,\text{éq}} = \dfrac{[\text{A}^-]_{\text{éq}}\,[\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}}}{[\text{AH}]_{\text{éq}}}, et pKA=−log⁡KA\text{p}K_A = -\log K_A.

    Voir dans le cours : Définition : Constante d'acidité

    Propriété(Relation entre pH et pKA\text{p}K_A)

    En prenant l'opposé du logarithme de KA=[A−] [H3O+][AH]K_A = \dfrac{[\text{A}^-]\,[\text{H}_3\text{O}^+]}{[\text{AH}]}, on obtient : pH=pKA+log⁡[A−]eˊq[AH]eˊq\text{pH} = \text{p}K_A + \log\dfrac{[\text{A}^-]_{\text{éq}}}{[\text{AH}]_{\text{éq}}}.

    Voir dans le cours : Propriété : Relation entre pH et pK indice A

    Propriété(Force des acides et des bases)

    À concentration égale, un acide est d'autant plus fort que son KAK_A est grand (son pKA\text{p}K_A est petit) : son taux d'avancement τ\tau est plus grand et le pH de sa solution est plus petit. Plus un acide est fort, plus sa base conjuguée est faible, et inversement.

    Voir dans le cours : Propriété : Force des acides et des bases

    Domaines de prédominance et diagramme de distribution

    Propriété

    Si pH≤pKA−1\text{pH} \leq \text{p}K_A - 1, alors [AH]≥10 [A−][\text{AH}] \geq 10\,[\text{A}^-]. Si pH≥pKA+1\text{pH} \geq \text{p}K_A + 1, alors [A−]≥10 [AH][\text{A}^-] \geq 10\,[\text{AH}]. L'espèce prédominante est alors largement majoritaire.

    Voir dans le cours : Propriété : Domaines de prédominance et diagramme de distribution

    Réaction entre un acide et une base : constante de réaction

    Propriété

    Pour la réaction A1H+A2−=A1−+A2H\text{A}_1\text{H} + \text{A}_2^- = \text{A}_1^- + \text{A}_2\text{H}, la constante d'équilibre est : K=[A1−] [A2H][A1H] [A2−]=KA1KA2=10 pKA2−pKA1K = \dfrac{[\text{A}_1^-]\,[\text{A}_2\text{H}]}{[\text{A}_1\text{H}]\,[\text{A}_2^-]} = \dfrac{K_{A1}}{K_{A2}} = 10^{\,\text{p}K_{A2} - \text{p}K_{A1}}.

    Voir dans le cours : Propriété : Réaction entre un acide et une base : constante de réaction

    Indicateurs colorés acido-basiques

    Définition

    Un indicateur coloré acido-basique est un couple acide/base HInd/Ind−\text{HInd}/\text{Ind}^- dont les deux formes ont des couleurs différentes. Sa constante d'acidité KiK_i vérifie pH=pKi+log⁡[Ind−][HInd]\text{pH} = \text{p}K_i + \log\dfrac{[\text{Ind}^-]}{[\text{HInd}]}.

    Voir dans le cours : Définition : Indicateurs colorés acido-basiques

    Principe d'un dosage

    Propriété

    Une réaction de dosage doit être rapide, totale (en pratique K≥104K \geq 10^4) et unique (seule l'espèce à doser réagit avec le réactif titrant).

    Voir dans le cours : Propriété : Principe d'un dosage

    L'équivalence

    Définition

    À l'équivalence, les réactifs (titré et titrant) ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction de dosage : ils sont tous les deux entièrement consommés. Le volume de titrant versé à ce moment est le volume équivalent VEV_E (noté VBEV_{BE} si le titrant est une base, VAEV_{AE} si c'est un acide).

    Voir dans le cours : Définition : L'équivalence

    Suivi pH-métrique du dosage

    Propriété(Demi-équivalence)

    Quand on dose un acide faible AH\text{AH} par une base forte, le pH à la demi-équivalence (V=VBE/2V = V_{BE}/2) est égal au pKA\text{p}K_A du couple AH/A−\text{AH}/\text{A}^-.

    Voir dans le cours : Propriété : Demi-équivalence

    Repérer l'équivalence : la méthode des tangentes

    Définition(Méthode des tangentes)

    Pour déterminer le point d'équivalence EE sur la courbe pH=f(V)\text{pH} = f(V) :

    1. trace deux tangentes à la courbe, parallèles entre elles, de part et d'autre de la zone du saut de pH ;
    2. trace la droite parallèle à ces deux tangentes et équidistante de celles-ci ;
    3. cette droite coupe la courbe au point EE, dont les coordonnées sont (VE;pHE)(V_E ; \text{pH}_E).
    Voir dans le cours : Définition : Méthode des tangentes

    Dosage avec un indicateur coloré

    Propriété(Choix de l'indicateur)

    Pour que le virage indique correctement l'équivalence, la zone de virage de l'indicateur doit contenir le pH à l'équivalence pHE\text{pH}_E.

    Voir dans le cours : Propriété : Choix de l'indicateur

    23.Évolution spontanée d'un système chimique : les piles

    Voir le chapitre : Évolution spontanée d'un système chimique : les piles

    Rappels : quotient de réaction et constante d'équilibre

    Définition

    Pour une transformation modélisée par l'équation a A+b B⇌c C+d Da\,\mathrm{A} + b\,\mathrm{B} \rightleftharpoons c\,\mathrm{C} + d\,\mathrm{D} en solution aqueuse, le quotient de réaction du système à un instant donné est :

    Qr=[C]c [D]d[A]a [B]bQ_r = \frac{[\mathrm{C}]^c\,[\mathrm{D}]^d}{[\mathrm{A}]^a\,[\mathrm{B}]^b}

    Les concentrations sont exprimées en mol.L−1\text{mol.L}^{-1}. Le solvant (l'eau) et les espèces solides n'apparaissent pas dans QrQ_r. Le quotient QrQ_r n'a pas d'unité.

    Voir dans le cours : Définition : Rappels : quotient de réaction et constante d'équilibre

    Critère d'évolution spontanée

    Propriété

    Un système chimique qui n'est pas à l'équilibre évolue spontanément dans le sens qui rapproche QrQ_r de KK.

    • Si Qr,i<KQ_{r,i} < K : le système évolue dans le sens direct (sens 1, réactifs vers produits). QrQ_r augmente jusqu'à KK.
    • Si Qr,i>KQ_{r,i} > K : le système évolue dans le sens inverse (sens 2). QrQ_r diminue jusqu'à KK.
    • Si Qr,i=KQ_{r,i} = K : le système est déjà à l'équilibre, il n'évolue pas.
    Voir dans le cours : Propriété : Critère d'évolution spontanée

    Force électromotrice (f.é.m.)

    Définition

    La force électromotrice EE d'une pile est la tension entre ses bornes lorsqu'elle ne débite aucun courant (circuit ouvert, I=0I = 0) :

    E=V(+)−V(−)=UPN(I=0)E = V_{(+)} - V_{(-)} = U_{PN} \quad (I = 0)

    Elle s'exprime en volts. On la mesure avec un voltmètre de grande résistance interne, qui ne laisse passer pratiquement aucun courant.

    Voir dans le cours : Définition : Force électromotrice (f.é.m.)

    Quantité d'électricité débitée

    Propriété

    La quantité de matière d'électrons échangés vérifie n(e−)=QF=I ΔtFn(e^-) = \dfrac{Q}{F} = \dfrac{I\,\Delta t}{F}. Si l'équation de la réaction, telle qu'elle est écrite, correspond à l'échange de zz électrons (par exemple z=2z = 2 pour Zn+Cu2+→Zn2++Cu\mathrm{Zn + Cu^{2+} \rightarrow Zn^{2+} + Cu}, et aussi z=2z = 2 pour Cu+2 Ag+→Cu2++2 Ag\mathrm{Cu + 2\,Ag^+ \rightarrow Cu^{2+} + 2\,Ag}), alors n(e−)=z xn(e^-) = z\,x, soit x=I Δtz Fx = \dfrac{I\,\Delta t}{z\,F}.

    Voir dans le cours : Propriété : Quantité d'électricité débitée

    24.Transformations forcées : l'électrolyse

    Voir le chapitre : Transformations forcées : l'électrolyse

    Transformation spontanée et transformation forcée

    Définition

    Une transformation chimique est forcée lorsqu'elle se produit dans le sens inverse du sens d'évolution spontanée, grâce à l'énergie électrique fournie par un générateur. Le générateur éloigne QrQ_r de KK, alors que spontanément QrQ_r se rapproche de KK.

    Voir dans le cours : Définition : Transformation spontanée et transformation forcée

    Bilan de matière et quantité d'électricité

    Propriété

    Si la demi-équation d'une espèce fait intervenir zz électrons par entité formée ou consommée, la quantité de matière correspondante est n=n(e−)z=I Δtz Fn = \dfrac{n(e^-)}{z} = \dfrac{I\,\Delta t}{z\,F}.

    Voir dans le cours : Propriété : Bilan de matière et quantité d'électricité

    25.Réactions d'estérification et d'hydrolyse

    Voir le chapitre : Réactions d'estérification et d'hydrolyse

    Les esters

    Définition

    Un ester est un composé organique qui possède le groupe caractéristique ester −COO−\mathrm{-COO-}. Sa formule générale est R−COO−R′\mathrm{R{-}COO{-}R'}, où R est un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle (il vient de l'acide) et R' est un groupe alkyle (il vient de l'alcool).

    Voir dans le cours : Définition : Les esters

    État d'équilibre et constante d'équilibre

    Propriété

    Quand le système est à l'équilibre, Qr,eq=KQ_{r,\mathrm{eq}} = K. La constante KK ne dépend que de la température, et, comme la réaction est athermique, elle en dépend très peu. Pour l'équation de l'hydrolyse écrite dans l'autre sens, la constante vaut K′=1KK' = \dfrac{1}{K}.

    Voir dans le cours : Propriété : État d'équilibre et constante d'équilibre

    Taux d'avancement final et rendement

    Définition

    Le taux d'avancement final est τf=xfxmax⁡\tau_f = \dfrac{x_f}{x_{\max}}. Le rendement d'une synthèse est r=nexpnmax⁡r = \dfrac{n_{\mathrm{exp}}}{n_{\max}} : c'est le rapport entre la quantité d'ester réellement obtenue et la quantité maximale que donnerait une transformation totale.

    Voir dans le cours : Définition : Taux d'avancement final et rendement

    Propriété

    Le rendement à l'équilibre dépend de la classe de l'alcool utilisé. Pour un mélange équimolaire : environ 67 % avec un alcool primaire, environ 60 % avec un alcool secondaire, et nettement moins (quelques pour cent) avec un alcool tertiaire.

    Voir dans le cours : Propriété : Taux d'avancement final et rendement

    26.Contrôle de l'évolution d'un système chimique

    Voir le chapitre : Contrôle de l'évolution d'un système chimique

    Accélérer la réaction sans changer l'état final

    Propriété

    Un catalyseur diminue la durée nécessaire pour atteindre l'état d'équilibre, mais il ne modifie ni la constante KK, ni la composition à l'équilibre, ni le rendement.

    Voir dans le cours : Propriété : Accélérer la réaction sans changer l'état final

    Changer de réactif : l'anhydride d'acide

    Définition

    Un anhydride d'acide est un composé de formule R−CO−O−CO−R\mathrm{R{-}CO{-}O{-}CO{-}R} qu'on peut obtenir en retirant une molécule d'eau à deux molécules d'acide carboxylique. On le nomme en remplaçant « acide » par « anhydride » : l'anhydride éthanoïque a pour formule (CH3CO)2O\mathrm{(CH_3CO)_2O}.

    Voir dans le cours : Définition : Changer de réactif : l'anhydride d'acide

    Les savons

    Définition

    Un savon est un sel de sodium (savon dur) ou de potassium (savon mou) d'un acide gras : R−COO−+Na+\mathrm{R{-}COO^- + Na^+}. Exemple : le stéarate de sodium C17H35COO−+Na+\mathrm{C_{17}H_{35}COO^- + Na^+}.

    Voir dans le cours : Définition : Les savons

    Pour aller plus loin

    Contenu original 9raya, gratuit, sous licence CC BY-NC-SA 4.0 · Une erreur ? Signale-la